שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Halacha (3/4)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Au chapitre Ha-Holèts, Rabbi Abahu dit au nom de Rabbi Yo'hanan que la halakha est comme une Michna anonyme. Les Tossefot expliquent : divergence puis anonyme, la halakha est comme l'anonyme de façon absolue ; anonyme puis divergence, l'on suit la règle reçue, Rabbi Yehochoua contre Rabbi Eliézer, Rabbi Youda contre Rabbi Méir. Le Chla rapporte que cela ne vaut que dans un seul traité, et que tout Nezikin est un seul traité. Deux anonymes qui se contredisent se tranchent d'après les Tossefot ; le Rif décide comme l'anonyme de la Michna contre Rabbi Youda dans une beraita.

Aussi : il n'y a pas de halakha comme une chita (ligne d'opinions) ; les amoraïm se départagent selon le maître, les dinim et les interdits ; éloge du compagnon, sfek sfeka qui se renverse, et silence comme aveu

בפרק החולץ (יבמות מב, ב) אמר רבי אבהו בשם ר' יוחנן הלכה כסתם משנה ובפ' השואל כתבו התוספות דהא דאמר רבי יוחנן הלכה כסתם משנה אמוראי נינהו ואליבא דרבי יוחנן כדאמרינן בפרק אלו טרפות. מחלוקת ואח"כ סתם הלכה כסתם סתם ואח"כ מחלוקת הלכה כמחלוקת אין אלו ב' הכללים שוים כפירושם כי מחלוקת ואח"כ סתם פי' שהלכה כסתם בהחלט אבל סתם ואח"כ מחלוקת אין הפי' שאין ההלכה כהסתם בהחלט רק מ"ש הלכה כמחלוקת כלומר ההלכה היא כהכלל המסור בידינו דאם המחלוקת הוא ר' אליעזר ור' יהושע הלכה כר' יהושע הן יהיה כסתם או נגד הסתם וכן ר' מאיר ור' יודא הלכה כר' יודא וכל כיוצא בהם:

Au chapitre Ha-Holèts (Yevamot 42b) Rabbi Abahu a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est comme une Michna anonyme. Et au chapitre Ha-Shoël les Tossefot ont écrit que ceci que Rabbi Yo'hanan a dit, la halakha est comme une Michna anonyme, ce sont des amoraim et selon Rabbi Yo'hanan, comme nous disons au chapitre Elu Terefot.

Une divergence et ensuite un enseignement anonyme : la halakha est comme l'anonyme. Un enseignement anonyme et ensuite une divergence : la halakha est comme la divergence.

Ces deux règles ne sont pas égales selon leur explication, car une divergence et ensuite un enseignement anonyme, l'explication est que la halakha est comme l'anonyme de façon absolue ; mais un enseignement anonyme et ensuite une divergence, l'explication n'est pas que la halakha n'est pas comme l'anonyme de façon absolue, seulement ce qu'ils ont dit : la halakha est comme la divergence, c'est-à-dire que la halakha est comme la règle transmise en nos mains : que si la divergence est Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua, la halakha est comme Rabbi Yehoshoua, qu'elle soit comme l'anonyme ou contre l'anonyme ; et de même Rabbi Meir et Rabbi Youda, la halakha est comme Rabbi Youda, et tout ce qui leur ressemble.

והא דאמרינן מחלוקת ואח"כ סתם הלכה כסתם ה"מ בחדא מסכת' אבל בתרי מסכת' אין סדר למשנה וכולה נזיקין חדא מסכתא כדקי"ל פ"ק דע"ז וכן בפרק הגוזל עצים פירוש נזיקין תלתא בבי היכא דאיכא תרי סתמא דסתרי אהדדי הי מינייהו עיקר בתוספות בפ"ק דשבועות ובפרק אחד דיני ממונות והר"ן ז"ל בפרק הקורא קמא סתם במתניתין ומחלוקת דר"מ ור' יודא בברייתא כתב הרי"ף בפרק כל הכלים דהלכה כסתם דמתניתין אע"ג דר' יודא פליג עלה ולאפוקי מר' צמח גאון. כל דתני לה גבי הלכתא פסיקתא הלכה היא כדאיתא בבבא קמא פרק הגוזל ובפרק קמא דע"ז וכתבו התוספות וז"ל דר' יוחנן לא סביר' לי' הכי:

Et ceci que nous disons : une divergence et ensuite un enseignement anonyme, la halakha est comme l'anonyme, ceci n'est que dans un seul traité ; mais en deux traités, il n'y a pas d'ordre à la Michna. Et tout Nezikin est un seul traité, comme nous tenons au premier chapitre d'Avoda Zara, et de même au chapitre Ha-Gozel Etsim : l'explication est que Nezikin est trois portes.

