צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 228

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

L'essentiel de la forme de l'homme, ce sont le nefech, le roua'h et la nechama ; le corps n'est que le vêtement. Rabbi Tsadok pose les cinq degrés NaRaNH"Y, homme complet « à Notre image, selon Notre ressemblance » (Berechit 1,26), et cinq forces, les trois kelipot (écorces) de Ye'hezkel (1,4). Le nefech impur, tempête du nord, correspond à Bavel ; la grande nuée du cœur, à Paras ; le feu qui s'embrase jusqu'au cerveau, à Yavan ; la lueur d'alentour, kelipat nogah des choses permises, à Edom. Cette lueur entre dans le bien ou le mal selon le nefech-roua'h-nechama ; il ne faut pas la repousser, mais renverser la plaie en délice. Haya et ye'hida enveloppantes n'ont aucun mal en Israël.

Aussi : sans question ni obscurité, Avraham n'atteint rien ; le Saint béni soit-Il est le cœur d'Israël ; par le yetser hara vient aussi le désir ardent de la Torah

‏[רכח] עיקר צורת האדם הוא נפש רוח נשמה שבו והגוף אינו אלא לבוש האדם כמ"ש בזוהר יתרו ‏ע"ו א'. וכמו שיש ה' מדריגות נרנח"י כנ"ל אות רכ"ז שזהו דמות אדם השלם שנא' בו בצלמינו ‏כדמותינו שגם למעלה הם ה' כחות ופרצופים עליונים כנודע.

כך זה לעומת זה חלק אדם רע ג"כ ‏בה' כחות והם ג' קליפות הטמאות הנזכר ביחזקאל. נפש הטמאה היינו כשעושה עבירות במחשבתו ‏דבורו ומעשיו זה נקרא רוח סערה שבא מן הצפון הוא הצפוני שבחלל השמאלי וסעיר כולא עילא ‏ותתא כמ"ש בזוהר ויקהל ר"ג א'.

כי עצם האדם מישראל הוא מסטרא דטוב רק שזה סוער בו ‏ומערבבו עד שנמשך אחריו. וז"ש (חגיגה יג:) לכבוש כל העולם תחת יד נבוכדנצר היינו מצד ‏התגברות הרע במעשה אז כח נבוכדנצר גובר על כל העולם.

כי נגד זה הם ד' מלכיות בבל נגד רע ‏במעשה ובכח הנפש. וענן גדול הוא כאשר מתגבר עד הלב שכל הרגשות הלב בחשקות וכיסופין רק ‏לרע וזהו ע"י שמחשיך ומאפיל לגמרי כח רצון הטוב הגנוז בחלל הימני דלב.

וע"ש בזוהר מה בין ‏עננא לעננא היינו דבאמת ישת חושך סתרו ועבים רכובו דא"א להגיע למדריגת אמת הכרה ברורה ‏רק ע"י האפלה קצת וע"י החושך הוא מכיר שהש"י נסתר בו. כענין אברהם אע"ה כלום אפשר ‏לבירה בלא מנהיג (ב"ר ר"פ לך) ומתוך הקושיא עומד על התירוץ ובלא הקו' והחשכות אין עומד ‏כלל.

וזה ענן גדול שמחשיך לגמרי ואין מניח להתעורר בקו' וחי' כלל עד שגם אור מועט דאמונת ‏הלב נעלם וזהו מלכות פרס שבקשו להשמיד כו' כי הלב ממנו תוצאות חיים וכאשר לב אין הרי זה ‏מבקש להרוג. וז"ש (מגילה יב.) מפני שנהנו כו' ההנאה הוא ההרגשה בלב.

רק באמת הם לא עשו ‏אלא לפנים כי באמת הקב"ה לבן של ישראל שנא' צור לבבי (שהש"ר ה ב). רק הוא ע"י ענן גדול ‏המחשיך לרגע וכאשר ישב רוחו ויתפזרו העננים יתראה אור בהיר.

