Toutes les peines qu'un homme subit par un autre, sciemment ou à son insu, par causation indirecte (guerama) ou par réprimande, sont selon Rabbi Tsadok la lanière de correction pour sa faute ; la honte de la réprimande tient lieu de souffrances expiatoires. Il doit demeurer innocent : « Je demanderai compte du sang de Yizreel à la maison de Yehou », de même pour Baacha selon Rachi ; « rassemblez-vous et rassemblez », « pare-toi toi-même », sinon il est puni. Les souffrances venues à autrui à l'insu n'arrivent que par un innocent, car le Saint béni soit-Il ne veut pas d'achoppement (takala) sur un homme d'Israël. Lorsque l'homme n'est pas exempt de faute, les eaux n'éprouvent pas sa femme.
[ס] כל מיני צער ויסורים שיש לאדם ע"י אדם אחר בין מדעתו בין שלא מדעתו רק בגרמא דילי' נגרם צער לאחר וכן אפי' מוכיחו ועי"ז מצטער הוא הרצועה מרדות לו על עונו [כי גם הבושה והצער שיש לאדם בעונו כשמוכיחין אותו גם זה הוא ליסורין על עונו] ולכן יש לאדם ליזהר שיהי' הוא נקי בזה וכמ"ש ופקדתי את דמי יזרעאל על בית יהוא וכן נאמר גבי בעשא ע"ש ברש"י ולכן נא' התקוששו וקושו קשוט כו' (כמ"ש ב"מ ק"ז:) דבלא"ה נענש על כך. ויסורין הבאים לאחר ע"י שלא מדעתו אין הקב"ה מביאם אלא ע"י מי שנקי בדבר כי אין הקב"ה רוצה להביא תקלה לאיש מישראל [אם לא שגם לו יש משפט בזה שיקבל העונש על מה שנענש זה על ידו.
עד"ש במכות (י:) הקב"ה מזמינם לפונדק זה כו' וזה כו'] ולכן אמרו בסוטה כשאין האיש מנוקה מעון אין המים בודקים אשתו:
[60] Toutes les sortes de peine et de souffrances qu'un homme subit par l'intermédiaire d'un autre homme, que ce soit sciemment ou à son insu, et même lorsque c'est seulement par sa causation indirecte (guerama) que la peine a été causée à autrui, et de même lorsqu'il le réprimande et que par là il lui cause de la peine : tout cela est la lanière de correction qui le frappe pour sa faute [car la honte et la peine qu'un homme éprouve à cause de sa faute lorsqu'on le réprimande, cela aussi lui tient lieu de souffrances expiatoires pour sa faute]. C'est pourquoi l'homme doit prendre garde à demeurer lui-même innocent en cela, comme il est écrit : "Je demanderai compte du sang de Yizreel à la maison de Yehou" (Osée 1,4) ; et il est dit de même au sujet de Baacha (I Rois 16,7), vois-y le commentaire de Rachi.
C'est pourquoi il est dit : "Rassemblez-vous et rassemblez" (התקוששו וקושו) (Sophonie 2,1), "pare-toi toi-même" (קשוט) etc. (comme il est exposé dans Bava Metsia 107b), car sans cela il est puni pour ce fait.
Et les souffrances qui viennent à autrui par l'intermédiaire de quelqu'un à son insu, le Saint béni soit-Il ne les amène que par l'intermédiaire de celui qui est innocent en cette affaire, car le Saint béni soit-Il ne veut pas amener d'achoppement (takala) sur un homme d'Israël [à moins qu'il n'y ait aussi contre lui un jugement en cela, de sorte qu'il reçoive le châtiment mérité pour ce dont cet autre a été puni par son entremise ; à la manière de ce qui est dit dans Makot 10b : le Saint béni soit-Il les convoque à la même auberge, etc., et celui-ci etc.]. C'est pourquoi ils ont dit dans Sota (47b) : lorsque l'homme n'est pas exempt de faute, les eaux n'éprouvent pas sa femme.