Tout verset de paroles de Torah contient la force et la vitalité du sujet qui y est énoncé. Rabbi Tsadok le montre par les tefilin : « et ce sera pour toi un signe » (Chemot 13,9) ne nomme pas la section, et la halakha écrit ces sections-là, qui ont donc la segoula (vertu propre) d'être un signe. De chaque verset sort un Nom utile au sujet qui y est dit. « Écoute Israël » (Devarim 6,4) fixe l'écoute dans le cœur : il faut prononcer aussi « Chema Israël ». Il rapporte du Ari Z"L qu'en répétant le verset de l'interdit, le vouloir change.
Aussi : de même pour une mitsva et une bonne chose ; secret entendu de la bouche du tsadik, selon « les lèvres du juste connaissent le vouloir » (Michlé 10,32)
[צח] כל פסוק של ד"ת יש בו כח וחיות של אותו ענין שנאמר בו תדע בתפילין שנא' והי' לאות וגו' ולא נתפרש איזה פ' מד"ת צריך להיות לאות וההלכה לכתוב אותם הפרשיות שנא' בהם זה מסתמא אותה פ' שנאמר בה פסוק והי' לאות וגו' יש בה אותה ענין כח וסגולה שתהי' לאות. וכיו"ב ידוע הרבה ליודעי השמות ובקבלה מעשיות כי מכל פסוק יוצא שם המועיל לאותו ענין הנז' בפסוק.
וכן פסוק שמע ישראל בו כח הקביעות השמיעה בלב ולכך צריך שיאמר גם תיבת שמע ישראל. וזה סוד ג"כ מה ששמעתי ע"פ שפתי צדיק ידעון רצון כי האריז"ל כתב סגולה למי שיצרו מסיתו לאיזה עבירה לדבר בפיו כ"פ פסוק הלאו של העבירה עי"ז ישתנה הרצון.
וכן לענין מצוה ודבר טוב:
[98] Tout verset de paroles de Torah contient en lui la force et la vitalité du sujet même qui y est énoncé. Tu le sauras par les tefilin, car il est dit 'et ce sera pour toi un signe' etc.
(Chemot 13,9), et il n'a pas été précisé quelle section des paroles de Torah doit servir de signe ; or la halakha est d'écrire précisément ces sections-là dont cela est dit - c'est donc, vraisemblablement, que la section même dans laquelle est dit le verset 'et ce sera pour toi un signe' etc. possède en elle cette force et cette segoula (vertu propre) d'être un signe. Et de même, cela est bien connu de ceux qui savent les Noms et de la kabbale pratique, car de chaque verset sort un Nom utile au sujet mentionné dans ce verset.
De même le verset 'Écoute Israël' (שמע ישראל, Devarim 6,4) contient la force de fixer l'écoute dans le cœur, et c'est pourquoi il faut prononcer aussi les mots mêmes 'Chema Israël'. Et c'est là aussi le secret de ce que j'ai entendu de la bouche du juste, selon 'les lèvres du juste connaissent le vouloir' (Michlé 10,32) : le Ari zal (Rabbi Its'hak Louria) a écrit une segoula pour celui que son penchant incite à quelque transgression, à savoir de prononcer de sa bouche plusieurs fois le verset de l'interdit de cette transgression, et par ce moyen le vouloir changera.
Et il en va de même pour ce qui est d'une mitsva et d'une bonne chose.