« Un nourrisson tête et une femme converse » (Berakhot 3a) : ensemble seulement à la troisième veille, où tous sont éveillés. Rabbi Tsadok dit que l'allaitement aux seins de la Torah, la femme conversant et le père, le Saint béni soit-Il, s'en délectant, n'a lieu que dans cette veille, lorsqu'il est accompli dans les actes et le service du cœur. Le nourrisson éveille avant la mère ; pour autrui, « une femme converse » s'entend d'abord. Les tinokot chel beit raban (jeunes élèves) s'allaitent aux seins de Knesset Israël, les têtes de la génération : ils racontent la gloire de D.ieu, la Che'hina parle du fond de leur gorge, le nourrisson précède en vérité, la femme converse pour l'œil des hommes.
Aussi : il rapporte du Toledot Yaakov Yossef au nom de Rabbi Leib Pistiner que Tehilim 12,2 s'interprète de son début vers sa fin et de sa fin vers son début ; le dirigeant est selon la génération, la génération selon le dirigeant
[כו] משמור ג' תינוק יונק ואשה מספרת. שניהם יחד זהו רק במשמר ג' שיהיו כולם נעורים בזמן א'.
וכן בנמשל יניקת תינוק משדי אמו התורה כאשר אשה מספרת ויהי' גם האב [הקב"ה כמ"ש בר"פ כ"מ] משתעשע ביניקת התינוק זהו רק במשמור ג' שכבר שלם במעשים ובעבודה שבלב. והנה במעשה הקדים תינוק יונק שהוא המעורר קודם לאם והיא מעוררת לבעל.
אבל להלן בשמיעה לאחרים למאן דגני כו' אמר להיפך אשה מספרת שקולם נשמע ושומע קודם ואח"כ כשמטה אזנו שמע קול תינוק יונק. והנמשל יניקת תנוקת של בית רבן משדי אמם [כנס"י כמ"ש בר"פ כ"מ] ראשי הדור והם אז מספרים כבוד אל ושכינה מדברת מתוך גרונם [וזהו במשמור ג' של גלות הדומה ללילה] באמת תינוק יונק קודם.
רק להרגשת עין בנ"א אשה מספרת קודם. וכמ"ש בס' תולדות י"י ע"פ גמר חסיד כי פסו אמונים בשם ר"ל פיסטינר דהאי קרא מרישי' לסיפי' ומסיפי' לרישא מדרש.
וכמ"ש (ערכין יז.) פרנס לפי הדור דור לפי פרנס. והי קדים כנ"ל.
[26] Troisième veille : un nourrisson tête et une femme converse (Berakhot 3a, les signes des trois veilles de la nuit). Les deux ensemble, cela n'a lieu que dans la troisième veille, où tous sont éveillés en un seul et même temps.
Et de même dans le sens figuré (nimchal, l'objet de la parabole) : l'allaitement du nourrisson aux seins de sa mère, la Torah, lorsque la femme converse, et que le père aussi [le Saint béni soit-Il, comme je l'ai écrit au début du chapitre כ"מ] se délecte de l'allaitement du nourrisson, cela n'a lieu que dans la troisième veille, lorsqu'il est déjà accompli dans les actes et dans le service du cœur. Or, quant au fait lui-même, [la guemara] a placé en premier le nourrisson qui tête, car c'est lui qui éveille, avant la mère, et elle éveille son mari.
Mais plus loin, pour ce qui est entendu par autrui, 'pour celui qui est couché [dans une maison obscure]' etc., elle a dit l'inverse : 'une femme converse' d'abord, car leur voix se fait entendre et on l'entend en premier, et ensuite, lorsqu'il tend l'oreille, il entend la voix du nourrisson qui tête. Et l'objet de la parabole : l'allaitement des enfants de la maison du maître (tinokot chel beit raban, les jeunes élèves) aux seins de leur mère [l'Assemblée d'Israël (Knesset Israël), comme je l'ai écrit au début du chapitre כ"מ], les têtes de la génération ; et ils racontent alors la gloire de D.ieu, et la Chekhina parle du fond de leur gorge [et cela se situe dans la troisième veille de l'exil, qui ressemble à la nuit] : en vérité, le nourrisson qui tête vient en premier.
Seulement, pour la perception de l'œil des hommes (benei adam), 'une femme converse' vient en premier. Et comme il est écrit dans le livre Toledot Yaakov Yossef sur le verset 'car le pieux a disparu, car les fidèles ont cessé d'être parmi les hommes' (Psaumes 12,2), au nom de Rabbi Leib Pistiner, que ce verset s'interprète de son début vers sa fin et de sa fin vers son début.
Et comme il est dit (Arakhin 17a) : le dirigeant est selon la génération, la génération est selon le dirigeant. Et lequel des deux précède, comme ci-dessus.