צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 227

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Tout Israël possède une foi entière en Hachem, en Son existence, en Son unité et en Sa providence : ils sont des croyants fils de croyants. Rabbi Tsadok nomme cela le nefech (âme vitale) de la sainteté d'Israël. Le cœur encore purifié reçoit un roua'h et passe de la foi à la vérité, claire et perceptible ; davantage, la nechama dans le cerveau, du côté de la ''hokhma, respire à tout instant un souffle nouveau, et l'on n'atteint pas la nechama avant le roua'h. Le kether enveloppe afin qu'aucune pensée étrangère ne monte au cœur ; le ye'hida, « une voix de fin silence », unit à la vérité de Hachem, avant-goût du monde à venir.

Aussi : le nefech, force de faire, parler et penser la volonté de Hachem, même chez l'am haarets ; le roua'h chez ceux qui étudient la Torah ; la nechama du monde de Beria chez le talmid ''hakham aux nouveautés de Torah

‏[רכז] כל ישראל יש להם אמונה שלימה בהש"י במציאותו ואחדותו והשגחתו וכמ"ש בשבת (צז.) ‏שהם מאמינים בני מאמינים. וזה נקרא נפש דקדושת בני ישראל.

וזכה יתיר יהבין לי' רוח (זח"ב צד ‏ב) היינו כשנזדכך הלב יותר עד שהוא מרגיש זה בלב ובא ממדרגת אמונה למדרגת אמת שהוא ‏הדבר הברור וניכר ללב ולא באמונה לבד. וכשנזדכך יותר זוכה לנשמה שבמוח דהיינו מצד החכמה ‏להחכים בהשגות אלהות.

וא"א להשיג נשמה קודם לרוח ובודאי אין זה חכמת הש"י ששופע לו ע"י ‏נשמתו כלל רק כשזכה קודם לרוח החיוני שבלב שיהי' מרגיש באמיתות אלהות. כי נשמה לשון ‏נשימה מה שנושם הרות באפיו ועיקר החיות הרוח רק שצריך בכל פעם לנשימת רוח חדש.

וזהו כח ‏הנשמה לנשום רוח ה' חדש בלב בכל עת ע"י חדושי החכמה שבמוחו שמשיג בכל עת רוח חיות ‏חדש. ונפש הוא כח האדם כמ"ש הדם הוא הנפש.

והוא אף בע"ה הכח לעשות ולדבר ולחשוב מה ‏שהוא רצון הש"י לפי דעתו מצד אמונתו הקבוע בלבו בא-להים חיים ומלך עולם. והרוח כענין רוח ה' ‏דבר בי הוא ללומדי תורה מצד דבר ה' שבפיהם מוליד הרגשה בלב להכיר שיש אלוה ובורא עולם.

‏ות"ח המשיג חדושין דאוריי' הוא הזוכה לנשמה שהוא נשימת טיפה חיים חדשה בכל עת ורגע ממה ‏שהש"י מחדש בטובו בכל יום תמיד מע"ב. היינו רוח החיות של הנבראים שהוא מכלל מע"ב ‏שהנשמה מעולם הבריאה כנודע.

ויש עוד נשמה לנשמה והיינו כידוע דבכל דבר יש י' ספירות ‏והתחלת ההשגה הוא מחכמה וכתר הוא שורש הרצון הנעלם. כי האדם מחכים ומתבונן ורוצה ‏ופועל במה שהוא רצונו לכך.

וזה הרצון קדום לו הוא קבוע ונעלם באדם שאינו מושג לו מה הוא ‏הדבר המוליד בו מחשבה ורצון זה. וזהו הכתר שהוא למעלה מראש האדם והוא אור מקיף של ‏הש"י שמקיף למי שזוכה יותר שלא יעלה בלבבו שום מחשבה זרה ודמיון הבל כלל.

וכל מחשבותיו ‏והרהוריו ורצונו בלתי לה' לבדו בידיעתו וידיעת תורתו שע"ז אמרו (סוכה נב:) אלמלא הקב"ה ‏עוזרו כו' ועזר הקב"ה הוא הארת הכתר שלא יכנס בלבו רע כלל שזה למעלה מהשגת כח אדם. ‏והם ד' מדרגות א' זכו בה כל ישראל ע"י השתדלות האבות ולפי שהם בני מאמינים.