וכשח"ו מתגבר יותר עד המוח ‏להחכים בכל יום בחכמות חיצונית תאות ורצונות חדשות לרע ולהשכיח רצון השי"ת זה נגד יון ‏שנודע מחכמת יונית שהוא שורש חכמת חיצונית ולכן מנמרת בגזרותי' כו' כמשז"ל (ויק"ר פ' יג). ‏זהו אש מתלקחת דמתלקחת ר"ל שמוספת בכל רגע התלהבות חדש ואין כבה כלל וזהו נר"נ דרע.

‏ונוגה לו סביב ידוע דקליפת נוגה הוא נגד דברים המותרים ודברי רשות וזהו נשמה לנשמה ושורש ‏הנעלם וכתר דרע שנגדו אדום כנודע דראשית גוים עמלק שההתחלה הוא ע"י דבר הרשות להיות ‏נמשך בתאות הרשות ותענוגים המותרים רק בלא שום סרך מצוה זהו שורש דיצ"ר המסית. ומן ‏ההיתר בא לאיסור כמ"ש הרמב"ן ר"פ קדושים.

וזו נכללת פעמים בטוב ופעם בג' קליפות האסורות. ‏פי' כי הת"ח שכל נר"נ שלו בקדושה הרי גם דברי רשות שלו שלחן דומה למזבח (כמ"ש פ"ג ‏דאבות) ושתייתם יין לנסכים (כמ"ש יומא עא.) ושיתת חולין ד"ת כמשז"ל (סוכה כא:) וכן כל דברי ‏רשות שלהם.

ולהיפך במי שנר"נ שלו לרע ירוצו כך כל דברי הרשות האכילה נותן כח לעשות רע ‏הרי נכלל ברע וכן הכל. וכ"ה עשו שנקרא בקדושין (יח.) ישראל מומר.

וע"ד הפשט נוגה משמע ‏דמזהיר קצת ובזוהר ויקהל ר"ג ב' דאין לב"נ לדחייא ולאנהגא קלנא ע"ש. פי' כי באמת החטאים ‏כשנים סדורות ובאות מששת ימי בראשית כמ"ש בשבת (פט:) וכשלג ילבינו ובאמת סביב מצד ‏האור מקיף יש לו נוגה ואין לדחייא רק לראות לאתהפכא מנגע לענג ולהשיג הנגה דסביב שהוא ‏מצד שורש הנעלם דיצ"ר שהוא טוב מאד וכמ"ש במדה"נ (זח"א קלח א) דע"י היצ"ר חמידו דאוריי' ‏ג"כ.

ומדריגת יחידה שביצ"ר הוא מן הצד שהש"י בוראו הוא כמשל הזונה המוזכר בזוהר (ח"ב קסג ‏א) שגם הוא עושה רצון קונו ומיוחד באמיתות הש"י זהו מתוכה כעין החשמל שהוא חיות כו' (חגיגה ‏יג רע"ב) דמאמיתות רצון הש"י ודבורו נתהוה זה. ונמצא דאין ברע גמור רק נר"נ שמתלבשות ‏וניכרות בגופו אבל חי' יחידה שהם סביב לו לאור מקיף שהוא מצד דביקותן בשורשן להשי"ת בזה ‏אין רע כלל בישראל דשורשן מעצמיות הש"י [רק באומות שאין להם או"מ כלל רק הגרים שמשיגים ‏לאו"מ דקליפת נוגה כנודע]:

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[228] L'essentiel de la forme de l'homme, ce sont le nefech, le roua'h et la nechama qui sont en lui, et le corps n'est que le vêtement de l'homme, comme il est écrit dans le Zohar Yitro 76a. Et de même qu'il y a cinq degrés, NaRaNH"Y (nefech, roua'h, nechama, haya, ye'hida), comme ci-dessus au paragraphe 227 - c'est là la figure de l'homme complet dont il est dit "à Notre image, selon Notre ressemblance" (Berechit 1,26) -, car en haut aussi ce sont cinq forces et cinq partsoufim (configurations) supérieurs, comme il est connu : ainsi, "l'un en face de l'autre" (Kohelet 7,14), la part mauvaise de l'homme est elle aussi en cinq forces, et ce sont les trois kelipot (écorces) impures mentionnées dans Ye'hezkel (1,4).

