צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 241

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Les mitsvot, les bonnes actions et les paroles de Torah amènent dans le cœur de bonnes pensées, l'inverse vient des transgressions : « une mitsva entraîne une mitsva » (Avot 4,2). Rabbi Tsadok explique : de chaque mitsva naît un ange, force spirituelle proche de l'homme, et par lui tombe une pensée d'autres mitsvot. Sans intention ni désir, c'est un ange d'Assiya qui éveille à une action seconde ; avec le désir du cœur, de Yetsira, il éveille le roua'h à désirer encore ; avec l'intention des remazim dans le cerveau, les anges rappellent : « point de repos pour toi ». Par les paroles de Torah avec le désir convenable, il engendre des âmes, car « la Torah et Israël sont un ».

Aussi : une âme d'autrui introduit la pensée avec sensation et bina, l'ange est sage par la ''hokhma ; du mal l'ange vient de l'acte et se divise en jalousie, désir et honneur ; chez les nations la mauvaise pensée se joint à l'acte

‏[רמא] המצות ומעשים טובים של האדם ואצ"ל ד"ת מביאים בלבו הרהורים טובים וההיפוך ‏מעבירות כמשז"ל מצוה גוררת מצוה ועבירה כו'. ופי' גרירה זו כי מכל מצוה נברא מלאך פי' כח ‏רוחני כמ"ש בזוהר (ח"ב ק רע"ב נט א) דלא אתאביד שום מעשה ודבור דאדם טוב ורע.

ועי"ז ‏המלאך טוב שהוא שלו שנולד מפעולתו והוא שוכן אצלו ומקורב לו הרי המלאך הוא רוחני כמו ‏מחשבת האדם ועל ידו נופל מחשבה בלבו לעשות מצות אחרות. וההבדל בין שע"י מלאך לע"י נפש ‏אחר כנ"ל אות רל"ח כי הנפש מצד שבה כח ההרגש כנ"ל אות רכ"א כאשר היא מכנסת הרהור בלב ‏הוא עם כח ההרגשה.

והגם שהוא דרך העברה בעלמא וכנ"ל אות רל"ט היינו שאין מוליד קומה ‏שלימה מצד עצמו לבד אם לא בהתחברותה לנפש האדם עצמו. אבל מ"מ הוא מורגשת בכח הבינה ‏דלב כי נפש האדם נקרא מבין בבינה משא"כ המלאך נקרא חכם בחכמה לבד לפי שאין בו מעצמיות ‏נפש האדם כלל רק נולד מכח פעולותיו.

ומצוה בלא כונה וחשק כלל הוא מלאך מעולם העשיי' והוא ‏מעורר הנפש לעשיי' שנית. ושעם החשק שבלב הוא מיצירה ומעורר רוח שבלב לחשוק שנית ‏ומעלה בלבו הרהורים ע"ז.

ושעם הכונה ברמזי המצוה הראוי' שהוא במוח מעורר ג"כ המחשבה ‏ומועיל להנצל ממ"ז ע"י רבוי המצות בכונה הראוי' ומתרבים המלאכים המזכירים למחשבתו אל ‏דמי לך. וע"י ד"ת בחשק הראוי מוליד נפשין כי נפשות ישראל גנוזין בתורה כי אוריי' וישראל חד.

‏והיא למעלה ממדריגת מלאכים שלא ניתנה להם. והיא גוררת כח ההרגשה ובינה שבלב לטוב ג"כ ‏כמו ע"י עיבור נפש איזה צדיק גדול כפי גודל כח התורה שלמד וחידש וכפי מדריגת כונתו בה ‏לשמה.

והעיקר כפי החשק שלו שמיקר החיות שבד"ת הוא מצד החשק. וזהו בטובה דמחשבה ‏טובה הקב"ה מצרפה למעשה (כמ"ש קידושין מ.).

אבל ברע אין מצרף למעשה והמלאך רע הוא מן ‏המעשה לבד. או אם הוא בחשק עצום שאז ודאי גם כח המלאך כן בחשק עצום מ"מ אינו אלא בעולם ‏עשיי' מצד המעשה.

רק דחלוק לג' קליפות רוח סערה כו' כי הם ג' ראשי כחות דרע קנאה תאוה ‏וכבוד דקנאה הוא רוח סערה ממש בלב שסוער והומה. ותאוה הוא תוקף החשכות המשכיח לגמרי ‏חשקות אמיתי ומכניס רוח שטות בלב.

