צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 7

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Le temps du Chema dépend du temps du repas. Manger est le maintien de la vie, de même l'acceptation du joug de la royauté des cieux, matin et soir. Rabbi Tsadok entend le pauvre comme le pauvre en savoir, sans lampe, qui se hâte d'un repas de pain et de sel : l'acceptation se fait en simplicité. Un autre avis suit la majorité, un peu de lenteur jusqu'à « la lampe de Hachem est l'âme de l'homme » ; un autre, les nuits de Chabbat, où la préparation du jour suffit. La halakha suit les kohanim, desœuvres (batlanim) occupés de Torah : repas saint pour D.ieu, besoin de pureté ; on se soulage et se lave les mains avant le Chema.

[ז] זמן ק"ש תלי בזמן אכילה במשנה דריש ברכות ושם בבריי' ע"ב. כי אכילה הוא קיום החיים וכך קבלת עול מ"ש.

וכמו שאכילת האדם בבוקר ובערב כך קבלת עומ"ש. ומ"ד מעני בדעת שאין לו נר להאיר עיני שכלו וממהר באכילה פשוטה כך קבלת עומ"ש בפשיטות כעני זה שאוכל רק פת במלח.

וחד מ"ד דבתר רוב בנ"א דג"כ א"צ טהרה רק מתינות קצת עד שיהי' נר ה' נשמת אדם מאיר עיני שכלם. ולחד מ"ד כבלילי שבת שהכל מוכן מבעוד יום ודי לק"ש של ערבית ההכנה שמבעו"י ע"י מעשה היום וא"צ הכנה אחרת.

וההלכה ככהנים שהם הבטלנים מכל עניני עוה"ז שאין להם אלא עסק התורה כמ"ש הרמב"מ סוף (ה' שמיטה ויובל) וכן שמעתי בזה ואכילתם קודש לה' וצריכים טהרה וכך לק"ש נפנה ונוטל ידיו קודם כמ"ש לעיל פירושו:

[7] Le temps de la lecture du Chema (keriat Chema) dépend du temps du repas, dans la Michna au début du traité Berakhot, et là-bas dans la baraita, page 2b. Car manger, c'est le maintien de la vie, et il en va de même de l'acceptation du joug de la royauté des cieux ('ol malkhout chamayim).

Et de même que l'homme mange le matin et le soir, ainsi en est-il de l'acceptation du joug de la royauté des cieux. Et celui qui fixe ce temps à partir du pauvre : il s'agit du pauvre en savoir, qui n'a pas de lampe pour éclairer les yeux de son intelligence et qui se hâte d'un repas simple ; ainsi l'acceptation du joug de la royauté des cieux se fait en toute simplicité, comme ce pauvre qui ne mange que du pain avec du sel.

Et un autre avis suit la majorité des gens, lesquels eux non plus n'ont pas besoin de pureté, mais seulement d'un peu de lenteur, jusqu'à ce que "la lampe de ה' est l'âme de l'homme" (Proverbes 20,27) éclaire les yeux de leur intelligence. Et selon un autre avis, c'est comme les nuits de Chabbat, où tout est préparé pendant qu'il fait encore jour : il suffit, pour le Chema du soir, de la préparation faite pendant qu'il faisait encore jour par l'action de la journée, et aucune autre préparation n'est requise.

Et la halakha suit les kohanim, qui sont les desœuvres (batlanim, ceux qui se tiennent à l'écart) de toutes les affaires de ce monde-ci, n'ayant d'autre occupation que l'étude de la Torah, comme l'a écrit le Rambam (Maïmonide) à la fin des (Hilkhot chemita ve-yovel, lois de l'année sabbatique et du jubilé), et c'est ainsi que je l'ai entendu à ce sujet ; et leur repas est saint pour ה', et ils ont besoin de pureté. Et de même, pour la lecture du Chema, on se soulage et on se lave les mains auparavant, comme il a été écrit plus haut, tel en est le sens :

💬
✉ Signaler une erreur de traduction