והג' כל א' ע"י ‏השתדלותו ועל אלו ג' נאמר לא ברוח ה' ולא ברעש ולא באש. פי' רעש הוא נולד מנשיבת רוח חדש ‏בכל פעם כנודע.

ואש הוא השורף ומכלה הכל עד שנתבער כל הרע מקרב לבבו ואין בו עוד שום ‏מ"ז הנמשך מסטרא דרע כלל רק כולו כליל לה'. מ"מ עדיין אינו בדביקות הגמור להיות כמו לעת"ל ‏שנקרא בשמו של הקב"ה ובקרבו קדוש ממש.

כי יש עוד מדרגה ה' הנקרא יחידה והוא קול דממה ‏דקה פי' כי כתר הוא עדיין מכלל קומת אדם רק שהוא חוץ לתפיסתו והוא מה שבכח האדם ‏בהשתדלותו והקב"ה עוזרו בנצוח היצר. ועדיין יש נסיונות כמו ששמעתי כי הנסיון היינו כשהקב"ה ‏מסלק השגחתו וסייעתא דילי' ממנו כד"ש בחזקי' עזבו הא' לנסותו.

והוא הבירור על זוך לבבו ‏בסילוק היצר לגמרי עד שא"צ לסייעתא דשמיא כלל כי כבר לבו חלל בקרבו. וזהו חיים שלא בצער ‏ושלא ביצה"ר הנז' בתדב"א רבה (פ' ה) שזכו לזה האבות ויתרו ויעבץ ע"ש.

ואז הוא משיג מדריגת ‏יחידה שמתאחד עם אמיתות הש"י כי אין לו אלא לב אחד לאביו שבשמים שכבר הרגו ליצ"ר. ואז ‏הוא מעין עוה"ב שא"צ עוד לשום השתדלות המכונה ברוח ורעש ואש רק קול דממה דקה הוא ‏מדריגת נהנין מזיו השכינה דלעת"ל:

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[227] Tout Israël possède une foi entière en Hachem béni soit-Il, en Son existence, en Son unité et en Sa providence, comme il est dit dans Chabbat (97a) qu'ils sont des croyants fils de croyants. Et cela s'appelle le nefech (le premier niveau de l'âme, l'âme vitale) de la sainteté des enfants d'Israël.

Et 's'il mérite davantage, on lui donne un roua'h' (Zohar II, 94b) : c'est-à-dire lorsque le cœur s'est encore purifié, au point qu'il ressent cela dans le cœur, et qu'il passe du degré de la foi (émouna) au degré de la vérité (émet), qui est la chose claire et perceptible au cœur, et non plus la foi seule. Et lorsqu'il se purifie davantage, il mérite la nechama qui est dans le cerveau, c'est-à-dire du côté de la ''hokhma (sagesse), pour s'assagir dans les appréhensions de la divinité.

Et il est impossible d'atteindre la nechama avant le roua'h ; et il est certain que ce n'est en rien la sagesse de Hachem béni soit-Il qui s'épanche vers lui par sa nechama, sinon lorsqu'il a mérité auparavant le roua'h vital qui est dans le cœur, de sorte qu'il ressente la vérité de la divinité. Car nechama est du même mot que néchima (respiration), ce que l'on respire, le souffle (roua'h) dans les narines ; et l'essentiel de la vitalité est le roua'h, sauf qu'il faut à chaque fois respirer un souffle nouveau.

Et telle est la force de la nechama : respirer dans le cœur, à tout instant, un souffle nouveau de ה', par les nouveautés de la sagesse qui sont dans son cerveau, par lesquelles il atteint à tout instant un souffle de vie nouveau. Et le nefech est la force de l'homme, comme il est écrit 'car le sang est le nefech' (Devarim 12,23) ; et il se trouve même chez l'homme du commun (am haarets), la force de faire, de parler et de penser ce qui est la volonté de Hachem béni soit-Il selon son entendement, du fait de sa foi fixée dans son cœur en un D.ieu vivant et Roi du monde (Yirmiya 10,10).

Et le roua'h est de l'ordre de 'le souffle de ה' a parlé en moi' (Chemouel II 23,2) : il appartient à ceux qui étudient la Tora, car par la parole de ה' qui est dans leur bouche il engendre dans le cœur une sensation, celle de reconnaître qu'il y a un D.ieu et un créateur du monde. Et le talmid ''hakham (le savant en Tora) qui atteint des nouveautés de Tora est celui qui mérite la nechama, laquelle est la respiration d'une goutte de vie nouvelle à chaque temps et à chaque instant, de ce que Hachem béni soit-Il renouvelle dans Sa bonté chaque jour, constamment, l'œuvre de la création (maasse berechit).