ואש הוא העולה למעלה בבקשת ההתנשאות. וזה טעם אש ‏זרה דנדב ואביהו שאמרו אני ואתה ננהיג כו' (כמ"ש סנהדרין נב.).

ואלו ג' כוללים כל עבירות ‏שבתורה שכולם להתרחק מאלו הג' ראשים. ובאומות מחשבה רע מצטרפת (כמ"ש ירוש' פאה פ' א ‏סו' ה' א) כי הם שורשם ברע הלב והמוח ולכך כאשר הרע בחשק שבלב מצטרף למעשה להיות ‏מלאך רע כמוהו המוליד בו חשק שני בלב לרע.

וכן לענין העונש דהוא יצ"ר הוא מה"מ (כמ"ש ב"ב ‏טז.) דחרבם תבוא בלבם. וכי אם הוא בחכמתו לרע כענין בלעם דידוע דהוא נגד משרע"ה ועסק ‏חכמתו לעומת חכמת ד"ת ומוליד נפשות דרע ודאו"ה והיינו כח ההרגשה ולכ"א בזוהר בלק (קצד ‏ב) דלעמוד על חרשין דילי' הוא ע"י הוצאת ז"ל יעו"ש.

והיינו כי בהוז"ל הוא מוציא כח נפשי ממש ‏ברע שבו כח ההרגש ולא מלאך רע לבד כי מלובש בו כח נפשי. אבל בישראל דחטאיהם נמשלו ‏בסנהד' (מד.) כהוצי הסובבים לאסא דאינם משורש לבו ומוחו לכך אינו מצטרף לו כלל להגדיל כח ‏המלאך רע להיות נגד הלב שהרי לא עינה מלבו כלל:

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[241] Les mitsvot et les bonnes actions de l'homme, et il va sans dire les paroles de Torah (divrei Torah), amènent dans son cœur de bonnes pensées (hirhourim), et l'inverse provient des transgressions, comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie : "une mitsva entraîne une mitsva, et une transgression [entraîne une transgression]" etc. (Avot 4,2).

Et l'explication de cet "entraînement" (guerira) est la suivante : de chaque mitsva est créé un ange, c'est-à-dire une force spirituelle, comme il est écrit dans le Zohar (II, 100b début ; 59a) que ne se perd aucun acte ni aucune parole de l'homme, bon ou mauvais. Et par ce moyen, ce bon ange qui est le sien, qui est né de son action, qui réside auprès de lui et lui est proche - or l'ange est chose spirituelle, comme la pensée de l'homme - par son intermédiaire tombe dans son cœur une pensée d'accomplir d'autres mitsvot.

Et la différence entre ce qui se fait par un ange et ce qui se fait par l'âme d'un autre, comme plus haut chapitre 238 : car l'âme, du fait qu'il y a en elle la force de la sensation, comme plus haut chapitre 221, lorsqu'elle introduit une pensée (hirhour) dans le cœur, c'est avec la force de la sensation. Et bien que cela ne se fasse qu'en passant, comme plus haut chapitre 239 - c'est-à-dire qu'elle n'engendre pas une stature complète (koma chelema) par elle seule, si ce n'est en s'unissant à l'âme de l'homme lui-même - néanmoins elle est ressentie dans la force de la bina (l'intelligence) du cœur, car l'âme de l'homme est appelée "celle qui comprend par la bina", ce qui n'est pas le cas de l'ange, qui est appelé "sage par la ''hokhma (la sagesse)" seulement, parce qu'il n'y a en lui rien de l'essence même de l'âme de l'homme, mais qu'il est seulement né de la force de ses actions.

Et une mitsva accomplie sans aucune intention (kavana) ni aucun désir est un ange du monde de Assiya (le monde de l'action), et il éveille l'âme à une action seconde. Et celle qui est accomplie avec le désir du cœur est du monde de Yetsira (le monde de la formation), et elle éveille le roua'h qui est dans le cœur à désirer une seconde fois, et fait monter dans son cœur des pensées à ce sujet.