Le nefech impur, c'est-à-dire lorsqu'il commet des transgressions dans sa pensée, sa parole et ses actes, cela s'appelle "un vent de tempête" (roua'h se'ara) qui vient du nord : c'est "le nordique" (ha-tsefoni, le mauvais penchant) qui est dans la cavité gauche [du cœur], et il fait tempêter tout, en haut et en bas, comme il est écrit dans le Zohar Vayakhel 203a. Car l'être même de l'homme d'Israël est du côté du bien, seulement que celui-ci tempête en lui et le trouble jusqu'à ce qu'il soit entraîné après lui.

Et c'est ce qui est dit (Haguiga 13b) : "pour soumettre le monde entier sous la main de Nevoukhadnetsar" - c'est-à-dire du côté du renforcement du mal dans l'acte : alors la force de Nevoukhadnetsar l'emporte sur le monde entier. Car en face de cela se tiennent les quatre royaumes : Bavel (Babylone) en face du mal dans l'acte et dans la force du nefech.

Et "une grande nuée", c'est lorsqu'il se renforce jusqu'au cœur, de sorte que toutes les sensations du cœur, dans les désirs et les aspirations, ne vont qu'au mal ; et cela se produit parce qu'il assombrit et obscurcit entièrement la force du vouloir du bien, cachée dans la cavité droite du cœur. Et vois là, dans le Zohar, "quelle différence entre une nuée et une nuée" - c'est-à-dire qu'en vérité "Il a fait des ténèbres Sa retraite" (Tehilim 18,12) et "des nuées épaisses Son char" (Tehilim 104,3), car il est impossible d'atteindre le degré de vérité, d'une reconnaissance claire, sinon par un certain obscurcissement, et c'est par les ténèbres qu'il reconnaît que ה' y est caché.

À la manière d'Avraham avinu alav ha-chalom (notre père, que la paix soit sur lui) : "est-il possible qu'un palais soit sans maître ?" (Berechit Rabba, début de la paracha Lekh Lekha) - et c'est du sein de la question qu'il parvient à la réponse ; sans la question et sans l'obscurité, il ne parvient à rien du tout. Et voilà "une grande nuée" qui assombrit entièrement et ne laisse nullement s'éveiller la question et la recherche, au point que même la faible lumière de la foi du cœur disparaît ; et c'est là le royaume de Paras (la Perse), qui chercha "à exterminer" etc.

(Esther 3,13), car du cœur "procèdent les sources de la vie" (Michle 4,23), et lorsqu'il n'y a pas de cœur, voilà que celui-ci cherche à tuer. Et c'est ce qui est dit (Meguila 12a) : "parce qu'ils ont pris plaisir" etc.

[au festin de ce mécréant] - le plaisir, c'est la sensation dans le cœur. Seulement, en vérité, ils ne l'ont fait qu'en apparence, car en vérité le Saint béni soit-Il est le cœur d'Israël, ainsi qu'il est dit "le Rocher de mon cœur" (Tehilim 73,26 ; Chir haChirim Rabba 5,2).

Ce n'est que par une grande nuée qui assombrit pour un instant, et lorsque Son souffle se lève et que les nuées se dispersent, une lumière éclatante apparaît (cf. Iyov 37,21).

Et lorsque, à D.ieu ne plaise, cela se renforce davantage jusqu'au cerveau, pour s'assagir chaque jour dans les sagesses extérieures, en convoitises et volontés nouvelles pour le mal, et pour faire oublier la volonté de ה' - cela correspond à Yavan (la Grèce), car il est connu de la sagesse grecque qu'elle est la racine de la sagesse extérieure ; et c'est pourquoi "elle était tachetée comme le léopard (menameret) dans ses décrets" etc., comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Vayikra Rabba, chapitre 13). C'est là "un feu qui s'embrase" (ech mitlakahat) : "mitlakahat" signifie qu'il ajoute à chaque instant un embrasement nouveau et ne s'éteint nullement.

