צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 5

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

Ce passage poursuit l'enseignement sur l'acceptation du joug de la royauté des Cieux (kabbalat ol malkhout chamayim). Rabbi Tsadok enseigne que l'essentiel de l'obligation est dans la lecture du Chema, néanmoins elle se prolonge en permanence : pas même un instant le joug ne doit s'écarter, ainsi que le dit le Al Het. L'acceptation du soir dure tout le coucher, toute la nuit ; celle du matin (chaharit) n'est qu'au commencement du lever, car le début de l'acte suffit et la sainteté se prolonge d'elle-même, comme la bénédiction du début d'une mitsva. « Quand tu te couches » vise toute la nuit ; « quand tu te lèves » (Devarim 6,7) n'est qu'au commencement du jour, temps d'action où l'acceptation d'ensemble suffit.

Aussi : le Baal Chem Tov sur « Heureux l'homme à qui Hachem ne compte pas de faute » (Tehilim 32,2) : tenir pour une faute de ne pas penser à D.ieu un instant ; le lichma du guet dans le Tanya, chapitre 41

[ה] ואעפ"י שעיקר חיוב קבלת עומ"ש בק"ש מ"מ חיובה נמשך לעולם שאפי' רגע א' לא יזוז ממנו העול. וכמו שאומרים ע"ח שחטאנו לפניך בפריקת עול וכמ"ש הבע"ש ע"פ אשרי אדם לא יחשוב ה' לו עון.

וקבלת עומ"ש של ערבית זמנה כל זמן השכיבה שכל הלילה צריך להיות נושא בעול. אבל של שחרית רק בתחלת הקימה וכמו הברכה בתחילת המצוה סגי על כל המצוה אף שנמשכת זמן מה.

לפי שקבלת העול די בתחלת המעשה ואח"כ קדושת המעשה ממשכת. וכמו בלשמה גבי גט כמ"ש בתניא פ' מ"א ה"נ ביום שהוא עת המעשה הוא רק בתחלת המעשה וכדדייק קרא בשכבך היינו כל הלילה דשוכבין.

משא"כ בקומך הוא רק בתחלת יום דאז קמין ועומדין משא"כ כל היום הולך ויושב ול"ש בקומך. והיינו דעל יום מעשה כללות הקבלת עול מ"ש בתחילת היום די:

[5] Et bien que l'essentiel de l'obligation d'accepter le joug de la royauté des Cieux (kabbalat ol malkhout chamayim) se trouve dans la lecture du Chema, néanmoins son obligation se prolonge en permanence, car pas même un seul instant le joug ne doit s'écarter de lui. Ainsi disons-nous dans le Al Het (la confession des fautes) : "pour la faute que nous avons commise devant Toi en rejetant le joug".

Et de même que l'a enseigné le Baal Chem Tov sur le verset "Heureux l'homme à qui ה' ne compte pas de faute" (Tehilim 32,2), qu'il lit ainsi : heureux l'homme qui tient pour une faute le fait de ne pas penser à ה' [ne serait-ce qu'un instant]. Et l'acceptation du joug de la royauté des Cieux du soir, son temps est tout le temps du coucher, car toute la nuit il faut porter le joug.

Mais celle du matin (chaharit) n'est qu'au commencement du lever, de même que la bénédiction dite au début de la mitsva suffit pour toute la mitsva, même si celle-ci se prolonge un certain temps. Car pour l'acceptation du joug, le début de l'acte suffit, et ensuite la sainteté de l'acte se prolonge d'elle-même.

Et il en va comme du lichma (l'intention faite expressément pour son objet) à propos du guet (l'acte de divorce), ainsi qu'il est écrit dans le Tanya, chapitre 41. De même ici : le jour, qui est le temps de l'acte, elle n'a lieu qu'au commencement de l'acte.

Et c'est ce que le verset précise : "quand tu te couches", c'est-à-dire toute la nuit durant laquelle on est couché ; tandis que "quand tu te lèves" (Devarim 6,7) n'est qu'au commencement du jour, car c'est alors que l'on se lève et que l'on se tient debout, alors que tout le reste du jour on marche et on s'assied, et le terme "quand tu te lèves" ne s'y applique plus. Et cela signifie que pour le jour, qui est temps d'action, l'acceptation d'ensemble du joug de la royauté des Cieux faite au commencement du jour suffit.

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