צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 123

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Ce passage poursuit : par l'étude de la Torah accomplie avec effort (yéguia) se répare la faute de l'émission séminale en vain. Rabbi Tsadok rapporte que nos Sages, dans Nida, la rendent passible de mort, et par ce châtiment même l'homme obtient l'expiation, comme la mort du tribunal (beit din). Parfois il est décrété qu'il n'ait pas d'enfants, l'une des quatre choses appelées mort. Qui se fait mourir sur les paroles de Torah, « un homme qui meurt dans une tente », obtient l'expiation à l'image de la mort ; elles sont l'arbre de vie, la mort est le derekh éretz (voie de la terre), et il répare ce qu'il a endommagé dans le derekh éretz.

Aussi : allier Torah et derekh éretz, sinon elle ne se maintient pas ; Moché séparé de sa femme, avéra lichma (transgression pour le Nom du Ciel) comparée au bris des Tables ; « vois là vie avec la femme que tu aimes »

‏[קכג] וע"י לימוד תורה ביגיעה נתקן עון דהוז"ל כי אז"ל בנדה (יג.) דחייב מיתה ובודאי כל דברי ‏חכמים לרחם על הבריות ולהמשיך טובה וחיים לעולם. וכונתם במקום שא' חיוב עונש על האדם ‏היינו שבעונש זה מתכפר כמ"ש בסנהדרין (מז:) בחייבי מיתת ב"ד דמיתתם כפרתם.

כי ראו שקשה ‏למצוא כפרה [וכמו בעון זה ר"ל] ומצאו לו מקרא מה"ת שמחייב עונש כך. וממילא ע"כ שבעונש זה ‏מתכפר כי אם לא כן למה יענש כנודע שהעונש הוא כדי להתכפר.

ולכך פעמים נגזר על האדם ‏בשביל הוז"ל שלא יהי' לו בנים וכיוצא שהוא מד' דברים שנקרא מיתה בפ"ק דע"ז (ה.). וע"י ד"ת ‏שממית עצמו על ד"ת שזה נקרא ג"כ מיתה כדרשת רז"ל (ברכות סג:) ע"פ אדם כי ימות באוהל ואז ‏נתכפר לו בזה ג"כ דוגמת מיתה [ולכן א' (תמיד לב.) מה יעשה אדם ויחי' ימית עצמו].

וד"ת נקרא ‏עץ החיים כמשז"ל (ריש סא"ר) ומיתה נקרא דרך ארץ כמ"ש אנכי הולך בדרך כל הארץ ולכך מיתה ‏הוא דרך להגיע לחיי עולם שד"א הוא דרך עץ החיים כמש"ל אות קכ"א. וכן מי שממית עצמו על ‏ד"ת זהו הדרך לעץ החיים דהיינו ד"ת ומתקן בזה מה שפגם בד"א.

[ואז"ל טוב תורה עם ד"א ‏ובברכות (לה:) הנהג בהן מנהג ד"א כו' ואם לאו אין מתקיים. אך העצה ע"ז להמית עצמו על ד"ת.

‏ומשרע"ה לא נהג בד"א בפרישות מן האשה שג"כ נקרא ד"א ולכך דברו עליו לשון הרע ע"ז ‏שחשבוהו למבטל מצוה כיון דאשתו לא מחלה. ובודאי כיון שנכתב בתורה יש ממש בדבורם ג"כ.

‏אלא שמ"מ נענשו ונא' אשר נואלנו ואשר חטאנו דהקב"ה הסכים על ידו (כמ"ש שבת פז.) והוא כעין ‏עבירה לשמה דהיא גדולה ג"כ. וחשיב שם ג' דברים ודימה זה לשבירת לוחות דהוא ג"כ עבירה ‏לשמה.

ולפעמים עי"ז יוכל ג"כ לתקן וכמ"ש ראה חיים עם אשה ואכ"מ]: ‏

[123] Et par l'étude de la Torah accomplie avec effort (yéguia) se répare la faute de l'émission séminale en vain (הוצאת זרע לבטלה), car nos Sages, de mémoire bénie, ont dit dans Nida (13a) qu'il en est passible de mort. Et il est certain que toutes les paroles des Sages visent à avoir pitié des créatures et à faire descendre le bien et la vie dans le monde.