Là où il y a deux enseignements anonymes qui se contredisent l'un l'autre, lequel d'eux est l'essentiel : dans les Tossefot au premier chapitre de Shevouot et au chapitre Ehad Dinei Mamonot. Et le Ran, de mémoire bénie, au chapitre Ha-Kore le premier : un enseignement anonyme dans la Michna et une divergence de Rabbi Meir et de Rabbi Youda dans une beraita, le Rif a écrit au chapitre Kol ha-Kelim que la halakha est comme l'anonyme de la Michna, bien que Rabbi Youda diverge contre elle, et pour exclure Rabbi Tsemach Gaon.

Tout ce que l'on enseigne au sujet d'une halakha décidée, c'est la halakha, comme il est dans Bava Kama chapitre Ha-Gozel et au premier chapitre d'Avoda Zara ; et les Tossefot ont écrit, et voici leur langage : que Rabbi Yo'hanan ne tient pas ainsi.

כשמביא הברייתא בלשון חכמים והמשנה בלשון יחיד ש"מ לקבוע הלכה בא הרא"ש פ' אלו עוברין וכן רש"י פ' כל שעה ז"ל שמואל הוא דאפיך כי היכי דתיקום הא מלת' דאיסור' בשם רבנן ויעשו בני אדם כמותם שהכל הולכין אחרי רבים אין הלכה כשיטה כך קבלו הגאונים והטעם כתב בה"ע מפני שדרך חכמים לאחוז בדרך קצרה ולפום דקא חזינא דקמפרשי מאן דס"ל האי סבר' ואמרי פלוני ופלוני אמרי כך ידעינן דמיעוט הם האומרים כך ורובם אפכ' ס"ל ואמטו להכי מפרש שמתייהו וילפינן הא דאמרינן ר"מ אומר גלוי וידוע לפני מי שאמר והיה העולם שבהמה טמאה מרובה מהטהורה לפיכך פרט הכתוב בטהורה וכו':

Lorsque l'on apporte la beraita dans le langage des Sages et la Michna dans le langage d'un individu, on en déduit que c'est venu pour établir la halakha. Le Roch est venu au chapitre Elu Overin, et de même Rachi au chapitre Kol Shaah, de mémoire bénie : c'est Shmuel qui a inversé, afin que cette parole d'interdiction se tienne au nom des Sages et que les hommes agissent comme eux, car tous vont après les nombreux.

Il n'y a pas de halakha comme une shita (ligne d'opinions) : ainsi ont reçu les Géonim. Et la raison, l'auteur de Halikhot Olam l'a écrite : parce que la voie des Sages est de tenir une voie courte, et selon ce que nous voyons, qu'ils explicitent qui tient ce raisonnement et qu'ils disent : un tel et un tel disent ainsi, nous savons qu'ils sont une minorité ceux qui disent ainsi et que la majorité tient le contraire ; et à cause de cela ils explicitent leurs noms.

Et nous apprenons ceci que nous disons : Rabbi Meir dit : il est révélé et connu devant Celui qui a parlé et le monde fut, que la bête impure est plus nombreuse que la pure ; c'est pourquoi le verset a détaillé la pure, etc.

