צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 118

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Celui qui est talmid ''hakham au point que même sa conversation profane (si'hat 'houlin) demande étude a, pour Rabbi Tsadok, le pouvoir de réparer des âmes par cette conversation, car ce sont littéralement des paroles de Torah. Toute leur conversation est Torah, comme les récits qui paraissent profanes. Quiconque est plus grand que son compagnon, sa conversation profane est plus grande que la Torah de son compagnon : « plus belle est la conversation des serviteurs des Pères que la Torah des fils ». Dans la souka, à l'ombre de la foi, cette conversation est « son feuillage », pour délier la bouche des femmes stériles et enfanter des âmes nouvelles par les nouveautés de Torah.

Aussi : le mérite d'Eliezer n'était que le mérite d'Avraham ; ce que le serviteur acquiert, son maître l'acquiert ; délier la bouche des muets par des paroles de Torah

‏[קיח] מי שהוא ת"ח שאפי' שיחת חולין שלו צריכה לימוד כמשז"ל (סוכה כא:) אז יש בו כח גם ‏בשיחת חולין לתקן נפשות שהוא ממש ד"ת וכמו שא' ז"ל (עירובין נד:) שכל שיחתן תורה וכמו ‏שתמצא בתורה כמה ספורי מעשיות וכן בתלמוד כמה דברים נראים כסיפורי חול והם תורה ממש ‏ככל דברי תורה. וכל הגדול מחבירו שיחת חולין שלו גדולה מתורה של חבירו כמ"ש (בר"ר פ' ס) ‏יפה שיחתן של עבדי אבות מתורתן של בנים [ולא היתה מעלת אליעזר רק מעלת אברהם לכך ‏קראו עבדי אבות וכמ"ש (יומא כח:) דמשק דולה ומשקה מתורת רבו כי מה שקנה עבד קנה רבו וכל ‏ד"ת שהי' לו הכל נקרא תורת רבו] וא' זה בסוכה (שם) בשיחת ר"ג בסוכתו.

ונראה מזה דבסוכה ‏ע"י שהם בצלא דמהימנותא זוכים להיות כן ושם קראו לשיחת חולין עליהו ומצינו בפ' חלק (סנהדרין ק.) ‏ועליהו לתרופה להתיר פה עקרות דהיינו הולדות נפשות חדשות הוא ע"י חדושי תורה שבשיחת ‏חולין שלהם וכן להתיר פה אלמין הוא ג"כ ע"י ד"ת וכמ"ש מרפא לשון עץ חיים וכמ"ש במ"ר דברים ‏רפ"א. ‏

[118] Celui qui est un talmid 'hakham (érudit en Torah) au point que même sa conversation profane (si'hat 'houlin) demande étude, comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Souka 21b) - alors il a aussi le pouvoir, par sa conversation profane, de réparer des âmes, car c'est littéralement des paroles de Torah ; et comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Erouvin 54b) que toute leur conversation est Torah, et comme tu le trouves dans la Torah, où il y a plusieurs récits d'événements, et de même dans le Talmud, où plusieurs propos paraissent des récits profanes alors qu'ils sont littéralement Torah, comme toutes les paroles de Torah. Et quiconque est plus grand que son compagnon, sa conversation profane est plus grande que la Torah de son compagnon, comme il est dit (Bereshit Rabba ch.

60) : "plus belle est la conversation des serviteurs des Pères que la Torah des fils" [et le mérite d'Eliezer n'était que le mérite d'Abraham, c'est pourquoi on les a appelés "serviteurs des Pères" ; et comme il est dit (Yoma 28b) : "Damessek" (דמשק) - il puise et fait boire (dole oumachke) de la Torah de son maître, car ce que le serviteur acquiert, son maître l'acquiert, et toutes les paroles de Torah qu'il possédait, tout cela est appelé la Torah de son maître] ; et cela a été dit dans Souka (ibid.) à propos de la conversation de Rabban Gamliel dans sa souka. Et il apparaît de là que, dans la souka, du fait qu'ils se tiennent à l'ombre de la foi (betsila dimehemnouta), ils méritent qu'il en soit ainsi ; et là on a appelé la conversation profane "son feuillage" (עליהו).

Et nous trouvons dans le chapitre Helek (Sanhédrin 100a) : "et son feuillage pour guérison" (Ezechiel 47,12) - "litroufa" (לתרופה, pour guérison) se lit "lehatir pe" (להתיר פה, délier la bouche) des femmes stériles, c'est-à-dire l'enfantement d'âmes nouvelles, et cela se fait par les nouveautés de Torah qui sont dans leur conversation profane ; et de même délier la bouche des muets se fait aussi par des paroles de Torah, comme il est écrit : "une langue qui guérit est un arbre de vie" (Proverbes 15,4), et comme il est dit dans le Midrach Rabba Devarim, début du chapitre 1.

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