צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 247

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Lorsque D.ieu fait briller Sa face, Il éclaire dans le cœur qu'il n'y a absolument rien d'autre que Lui et que « toute la terre est remplie de Sa gloire ». Celui-là est déjà sauvé d'un salut complet : « Fais briller Ta face et nous serons sauvés », car un peu de lumière repousse beaucoup d'obscurité. Rabbi Tsadok, d'après le Cho'her Tov, dit que depuis la destruction du Temple nous n'avons que l'illumination de la face, l'éclat (ziv), la Che'hina en exil, le degré de « Ani » : Il réside dans le cœur et l'appréhension elle-même est la chose appréhendée. La gloire est cet éclat, la reconnaissance à partir de Sa royauté.

Aussi : Moché hors d'Israël au degré de « Hou » et Birkat HaZan au mode caché ; Avraham, le palais en flammes et le Nom de seigneurie ; Keriat Chema, la prière comme « Atah », et l'annonce des chekalim.

‏[רמז] כאשר הש"י מאיר פניו לאדם היינו שמאיר בלבו אמיתות הש"י איך הוא באמת מלא כל הארץ ‏כבודו ואפס זולתו כלל. זה הוא כבר נושע בישועה שלימה וכמ"ש האר פניך ונושעה.

כי מעט מן ‏האור דוחה הרבה מן החשך וכאשר נכנס אור בבית הרי החשך מסתלק ממנו. ובשוח"ט מז' פ' אנו ‏אין לנו אלא הארת פניך והיינו כי בבהמ"ק נא' יראה וגו' פני האדון היינו ראיית פנים ממש.

והגם ‏דבמשרע"ה נא' ופני לא יראו לפי שהי' בחו"ל וכמו ששמעתי דלכן ברכת הזן שתיקן משרע"ה כמ"ש ‏בברכות (מח:) כולה מדברת בלשון נסתר ולא בנוכח להש"י לפי שהדר בח"ל דומה כמי שאין לו ‏אלוה (כמ"ש כתובות קי:) ואין מכיר הנוכח. ומשרע"ה לא נכנס לארץ ואין זה פגם למשרע"ה ח"ו [וע' ‏כן בזוהר] כידוע מג' מדריגות אנ"י את"ה הו"א דהו"א מדריגה יותר גדולה שמשיג מקום יותר גדול ‏דלא שייך לומר עליו נוכח כי הוא טמיר ונעלם ומשרע"ה בעלא דמטרוניתא השיג מדריגה גדולה ‏ולכן לא נכנס לא"י דהי' מדריגתו למעלה מזה.

ואנו משחרב בהמ"ק אין לנו אלא מדרגה תחתונה ‏דהארת פנים פי' זיו של הפנים והוא השכינה שגלתה עמהם דרגא דאנ"י פי' שהוא דר בקרב לבו ‏דהיינו שההשגה עצמו הוא הדבר המושג כי הוא משיג דלית אתר פנוי מיני' ומלא כל הארץ כבודו ‏הכבוד הוא הזיו והיינו ההכרה הבולטת מצד אדנותו ומדת מלכותו שבכל משלה. כמו המלך מי ‏שלא ראוהו מכירו ממדת מלכותו כך הכרת האדם מצד כל הבריאה כמו אברהם אע"ה ראה בירה ‏דולקת כו' (ב"ר ר"פ לך) אז"ל (ברכות ז:) לא הי' אדם שקראו אדון עד שבא א"א כו'.

ושם האדנות ‏מורה על הכבוד והזיו כנודע. וכן שמעתי על הציץ עליו בעל הבירה כו' לשון עליו ר"ל שא"ל שאתה ‏בעצמך ג"כ מכלל בעל הבירה כי הלא כל העולם רואים זה ואין לבבם רועש כלל להשיג שיש בעל ‏הבירה ולבקשו וזה שאתה מבקש גם זה הוא מצידי ובלבך מקום שכינתי וזה טעם אנ"י.

אבל ראיית ‏המלך עצמו הוא השגת את"ה דזהו תפלה כעומד לפני המלך שהוא במקום קרבנות דבהמ"ק ולכן ‏אז"ל (ברכות ל.) דיכוין לבו כנגד בית ק"ק ששם הוא ראיית פנים ממש. וזהו למאן דנצח בקרבא ע"י ‏החרב פיפיות דק"ש שהוא יחוד הגמור עכשיו כעד שלא נברא העולם ועי"ז מתבטל כל דבר רע ומ"ז ‏ואז מכיר הנוכח שלא מצד הבריאה והנבראים.

