Au début du jour et de la nuit, il faut prier au sujet de l'exil, selon le Maguen Avraham au nom du Chela. Rabbi Tsadok : le Saint béni soit-Il rugit alors, et c'est de là que le Roch tire « la fin de chaque veille » (Berakhot 3a). « Un signe, pourquoi en aurais-je besoin ? c'est le soir » et « c'est le jour » : on s'est trompé sur la lune et, un jour couvert, on a prié la prière de Chabbat la veille ; le « signe » porte sur les énoncés du rugissement. À la relève des temps, Il rugit sur la destruction, car un temps supplémentaire commence à part entière et le fils de David n'est toujours pas venu.
Aussi : « quelle différence pratique cela fait-il ? pour réciter le Chema », pour celui qui dort dans une maison obscure ; il a retenu le cas le plus fréquent
[כז] צריך בתחילת יום וכן בתחילת לילה להתפלל על הגלות [שעבוד כו' ושאור שבעיסה שקולים והכל א'] ועי' במג"א ר"ס א' בשם של"ה. לפי שאז הקב"ה שואג כו' [וכדיליף בהרא"ש על סוף כל משמר מזה] כדמשמע מלשון הגמ' סימנא למ"ל אורתא סימנא למ"ל יממא הוא דקשה הא מצינו ביומא (כח.) שטעו במאור הלבנה שהוא אור היום וכן מצינו להלן (כז ב') ביום המעונן התפללו של שבת בע"ש וא"כ שפיר צריך סימנא כשאינו ניכר.
וע"כ דהך סימן פי' סימן על אמירות השאגה וע"ז אמר דלילה ויממא הוא וא"כ אין צריך סימן טפי [ניכר למטה כמשנת"ל אות כג] כי ודאי בהתחלת הזמן דלילה ודיום שהוא חליפות זמן דעוה"ז אז שואג על החורבן שכבר מתחיל עוד זמן בפ"ע מהזמני העולם ועדיין בן דוד לא בא. וזה שא' נמי להלן למאי נ"מ למיקרי ק"ש דקשה למ"ל למאי נ"מ כו' וכי לעיל קאמר נ"מ והול"ל רק סימנא למאן דגני בבית אפל.
ע"כ לזה אין צריך סימן רק הסימן הוא שניכר למטה איזה שינוי אז וזה לאות על השאגה. אבל אח"כ למאן דגני קשה למאי נ"מ הוצרך לומר למקרי ק"ש.
וה"ה דשם הוה מצי למימר ליום המעונן או זריחת אור הלבנה כנ"ל אלא דמאי דשכיח טפי נקיט:
[27] Il faut, au début du jour et de même au début de la nuit, prier au sujet de l'exil [la servitude etc. et le levain dans la pâte se valent, et tout est un] ; et voir le Maguen Avraham au début du siman 1, au nom du Chela (Chene Lou'hot HaBerit). Car alors le Saint béni soit-Il rugit etc.
[et c'est de là que le Roch (Rabbenou Acher) tire sa déduction sur "la fin de chaque veille"], comme il ressort du langage de la Guemara : "un signe, pourquoi en aurais-je besoin ? c'est le soir ; un signe, pourquoi en aurais-je besoin ? c'est le jour" (Berakhot 3a). Or cela fait difficulté : nous trouvons pourtant dans Yoma (28a) qu'ils se sont trompés sur la clarté de la lune, [la prenant] pour la lumière du jour ; et de même nous trouvons plus loin (Berakhot 27b) que, par un jour couvert, ils ont prié la prière de chabbat la veille de chabbat.
S'il en est ainsi, un signe est bel et bien nécessaire lorsque [le moment] n'est pas discernable. Il faut donc dire que ce "signe" désigne un signe portant sur les énoncés du rugissement ; et c'est à ce propos qu'il est dit "c'est la nuit" et "c'est le jour", de sorte qu'aucun signe supplémentaire n'est requis [discernable en bas, comme il a été expliqué plus haut, section 23].
Car assurément, au commencement du temps de la nuit et de celui du jour, qui est la relève des temps de ce monde-ci, alors Il rugit sur la destruction, car voilà que commence déjà un temps supplémentaire, à part entière (bifnei atsmo), parmi les temps du monde, et le fils de David n'est toujours pas venu. Et c'est aussi ce qui est dit plus loin : "quelle différence pratique (nafka mina) cela fait-il ?
Pour réciter le Chema (keriat chema)" - ce qui fait difficulté : pourquoi demander "quelle différence pratique" etc. ? Avait-il été question plus haut d'une différence pratique ?
Il aurait fallu dire seulement : "un signe pour celui qui dort dans une maison obscure". Il faut donc dire que pour cela [le début de la nuit et du jour] aucun signe n'est nécessaire ; le signe est seulement qu'un certain changement se laisse discerner en bas à ce moment-là, et cela sert de témoignage du rugissement.
Mais ensuite, pour celui qui dort [dans une maison obscure], la question "quelle différence pratique cela fait-il" se pose, et il a donc fallu dire : "pour réciter le Chema". Et il en va de même là-bas : il aurait pu dire [que le signe sert] pour un jour couvert ou pour l'éclat de la lumière de la lune, comme ci-dessus ; simplement, il a retenu le cas le plus fréquent.