צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 32

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

« On n'entre pas dans une ruine » (Berakhot 3a) : lieu vide d'hommes véritables et de mitsva, où il n'y a que de la pensée profane (mah'shevet ha-rechout). Rabbi Tsadok nomme le soupçon qu'il se soupçonne lui-même ; les mazikin (esprits nuisibles) et le yetser dans un lieu vide de sainteté ; l'effondrement, car « le mensonge n'a pas de jambes ». Même pour prier, s'il peut en chemin, un service court sur la voie du roi, portail ouvert, vaut mieux qu'une ruine et une pensée du dehors. Sauf ruine neuve renouvelée par lui, à deux, parmi des hommes intègres dont toute l'intention va au service de Hachem, et qui ne se tiennent pas dans les champs, lieu du yetser hara.

[לב] אין נכנסים לחורבה פי' מקום פנוי ממושב בנ"א האמיתים ומקום מצוה רק כל מחשבת הרשות. מפני החשד שיחשוד לעצמו שמא יש איזה תאוה בדבר.

ומפני המזיקין דכל מקום הפנוי מקדושה יש מקום למזיקין וכח היצר להתגבר. ומפני המפולת דסתם חורבה רעועה שא"ל קיום כמ"ש שקר אין לו רגלים.

ואפי' לצורך עבודה [להתפלל] אין ליכנס אם יכול [להתפלל] בדרך הוא דרך המלך פילון מפולש לעבודת ה' ואע"פ שדרך המלך הוא מלא מעוברי דרכים והם המפסיקין להולך בדרך ה' מוטב לעבוד שם עבודה קצרה כפי היכולת מליכנס לחורבה ומחשבת חוץ לצורך עבודה. אם לא בחורבא חדתי מחודשת מאתו ובתרי שאינו יחידי בעבודתו על דרך הזה.

וכשרי שכל כונתם לעבודת ה' ודלא קאי בדברא שהוא מקומן של כח היצה"ר:

[32] "On n'entre pas dans une ruine" (Berakhot 3a). Explication : un lieu vide de tout établissement des hommes véritables et vide de tout lieu de mitsva, où il n'y a que de la pensée profane (mah'shevet ha-rechout, la pensée des choses permises).

À cause du soupçon - qu'il se soupçonne lui-même, de peur qu'il n'y ait quelque désir dans la chose. Et à cause des mazikin (esprits nuisibles), car tout lieu vide de sainteté laisse place aux mazikin et à la force du yetser (le penchant) pour prendre le dessus.

Et à cause de l'effondrement, car une ruine ordinaire est branlante et n'a pas de tenue, comme ils ont dit : "le mensonge n'a pas de jambes". Et même pour le besoin du service [pour prier], il ne faut pas y entrer s'il peut [prier] en chemin : c'est la voie du roi, un pilon (portail, passage couvert) ouvert des deux côtés vers le service de ה'.

Et bien que la voie du roi soit pleine de passants, et que ce soient eux qui interrompent celui qui marche sur la voie de ה', il vaut mieux y accomplir un service court selon sa capacité que d'entrer dans une ruine et dans une pensée du dehors [fut-ce] pour le besoin du service. Sauf dans une "ruine neuve" (h'ourba h'adeti), renouvelée par lui, et "à deux" (bitrei), c'est-à-dire qu'il n'est pas seul dans son service sur cette voie ; et "des hommes intègres" (kecherei), dont toute l'intention va au service de ה' ; et "qui ne se tient pas dans les champs" (bedavra), qui est le lieu de la force du yetser hara (le penchant au mal).

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