צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 92

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Parfois des degrés s'ouvrent à un homme un moment, puis disparaissent, et il retourne à ses travers englouti dans les désirs. Rabbi Tsadok dit qu'il doit y réfléchir et craindre qu'il n'en soit selon ce qu'ils ont dit de la génération du Déluge : Il leur fit goûter quelque chose du monde à venir. Dans le monde à venir l'on jouit seulement de la splendeur de la Che'hina ; après une telle lumière ils n'auraient plus été des hommes du Déluge, donc cela s'ouvrit un instant puis disparut. Ce fut un temps donné pour qu'ils reviennent : le Nom béni soit-Il ouvre un éveil d'en haut, afin qu'advienne le « Revenez » par un éveil d'en bas.

Aussi : cette lumière est aussi l'absence du mauvais penchant ; la mort des justes expie comme le bouc émissaire, pour lequel la techouva est requise ; les jours du deuil de Metouchelah

‏[צב] לפעמים נפתח לאדם מדרגות ואם הוא רק לפי שעה ואח"כ נעלם ממנו והוא חוזר לסורו להיות ‏משוקע בתאות יש לו להתבונן ולדאג פן הוא ח"ו עד"ש בפ' חלק (סנהדרין קח:) בדור המבול שהטעימן מעין ‏עוה"ב והרי א' בפ' הי' קורא שהעוה"ב אין בו שום הנאה וחמדה מעניני תאות עוה"ז רק נהנין מזיו ‏השכינה ואחר פתיחת אור כזה הרי לא היו עוד בני מבול רק ע"כ שנפתח להם לשעה ונעלם והוא ‏אחד עם הד"א דשם דקאמר זמן קטן אחר זמן גדול שזה הי' זמן אולי ישובו עי"ז שפתח להם הש"י ‏אור כזה שהוא ג"כ העדר היצ"ר ואח"כ העלימו כרגע וחזרו לתאותם. ואידך לישנא שהם ימי אבלו ‏דמתושלח והיינו דמיתת צדיקים מכפרת כשעיר המשתלח (יומא מב.) וקיי"ל (שבועות יג.) גם ‏בשעיר צריך תשובה רק החילוק בזה הש"י פותח הפתח לתשובה ומאיר אורו באתערותא דלעילא ‏קודם וכנ"ל ולכך באותם ימי אבלו הי' כן אתדל"ע מקודם אחר זמן גדול שהי' קודם להיות שובו כו' ‏באתדל"ת:

‏

[92] Parfois des degrés (niveaux spirituels) s'ouvrent à un homme, et si cela ne dure qu'un moment, qu'ensuite cela lui disparaît et qu'il retourne à ses travers pour être englouti dans les désirs, il doit y réfléchir et craindre qu'il n'en soit, à D.ieu ne plaise, selon ce qu'ils ont dit au chapitre 'Helek' (Sanhédrin 108b) au sujet de la génération du Déluge : qu'Il leur fit goûter quelque chose du monde à venir (me'ein olam haba). Or il est dit au chapitre 'Haya koré' (Berakhot 17a) que dans le monde à venir il n'y a ni plaisir ni convoitise des choses relevant des désirs de ce monde-ci, mais que l'on y jouit seulement de la splendeur de la Chekhina (ziv haChekhina) ; et après l'ouverture d'une telle lumière, ils n'auraient plus été des hommes du Déluge.

Force est donc de dire que cela s'ouvrit pour eux un instant, puis disparut. Et cela ne fait qu'un avec l'autre explication (davar aher) rapportée là, qui dit : un temps court après un temps long - car ce fut un temps donné pour qu'ils reviennent peut-être, du fait que le Nom béni soit-Il leur ouvrit une telle lumière, laquelle est aussi l'absence du mauvais penchant (yetser hara), puis Il la leur fit disparaître en un instant, et ils retournèrent à leurs désirs.

Et l'autre version, selon laquelle ce sont les jours du deuil de Metouchelah (Mathusalem), revient à dire que la mort des justes expie comme le bouc émissaire (Yoma 42a), et il est établi pour nous (Chevouot 13a) que pour le bouc aussi le repentir (techouva) est requis ; seulement, la différence est ici que le Nom béni soit-Il ouvre l'ouverture du repentir et fait briller Sa lumière par un éveil d'en haut (itarouta dilela) au préalable, comme ci-dessus. C'est pourquoi, durant ces jours de son deuil, il en fut ainsi : un éveil d'en haut d'abord, après le temps long qui avait précédé, pour qu'advienne le 'Revenez...' par un éveil d'en bas (itarouta diletata).

💬
✉ Signaler une erreur de traduction