וענין אין הלכה בשטה עיין בהר"ן ז"ל בפ"ק דסוכה ובפ"ג דקדושין וברשב"ם פרק הספינה ובתוספות פרק מרובה ובפרק הגוזל עצים וכתב הרשב"א ז"ל בתשובה סימן קכ"ב כי אמרינן פלוני ופלוני אמרו דבר אחד לית הלכת' כחד מינייהו אבל כי אמרו כלהו אית להו כך וכך אע"פ שאין הלכה ככולהו יש מהם שהלכה כמותו. הלכה כדברי המכריע וה"מ במתני' אבל בבריית' לא כן פסקו הגאונים ז"ל והרי"ף ז"ל בפ"ק דקדושין דהא ספיקא הוי' בשבת פרק כירה ולא אפשיט':

Et le sujet de : il n'y a pas de halakha comme une shita, vois dans le Ran, de mémoire bénie, au premier chapitre de Soucca et au chapitre 3 de Kidouchin, et dans le Rashbam chapitre Ha-Sefina, et dans les Tossefot chapitre Merubeh et au chapitre Ha-Gozel Etsim. Et le Rashba, de mémoire bénie, a écrit dans une techouva, siman 122 : lorsque nous disons un tel et un tel ont dit une seule chose, la halakha n'est comme aucun d'eux ; mais lorsqu'ils ont dit : tous ont telle et telle chose, bien que la halakha ne soit pas comme tous, il y en a parmi eux comme qui la halakha est.

La halakha est comme les paroles du makhria (celui qui tranche), et ceci n'est que dans une Michna, mais dans une beraita non : ainsi ont décidé les Géonim, de mémoire bénie, et le Rif, de mémoire bénie, au premier chapitre de Kidouchin ; car ceci était un doute dans Chabbat chapitre Kira et il n'a pas été résolu.

וענין םי' הכרע עיין ברש"י ובתוספות פרק כירה ועיין ברש"י פרק ראשית הגז ובתוספות בפרק הגוזל ומאכיל ובפרק ראשית הגז ובפ"ק דפסחים ובפרק במה מדליקין. וכתב מהרי"ק ז"ל בכללי תלמוד שלו ודע דבפ' אע"פ אומר רשב"ג אני אכריע כדברי האומר כ"ד חדש וכו' ואין זו הכרעה לשום א' והל"ל אני אפרש וצ"ל דלשון מפריע לאו דוקא וזה דומה למ"ש גבי שמן והדס אמר ר' עקיבא אני אפריע עכ"ל.

כתב הרי"ף בסוף שבועות סתמ' דלא אפסיק' בה הלכת' בהדי' הלכה כת"ק וכ"כ התוספות ז"ל בפרק המקבל:

Et le sujet du siman de la décision, vois dans Rachi et dans les Tossefot chapitre Kira, et vois dans Rachi chapitre Reshit ha-Gez, et dans les Tossefot au chapitre Ha-Gozel u-Maakhil et au chapitre Reshit ha-Gez et au premier chapitre de Pesahim et au chapitre Ba-Meh Madlikin. Et le Maharik, de mémoire bénie, a écrit dans ses Kelalei Talmud : et sache que au chapitre Af al Pi, Rabban Shimon ben Gamliel dit : je trancherai comme les paroles de celui qui dit vingt-quatre mois, etc., et ceci n'est pas une décision pour aucun, et il aurait dû dire : j'expliquerai ; et il faut dire que le langage mafri'a n'est pas précis, et ceci ressemble à ce qu'ils ont dit au sujet de l'huile et du myrte : Rabbi Akiva a dit je trancherai.

Jusqu-ici son langage. Le Rif a écrit à la fin de Shevouot : un enseignement anonyme dans lequel la halakha n'a pas été décidée explicitement, la halakha est comme le premier tanna ; et ainsi ont écrit les Tossefot, de mémoire bénie, au chapitre Ha-Mekabel.

לשון הליכות עולם כל היכא דפליגי תרי תנאי אליבא דחד במשנה אחד הלכה כתנא בתרא שהוא היה בנערותו והשני היה בזקנותו וכן אומר הכריתות בפ"ה דכלאים תנן התם ר"מ אומר בשם ר' ישמעאל כל ג' דלועין בית סאה כו' ר' יוסף בן החוטף אומר בשם ר' ישמעאל כל ג' דלועין בית כור וגרסינן עלה בירושלמי א"ר אסי בר בון בא וראה מה בין תחלת ר"י לסופו שתחלתו בית סאה וסופו בית כור מה ששנה לר"מ היה בתחלת ימיו ולרבי יוסף בסוף ימיו עכ"ל:

Le langage de Halikhot Olam : en tout lieu où deux tannaim divergent selon un seul maître dans une seule Michna, la halakha est comme le tanna postérieur, car celui-là était dans sa jeunesse et le second était dans sa vieillesse. Et ainsi dit le Keritot au chapitre 5 de Kilayim : nous avons appris là, Rabbi Meir dit au nom de Rabbi Yishmael : toutes trois courges dans un beit seah (surface d'un seah), etc. ; Rabbi Yossef ben ha-Hotef dit au nom de Rabbi Yishmael : toutes trois courges dans un beit kor.

