צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 100

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

La techouva, c'est que l'homme restitue la chose elle-même au Nom béni soit-Il : tout est l'œuvre de D.ieu et de Sa puissance, jusqu'à la pensée avant qu'elle se forme dans le cœur. Rabbi Tsadok dit qu'Il a donné alors la force dans la transgression elle-même ; après la techouva complète, les fautes volontaires deviennent des mérites, car cela aussi était Sa volonté. L'assistance divine (siata dichmaya) lui a été retirée « afin que Tu sois juste dans Ta parole », et cela est littéralement comme des mérites. Dans l'avenir tous reconnaîtront la puissance de Sa royauté : ces écarts du droit étaient de la hassidout, car ils ne s'écartaient pas de la vérité de Sa volonté.

Aussi : le hassid s'écarte de la stricte mesure du droit pour le ''hessed, l'impie pour la méchanceté ; « Mes hassidim » et « Tes hassidim », appelés ainsi auprès de D.ieu seulement ; tsadik et hassid, deux forces mêlées en chaque homme, l'une l'emportant.

‏[ק] תשובה היינו שמשיב אותו דבר אל הש"י ר"ל שמכיר שהכל פועל הש"י וכחו אפי' המחשבה טרם ‏נוצרה בלבו של אדם כמשאז"ל (ב"ר פ' ט) נמצא הש"י נתן לו כח אז גם בהעבירה ועי"ז אחר ‏התשובה הגמורה הוא זוכה שזדונות נעשין זכיות כי גם זה הי' רצון הש"י כך כמ"ש בשבת (פט:) ‏אם יהי' חטאיכם כשנים כי' וכענין שאז"ל (מד"ת וישב ד) ע"פ נורא עלילה על בנ"א וכד"ש דוד ‏המע"ה למען תצדק בדברך ר"ל לכך נטלה ממנו הסייעתא וא"כ הוא ממש כזכיות מאחר שגם זה ‏רצון הש"י. וז"ש וחסידיך ירננו ואז"ל (ילקוט ישעיה רמז רצו) אלו רשעי ישראל כו' וכן ע"פ אספו לי ‏חסידי וגו' (כמש"ש) פי' כי חסיד הוא הנוטה משורת הדין להתחסד וכן רשע נוטה משורת הדין ‏להרשיע וכשיפתח הש"י לעתיד אחר התשובה הגמורה ויכירו הכל כח מלכותו נמצא הזדונות שהיו ‏נטי' משורות הדין היו חסידות כיון שלא היו נוטים מאמיתות רצון הש"י.

ודייק חסידי וחסידיך ולא ‏חסידים רק שאצל הש"י הם קרויים חסידים ולא לעיני בנ"א. וצדיק וחסיד הם ב' מדרגות באדם ‏בתולדה וע"ז א' (ב"ב טז.) בראת צדיקים בראת רשעים ואע"ג דאלו צדיק ורשע לא קאמר כמ"ש ‏בנדה (טז:) רק אלו הם ב' כחות בעולמות עליונים רק תמור רשע הוא שם חסיד כנ"ל וב' הכחות ‏מעורבים בכ"א רק אינם שוים בא' זה גובר ואכמ"ל:

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[100] La techouva (le retour, le repentir), c'est que l'homme restitue la chose elle-même au Nom béni soit-Il : c'est-à-dire qu'il reconnaisse que tout est l'œuvre du Nom béni soit-Il et de Sa puissance, et cela même pour la pensée, avant qu'elle ne se soit formée dans le cœur de l'homme, comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Berechit Rabba, chap. 9).

Il se trouve donc que le Nom béni soit-Il lui a donné la force, alors, dans la transgression elle-même ; et par là, après la techouva complète, il mérite que ses fautes volontaires (zedonot) deviennent des mérites, car cela aussi était ainsi la volonté du Nom béni soit-Il, comme il est dit dans Chabbat (89b) : si vos fautes sont comme l'écarlate, etc. (Isaie 1,18).

Et cela rejoint ce qu'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Midrach Tan'houma, Vayechev 4) sur le verset : redoutable dans Ses actes envers les fils de l'homme (Psaumes 66,5), et ce qu'a dit David, roi d'Israël, que la paix soit sur lui : afin que Tu sois juste dans Ta parole (Psaumes 51,6) - c'est-à-dire que c'est pour cela que l'assistance divine (siata dichmaya) lui a été retirée ; et s'il en est ainsi, cela est littéralement comme des mérites, puisque cela aussi était la volonté du Nom béni soit-Il. Et c'est ce qui est dit : et Tes hassidim (Tes fidèles) chanteront de joie (Psaumes 132,9), et nos maîtres de mémoire bénie ont dit (Yalkout Chimoni, Isaie, remez 296) : ce sont les impies d'Israël, etc. ; et de même sur le verset : rassemblez-Moi Mes hassidim, etc.

(Psaumes 50,5) (comme il est dit là-bas). Explication : le hassid est celui qui s'écarte de la stricte mesure du droit pour agir avec bonté ('hessed), et de même l'impie s'écarte de la stricte mesure du droit pour agir avec méchanceté.

Et lorsque le Nom béni soit-Il ouvrira [les yeux] dans l'avenir, après la techouva complète, et que tous reconnaîtront la puissance de Sa royauté, il se trouvera que ces fautes volontaires, qui étaient un écart par rapport à la stricte mesure du droit, étaient des actes de hassidout (de bonté dévouée), puisqu'elles ne s'écartaient pas de la vérité de la volonté du Nom béni soit-Il. Et il faut y regarder de près : il est dit Mes hassidim et Tes hassidim, et non pas simplement des hassidim - seulement qu'auprès du Nom béni soit-Il ils sont appelés hassidim, et non aux yeux des fils de l'homme.

Or le tsadik (le juste) et le hassid sont deux degrés dans l'homme depuis sa naissance, et c'est à ce sujet qu'il est dit (Baba Batra 16a) : Tu as créé des justes, Tu as créé des impies - et bien qu'il ne soit pas décrété [d'en haut] qu'un homme sera juste ou impie, comme il est dit dans Nidda (16b), il s'agit ici de deux forces dans les mondes supérieurs ; seulement, en place d'impie, le nom est hassid, comme dit plus haut. Et les deux forces sont mêlées en chaque homme, seulement elles ne sont pas égales : chez l'un, c'est celle-ci qui l'emporte.

Et ce n'est pas ici le lieu d'en dire davantage.

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