« De Moi ton fruit se trouve » (Hochéa 14,9) : toute la descendance de l'homme vient de Hachem. Le « dieu étranger » est châtré et sans fruits ; la transgression n'a pas de fruits. Les esprits nés de la semence émise en vain sont aussi appelés sa descendance, or le mal ne vient pas de Lui. Rabbi Tsadok lit « je ne craindrai aucun mal, car Tu es avec moi » (Tehilim 23,4) dans le Guehinom de l'atteinte à l'alliance : par « Tu es avec moi », la crainte mauvaise se retourne en crainte de D.ieu et de Sa grandeur, qui mène à la joie ; la faute est déjà réparée.
Aussi : chaque nation descend avec son dieu, qui lui donne la force de faire fortune ; c'est Lui qui te donne la force et qui accomplit nos œuvres ; la faute ôte la crainte, et la crainte ôte cette faute.
[קי] כל תולדות האדם הוא מן הש"י [שע"כ א' בריש תענית דמפתח של עקרות רק בידו] כמ"ש ממני פריך נמצא משא"כ אל אחר אסתריס ולא עביד פירין כדאי' בזוהר וכ"א בקידושין (מ.) עבירה אין לה פירות. והנה גם רוחין ושו"ל שנולדים מהוצאת ז"ל הם נקראים תולדותיו כמ"ש בזוהר (ח"א נד ב) ע"פ נגעי בני אדם.
וידוע מפי עליון לא תצא הרעות ונא' לא יגורך רע וא"א דמה שנקרא רע יהי' ממנו. וע"ז נא' לא אירא רע כי אתה עמדי ואע"פ שאלך בגיא צלמות דהיינו גיהנם וכמ"ש עירובין (יח:) וסוטה (ד:) דעל פגם הברית לא ינקה מדינה של גיהנם.
ע"ז א' כי באש ה' נשפט ואז"ל (שוח"ט תהלים מז א) תרד כל אומה וא-להיה כו' ר"ל הנותן לה כח לעשות חיל. ועלינו נאמר כי הוא הנותן לך כח ונא' כי גם כל מעשינו פעלת לנו.
זהו אתה עמדי (כמוש"ש) ועי"ז הגיהנם שהוא של אש דהיינו מדרגת היראה כמ"ש בחגיגה (יג:) נהר דינור מזיעתן של חיות יורד על ראש רשעים בגיהנם. ואית יראה רעה שהיא רצועה לאלקאה בישיא.
וע"י כי אתה עמדי נתהפך ליראת ה' ויראת הרוממות המביאה אדרבא לשמחה. כמ"ש בתדבא"ר רפ"ג וכמ"ש וגילו ברעדה ואז כבר ניתקן וקיבל עונשו בזה כי זה מסיר היראה כמ"ש ברכות (כב.) וכן היראה מסיר עון זה כמ"ש ירא את ה' וסור מרע וכמ"ש בפ"ג דנדרים (כ.) ע"פ ובעבור תהי' יראתו וגו':
[110] Toute la descendance de l'homme vient de Hachem béni soit-Il [c'est pourquoi il est dit au début du traité Taanit que la clé de la stérilité est dans Sa main seule], comme il est écrit : 'de Moi ton fruit se trouve' (Hochéa 14,9). Il en va autrement du 'dieu étranger', qui est châtré et ne produit pas de fruits, ainsi qu'il est dit dans le Zohar, et de même il est dit dans Kidouchin (40a) : la transgression n'a pas de fruits.
Or, les esprits (rouhin) et les chédin ve-lilin (démons mâles et femelles) qui naissent de l'émission de zera levatala (semence émise en vain) sont eux aussi appelés sa descendance, comme il est écrit dans le Zohar (1re partie, 54b) sur le verset 'les plaies des fils de l'homme' (Chemouel II 7,14). Or il est connu que 'de la bouche du Très-Haut ne sortent pas les maux' (Eikha 3,38), et il est dit : 'le mal ne séjournera pas auprès de Toi' (Tehilim 5,5) ; il est donc impossible que ce qui est appelé mal vienne de Lui.
C'est à ce propos qu'il est dit : 'je ne craindrai aucun mal, car Tu es avec moi' (Tehilim 23,4), et cela bien que 'je marche dans la vallée de l'ombre de la mort', c'est-à-dire le Guehinom, comme il est dit dans Erouvin (18b) et dans Sota (4b) que pour l'atteinte à l'alliance (pegam habrit) on n'est pas absous du jugement (dina) du Guehinom. Sur cela il est dit : 'car c'est par le feu que ה' exercera le jugement' (Yechayahou 66,16), et nos Sages, de mémoire bénie, ont dit (Choher Tov, Midrach Tehilim 47,1) : 'chaque nation descendra, elle et son dieu', etc., c'est-à-dire celui qui lui donne la force de faire fortune.
Et de nous il est dit : 'car c'est Lui qui te donne la force' (Devarim 8,18), et il est dit : 'car c'est aussi Toi qui as accompli pour nous toutes nos œuvres' (Yechayahou 26,12). Voilà le sens de 'Tu es avec moi' (comme il est écrit là-bas).
Et par ce moyen, le Guehinom, qui est de feu, c'est-à-dire le degré de la crainte (yira), comme il est dit dans Haguiga (13b) que le fleuve de feu (nehar dinour), issu de la sueur des Hayot, descend sur la tête des méchants dans le Guehinom, et il existe une crainte mauvaise, qui est une lanière pour frapper les mauvais - par 'car Tu es avec moi' cette crainte se retourne en crainte de ה' et en crainte de Sa grandeur (yirat haromemout), laquelle conduit au contraire à la joie, comme il est écrit dans le Tana deBei Eliyahou Rabba, début du chapitre 3, et comme il est écrit : 'réjouissez-vous en tremblant' (Tehilim 2,11). Alors la faute est déjà réparée et il a déjà reçu sa punition par cela, car cette faute-là ôte la crainte, comme il est dit dans Berakhot (22a) ; et de même la crainte ôte cette faute-là, comme il est écrit : 'crains ה' et écarte-toi du mal' (Michlé 3,7), et comme il est dit au chapitre 3 de Nedarim (20a) sur le verset 'et afin que Sa crainte soit sur vos faces', etc.
(Chemot 20,17).