Et nous lisons sur cela dans le Yerushalmi : dit Rabbi Assi bar Bon : viens et vois ce qu'il y a entre le commencement de Rabbi Yishmael et sa fin, que son commencement est un beit seah et sa fin un beit kor ; ce qu'il a enseigné à Rabbi Meir était au commencement de ses jours, et à Rabbi Yossef à la fin de ses jours. Jusqu-ici son langage.

ענין פסק הלכה דאמוראים כתב בעל הליכות עולם רב ור' יוחנן הלכה כרב יוחנן שמואל ור"י הלכה הגה"הוכתב הרשב"א ז"ל בתשובה סי' ק"א דה"מ חד לגבי חד אבל כי פליגי רב ושמואל תרווייהו אדר"י הלכה כוותייהו דרבים אינהו:כר' יוחנן. ר' יוחנן וחזקיה הלכ' כחזקיה משום דרבו הוה ר' יוחנן ור' ינאי הלכה כר' ינאי משום דר' הוה גם כן ר' יוחנן ור' אלעזר הלכה כר' יוחנן רב הונא ורב הלכה כר' הונא ורב חסד' הלכה כר' הונא דרבו דרב חסד' הוה רב אסי ורב כהנא הלכה כרב כהנא רב הונא ור' הגה"ההרא"ש ז"ל בפר' הזהב כתב דהלכ' כרב נחמן בדיני ה"מ נגד רב ששת אבל התוספו' כתבו בפרק האומני' דהלכה כרב נחמן בדיני לגבי כ"ע כתבו התוספות ז"ל בפ' בכל מערבין דהלכה כרב ששת לגבי רב חסדא:נחמן הלכה כרב נחמן בדיני וכרב הונא באיסורי וכן רב נחמן ורב ששת הלכה כרב ששת באיסורי וכרב נחמן בדיני שמואל ורב אדא בר אהבה הלכה כשמואל רב אשי ורבינא הלכה כר' אשי כל היכא דפליגי רב ושמואל הלכת' כרב באיסורי וכשמואל בדיני לבר מתלת דאינון איסורי והלכה כשמואל כדאיתא בפרק במה מדליקין:

Le sujet de la décision de la halakha des amoraim. L'auteur de Halikhot Olam a écrit : Rav et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rav Yo'hanan.

Shmuel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est Glose : et le Rashba, de mémoire bénie, a écrit dans une techouva, siman 101, que ceci n'est que l'un contre l'un ; mais lorsque Rav et Shmuel divergent tous deux contre Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme eux, car ils sont nombreux : comme Rabbi Yo'hanan. Rabbi Yo'hanan et Hizkiyah, la halakha est comme Hizkiyah parce qu'il était son maître.

Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yannai, la halakha est comme Rabbi Yannai parce qu'il était son maître. Aussi Rabbi Yo'hanan et Rabbi Elazar, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan.

Rav Huna et Rav, la halakha est comme Rav Huna ; et Rav Hisda, la halakha est comme Rav Huna, car il était le maître de Rav Hisda. Rav Asi et Rav Kahana, la halakha est comme Rav Kahana.

Rav Huna et Rav Glose : le Roch, de mémoire bénie, au chapitre Ha-Zahav a écrit que la halakha est comme Rav Nahman dans les dinim (lois d'argent), ceci n'est que contre Rav Sheshet ; mais les Tossefot ont écrit au chapitre Ha-Umanin que la halakha est comme Rav Nahman dans les dinim contre tous. Les Tossefot, de mémoire bénie, ont écrit au chapitre Ba-Kol Me'arvin que la halakha est comme Rav Sheshet contre Rav Hisda : Nahman, la halakha est comme Rav Nahman dans les dinim et comme Rav Huna dans les interdits.

Et de même Rav Nahman et Rav Sheshet, la halakha est comme Rav Sheshet dans les interdits et comme Rav Nahman dans les dinim. Shmuel et Rav Ada bar Ahava, la halakha est comme Shmuel.

