צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 82

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Lorsqu'un homme est errant et vagabond (na va-nad, Berechit 4,12), bien qu'il s'imagine en avoir besoin pour son bien, il a péché par meurtre à l'exemple de Caïn. Rabbi Tsadok y joint faire blêmir le visage d'autrui (ah'vourei apei), une peine grave, et « s'échauffer parmi les térébinthes » (ha-neh'amim ba-elim, Yechaya 57,5). Lorsqu'il s'apaise et se fixe, qu'il sache qu'il a réparé cela. Parfois la prière expie la moitié, comme Caïn « s'établit au pays de Nod » (Berechit 4,16), selon le Vayikra Rabba. Tant que le charme du lieu n'est pas sur lui, il y reste comme un étranger, errant dans la pensée : l'acte est réparé, la pensée pas encore.

‏[פב] כשאדם נע ונד אע"פ שמדמה שהוא צריך לכך לטובתו מ"מ ודאי חטא ברציחה [דוגמת קין] ‏ולאו דוקא רציחה ממש אלא דוגמתו כגון אחוורי אפי שדימוהו רז"ל (ב"מ נח:) לרציחה וכן מצער ‏לחבירו צער קשה כיוצא בו וכן הנחמים באילים כדרז"ל (נדה יג.). וכשנשקט ונקבע במקום ידע כי ‏תיקן זה.

ולפעמים תפלה מכפרת מחצה כמ"ש בקין וישב בארץ נוד כמ"ש בוי"ר (פר' י) והיינו כי חן ‏מקום על יושביו וכאשר אין חן מקומו עליו והוא כגר ונודד שם עדיין לא נתכפר הכל עד שיהי' חן ‏מקום עליו. [כי כשאין חן מקומו עליו אז עדיין הוא נע ונד במחשבה והוא סימן שתיקן המעשה אבל ‏לא תיקן עדיין המחשבה]:

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[82] Lorsqu'un homme est errant et vagabond (na va-nad, Genèse 4,12), bien qu'il s'imagine avoir besoin de cela pour son bien, il n'en reste pas moins certain qu'il a péché par meurtre [à l'exemple de Caïn]. Et non pas nécessairement un meurtre au sens propre, mais quelque chose de semblable : par exemple faire blêmir le visage de son prochain (ah'vourei apei : l'humilier en public), que nos maîtres, de mémoire bénie, ont assimilé au meurtre (Baba Metsia 58b) ; de même celui qui inflige à son prochain une peine grave du même ordre ; et de même ceux qui 's'échauffent parmi les térébinthes' (ha-neh'amim ba-elim, Isaie 57,5 : ceux qui répandent leur semence en vain), selon ce qu'ont dit nos maîtres, de mémoire bénie (Nidda 13a).

Et lorsqu'il s'apaise et se fixe en un lieu, qu'il sache qu'il a réparé cela. Et parfois la prière expie la moitié, comme il est écrit au sujet de Caïn 'et il s'établit au pays de Nod' (Genèse 4,16), ainsi qu'il est exposé dans le Vayikra Rabba (chapitre 10).

C'est-à-dire : car 'le charme d'un lieu est sur ses habitants' ; et tant que le charme de son lieu n'est pas sur lui et qu'il y est comme un étranger et un errant, tout n'a pas encore été expié, jusqu'à ce que le charme du lieu soit sur lui. [Car lorsque le charme de son lieu n'est pas sur lui, il est alors encore errant et vagabond dans la pensée ; et c'est le signe qu'il a réparé l'acte mais qu'il n'a pas encore réparé la pensée.]

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