צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 135

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Celui qui n'a aucun élan, ni dans le cœur ni dans le cerveau, pour le service de D.ieu : le conseil est « Rejette sur Hachem ton fardeau » (Tehilim 55,23). Selon Rabbi Tsadok, par la bassesse de sa pensée dans la reconnaissance de son manque, il éveille les miséricordes du Ciel : les humbles reconnaissent que le cœur est ayin (néant), et le Saint béni soit-Il affermit leur cœur. Au degré de ayin, il saisit l'élévation du Nom béni au degré de ayin et engendre du yech me-ayin (de l'être à partir du néant), la ''hokhma dans le cerveau, puis le yech mi-yech, l'élan dans le cœur, lorsque brille qu'il n'y a rien d'autre que Lui.

Aussi : la techouva tata'a (le repentir inférieur) rend les fautes volontaires comme involontaires et ôte les nations de Sa terre ; attachement à la sainteté de la Terre puis à l'ayin, Saint des Saints ; de là une lumière sort vers le monde

‏[קלה] מי שמרגיש שאין לו שום חשק בלב ומוח לעבודת ה' אז העצה השלך על ה' יהבך. ומתוך ‏שפלות דעתו בהכרת חסרונו מעורר רחמי שמים כמ"ש תאות ענוים וגו' תכין לבם וגו' שדבר זה ‏הוא תאות הענוים ומכירים שפלותם שלב אין.

הקב"ה מכין לבם כידוע ה' צילך כשהוא במדרגת אין ‏משיג מעלת הש"י ג"כ במדרגת אין ויכול להמשיך ולהוליד יש מאין [כענין לב טהור ברא] והוא ‏חכמה במוח ואח"כ יש מיש רצון וחשק בלב פי' שהש"י מאיר לו שאין זולתו כלל עכשיו כעד שלא ‏נברא העולם הש"י מכה"כ וכשדבר זה מאיר לעיני האדם אז תיכף נולדים רצונות במוח ולב. אבל ‏צריך להיות מקודם אבדו גוים מארצו פי' תשובה על העבירות במעשה שע"ז נא' באו גוים בנחלתך ‏כידוע שארץ רומז לגוף וכחות המעשה וגוים הם כחות ההפכיים מרצון הש"י ואבידתם הוא ע"י ‏תשובה תתאה עכ"פ שזדונות נעשו כשגגות ואז מתדבק במדרגה התחתונה ממדרגת י' קדושות ‏דתנן פ"ק דכלים שהיא קדושת הארץ.

וידוע כי בכ"מ נעוץ סופה לתחילתה ועי"ז יכול לבוא לענוה ‏ומדרגת אין שהיא קדושת הק"ק. (כמ"ש זח"ב קכא א) ומשם אורה יוצאה לעולם שהוא תכין לבם ‏כענין המאור מחזיר למוטב:

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[135] Celui qui sent qu'il n'a aucun élan, ni dans le cœur ni dans le cerveau, pour le service de ה' : le conseil alors est "Rejette sur ה' ton fardeau" (Tehilim 55,23). Et par la bassesse de sa pensée, dans la reconnaissance de son manque, il éveille les miséricordes du Ciel, comme il est écrit : "Le désir des humbles, Tu l'as entendu...

Tu affermis leur cœur..." (Tehilim 10,17) - car cette chose même est le désir des humbles, qui reconnaissent leur bassesse, à savoir qu'il n'y a pas de cœur, que le cœur est ayin (néant). Le Saint béni soit-Il affermit leur cœur, comme on le sait : "ה' est ton ombre" (Tehilim 121,5) - lorsqu'il se tient au degré de ayin (le néant), il saisit l'élévation du Nom béni elle aussi au degré de ayin, et il peut faire descendre et engendrer du yech me-ayin (de l'être à partir du néant) [à la manière de "crée pour moi un cœur pur" (Tehilim 51,12)] ; et cela, c'est la ''hokhma (sagesse) dans le cerveau.

Et ensuite vient le yech mi-yech (de l'être à partir de l'être) : la volonté et l'élan dans le cœur. C'est-à-dire que le Nom béni fait briller pour lui qu'il n'y a rien d'autre que Lui du tout, maintenant tout comme avant que le monde ne soit créé, le Nom béni emplissant toute la terre de Sa gloire (מלא כל הארץ כבודו).

Et lorsque cette chose brille aux yeux de l'homme, aussitôt naissent des volontés dans le cerveau et dans le cœur. Mais il faut d'abord que "les nations aient disparu de Sa terre" (Tehilim 10,16), c'est-à-dire le repentir sur les fautes commises en acte, car c'est à leur sujet qu'il est dit : "Des nations sont entrées dans Ton héritage" (Tehilim 79,1) ; comme on le sait, la "terre" fait allusion au corps et aux forces de l'action, et les "nations" sont les forces opposées à la volonté du Nom béni.

Leur disparition se fait par la techouva tata'a (le repentir inférieur) à tout le moins, par laquelle les fautes volontaires deviennent comme des fautes involontaires ; et alors il s'attache au degré le plus bas des dix degrés de sainteté enseignés dans la Mishna, au premier chapitre de Kelim, qui est la sainteté de la Terre (d'Israël). Et il est connu qu'en tout lieu "sa fin est fichée dans son commencement", et par ce moyen il peut parvenir à l'humilité et au degré de ayin, qui est la sainteté du Saint des Saints (comme il est dit au Zohar, tome 2, 121a).

Et de là une lumière sort vers le monde - c'est "Tu affermis leur cœur" - à la manière de : "la lumière qui s'y trouve le ramène au bien".

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