Rav Ashi et Ravina, la halakha est comme Rav Ashi. En tout lieu où Rav et Shmuel divergent, la halakha est comme Rav dans les interdits et comme Shmuel dans les dinim, sauf trois qui sont des interdits et la halakha est comme Shmuel, comme il est au chapitre Ba-Meh Madlikin.

וראוי שתדע דכי אמרינן הלכה כפלוני בדיני וכפלוני באיסורי דוקא בר מחלוקתו כגון רב נגד שמואל ורב נחמן נגד רב הונא וזולתם אבל אם נחלק עם אחד לא עכ"ל ר' יוחנן ור"ל הלכה כר' יוחנן לבר מתלת כו' וכתבו התוספות בפרק הזהב דה"מ כשאומר משמי' דנפשיה אבל בשמועות שאומר משום אחרים הלכה כמותו ועיין בפ' כל שעה גבי מעשה אלפס כתב הר"ן בפרק חזקת הבתים ק"ל כר"ל אע"ג דתהי בה ר' יוחנן כיון דלא פליג עליה וכן פסקו הרי"ף והרמב"ם ז"ל. רבה ורב יוסף הלכה כרבה בר מתלת כו' וכתבו התוספות בפרק ב' דמציעא ובפרק הכונס שיש אומרים דה"מ במילי דבב' בתרא והם כתבו דבכולה תלמוד' והביאו ראיה לדבר כתב רבינו יונה הא דק"ל רבה ור' יוסף הלכה כרבה היינו דפליגי בסברא דנפשייהו משום דאמרינן בהוריות דרב יוסף סיני ורבה עוקר הרים אבל כשחולקים מפי השמועה לא עכ"ל וכ"כ הרא"ש ז"ל בפ"ק דשבת (יג, א).

כתב הרא"ש פרק אין עומדים הלכה כרב אסי לגבי רב הונא וכ"כ המרדכי דבכמה דוכתי אמר רב הונא א"ר אסי כתבו התוספות והרא"ש ז"ל בפרק קמא דמציע' מר זוטרי ור' אשי הלכה כר' אשי כתב הריטב"א ז"ל בפרק הדר רב יודא ורב ששת הלכה כר' ששת לבר מה שכתבו בסדר הגאונים ז"ל:

Et il convient que tu saches que lorsque nous disons la halakha est comme un tel dans les dinim et comme un tel dans les interdits, c'est précisément envers son compagnon de divergence, comme Rav contre Shmuel et Rav Nahman contre Rav Huna et les autres ; mais s'il a divergé avec un autre, non. Jusqu-ici son langage.

Rabbi Yo'hanan et Reish Lakish, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, sauf trois, etc. Et les Tossefot ont écrit au chapitre Ha-Zahav que ceci n'est que lorsqu'il dit de sa propre bouche ; mais dans les enseignements qu'il dit au nom d'autres, la halakha est comme lui.

Et vois au chapitre Kol Shaah au sujet de l'acte de l'alfas. Le Ran a écrit au chapitre Hezkat ha-Batim : nous tenons comme Reish Lakish, bien que Rabbi Yo'hanan y ait examiné, puisqu'il n'a pas divergé contre lui ; et ainsi ont décidé le Rif et le Rambam, de mémoire bénie.

Rabbah et Rav Yossef, la halakha est comme Rabbah, sauf trois, etc. Et les Tossefot ont écrit au chapitre 2 de Metsia et au chapitre Ha-Kones qu'il y a ceux qui disent que ceci n'est que dans les matières de Bava Batra, et eux ont écrit que c'est dans tout le Talmud, et ils ont apporté une preuve pour la chose.

Rabbenou Yonah a écrit : ceci que nous tenons, Rabbah et Rav Yossef, la halakha est comme Rabbah, c'est lorsqu'ils divergent selon leur propre raisonnement, parce que nous disons dans Horayot que Rav Yossef est Sinaï et Rabbah est arracheur de montagnes ; mais lorsqu'ils divergent d'après la tradition, non. Jusqu-ici son langage.

