צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 121

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Dans toute la Torah, l'émission de semence en vain n'est jamais écrite explicitement ; seuls le Déluge, Er et Onan sont dits punis. Rabbi Tsadok explique qu'écrire l'interdit n'était pas possible, cela survenant aussi par contrainte, ce qui eût soulevé une grande clameur. On l'apprend des fils de Noa'h, depuis « et il s'attachera à sa femme » (Berechit 2,24) : le verset exclut la femme d'autrui, et tout ce qui n'est pas avec sa femme. Ces commandements sont du dere'h érets, antérieur à la Torah. Hors du dere'h érets, on ne peut y parvenir.

Aussi : une étincelle du Machia'h, Er, répare le Déluge ; le dere'h érets, chemin de l'arbre de vie ; le baal keri peut étudier les lois de dere'h érets

‏[קכא] בכל התורה כולה לא נזכר בפירוש עון דהוצאת ז"ל רק נזכר שנענשו דור המבול וער ועונן ‏‏(וידוע דער הוא ניצוץ משיח שירד פעם ראשון לעולם ובא לתקן עון דדור המבול עי' מ"ש לעיל אות ‏ק"ט וקי"א] כי לא הי' אפשר לכתוב האיסור בפירוש מאחר שהש"י יסד בטבע העולם שיארע זה ג"כ ‏לאדם באונס ויהי' צעקה גדולה על מה עשה ה' ככה לנו להכשילנו. רק הניחה תורה דבר זה ללמוד ‏ד"ז ממצות ב"נ דמודבק באשתו כמו דמיעטי' אשת חבירו ה"נ כל שלא באשתו וכל מצות ב"נ הוא ‏מכלל דרך ארץ שקדמו לתורה וכן ד"ז ג"כ מדרך ארץ דיש לידע מעצמו שאינו מד"א לעשות כן וכל ‏הבע"ח אין עושים כן ואין לצאת מישוב העולם [ובזה יובן מ"ש בפ' מי שמתו (ברכות כב.) דב"ק שונה ‏בהלכות ד"א ואכ"מ].

והנה ד"א קדמה לתורה ובתדבא"ר רפ"א נקרא ד"א דרך עץ החיים ע"ש [ולכך ‏נקרא פרי צדיק דייקא עץ חיים] ומי שאינו בד"א א"א להגיע: ‏

[121] Dans toute la Torah, la faute de l'émission de semence en vain (hôtsaat zera lévatala) n'est jamais mentionnée explicitement ; il est seulement rappelé que la génération du Déluge, ainsi que Er et Onan, furent punis (et il est connu que Er est une étincelle du Machiah, qui descendit une première fois dans le monde et vint réparer la faute de la génération du Déluge - voir ce qui a été écrit plus haut, sections 109 et 111). Car il n'était pas possible d'écrire l'interdit explicitement, dès lors que le Saint béni soit-Il a fixé dans la nature du monde que cela survienne aussi à l'homme par contrainte (be-onès, involontairement), et il y aurait eu alors une grande clameur : pourquoi ה' nous a-t-Il fait ainsi, pour nous faire trébucher ?

La Torah a donc laissé cette chose à apprendre à partir des commandements des fils de Noah (bene Noah), depuis le verset et il s'attachera à sa femme (Genèse 2,24) : de même que ce verset exclut la femme d'autrui, de même il exclut tout ce qui n'est pas avec sa femme. Et tous les commandements des fils de Noah relèvent du derekh érets (la conduite droite, les mœurs élémentaires) qui a précédé la Torah ; ainsi cette chose aussi relève du derekh érets, car chacun doit savoir de lui-même qu'il n'est pas conforme au derekh érets d'agir ainsi, que tous les animaux n'agissent pas ainsi, et qu'il ne faut pas sortir du peuplement du monde (yichouv ha-olam, la perpétuation habitée du monde).

[Et par là se comprend ce qui est dit au chapitre Mi che-meto (Berakhot 22a), qu'un baal keri (celui qui a eu une émission séminale) peut étudier les lois de derekh érets - et ce n'est pas ici le lieu d'en traiter.] Or le derekh érets a précédé la Torah, et dans le Tana de-be Eliyahou Rabba, au début du chapitre 1, le derekh érets est appelé le chemin de l'arbre de vie (Genèse 3,24) - vois-y. [Et c'est pourquoi il est dit précisément : le fruit du juste est un arbre de vie (Proverbes 11,30).] Et celui qui n'est pas dans le derekh érets, il lui est impossible d'y parvenir.

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