Parfois l'homme atteint une illumination (hara'a), et par elle il parvient à la crainte, face de courroux, ou à l'amour, face de faveur (ratsone). Rabbi Tsadok enseigne que par la crainte il répare le courroux de cette face, qui se renverse en faveur, puis il vient à l'amour. S'il la repousse par la frivolité (holélout), rien n'est réparé : « Et Je tournerai Ma face contre cet homme » (Vayikra 20,5). « Ma face » est l'ouverture de Sa lumière, et le Saint, béni soit-Il, ouvre toujours une porte au repentir. À sa mort l'homme voit la Che'hina, face de courroux, car la face est une illumination.
Aussi : « dans Ta lumière nous voyons la lumière » (Tehilim 36,10) ; « Ma face ira et Je te donnerai le repos » (Chemot 33,14), la crainte n'étant pas repos
[צד] פעמים משיג האדם הארה ועי"ז מגיע ליראה והוא פנים של זעם וכשמגיע על ידו לאהבה הוא פנים של רצון וע"י היראה שיש לו הוא מתקן הזעם שבפנים ומתהפך לרצון ובא אח"כ לאהבה. אבל אם מדחה אז מפניו ע"י הוללות ומחשבות אחרות אז אין נתקן ח"ו ואז הוא ונתתי פני באיש ההוא וגו' ר"ל.
ובכל מקום פני הוא פתיחות אורו. כי לעולם הקב"ה פותח שער לתשובה ובשעת מיתתו אדם רואה שכינה זה נקרא פנים של זעם כי לעולם פנים הוא הארה כאשר מגיע לאדם כי כשהש"י נותן פניו בו ומסתכל אליו הרי באורך נראה אור וא' פני ילכו והניחותי לך כי יראה איננה נייחא כנודע:
[94] Parfois l'homme atteint une illumination (hara'a, un éclat de lumière divine), et par elle il parvient à la crainte : c'est là une face de courroux ; et lorsque par elle il parvient à l'amour, c'est une face de faveur (ratsone). Par la crainte qu'il a, il répare (tikoun) le courroux qui est dans cette face, celle-ci se renverse en faveur, et il vient ensuite à l'amour.
Mais s'il repousse alors cette face loin de lui par la frivolité (holélout) et par d'autres pensées, alors rien n'est réparé, à D.ieu ne plaise, et il se trouve dans ce qui est dit : "Et Je tournerai Ma face contre cet homme..." (Vayikra 20,5), que le Miséricordieux nous en préserve. Et partout "Ma face" désigne l'ouverture de Sa lumière.
Car le Saint, béni soit-Il, ouvre toujours une porte au repentir ; et à l'heure de sa mort l'homme voit la Chekhina : cela s'appelle une face de courroux, car toujours la face est une illumination lorsqu'elle parvient à l'homme, puisque, quand Hachem Yitbarakh (le Nom, qu'Il soit béni) place Sa face en lui et le regarde, voici que "dans Ta lumière nous voyons la lumière" (Tehilim 36,10). Et il est dit : "Ma face ira et Je te donnerai le repos" (Chemot 33,14), car la crainte n'est pas repos, comme cela est connu.