Et ainsi a écrit le Roch, de mémoire bénie, au premier chapitre de Chabbat (13a). Le Roch a écrit au chapitre Ein Omdim : la halakha est comme Rav Asi contre Rav Huna ; et ainsi a écrit le Mordekhai, car en plusieurs lieux Rav Huna a dit, Rabbi Asi a dit.

Les Tossefot et le Roch, de mémoire bénie, ont écrit au premier chapitre de Metsia : Mar Zutra et Rav Ashi, la halakha est comme Rav Ashi. Le Ritva, de mémoire bénie, a écrit au chapitre Ha-Dar : Rav Youda et Rav Sheshet, la halakha est comme Rav Sheshet, sauf ce qu'ils ont écrit dans l'ordre des Géonim, de mémoire bénie.

בפסקים וכתבים דמהר"ר ישראל סימן קי"א אשיר"י פ' ג"ה אומצי ביעי ומזרקי פליגי רב אחא ורבינא בכל התורה רב אחא לחומר' ורבינא לקול' והלכת' כרבינא לקול' בר מהני תלת דרב אחא לקול' ורבינא לחומרא והלכתא כרב אחא לקול' ולמה לא אמר בקיצור דהלכה כדברי המיקל לא ידע מאי קשה לך אשיר"י לישנא דתלמוד' נקיט כדאית' להדי' התם בגמ' ותלמוד' גופא לא קשה כלל אמאי לא נקיט בקצור די"ל דמ"ה מפרש דכל דוכת' רב אחא לחומר' ורבינא לקול' נ"מ למירמי דידיה אדידיה כההיא דשלהי מסכת שבת דפליגי במוקצה מחמת מיאוס דרב אחא אוסר ורבינא שרי אי אשכחן שום דוכת' דכותב דסבר לחד מנייהו אפכ' כדאשכחן כמה אמוראי דאיירי בענייני דמוקצה קשי' דידיה אדידיה עכ"ל. ואה' דאמר הלכת' לקול' כתב הרא"ש ז"ל בפרק מרובה היכא דלא פליגי אמוראי אחריני וכתב בעל התרומות ז"ל דכשנחלקו בממון הוי קול' למלוה משום דמעת שלוה נשתעבדו נכסיו למלוה וכ"כ ר"י בפ"ק דמציע' כתב הר"ן בפרק גיד הנשה גבי ההיא ביעות' שאפילו במקום שעשה שום אמורא מעשה נגד סברת רבא הלכה כרבא משום דהוא מרה דתלמיד' טפי אם הלכה כרבי יוסי בר חנינא לגבי ר' יוחנן כתבו התוס' בפרק כיצד מברכין:

Dans les Pesakim u-Ketavim de notre maître Rabbi Israël, siman 111 : l'Asheri (le Roch), chapitre Gid ha-Nasheh, omtsi, be'ei et mizraki : Rav Aha et Ravina divergent dans toute la Torah, Rav Aha a la rigueur et Ravina a l'indulgence, et la halakha est comme Ravina à l'indulgence, sauf ces trois où Rav Aha est à l'indulgence et Ravina a la rigueur, et la halakha est comme Rav Aha à l'indulgence. Et pourquoi n'a-t-il pas dit en bref que la halakha est comme les paroles du plus indulgent ?

Je n'ai pas su ce qui t'est difficile. L'Asheri a pris le langage du Talmud, comme il est explicite là dans la Guemara ; et le Talmud lui-même n'est pas difficile du tout, pourquoi il n'a pas pris le langage en bref : car l'on peut dire que c'est pourquoi il explicite que partout Rav Aha est à la rigueur et Ravina a l'indulgence, la conséquence pratique est de jeter ses paroles contre ses paroles, comme celle de la fin du traité Chabbat, où ils divergent dans le mouktse à cause de dégoût : Rav Aha interdit et Ravina permet ; si nous trouvions quelque lieu comme lui où il tient comme l'un d'eux le contraire, comme nous trouvons plusieurs amoraim qui parlent dans les sujets de mouktse, ses paroles seraient difficiles contre ses paroles.

Jusqu-ici son langage. Et quant à ceci qu'il a dit la halakha à l'indulgence, le Roch, de mémoire bénie, a écrit au chapitre Merubeh : là où d'autres amoraim n'ont pas divergé.