C'est-à-dire le souffle de vie des créatures, qui fait partie de l'œuvre de la création, car la nechama vient du monde de Beria (le monde de la création), comme cela est connu. Et il y a encore une nechama à la nechama, c'est-à-dire, comme on le sait, qu'en toute chose il y a dix séfirot, et que le commencement de l'appréhension est à partir de ''hokhma, tandis que kether est la racine de la volonté cachée.

Car l'homme s'assagit, contemple, veut, et agit selon ce qui est sa volonté pour cela. Et cette volonté lui est antérieure : elle est fixée et cachée dans l'homme, de sorte qu'il n'appréhende pas quelle est la chose qui engendre en lui cette pensée et cette volonté.

Et tel est le kether, qui est au-dessus de la tête de l'homme, et qui est une lumière enveloppante (or makif) de Hachem béni soit-Il, laquelle enveloppe celui qui mérite davantage, afin qu'il ne monte en son cœur aucune pensée étrangère ni aucune imagination vaine. Et toutes ses pensées, ses réflexions et sa volonté ne sont 'qu'à ה' seul' (Chemot 22,19), dans la connaissance de Lui et la connaissance de Sa Tora ; c'est à ce sujet qu'ils ont dit (Souca 52b) : 'si le Saint béni soit-Il ne l'aidait pas, etc.' ; et l'aide du Saint béni soit-Il est l'illumination du kether, afin qu'aucun mal n'entre en son cœur, car cela est au-dessus de ce qu'appréhende la force de l'homme.

Et ce sont quatre degrés : au premier, tout Israël y a mérité par l'effort des Patriarches et parce qu'ils sont fils de croyants ; et les trois autres, chacun par son propre effort. Et c'est de ces trois qu'il est dit 'non pas dans le souffle de ה', ni dans le tremblement, ni dans le feu' (Melakhim I 19,11-12).

Explication : le tremblement (raach) naît du soufflement d'un souffle nouveau à chaque fois, comme cela est connu. Et le feu est ce qui brûle et consume tout, jusqu'à ce que tout le mal soit consumé de l'intérieur de son cœur, et qu'il n'y ait plus en lui aucune pensée étrangère provenant du côté du mal (sitra dera), mais qu'il soit tout entier consacré à ה'.

Malgré tout, il n'est pas encore dans l'attachement complet, tel qu'il sera dans les temps futurs, où l'on est appelé du Nom du Saint béni soit-Il et où l'on est réellement saint en son intérieur. Car il y a encore un cinquième degré, appelé ye'hida, et c'est 'une voix de fin silence' (Melakhim I 19,12).

Explication : car le kether fait encore partie de la stature de l'homme, seulement il est en dehors de sa saisie ; il est ce qui est dans la force de l'homme par son effort, le Saint béni soit-Il l'aidant à vaincre le penchant. Et il y a encore des épreuves, comme je l'ai entendu : l'épreuve, c'est lorsque le Saint béni soit-Il retire de lui Sa providence et Son assistance, ainsi qu'il est dit au sujet de 'Hizkiya : 'D.ieu l'abandonna pour l'éprouver' (Divre HaYamim II 32,31).

Et cela est la mise à l'épreuve de la pureté de son cœur, dans le retrait complet du penchant, jusqu'à ce qu'il n'ait plus du tout besoin de l'assistance du Ciel, car déjà 'son cœur est vide au-dedans de lui' (Tehilim 109,22). Et c'est la 'vie sans souffrance et sans mauvais penchant' mentionnée dans le Tana devei Eliyahou Rabba (chap.

5), à laquelle ont mérité les Patriarches, Yitro et Yaabets, vois-y. Et alors il atteint le degré de ye'hida, où il s'unit à la vérité de Hachem béni soit-Il, car il n'a plus qu'un seul cœur pour son Père qui est aux cieux, ayant déjà tué le mauvais penchant.

Et alors il est dans un avant-goût du monde à venir, où il n'a plus besoin d'aucun effort, celui qui est désigné par le souffle, le tremblement et le feu, mais seulement 'une voix de fin silence' : c'est le degré de ceux qui jouissent de l'éclat de la Chekhina dans les temps futurs.

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