והתורה הוא השגת הו"א דמשיג אתר יותר נעלם ‏שאין תפיסת אדם בהשגתו שולטת כלל זהו ע"י התורה שהיא השגת משרע"ה והיא השגת הכה"ג ‏בבית ק"ק ביוה"כ שהיא בסוד הבינה כנודע ונא' שלח אורך וגו' ואבואה אל מזבח וגו' שהאור והשגת ‏הזיו דכבודו מצד הנבראים הוא השער לה' צדיקים יבאו בו על ידו למדרגה עליונה. וזה טעם הפייטן ‏שיסד לפ' שקלים אור פניך כו' כי הקרבנות תכלית הקירוב והשקלים הוא הכנה לקרבנות והשמעה ‏על השקלים הוא הכנה לשקלים.

ועכשיו אין לנו שקלים ולא קרבנות רק ההשמעה על השקלים נשאר ‏מתקנת חכמים [משום מהרה יבנה בהמ"ק ויצטרכו לשקלים קודם ניסן] וזה כטעם אנו אין לנו אלא ‏הארת פנים שהוא הכניסה ראשונה והכנה ראשונה להתקרבות גמורה. ובודאי הכרזת שקלים ‏מוליד הרגשת אור פנימי והתעוררות לזה בלב לדעת את ה' וליהנות מזיוו:

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[Allusion] Lorsque ה' béni soit-Il fait briller Sa face sur l'homme, cela signifie qu'Il éclaire dans son cœur la vérité de ה' béni soit-Il : comment Il est en vérité "toute la terre est remplie de Sa gloire" (Yechayahou 6,3) et qu'il n'y a absolument rien d'autre que Lui. Celui-là est déjà sauvé d'un salut complet, ainsi qu'il est écrit : "Fais briller Ta face et nous serons sauvés" (Tehilim 80,4).

Car un peu de lumière repousse beaucoup d'obscurité, et lorsque la lumière entre dans une maison, l'obscurité s'en retire. Et dans le Cho'her Tov (Midrach Tehilim) sur le mizmor 80 : "nous, nous n'avons que l'illumination de Ta face".

Cela veut dire : car au sujet du Beth HaMikdach (le Temple) il est dit "il sera vu... la face du Maître" (Chemot 23,17), c'est-à-dire une vision de la face au sens propre. Et bien qu'à propos de Moche Rabbenou notre maître, la paix soit sur lui, il soit dit "et Ma face ne sera pas vue" (Chemot 33,23) - parce qu'il se trouvait hors de la Terre d'Israël ; et comme je l'ai entendu, c'est pour cela que la bénédiction "Celui qui nourrit" (Birkat HaZan), que Moche Rabbenou a instituée, comme il est dit dans Berakhot (48b), parle tout entière au mode caché (lachon nistar, la troisième personne) et non en s'adressant directement à ה' béni soit-Il à la deuxième personne (nokhah), parce que celui qui réside hors de la Terre d'Israël ressemble à quelqu'un qui n'a pas de Dieu (comme il est dit dans Ketoubot 110b), et il ne reconnaît pas le "Toi" en face.

Et Moche Rabbenou n'est pas entré en Terre d'Israël, et cela n'est pas une déficience chez Moche Rabbenou, à Dieu ne plaise [et vois de même dans le Zohar], comme on le sait des trois degrés : Ani (אנ"י, "Moi"), Atah (את"ה, "Toi"), Hou (הו"א, "Lui") - car "Hou" est un degré plus grand, puisqu'il atteint un lieu plus grand, dont il n'est pas possible de parler à la deuxième personne, car il est celui qui est enfoui et caché. Et Moche Rabbenou, l'époux de la Matronita (baala di-Matronita, l'époux de la Chekhina), a atteint un grand degré, et c'est pourquoi il n'est pas entré en Terre d'Israël, car son degré était au-dessus de cela.