Et l'auteur des Terumot, de mémoire bénie, a écrit que lorsqu'ils ont divergé dans l'argent, l'indulgence est pour le prêteur, parce que dès l'heure où il a emprunté ses biens ont été grevés pour le prêteur ; et ainsi a écrit R"I au premier chapitre de Metsia. Le Ran a écrit au chapitre Gid ha-Nasheh au sujet de cet œuf : que même en un lieu où quelque amora a fait un acte contre le raisonnement de Rava, la halakha est comme Rava, parce qu'il est davantage le maître du Talmud.

Si la halakha est comme Rabbi Yossi bar Hanina contre Rabbi Yo'hanan, les Tossefot ont écrit au chapitre Keitsad Mevorkhin.

הלכתא כמר בר רב אשי בכולא תלמודא בר ממיפיך שבועה פרק שבועות הדיינים וחוורי בפרק בהמה המקשה בענין צומת הגידין וסימניך הפ"ך לבן כך פסק רבינו חננאל ז"ל וכ"כ הרי"ף והרא"ש הביאו בפסקיו בפ' בהמה המקשה:

La halakha est comme Mar bar Rav Ashi dans tout le Talmud, sauf le renversement d'un serment au chapitre Shevouot ha-Dayanim, et hivrei au chapitre Behemah ha-Makshah au sujet du nœud des tendons ; et ton signe : הפ"ך לבן (renverse, blanc). Ainsi a décidé Rabbenou Hananel, de mémoire bénie, et ainsi ont écrit le Rif, et le Roch l'a apporté dans ses décisions au chapitre Behemah ha-Makshah.

מצינו תנא משבח דברי חבירו החולק עליו ואע"פ כן אין הלכה כדברי המשובח שלהי גט פשוט (ב"ב קעה, ב) א"ר ישמעאל הרוצה שיחכים יעסוק בדיני ממונות והרוצה לעסוק בדיני ממונות ישמש את שמעון בן ננס ואמרי' בגמ' אע"ג דקלסיה ר' ישמעאל לבן ננס הלכה כר' ישמעאל וכן יש בפ"ק דגיטין אע"פ שקלס ר' יוסי את ר"ש הלכה כר"מ וכתב הרשב"א ז"ל דאמרי' בירושלמי למדרש קלסיה ולא להלכה וכי האי גוונ' אשכחנ' אמוראים בפ' כיצד מברכין (ברכות לו, א) קורא רב יודא אמר בפ"ה ושמואל אמר שהנ"ב וא"ל שמואל לרב יודא שיננא כוותך מסתברא ואומר בגמ' אע"ג דקלסי' שמואל לרב יודא הלכתא כוותיה דשמואל:

Nous trouvons un tanna qui loue les paroles de son compagnon qui diverge contre lui, et même ainsi la halakha n'est pas comme les paroles du loué. À la fin de Get Pashut (Bava Batra 175b) Rabbi Yishmael a dit : celui qui veut devenir sage, qu'il s'occupe des lois d'argent, et celui qui veut s'occuper des lois d'argent, qu'il serve Shimon ben Nanas ; et nous disons dans la Guemara : bien que Rabbi Yishmael ait loué ben Nanas, la halakha est comme Rabbi Yishmael.

Et de même il y a au premier chapitre de Gittin : bien que Rabbi Yossi ait loué Rabbi Shimon, la halakha est comme Rabbi Meir. Et le Rashba, de mémoire bénie, a écrit que nous disons dans le Yerushalmi : il l'a loué pour l'exposition, et non pour la halakha.

Et de cette sorte nous trouvons des amoraim au chapitre Keitsad Mevorkhin (Berakhot 36a) : le kora (cœur de palmier), Rav Youda a dit borei péri ha-adamah, et Shmuel a dit chehakol niheyeh bidvaro ; et Shmuel a dit à Rav Youda : Shinena, comme toi il est raisonnable ; et l'on dit dans la Guemara : bien que Shmuel ait loué Rav Youda, la halakha est comme Shmuel.