Et voilà le nefech-roua'h-nechama du mal. "Et une lueur (nogah) tout autour de lui" : il est connu que la kelipat nogah correspond aux choses permises et aux affaires facultatives (divre rechout) ; et c'est là "la nechama de la nechama", la racine cachée et le keter du mal, en face duquel se tient Edom, comme il est connu que "la première des nations est Amalek" (Bemidbar 24,20), car le commencement se fait par une chose facultative : être entraîné dans les convoitises permises et les plaisirs licites, mais sans la moindre trace (serakh) de mitsva - telle est la racine du yetser hara (mauvais penchant) qui incite.

Et du permis on en vient à l'interdit, comme l'a écrit le Ramban (Rabbi Moche ben Nahman) au début de la paracha Kedochim. Et celle-ci est parfois incluse dans le bien, et parfois dans les trois kelipot interdites.

Explication : car pour le talmid 'hakham (disciple des sages) dont tout le nefech-roua'h-nechama est dans la sainteté, même ses affaires facultatives - sa table ressemble à l'autel (comme il est dit au chapitre 3 des Avot), leur consommation de vin est comme des libations (comme il est dit Yoma 71a), et leur conversation profane est parole de Torah, comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Souka 21b) - et de même toutes leurs affaires facultatives. Et à l'inverse, chez celui dont le nefech-roua'h-nechama courent vers le mal, ainsi en va-t-il de toutes ses affaires facultatives : la nourriture lui donne la force de faire le mal, et la voilà incluse dans le mal ; et ainsi de tout.

Et il en va de même d'Essav, qui est appelé dans Kidouchin (18a) "un Israélite apostat" (Yisrael moumar). Et selon le sens simple, "nogah" implique qu'il brille un peu, et dans le Zohar Vayakhel 203b [il est dit] qu'un homme ne doit pas le repousser ni le traiter avec mépris, vois-y.

Explication : car en vérité les fautes sont "ka-chanim" (כשנים) - comme ces années qui se succèdent ordonnées depuis les six jours de la Création, comme il est dit dans Chabbat (89b) - et [pourtant] "elles blanchiront comme la neige" (Yechayahou 1,18) ; et en vérité, tout autour, du côté de la lumière enveloppante (or makif), il a une lueur (nogah), et il ne faut pas repousser, mais seulement chercher à renverser "la plaie (נגע, nega) en délice (ענג, oneg)" et à atteindre la lueur d'alentour, qui est du côté de la racine cachée du yetser hara, laquelle est "très bonne" (tov meod, Berechit 1,31), comme il est écrit dans le Midrach haNe'elam (Zohar I, 138a) que par le yetser hara vient aussi le désir ardent de la Torah. Et le degré de ye'hida qui est dans le yetser hara vient du côté où ה' le crée : il est comme la parabole de la prostituée mentionnée dans le Zohar (II, 163a), en ce que lui aussi accomplit la volonté de son Maître et est uni à la vérité de ה'.

Voilà "et de son sein comme l'aspect du hachmal" (Ye'hezkel 1,4), qui est "des êtres vivants [de feu qui parlent]" etc. (Haguiga 13, début du verso), car c'est de la vérité de la volonté de ה' et de Sa parole que cela est advenu.

Il s'ensuit qu'il n'y a dans le mal complet que le nefech-roua'h-nechama, qui se revêtent et se manifestent dans son corps ; mais la haya et la ye'hida, qui sont autour de lui en lumière enveloppante - ce qui relève de leur attachement à leur racine en ה' -, en cela il n'y a aucun mal du tout en Israël, dont la racine vient de l'essence même de ה' [seulement chez les nations, qui n'ont aucune lumière enveloppante, hormis les convertis qui atteignent la lumière enveloppante de la kelipat nogah, comme il est connu].

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