Les fils ressemblent à la mère, enseigne Rabbi Tsadok. Qu'un homme épouse la fille d'un talmid ''hakham, car ses fils seront des talmidei hakhamim ; s'il l'est lui-même, ses fils ne le sont pas pour autant. « Un fils insensé est le chagrin de sa mère », et non de son père. Les filles ressemblent au père, c'est là la supériorité de la fille d'un talmid ''hakham : l'Écriture a fait dépendre les mâles des femelles et les femelles des mâles. Par accoutumance, la fille auprès de sa mère lui ressemble aussi, non par engendrement : « la brebis va après la brebis » ; celui qui épouse une femme doit examiner ses frères.
Aussi : les pères se reconnaissent toujours dans leurs fils ; ce qui est scellé dans les profondeurs du cœur des pères se révèle en acte chez les fils ; les fils viennent des profondeurs du cœur des pères.
[סג] הבנים דומים לאם כמו שכתב בפסחים (מט.) ישא בת ת"ח שאם כו' בניו ת"ח ואלו אם הוא ת"ח אין בניו ת"ח כמ"ש בנדרים (פא.) ונאמר בן כסיל תוגת אמו ולא אביו. וזהו בזכרים אבל הנקיבות דומות לאב שזהו מעלת בת ת"ח וכמ"ש בנידה (לא.) תלה הכתוב הזכרים בנקבות ונקבות בזכרים.
ומ"מ מצד הרגילות הבת אצל אמה היא דומה ג"כ לאמה מצד ההרגל ולא מצד התולדה וכמ"ש (כתובות סג.) רחילא בתר רחילא כו' לכך הנושא אשה יבדוק באחיה. (כמ"ש ב"ב קי.) ולעולם האבות ניכרים בבניהם כי מה שהוא סתום במעמקי הלב של האבות מתגלה לפועל בבנים כמ"ש מזה במק"א וכך קבלתי כי הבנים מעמקי לב האבות:
[63] Les fils ressemblent à la mère, comme il est écrit dans Pessahim (49a) : qu'un homme épouse la fille d'un talmid 'hakham (savant de la Torah), car si [il meurt ou est exilé] etc., ses fils seront des talmidei hakhamim ; alors que si c'est lui qui est talmid 'hakham, ses fils ne sont pas pour autant des talmidei hakhamim, comme il est dit dans Nedarim (81a) ; et il est dit : 'Un fils insensé est le chagrin de sa mère' (Proverbes 10,1) - et non de son père. Et cela vaut pour les mâles ; mais les filles ressemblent au père, et c'est là la supériorité de la fille d'un talmid 'hakham, comme il est dit dans Nidda (31a) : l'Écriture a fait dépendre les mâles des femelles et les femelles des mâles.
Néanmoins, du côté de l'habitude, la fille se tenant auprès de sa mère, elle ressemble elle aussi à sa mère - du côté de l'accoutumance et non du côté de l'engendrement -, comme il est dit (Ketoubot 63a) : 'la brebis va après la brebis' etc. ; c'est pourquoi celui qui épouse une femme doit examiner ses frères (comme il est dit dans Baba Batra 110a). Et toujours les pères se reconnaissent dans leurs fils, car ce qui est scellé dans les profondeurs du cœur des pères se révèle en acte chez les fils, comme je l'ai écrit à ce sujet ailleurs (bemakom aher) ; et ainsi l'ai-je reçu par tradition : les fils viennent des profondeurs du cœur des pères.