צדקת הצדיק

Tzidkat HaTzadik — Section 3

Rabbi Tzadok HaCohen de Lublin
En bref

L'essentiel de la lecture du Chema est l'acceptation du joug de la royauté des Cieux et du joug de la Torah et des mitsvot, jour et nuit. L'Écriture dit « quand tu te couches et quand tu te lèves » (Devarim 6,7) : matin et soir changent le monde, non l'homme ; une seule acceptation aurait suffi. Rabbi Tsadok enseigne que les changements dans l'homme l'exigent deux fois : le jour, les actes au nom du Ciel ; la nuit, savoir devant Qui l'on est couché, travail plus grand. Par les rêves se reconnaît si, même lorsqu'il ne fait rien, ses pensées ne sont que « et voici que Hachem se tenait au-dessus de lui ». La prière du soir a reçu Hachkivenou.

[ג] עיקר הק"ש קבלת עול מ"ש ועול תורה ומצות כדאי' (ברכות יג.) וצריך ביום ולילה. ולא בבוקר וערב אלא בשכבך ובקומך ע' שם י"א א'.

דיהיב הזמן בזה משום דהבוקר וערב הם שינויים בעולם ולא באדם והי' די בקבלה א' לשניהם רק מפני השינויים שבאדם שביום קם ועוסק במלאכתו וצריך קבלת עול מ"ש שכל מעשיו יהי' לש"ש כמ"ש (עירובין סה.) אנן פועלי דיממא כפועלים העושים מלאכה שכל מעשיהם לאדון ואפי' בברהמ"ז מקצר בשביל עבודתו. ובלילה עת שכיבה ומנוחה צריך ג"כ קבלת עומ"ש שגם בשכבו על מטתו ידע לפני מי הוא שוכב כמ"ש בהג"ה דריש או"ח.

וזה מלאכה יותר גדולה. וכמו ששמעתי בזה ע"פ ויחלום יעקב שמהחלומות ניכר מעלת האדם אם גם כשאינו עושה כלום רעיונותיו רק והנה ה' נצב עליו.

ובדבר זה צדיקים מעטים שנתפארו כן. ולכך נתנו ברכה היתירה לערבית שהוא השכיבנו לשלום.

[3] L'essentiel de la lecture du Chema (keriat chema) est l'acceptation du joug de la royauté des Cieux (ol malkhout chamayim) et du joug de la Torah et des mitsvot, comme il est enseigné (Berakhot 13a), et cela est requis le jour et la nuit. Et [l'Écriture ne dit] pas "le matin et le soir", mais "quand tu te couches et quand tu te lèves" (Deutéronome 6,7) - voir là-bas [Berakhot] 11a.

Car s'Il a fixé le temps de cette manière, c'est parce que le matin et le soir sont des changements dans le monde et non dans l'homme, et une seule acceptation aurait suffi pour les deux ; [ce qui l'exige deux fois,] ce sont seulement les changements qui se produisent dans l'homme : le jour, il se lève et s'occupe de son travail, et il lui faut accepter le joug de la royauté des Cieux, de sorte que tous ses actes soient au nom du Ciel (lechem chamayim), selon ce qui est dit (Erouvin 65a) "nous sommes des ouvriers du jour" - pareils à des ouvriers accomplissant une tâche dont tous les gestes sont pour leur maître, au point que même le birkat hamazon (les bénédictions après le repas) il l'abrège à cause de son travail. Et la nuit, temps du coucher et du repos, il faut également accepter le joug de la royauté des Cieux : même couché sur son lit, il doit savoir devant Qui il est couché, comme il est écrit dans la glose (haga"a, la remarque du Rema) au début d'Orah Haim.

Et c'est là un travail plus grand encore. Ainsi que je l'ai entendu à ce sujet à propos du verset "et Yaakov rêva" (Genèse 28,12) : c'est par les rêves que se reconnaît le niveau de l'homme, [à savoir] si, même lorsqu'il ne fait rien, ses pensées ne sont que "et voici que ה' se tenait au-dessus de lui" (Genèse 28,13).

Et en cette matière, rares sont les justes qui se sont glorifiés d'en être là. C'est pourquoi on a donné à la prière du soir la bénédiction supplémentaire, qui est Hachkivenou le-chalom ("Fais-nous coucher en paix").

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