צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 23

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Dans toute action du Nom béni soit-Il il y a un signe perceptible ici-bas. Rabbi Tsadok rapporte du Maguid de Mezeritch que le manque du tsadik est un signe que ce manque-là se trouve, pour ainsi dire, dans la Che'hina. Tel est le sens de « à chaque veille Il rugit ». À la première veille de l'exil le rugissement atteint même l'âne ; à la deuxième seulement les chiens, qui ont un côté de sainteté, et à minuit une voix de joie : « Eliyahou est venu en ville », temps de faveur. À la troisième, proches de la lumière, seuls les hommes complets s'éveillent par le rugissement d'en haut et par le propos d'affection de Knesset Israël.

Aussi : les jeunes enfants de la maison du maître tètent aux seins de Knesset Israël ; aux premières veilles, dans la force de l'obscurité, la sensation ne vient que de la force de la matière

[כג] בכל מעשה השי"ת יש סימן ניכר למטה וכמ"ש בס' לקוטי אמרים מהר"ב זצ"ל כי חסרון שמגיע לצדיק הוא לסימן לו שידע שאותו החסרון בשכינה כביכול עש"ב. וזהו על כל משמר שואג כו' וסימן לדבר ר"ל שיש סימן ניכר למטה.

ושאגה א' שהוא במשמר א' דגלות כ"כ בתוקף עד שניכר גם בחמור שהוא ברי' פחותה ביותר כמ"ש עם הדומה לחמור וכמ"ש בב"ק (צב:) קרייך חמרא כו'. ובשני' רק בכלבים שאין פחותים כ"כ שיש בו צד א' דקדושה כמ"ש (ב"ק ס:) כלבים משחקים כו' כלבים בוכים כו' דכלב בגימ' אליהו.

(ע' פי' פרק שירה בסי' ריעב"ץ) כי יש עזות דקדושה עז כנמר [זהו דוגמת קנאת פנחס זה אלי']. וללישנא דאמצעית דאמצעיתא היינו חצות עת רצון כמ"ש יבמות ע"ב א' לכך הסימן כלבים צועקים והיינו הרמת קול שמחה אלי' בא לעיר שהוא סי' עת רצון כמ"ש הנני שולח וגו' לפני וגו'.

כי מחצות ואילך מתחיל הרגשת היום עד"ש משמורה ופלגא נמי הוי משמורות. ובשלישית ההרגשה רק לבנ"א שלימים ולפי שקרוב לאור היום הם מתעוררים ע"י האתערותא דשאגה דלמעלה שהוא מתוך הרגשת האור.

וכן הם מתעוררים בספור דחבה אשה לבעלה [כנס"י והש"י כמ"ש בשה"ש] ותינוקת של ביח רבן יונקים משדי כלל הכנס"י ע"י שמתעוררים לינק. וכהרגשה למטה בפשטות המעשה אבל רק במין האדם.

ובראשונות אין בנ"א מתעוררים שמתוך תוקף החושך א"א להרגשה להיות מכח האדם שבאיש רק מכח החומר:

[23] Dans toute action du Nom béni soit-Il il y a un signe perceptible ici-bas, comme il est écrit dans le livre Likoutei Amarim de notre maître Rav Ber (le Maguid de Mezeritch), que sa mémoire soit bénie : le manque qui atteint le tsadik est pour lui un signe, afin qu'il sache que ce manque-là se trouve dans la Chekhina, pour ainsi dire ; vois-y en détail. Et tel est le sens de 'à chaque veille (michmar) Il rugit etc.' (Berakhot 3a), et 'un signe pour la chose (siman ladavar)', c'est-à-dire qu'il y a un signe perceptible ici-bas.

Et le premier rugissement, celui qui a lieu à la première veille de l'exil, est d'une telle force qu'il est perceptible même chez l'âne, qui est la créature la plus basse de toutes, comme il est dit 'le peuple semblable à l'âne' (Yevamot 62a, sur Berechit 22,5 : 'restez ici avec l'âne'), et comme il est dit dans Baba Kama (92b) : 's'ils t'ont appelé âne, mets-toi la selle sur le dos' etc. Et à la deuxième [veille], seulement chez les chiens, qui ne sont pas aussi bas, car il y a en lui un côté de sainteté, comme il est dit (Baba Kama 60b) : 'les chiens s'amusent [Eliyahou le prophète est venu en ville]' etc., 'les chiens pleurent [l'ange de la mort est venu en ville]' etc., car 'chien' (כלב) a la même valeur numérique (guematria, 52) que 'Eliyahou' (אליהו).

(Vois le commentaire de Perek Chira dans le siddour du Yaavets, Rabbi Yaakov Emden.) Car il existe une effronterie de sainteté : 'sois fort (az) comme le léopard' (Avot 5,20) [c'est la contrepartie de la jalousie de Pinhas, lequel est Eliyahou]. Et selon la version [du texte] 'le milieu de la [veille] médiane', c'est-à-dire minuit, qui est un temps de faveur (et ratson), comme il est dit dans Yevamot 72a, c'est pourquoi le signe est 'les chiens crient' : et cela veut dire l'élévation d'une voix de joie, 'Eliyahou est venu en ville', qui est le signe d'un temps de faveur, comme il est dit 'Voici que J'envoie [Mon messager] etc. devant [Moi] etc.' (Malakhi 3,1).

Car à partir de minuit commence la sensation du jour, selon ce qu'ils ont dit : 'une veille et demie sont elles aussi appelées des veilles' (Berakhot 3b). Et à la troisième [veille], la sensation n'a lieu que chez les hommes complets ; et parce que cela est proche de la lumière du jour, ils s'éveillent par l'éveil (itarouta) du rugissement d'en haut, lequel provient de la sensation de la lumière.

Et de même ils s'éveillent par le propos d'affection de la femme avec son mari [Knesset Israël et le Nom béni soit-Il, comme il est dit dans le Cantique des cantiques], et les jeunes enfants de la maison du maître (tinokot chel beit raban) tètent aux seins de l'ensemble de Knesset Israël du fait qu'ils s'éveillent pour téter. Et cela est comme la sensation d'ici-bas au sens simple de l'acte, mais seulement dans l'espèce humaine.

Et lors des premières [veilles], les hommes ne s'éveillent pas, car dans la force de l'obscurité il est impossible que la sensation vienne de la force de l'homme (adam) qui est dans l'individu, mais seulement de la force de la matière (homer).

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