Selon Rabbi Tsadok, tout l'effort de l'homme pour briser le yetser (le penchant au mal) dans les désirs n'est appelé que « grâce » et « beauté », mensonge et vanité sans permanence éternelle, car le yetser se renforce chaque jour. L'essentiel est seulement de demander à D.ieu qu'Il soit à son secours, assurance fidèle : « car son rédempteur est vivant » (Iyov 19,25). Ils ont dit (Sanhédrin 20a) : « Mensonge que la grâce » (Michlé 31,30), c'est Yossef ; « et vanité que la beauté », c'est Boaz. « Une femme etc. », c'est Palti, qui pleurait sur la mitsva qui s'en allait ; appelé Paltiel, « que D.ieu l'a délivré de la faute », il a mérité l'aide du Ciel (siyata dichmaya) et non par son propre effort.
[נא] כל השתדלות האדם בשבירת היצר בתאות נקרא חן ויופי לבד שהוא שקר והבל שאינו קיום לעד כי היצר מתגבר בכל יום ואולי מחר לא ינצחנו. רק העיקר לבקש מהש"י שיהי' בעזרו שזהו מבטח נאמן כי גואלו חי.
וז"ש (סנהדין כ.) שקר החן זה יוסף [אינו יופי גמור כמשאז"ל (סוטה לו:) שיצאו טפין. לכן נקרא שקר] והבל היופי זה בועז שא' שם ג"כ שנתקשה והי' לו תאוה ויצר רק התאמץ נגדו ולכך הי' רק שעה א' אבל אשה וגו' זה פלטי שהי' הלוך ובכה על מצוה דאזלה מיני' משא"כ יוסף ובועז ודאי היו רוצים יותר שלא יהיו באותו נסיון כי הוא נקרא פלטיאל שפלטו כו' זכה לסייעתא דשמיא ולא מהשתדלותו:
[51] Tout l'effort de l'homme pour briser le yetser (le penchant au mal) dans les désirs n'est appelé que "grâce" et "beauté" seulement, ce qui est mensonge et vanité, car cela n'a pas de permanence éternelle : le yetser se renforce chaque jour, et peut-être demain ne le vaincra-t-il pas. L'essentiel est seulement de demander à ה' yitbarakh (le Nom, béni soit-Il) qu'Il soit à son secours, car c'est là une assurance fidèle, "car son rédempteur est vivant" (Iyov 19,25).
Et c'est ce qu'ils ont dit (Sanhédrin 20a) : "Mensonge que la grâce" (Michlé 31,30), c'est Yossef [ce n'est pas une beauté achevée, comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Sota 36b) que des gouttes sortirent [de ses ongles] ; c'est pourquoi cela est appelé mensonge] ; "et vanité que la beauté", c'est Boaz, dont on dit là-bas également qu'il eut un raidissement et qu'il éprouva désir et yetser, seulement il se raidit contre lui, et c'est pourquoi ce ne fut que l'affaire d'une seule heure. Mais "une femme etc." [qui craint ה', c'est elle qui sera louée], c'est Palti, qui allait et pleurait sur la mitsva qui s'en allait de lui - ce qui n'est pas le cas de Yossef et de Boaz, qui certainement auraient préféré ne pas se trouver dans cette épreuve ; car lui est appelé Paltiel, "que D.ieu l'a délivré [de la faute]" etc., il a mérité l'aide du Ciel (siyata dichmaya) et non pas par son propre effort.