Et nous, depuis que le Beth HaMikdach a été détruit, nous n'avons que le degré inférieur, celui de l'illumination de la face - c'est-à-dire l'éclat (ziv) de la face, et c'est la Chekhina qui est partie en exil avec eux, le degré de "Ani" - c'est-à-dire qu'Il réside à l'intérieur de son cœur, en ce sens que l'appréhension elle-même est la chose appréhendée, car il apprehend qu'"il n'est pas de lieu vide de Lui" et que "toute la terre est remplie de Sa gloire". La gloire (kavod), c'est l'éclat (ziv), c'est-à-dire la reconnaissance qui ressort du côté de Sa seigneurie et de Sa mesure de royauté, "Sa royauté domine sur tout" (Tehilim 103,19).

De même que pour le roi : celui qui ne l'a pas vu le reconnaît à partir de sa mesure de royauté, ainsi la reconnaissance qu'à l'homme à partir de toute la création. Comme Avraham notre père, la paix soit sur lui, qui "vit un palais en flammes" etc.

(Berechit Rabba, début de la parachat Lekh Lekha). Nos maîtres ont dit (Berakhot 7b) : il n'y eut personne qui L'appelât "Maître" (Adon) jusqu'à ce que vienne Avraham notre père, etc.

Et le Nom de seigneurie (Adnout) indique la gloire et l'éclat, comme on le sait. Et de même j'ai entendu au sujet de "le maître du palais se pencha vers lui" etc. : l'expression "vers lui" (alav) veut dire qu'Il lui a dit que toi-même tu fais aussi partie du maître du palais, car voici, le monde entier voit cela et leur cœur ne frémit nullement pour saisir qu'il y a un maître du palais et pour Le chercher ; or, le fait que toi tu cherches, cela aussi vient de Mon côté, et dans ton cœur se trouve le lieu de Ma Chekhina - et tel est le sens de "Ani".

Mais la vision du roi lui-même, c'est l'appréhension de "Atah", et c'est là la prière, comme celui qui se tient devant le roi, laquelle tient lieu des sacrifices du Beth HaMikdach ; et c'est pourquoi nos maîtres ont dit (Berakhot 30a) qu'il doit orienter son cœur vers le Beth Kodech HaKodachim (le Saint des Saints), car c'est là qu'il y a la vision de la face au sens propre. Et cela vaut pour "celui qui est vainqueur dans la bataille" au moyen du glaive à deux tranchants du Keriat Chema, qui est l'unification complète, maintenant comme avant que le monde ne fut créé ; et par ce moyen s'annule toute chose mauvaise et nuisible (ומ"ז), et alors il reconnaît le "Toi" en face, non plus à partir de la création et des créatures.

Et la Torah, elle, est l'appréhension de "Hou", car il apprehend un lieu plus caché, où la prise de l'homme n'exerce aucune emprise dans son appréhension : cela se fait par la Torah, qui est l'appréhension de Moche Rabbenou, et c'est l'appréhension du Kohen Gadol (grand prêtre) dans le Saint des Saints à Yom Kipour, laquelle est dans le secret de la Bina, comme on le sait. Et il est dit : "Envoie Ta lumière" etc., "et je viendrai vers l'autel" etc.

(Tehilim 43,3-4) - car la lumière et l'appréhension de l'éclat de Sa gloire à partir du côté des créatures, c'est "la porte de ה', les justes y entreront" (Tehilim 118,20) : par elle, vers le degré supérieur. Et telle est la raison du payetan qui a composé pour la parachat Chekalim "la lumière de Ta face" etc., car les sacrifices sont le terme ultime du rapprochement, les chekalim sont une préparation aux sacrifices, et l'annonce publique au sujet des chekalim (hachmaa al ha-chekalim) est une préparation aux chekalim.

Et maintenant nous n'avons ni chekalim ni sacrifices, seule est restée l'annonce au sujet des chekalim, en vertu de l'institution des Sages [parce que le Beth HaMikdach sera bientôt rebâti et qu'on aura besoin des chekalim avant Nissan]. Et cela est du même ordre que "nous, nous n'avons que l'illumination de la face", qui est la première entrée et la première préparation au rapprochement complet.

Et il est certain que la proclamation des chekalim engendre la sensation d'une lumière intérieure et un éveil vers cela dans le cœur, pour connaître ה' et jouir de Son éclat.

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