צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 49

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Que chacun sache : là où son yetser (penchant) l'assaille le plus, et là où il a beaucoup fauté, il est un keli (récipient) préparé pour que ces choses soient chez lui nettes et limpides. Rabbi Tsadok rapporte le Vayikra Rabba : par le membre avec lequel on a fauté, on accomplira des mitsvot. C'est la réparation (tikoun) de la transgression, mesure pour mesure, et la réparation de son âme : chacun a été créé pour réparer une chose par laquelle son âme se singularise. Par le faux pas, il comprend qu'il a été formé pour cela : « Nul ne se tient debout sur des paroles de Torah tant qu'il n'y a pas trébuché. »

Aussi : Ahaz a scellé la Torah, keli préparé à engendrer 'Hizkiyahou qui la répandit plus que quiconque.

[מט] כל אחד ידע שבמה שיצרו תוקפו ביותר הוא כלי מוכן לאותם דברים ביותר להיות נקיים וזכים אצלו. ובדברים שהרבה לפשוע בהם ידע שהוא כלי מוכן להיות דייקא באותו דבר נקי ובר לבב ולכן א' בוי"ר (פר' כא) שבאבר שבו חטא בו יעשה מצות ואין זה רק תיקון לעבירה הקודמת מדה כנגד מדה אבל הוא גם תיקון נפשו בפרט כי כ"א נברא לתיקון איזה דבר פרטי אשר בו נתייחדה נפשו בפרט ואין לה חבר [כמו שלא נמצא פרצופים שוים ופרצוף פנים רומז על צלם א-להים דנפש] כנודע מאמר הקדמונים על מאמר רז"ל (שבח קיח:) אבוך במאי זהיר טפי.

ועל כזה א' (גיטין מג.) אין אדם עומד על ד"ת אא"כ נכשל שע"י המכשלה הוא מבין שלכך נוצר לתקן אותו דבר. הלא תראה אחז חתם התורה כמ"ש בחלק (קג:) ובמד' (ב"ר פר' מב) שמנע תינוקת של בית רבן אמר אם אין גדיים כו' לפי שהוא הי' כלי מוכן להוליד חזקי' שהיה מרביץ תורה ביותר כדאי' ספ"ק דב"ק ופ"ב דסנהדרין (כ.) ועד שלא נמצא ע"ה בימיו כדאי' בחלק (צד:) ע"ש ממש ההיפוך:

[49] Que chacun sache que dans ce en quoi son penchant (yetser) l'assaille le plus fortement, il est justement un keli (récipient) préparé pour ces choses-là, afin qu'elles soient chez lui nettes et limpides. Et dans les domaines où il a commis beaucoup de fautes, qu'il sache qu'il est un keli préparé à être, précisément dans cette chose-là, net et pur de cœur.

C'est pourquoi il est dit dans le Vayikra Rabba (chap. 21) que par le membre avec lequel on a fauté, c'est avec ce membre-là que l'on accomplira des mitsvot.

Et cela n'est pas seulement une réparation (tikoun) de la transgression précédente, mesure pour mesure, mais c'est aussi la réparation de son âme en particulier : car chacun a été créé pour la réparation d'une chose particulière, par laquelle son âme se singularise en propre et n'a pas sa pareille [de même qu'il ne se trouve pas deux visages (partsoufim) identiques, et le visage fait allusion à l'image divine (tselem Elokim) de l'âme], comme cela est connu par la parole des anciens sur le propos de nos maîtres, de mémoire bénie (Chabbat 118b) : "En quoi ton père était-il le plus scrupuleux ?". Et c'est à ce sujet qu'il a été dit (Guittin 43a) : "Nul ne se tient debout sur des paroles de Torah tant qu'il n'y a pas trébuché" - car c'est par le faux pas qu'il comprend que c'est pour cela qu'il a été formé : pour réparer cette chose-là.

Ne vois-tu pas qu'Ahaz a scellé la Torah, comme il est dit dans [le chapitre] 'Helek (Sanhédrin 103b) et dans le Midrach (Bereshit Rabba chap. 42), qu'il a empêché les jeunes enfants de la maison du maître [d'étudier], disant : "s'il n'y a pas de chevreaux, il n'y aura pas de boucs" - et cela parce qu'il était, lui, un keli préparé à engendrer Hizkiyahou, qui répandit la Torah plus que quiconque, comme il est rapporté à la fin du premier chapitre de Bava Kama et au deuxième chapitre de Sanhédrin (20a), au point qu'il ne se trouvait plus d'ignorant ('am ha-arets) en ses jours, comme il est rapporté dans 'Helek (94b) - vois-y l'exact inverse.

💬
✉ Signaler une erreur de traduction