צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 112

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Le désir du penchant (yetser) vient de la force du désir du père et de la mère à la conception. Rabbi Tsadok cite David : « Voici, dans la faute j'ai été enfanté » (Tehilim 51,7), et le Midrach ha-Neelam : celui qui se sanctifie à l'heure de l'union conjugale, ses enfants ne redoutent pas le mauvais penchant. La fille d'un cohen qui s'est prostituée « c'est son père qu'elle profane » (Vayikra 21,9) : au Gan Éden, on le juge. Quand le père est réparé, le fils s'éveille à la techouva ; par sa techouva, on laisse en paix le père et la mère au Gan Éden. À la circoncision on dit « que ton père et ta mère se réjouissent » (Proverbes 23,25).

‏[קיב] תאות היצר של האדם הוא מתוקף התאוה של או"א בעת הריונו וכמ"ש דוד המע"ה במזמור ‏כאשר בא וגו' הן בעוון חוללתי וגו' וכמ"ש במדה"נ וירא (קי"ב א') שהמקדש עצמו בשע"ת לא ‏מסתפו בניו מיצה"ר ולכך בת כהן שזינתה את אביה היא מחללת ואפי' הוא בג"ע דנין אותו על דבר ‏זה. ולכך נראה ליוסף דיוקנו של אביו שלא יחטא.

וכשהאב קבל עונשו ונתקן שם אז הבן מתעורר ‏בתשובה בעוה"ז וכן להיפך ע"י תשובת הבן ותיקונו ליצרא דעבירה מניחים לאו"א בג"ע. ולכך בעת ‏המילה שהוא תיקון הברית והתאוה אומרים ישמח אביך ואמך וגו'.

וזה בכלל האב זוכה לבנו ‏בחכמה כי אין אדם עובר עבירה אא"כ נכנס בו רוח שטות: ‏

[112] Le désir du penchant (yetser) chez l'homme provient de la force du désir de son père et de sa mère au moment de sa conception, comme l'a dit David, roi d'Israël, sur qui soit la paix, dans le psaume 'Lorsque vint [Natan le prophète]' etc. : 'Voici, dans la faute j'ai été enfanté' etc. (Psaumes 51,2 ; 51,7).

Et comme il est écrit dans le Midrach ha-Neelam, section Vayera (112a) : celui qui se sanctifie à l'heure de l'union conjugale, ses enfants ne redoutent pas le mauvais penchant (yetser hara). Et c'est pourquoi, s'agissant de la fille d'un cohen qui s'est prostituée, 'c'est son père qu'elle profane' (Lévitique 21,9) ; et même s'il se trouve au Gan Éden (le jardin d'Éden), on le juge pour cette affaire.

Et c'est pourquoi apparut à Yossef l'image (deyokno) de son père, afin qu'il ne pèche pas. Et lorsque le père a reçu son châtiment et a été réparé là-bas, alors le fils s'éveille au repentir dans ce monde-ci ; et de même à l'inverse : par le repentir du fils et sa réparation (tikoun) du penchant à la transgression (yitsra de-avéra), on laisse en paix le père et la mère au Gan Éden.

Et c'est pourquoi, au moment de la circoncision, qui est la réparation de l'alliance et du désir, on dit 'que ton père et ta mère se réjouissent' etc. (Proverbes 23,25).

Et cela entre dans [le principe selon lequel] 'le père transmet à son fils [le mérite] ... en sagesse' (Édouyot 2,9), car nul ne commet de transgression à moins qu'un esprit de folie ne soit entré en lui.

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