Or leur intention, là où ils énoncent l'obligation d'un châtiment sur l'homme, est que par ce châtiment même il obtient l'expiation, comme il est écrit dans Sanhédrin (47b) au sujet de ceux qui encourent la peine de mort du tribunal (beit din), que leur mort est leur expiation. Car ils ont vu qu'il est difficile de trouver une expiation [comme pour cette faute-ci, que le Miséricordieux nous en préserve (רחמנא ליצלן)], et ils lui ont trouvé un verset de la Torah écrite (מן התורה) qui rend passible d'un tel châtiment.

Et de là même, force est de dire (על כרחך) que par ce châtiment il obtient l'expiation, car sinon pourquoi serait-il puni, puisqu'il est connu que le châtiment est destiné à expier. Et c'est pourquoi il est parfois décrété sur l'homme, à cause de cette faute, qu'il n'ait pas d'enfants et choses semblables, ce qui fait partie des quatre choses qui sont appelées mort au premier chapitre de Avoda Zara (5a).

Et par les paroles de Torah (divrei Torah), du fait qu'il se fait mourir sur les paroles de Torah - ce qui est appelé mort également, selon l'exégèse de nos Sages de mémoire bénie (Berakhot 63b) sur le verset 'un homme qui meurt dans une tente' (Nombres 19,14) - il lui est alors expié par cela aussi, à l'image de la mort. [Et c'est pourquoi il est dit (Tamid 32a): que fera l'homme pour vivre?

Qu'il se fasse mourir.] Et les paroles de Torah sont appelées arbre de vie, comme l'ont dit nos Sages de mémoire bénie (au début du Seder Eliyahou Rabba), et la mort est appelée derekh éretz (littéralement 'la voie de la terre', terme qui désigne aussi la conduite ordinaire du monde et la vie conjugale), comme il est écrit: 'Je m'en vais par le chemin de toute la terre' (Josue 23,14). Et c'est pourquoi la mort est le chemin pour parvenir à la vie du monde à venir, car le derekh éretz est le chemin de l'arbre de vie, comme je l'ai écrit plus haut, section 121.

Et de même celui qui se fait mourir sur les paroles de Torah, c'est là le chemin vers l'arbre de vie, c'est-à-dire les paroles de Torah, et il répare par cela ce qu'il a endommagé dans le derekh éretz. [Et nos Sages de mémoire bénie ont dit: il est bon d'allier l'étude de la Torah au derekh éretz (Avot 2,2), et dans Berakhot (35b): 'conduis-toi avec elles selon l'usage du derekh éretz, etc.', et sinon elle ne se maintient pas.

Mais le conseil en cette matière est de se faire mourir sur les paroles de Torah. Et Moché notre maître, que la paix soit sur lui (משה רבנו עליו השלום), n'a pas pratiqué le derekh éretz, en se séparant de sa femme - ce qui aussi est appelé derekh éretz - et c'est pourquoi on a parlé de lui en mal (lachon hara) à ce sujet, car on l'a tenu pour quelqu'un qui annule un commandement, puisque sa femme n'y avait pas consenti.

Et il est certain que, puisque cela a été écrit dans la Torah, il y a aussi de la réalité dans leur parole. Seulement que, malgré tout, ils ont été punis, et il est dit: 'nous avons agi follement et nous avons fauté' (Nombres 12,11), car le Saint béni soit-Il a donné son accord à son acte (comme il est écrit dans Chabbat 87a).

Et c'est une sorte de transgression accomplie pour le Nom du Ciel (avéra lichma), laquelle est grande elle aussi. Et il y est fait mention de trois choses, et il a comparé cela au bris des Tables, qui est lui aussi une transgression accomplie pour le Nom du Ciel.

Et parfois, par ce moyen, il peut aussi réparer, comme il est écrit: 'vois là vie avec la femme que tu aimes' (Ecclésiaste 9,9), et ce n'est pas ici le lieu d'en traiter.]

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