Dans Chabbat (71a), le hatat (sacrifice expiatoire) qui expie une faute l'entraîne pour une autre fois. Rabbi Tsadok en apprend pour la techouva : celui qui mérite l'expiation, les autres fois lui sont expiées, car une faute en entraîne une autre, aussi pour l'acham talouy (sacrifice de culpabilité suspendu). Pour l'émission de semence en vain, où la techouva n'est pas efficace selon le Zohar, la techouva sur le keri (émission nocturne involontaire) fait sortir par entraînement les gouttes de l'émission à l'état de veille. Hachem a institué le keri : « Il forme des pensées afin que ne soit pas repoussé loin de Lui le banni » (II Chmouel 14,14), et Il les envoie afin qu'on fasse techouva.
Aussi : par la techouva sur ce qui est devenu comme permis (Yoma 86b), les premières fautes sont expiées ; le keri envoyé par contrainte répare la pensée impure du jour ; pardon à celui qui fait techouva et au monde entier.
[קכב] קיי"ל בשבת (עא.) שהחטאת הבא לכפר החטא גורר אותו חטא גם פעם אחר שעשהו יעו"ש. ונלמד ג"כ מזה בתשובה שזוכה לכפרה נתכפר לו גם פעמים אחרים שעשה דבר זה כי חטא גורר חטא.
ושם אי' בלא יודע דחייב אשם תלוי. והיינו שא"א להתכפר בחטאת ע"ז וכמ"ש באדר"נ (פרק ל) ונזכר הענין ג"כ בתר"י פ"ק דברכות כי החמירה תורה בספק דאשם תלוי חמיר מחטאת ע"ש בתר"י הטעם כי הידיעה שנודע לו מכפרת מקצת מפני שעי"ז הוא מתחרט ע"ש.
ואפ"ה בגרירה נתכפרה וה"ה לכל כפרת חטאים בתשובה. ולכך הוצאת ז"ל דאין מועיל תשובה כמ"ש בזוהר (ח"א ריט ב).
אם שב על עון קרי ומתכפר ומוציא אותן טיפין העשוקים ממילא בגרירה מוציא ג"כ טיפי דהוז"ל בהקיץ. ועל כך ג"כ יסד הש"י ענין הקרי בטבע כי הוא חושב מחשבות לבלתי ידח וגו' ועי"ז יתוקן ומי שחטא בהוז"ל הש"י מזמין לו ג"כ מקרים כדי לשוב עליהם [וזה סוד ג"כ מ"ש (יומא פו:) עבר ושנה הותרה לו ס"ד אלא כו'.
וע"י ששב על ההיתרים דאח"כ ממילא נתכפרו הראשונים ואכמ"ל] ואף מי שלא חטא בזדון בהקיץ. הקב"ה מזמין לו באונס גמור לתקן אותו הבא ע"י הרהור ביום וכן לתקן אחרים החוטאים דיחיד ששב מוחלין לו ולכל העולם כולו (כמש"ש):
[122] Nous tenons pour établi, dans Chabbat (71a), que le hatat (sacrifice expiatoire) qui vient expier une faute entraîne avec lui cette même faute également pour une autre fois où il l'a commise ; vois là-bas. Et l'on apprend aussi de là, pour la techouva : celui qui mérite l'expiation, il lui est expié également les autres fois où il a fait cette même chose, car une faute en entraîne une autre.
Et là-bas il est dit que cela vaut dans le cas où il ne sait pas, où il est tenu d'un acham talouy (sacrifice de culpabilité suspendu, apporté sur une faute douteuse). C'est-à-dire qu'il est impossible d'obtenir l'expiation par un hatat pour cela, comme il est écrit dans Avot deRabbi Nathan (chapitre 30) ; et la chose est mentionnée aussi chez les Talmidei Rabbenou Yona (les disciples de Rabbenou Yona), au premier chapitre de Berakhot, car la Torah s'est montrée plus rigoureuse dans le cas du doute, l'acham talouy étant plus lourd que le hatat.
Vois là-bas, chez les Talmidei Rabbenou Yona, la raison : la connaissance, lorsqu'elle lui parvient, expie une partie, parce que par elle il en vient au regret ; vois là-bas. Et malgré tout, par là guérira (l'entraînement d'une faute par l'autre), elle est expiée ; et il en va de même pour toute expiation des fautes par la techouva.
Et c'est pourquoi l'émission de semence en vain (hôtsaat zera lévatala), pour laquelle la techouva n'est pas efficace, comme il est écrit dans le Zohar (tome 1, 219b) : s'il fait techouva sur la faute du keri (émission nocturne involontaire) et qu'il en obtient l'expiation, et qu'il fait ainsi sortir ces gouttes retenues, automatiquement, par entraînement, il fait sortir aussi les gouttes de l'émission en vain faite à l'état de veille. Et c'est aussi pour cela que Hachem béni soit-Il a institué dans la nature le phénomène du keri, car 'Il forme des pensées afin que ne soit pas repoussé loin de Lui le banni' (II Chmouel 14,14), et par cela il est réparé.
Et celui qui a fauté par l'émission en vain, Hachem béni soit-Il lui envoie aussi de tels accidents nocturnes afin qu'il fasse techouva sur eux. [Et c'est aussi le secret de ce qui est dit (Yoma 86b) : 'S'il a transgressé et récidivé, cela lui devient permis' - peut-il te venir à l'esprit que cela lui soit permis ?
Mais plutôt, etc. Et par le fait qu'il fait techouva sur ce qui lui est devenu comme permis par la suite, automatiquement les premières fautes sont expiées ; et ce n'est pas ici le lieu de développer.] Et même celui qui n'a pas fauté volontairement à l'état de veille, le Saint béni soit-Il lui envoie cela par contrainte totale, afin de réparer ce qui vient par la pensée impure durant le jour, et de même afin de réparer d'autres qui fautent, car un individu qui fait techouva, on lui pardonne, à lui et au monde entier (comme il est dit là-bas).