Et celle qui est accomplie avec l'intention portant sur les allusions (remazim) de la mitsva comme il convient, laquelle réside dans le cerveau, éveille de même la pensée ; et elle sert à se préserver des pensées étrangères (mahchavot zarot) par la multiplication des mitsvot accomplies avec l'intention convenable, et se multiplient les anges qui rappellent à sa pensée : "point de repos pour toi" (אל דמי לך, d'après Isaie 62,6). Et par les paroles de Torah accomplies avec le désir convenable, il engendre des âmes (nefachin), car les âmes d'Israël sont enfouies dans la Torah, car "la Torah et Israël sont un".

Et elle est au-dessus du degré des anges, à qui elle n'a pas été donnée. Et elle entraîne elle aussi vers le bien la force de la sensation et la bina qui sont dans le cœur, comme cela se fait par l'ibbour (adjonction en l'homme de l'âme d'un autre) de l'âme de quelque grand tsadik, selon la grandeur de la force de la Torah qu'il a étudiée et dans laquelle il a innové, et selon le degré de son intention en elle lichma (pour elle-même).

Et l'essentiel est selon son désir, car le principal de la vitalité qui est dans les paroles de Torah vient du côté du désir. Et c'est là, du côté du bien, le sens de : "la bonne pensée, le Saint béni soit-Il la joint à l'acte" (comme il est dit dans Kidouchin 40a).

Mais du côté du mal, Il ne la joint pas à l'acte, et le mauvais ange provient de l'acte seul. Ou bien, si c'est avec un désir immense - auquel cas assurément la force de l'ange est elle aussi de même, avec un désir immense - néanmoins il n'est que dans le monde de Assiya, du côté de l'acte.

Seulement qu'il se divise en trois kelipot (écorces, forces d'impureté) : "un vent de tempête", etc. (Ezekiel 1,4 : un vent de tempête, une grande nuée et un feu flamboyant), car ce sont là les trois têtes des forces du mal : la jalousie, le désir et l'honneur.

La jalousie, c'est véritablement un vent de tempête dans le cœur, qui s'agite et gronde. Et le désir (taava), c'est la puissance de l'obscurité, qui fait oublier entièrement le désir véritable et introduit dans le cœur un esprit de folie (roua'h chetout).

Et le feu, c'est ce qui monte vers le haut dans la recherche de l'élévation de soi. Et telle est la raison du "feu étranger" de Nadav et Avihou, qui disaient : "moi et toi, nous conduirons [la génération]", etc.

(comme il est dit dans Sanhédrin 52a). Et ces trois-là englobent toutes les transgressions de la Torah, car toutes visent à éloigner de ces trois têtes.

Et chez les nations, la mauvaise pensée se joint [à l'acte] (comme il est dit dans le Yerouchalmi Pea, chapitre 1, fin de la halakha 1), car leur racine est dans le mal du cœur et du cerveau ; c'est pourquoi, lorsque le mal est accompagné du désir du cœur, il se joint à l'acte pour devenir un mauvais ange semblable à lui, qui engendre en lui un second désir dans le cœur vers le mal. Et de même quant au châtiment : "c'est lui le yetser hara (le mauvais penchant), c'est lui l'ange de la mort" (comme il est dit dans Baba Batra 16a), car "leur épée entrera dans leur propre cœur" (Psaumes 37,15).

Et de même s'il use de sa sagesse pour le mal, à la manière de Bilam, dont on sait qu'il se dresse face à Moche notre maître, la paix sur lui, et que l'occupation de sa sagesse fait pendant à la sagesse des paroles de Torah : alors il engendre des âmes du mal et des âmes des nations du monde, c'est-à-dire la force de la sensation. Et c'est pourquoi il est dit dans le Zohar, section Balak (194b), que pour s'établir dans ses sortilèges (harchin), cela se faisait par l'émission de semence en vain (hotsaat zera levatala) - vois-y.

C'est-à-dire que par l'émission de semence en vain il fait sortir une force d'âme véritable dans le mal, en laquelle se trouve la force de la sensation, et non pas un mauvais ange seulement, car une force d'âme y est revêtue. Mais en Israël, dont les fautes sont comparées dans Sanhédrin (44a) aux fibres [de palmier] qui entourent le myrte (assa), lesquelles ne proviennent pas de la racine de son cœur ni de son cerveau - c'est pourquoi cela ne se joint nullement à lui pour accroître la force du mauvais ange au point qu'il se dresse face au cœur, puisqu'il n'a nullement affligé à partir de son cœur (d'après Eikha 3,33).

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