צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 137

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Quand l'homme voit que les bonnes pensées et volontés ne durent qu'un instant, il s'inquiète d'être de l'ordre des « transgresseurs pleins de regrets » (pochim mêle'im 'haratot). Rabbi Tsadok enseigne : « Rejette sur Hachem ton fardeau et Il te soutiendra » (Tehilim 55,23) ; cela aussi vient de Hachem, le fardeau est comme jeté sur Lui, et Il le soutient par les paroles de Torah, qui montrent que tout est pour le bien. Il paraît seulement chanceler à l'occultation (hé'elem). « Yehavekha » est le don (yehiva) ou l'occultation ; les Sages l'ont connu par un Arabe, Hachem qui fait cheminer. Rejeter n'est possible que si Hachem l'illumine ; associer le Nom du Ciel à sa souffrance y fait entrer Hachem et l'allège.

‏[קלז] כשהאדם רואה שכל המחשבות טובות ורצונות טובות שנופלים בלבו ומוחו הוא רק לרגע ‏ומיד מתעלמים ממנו ודואג שמא הוא ח"ו כענין פושעים מלאים חרטות. העצה לזה השלך על ה' וגו' ‏לא יתן לעולם מוט לצדיק ועמך כולם צדיקים רק שנראה כמתמוטט ח"ו בעת ההעלם.

והשלך כו' ‏היינו שגם זה מהש"י ונמצא כאלו המשא מוטלת עליו שמאחר שאתה עושה כן וממילא המשפט ע"ז ‏דהוא יכלכלך הכלכול הוא בלחם ומים היינו ד"ת שבהם מאיר לו הש"י איך הכל לטובה ואין זה ‏התמוטטות. וא' (ר"ה כו:) דלא הוו ידעי רבנן מאי יהבך פי' דהוא לשון יהיבא וי"ל מה שניתן לאדם ‏דהיינו האור והטובה יכיר שהוא מהש"י ולא מכחו או מה שהאדם נותן והיינו ההעלם כנ"ל.

עד ‏שנודע להם מטייעא כי כן נקרא הש"י מדריכך בדרך תלך. והיינו שדבר זה עצמו של השלך וגו' א"א ‏לאדם רק מהש"י כאשר הש"י מאיר לו להשליך וא"כ א"צ עוד לדעת מאי יהבך דכ"ז שאין הש"י ‏מאיר לו להשליך א"א להשליך כלל.

ולכך מתחלה לא הוו ידעי עד שהאיר להם הש"י וידעו דהוא ‏המשא ר"ל דבר המכביד על האדם ומציק לו. וזה כענין כל המשתתף ש"ש [וש"ש נק' אגמלאי גמל ‏של הש"י] בצערו כופלין כו' (ברכות סג.) והשיתוף היינו שיודע שהכל מהש"י ומכניס את הש"י ‏באותו דבר וממילא היקל ממנו:

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[137] Quand l'homme voit que toutes les bonnes pensées et toutes les bonnes volontés qui tombent dans son cœur et dans son esprit ne durent qu'un instant et disparaissent aussitôt de lui, il s'inquiète d'être, à D.ieu ne plaise, de l'ordre des "transgresseurs pleins de regrets" (pochim mêle'im 'haratot, cf. 'Haguiga 15b). Le conseil pour cela: "Rejette sur ה' [ton fardeau et Il te soutiendra]" etc., "Il ne laissera jamais chanceler le juste" (Tehilim 55,23) - "et ton peuple, tous sont des justes" (Yechayahou 60,21); seulement il paraît chanceler, à D.ieu ne plaise, au moment de l'occultation (hé'elem).

Et "rejette" etc. signifie que cela aussi vient de Hachem yitbarakh (le Nom béni), et il se trouve alors que le fardeau est comme jeté sur Lui: puisque tu agis ainsi, la sentence à ce sujet est d'elle-même "Il te soutiendra" (yekhalkelekha). Or ce soutien (kilkoul) se fait par le pain et par l'eau, c'est-à-dire par les paroles de Torah (divrei Torah), par lesquelles Hachem yitbarakh l'illumine pour lui montrer comment tout est pour le bien, et il n'y a là aucun chancellement.

Et il est dit (Roch Hachana 26b) que les Sages ne savaient pas ce que signifie "yehavekha" (יהבך). Explication: c'est un terme de "yehiva" (don), et l'on peut dire qu'il désigne ce qui est donné à l'homme, à savoir la lumière et le bien, dont il doit reconnaître que cela vient de Hachem yitbarakh et non de sa propre force; ou bien ce que l'homme donne, et c'est là l'occultation comme ci-dessus.

Jusqu'à ce que cela leur fut connu par un Arabe (טייעא, le marchand chamelier de la route), car ainsi est appelé Hachem yitbarakh: "Celui qui te fait cheminer par la voie où tu dois aller" (Yechayahou 48,17). C'est-à-dire que cette chose même, "rejette sur ה'" etc., est impossible à l'homme sinon par Hachem yitbarakh, lorsque Hachem yitbarakh l'illumine pour qu'il rejette.

Et s'il en est ainsi, il n'a plus besoin de savoir ce qu'est "yehavekha", car tant que Hachem yitbarakh ne l'illumine pas pour qu'il rejette, il est absolument impossible de rejeter. C'est pourquoi au début ils ne savaient pas, jusqu'à ce que Hachem yitbarakh les illumine et qu'ils sachent que c'est le fardeau (macha), c'est-à-dire la chose qui pèse sur l'homme et qui l'oppresse.

Et cela est de l'ordre de: "Quiconque associe le Nom du Ciel (chem chamayim) [et le Nom du Ciel est appelé agamlai, le chameau de Hachem yitbarakh] à sa souffrance, on lui double" etc. (Berakhot 63a).

Et l'association signifie qu'il sait que tout vient de Hachem yitbarakh et qu'il fait entrer Hachem yitbarakh dans cette chose même, et par là même elle s'allège de lui.

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