צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 28

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

« Celui qui dort dans une maison obscure » : « Sois obscur (kabel) et tu subsisteras », et la Michna d'une maison dont on n'ouvre pas les fenêtres pour examiner sa plaie. Selon Rabbi Tsadok, aucune lumière de divinité n'y éclaire, et il ne connaît pas le moment d'accepter le joug de la royauté des cieux, le Chema. Qu'il s'adjoigne à la communauté et aux têtes de l'assemblée dès qu'il entend un enfant : son âme (nefech) incluse dans l'âme (nechama) des grands de la génération, ceux-ci l'élèvent. Cela vaut s'il ne peut sortir : ce signe n'est qu'une présomption (hazaka) ; s'il peut, qu'il sorte voir, sinon, après tous ses efforts, qu'il écoute un enfant et une femme.

[כח] מאן דגני בבית אפל. פי' כמ"ש בפ' חלק (סנהדרין צב.) הוי קבל וקיים כדתנן בית אפל כו'.

והיינו שאין מאיר בו שום אור אלהות ולא ידע זמן קבלת עול מ"ש אימתי כיון דשמע תינוק כו' יצטרף עצמו בהדי צבורא ובהדי ראשי העדה ובהדייהו גם הוא יוכל לקבל כידוע כאשר נכלל נפשו בנשמת גדולי הדור הם מעלים אותו. ודוקא כשאין יכול לצאת מן הבית אפל דלא עדיף האי סימנא מחזקה דהיכא דאיכא לברורי מבררינן ויצא לחוץ לראות.

[ולכן לא נקט טפי סומא. דעדיין צ"ל דגני בבית סגור שא"י לצאת לשאל מבנ"א] אך כשאין יכול כלל אחר כל השתדלות להגיע לבבו למקום האור אז יצטרף בשמיעות קול תינוק ואשה משא"כ ביכול לצאת כמ"ש בשעה"ת ממשל דחבורה שנחלה א' או שמת ע"ש:

[28] "Celui qui dort dans une maison obscure" (מאן דגני בבית אפל). Explication : comme il est dit au chapitre 'Helek' (Sanhédrin 92a) : "Sois obscur (kabel) et tu subsisteras", ainsi que nous l'avons appris dans la Michna : "une maison obscure, etc." [c'est-à-dire une maison obscure dont on n'ouvre pas les fenêtres pour examiner sa plaie].

Et cela signifie qu'aucune lumière de divinité n'y éclaire, et qu'il ne connaît pas le moment de l'acceptation du joug de la royauté des cieux (עול מלכות שמים, ol malkhout chamayim, c'est-à-dire la récitation du Chema). Quand donc [la récite-t-il] ?

Dès lors qu'il entend un enfant, etc. Qu'il s'adjoigne à la communauté et aux têtes de l'assemblée, et avec eux, lui aussi pourra recevoir [ce joug], comme il est connu : lorsque son âme (nefech) est incluse dans l'âme (nechama) des grands de la génération, ceux-ci l'élèvent.

Et cela vaut précisément quand il ne peut pas sortir de la maison obscure, car ce signe (simana) ne vaut pas plus qu'une présomption (hazaka), et là où il est possible de tirer la chose au clair, on la tire au clair : qu'il sorte donc dehors pour voir. [Et c'est pourquoi il n'a pas plutôt pris le cas d'un aveugle (souma) : car il faudrait encore dire qu'il dort dans une maison fermée et qu'il ne peut pas sortir pour interroger les gens.] Mais lorsqu'il ne peut absolument pas, après tous ses efforts (hichtadlout), amener son cœur au lieu de la lumière, alors qu'il s'adjoigne [à eux] en écoutant la voix d'un enfant et d'une femme ; ce qui n'est pas le cas de celui qui peut sortir, comme il est écrit dans les Chaarei Techouva ('Les Portes du Repentir', de Rabbenou Yona) au sujet de la parabole d'un groupe dont l'un est tombé malade ou est mort, vois là-bas.

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