צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 40

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Selon Rabbi Tsadok, l'essentiel de la techouva consiste à aller jusqu'à ce que D.ieu illumine les yeux, de sorte que les fautes volontaires (zédonot) deviennent comme des mérites, l'homme reconnaissant que ce en quoi il a fauté était selon la volonté du Nom. L'Ari Z"L a expliqué que connaissance et libre arbitre sont vrais, chacun en un lieu qui lui est propre. Lorsqu'il atteint cette lumière, ses fautes ne sont jamais sorties de la connaissance du Nom, et Sa connaissance et Sa volonté sont tout un : tout est mérites, et il obtient l'expiation de Yom Kippour. C'est le secret du bouc à Azazel : le Nom a ordonné de l'envoyer, et la transgression devient un commandement.

[מ] עיקר התשובה הוא עד שיאיר ה' עיניו שיהיו זדונות כזכיות ר"ל שיכיר ויבין שכל מה שחטא הי' ג"כ ברצון הש"י כמשז"ל (ברכות לא סע"ב) ג' פסוקים כו' ואתה הסבות את לבם ואשר הרעותי כו' וכטעם ידיעה ובחירה שביאר האריז"ל בסוף ס' ארבע מאות שקל כסף ששניהם אמת כ"א במקום בפ"ע במקום הבחירה שם אין מקום לידיעה ובמקום הידיעה שם באמת אין מקום לבחירה וכשמשיג לאור זה העצום אז שבו כל זדונותיו בלתי יוצאים מעומק ידיעת הש"י והוא ודעתו ורצונו הכל א'. ומאחר שהש"י רצה כן הרי הכל זכיות וזוכה לכפרה גמורה שביוה"כ שזה סוד השעיר לעזאזל שאלו עשוהו האדם עצמו הי' עובד ע"ז גמור והוא לא יהי' שהוא יסוד כל המצות ל"ת וכל העבירות וההסרות מרצון הש"י.

רק שהשעיר הוא ע"י רצון הש"י שהוא מצוה לשלחו לו נעשה עוד מצוה ולא עבירה. וכך פירשוהו רז"ל (פרדר"א פ' מו) ועי' ברמב"ן פ' אחרי שאנו נותנים חלק לעזאזל שהוא הרע מצד מה שהש"י צוה לתת לו ונמצא העבירה מצוה:

[40] L'essentiel de la techouva (le retour, le repentir) consiste à aller jusqu'à ce que ה' illumine ses yeux, de sorte que les fautes volontaires (zédonot) deviennent comme des mérites : c'est-à-dire qu'il reconnaisse et comprenne que tout ce en quoi il a fauté était, lui aussi, selon la volonté du Nom béni soit-Il, comme l'ont dit nos maîtres de mémoire bénie (Berakhot 31b, fin de page) : trois versets, etc. - 'et Toi, Tu as détourné leur cœur' (Rois I 18,37), et 'celle que j'ai maltraitée' etc. (Mikha 4,6) ; et cela suit le sens de la question de la connaissance [divine] et du libre arbitre, qu'a expliquée le Ari za"l (Rabbi Its'hak Louria, de mémoire bénie pour la vie du monde à venir) à la fin du livre Arba Méot Chékel Kessef (Quatre cents sicles d'argent) : les deux sont vrais, chacun en un lieu qui lui est propre - au lieu du libre arbitre, il n'y a pas de place pour la connaissance, et au lieu de la connaissance, là, en vérité, il n'y a pas de place pour le libre arbitre.

Et lorsqu'il atteint cette lumière immense, alors toutes ses fautes volontaires se trouvent n'être jamais sorties de la profondeur de la connaissance du Nom béni soit-Il, et Lui, Sa connaissance et Sa volonté sont tout un. Et puisque le Nom béni soit-Il l'a ainsi voulu, voici que tout est mérites, et il obtient l'expiation complète de Yom Kippour.

Car tel est le secret du bouc [envoyé] à Azazel : si l'homme l'avait fait de lui-même, il aurait été un idolâtre accompli, et c'est [l'interdit de] 'Tu n'auras point [d'autres dieux]' (Chemot 20,3), qui est le fondement de tous les commandements négatifs (lo taasse) et de toutes les transgressions et de tous les écarts par rapport à la volonté du Nom béni soit-Il. Seulement, le bouc se fait par la volonté du Nom béni soit-Il, qui a ordonné de le lui envoyer : cela devient donc encore un commandement, et non une transgression.

Ainsi l'ont expliqué nos maîtres de mémoire bénie (Pirké deRabbi Eliezer, chap. 46), et voir le Ramban (Nahmanide) sur la paracha Aharé Mot : nous donnons une part à Azazel, qui est le mal, du fait que le Nom béni soit-Il a ordonné de la lui donner ; il se trouve ainsi que la transgression [elle-même] est un commandement.

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