ז"ל הליכות עולם ספיק דאוריית' לחומר' וספיק דרבנן לקול' וס"ס אפילו מדאורייתא לקול' וקבלתי ממורי החכם נר"ו שלא נקראת ס"ס אלא המתהפכת מב' צדדין כלומר איזה צד שתקח בראשונה משכחת לה ס"ס אבל אם אינה מתהפכת לא מקרי ס"ס ואפשר דלחומררא דיינינן לה כדין ספיק' א' והמשל כגון ספק נגע ספק לא נגע ואת"ל נגע ספק שרץ ספק צפרדע ואת"ל שרץ ספק נגע ספק לא נגע וכן כל כי האי גוונא הוי ס"ס ואשר אינה מתהפכת כגון ספק נכנס ספק לא נכנס ואת"ל נכנס ספק נגע אבל להפך לא יש שתי ספיקות שכשתקח בראשונה ספק נגע ספק לא נגע ואת"ל לא נג"ע לא תוכל לומר שוב ספק נכנס ספק לא נכנס וכן כל כה"ג לא הוי ס"ס וכן אומר בתוספות הריב"ש ז"ל בשם התוספות עכ"ל:

Voici le langage de Halikhot Olam : un doute de la Torah va à la rigueur, et un doute des rabbins va à l'indulgence, et un sfek sfeka (double doute), même de la Torah, va à l'indulgence. Et j'ai reçu de mon maître le sage, que sa lumière brille, que l'on n'appelle sfek sfeka que celle qui se renverse des deux côtés, c'est-à-dire quel côté que tu prennes en premier, tu y trouves un sfek sfeka ; mais si elle ne se renverse pas, elle n'est pas appelée sfek sfeka, et il est possible que nous la jugions à la rigueur comme la loi d'un seul doute.

Et l'exemple : comme un doute s'il a touché, un doute s'il n'a pas touché, et si tu dis il a touché, un doute si c'est un reptile impur, un doute si c'est une grenouille, et si tu dis un reptile impur, un doute s'il a touché, un doute s'il n'a pas touché ; et tout de cette sorte est un sfek sfeka. Et celle qui ne se renverse pas : comme un doute s'il est entré, un doute s'il n'est pas entré, et si tu dis il est entré, un doute s'il a touché ; mais à l'inverse, il n'y a pas deux doutes, car lorsque tu prends en premier : un doute s'il a touché, un doute s'il n'a pas touché, et si tu dis il n'a pas touché, tu ne pourras plus dire ensuite : un doute s'il est entré, un doute s'il n'est pas entré ; et tout de cette sorte n'est pas un sfek sfeka.

Et ainsi dit-on dans les Tossefot. Le Ribash (Rabbi Yitschak ben Sheshet), de mémoire bénie, au nom des Tossefot.

Jusqu-ici son langage.

כל הלכה שהוא רופפת בידך פוק חזי מה עמא דבר ונהוג כן אומר בירושלמי. בפ"ק דב"ק (יא, א) גבי ההוא דשאיל נרג מחברי' כו' וא"ל ר' כהנא ור' אסי דינא הכי ושתיק רב ומייתי התם ראי' מדשתיק שהודה לדבריהם וכתב נמוקי יוסף בשם מהרמ"ה ז"ל דזה בנין אב בכל התלמוד דשתיקה כהודאה דמי' ובפרק המוכר את הבית גבי מצר אחד ארוך אייל רב כהנא ור' אסי לרב שתיק רב וכתבו התוס' דאשכחן בכמ' דוכת' דשתיק להו רב והלכת' כוותייהו ולא אמרי' דלא חש להשיב כדלקמן דאביי ורבא דשתיק לא קביל מיניה דרב כהנא ורב אסי הוו תלמידים חברים לרב ומש"ה שתיק ליכ' למימר דלא חש להשיב אלא ודאי קבל דבריהם אבל אביי תלמיד דרבה לא חש להשיב:

Toute halakha qui est chancelante en ta main : sors et vois ce que le peuple fait, et conduis-toi ainsi, ainsi dit-on dans le Yerushalmi. Au premier chapitre de Bava Kama (11a) au sujet de celui qui a emprunté une hache à son compagnon, etc., et Rabbi Kahana et Rabbi Asi lui ont dit : le din est-il ainsi ?

Et Rav s'est tu ; et l'on apporte là une preuve de ce qu'il s'est tu, qu'il a reconnu leurs paroles. Et le Nimukei Yossef a écrit au nom du Ramah (Rabbi Meir ha-Levi), de mémoire bénie, que ceci est une construction de principe dans tout le Talmud : que le silence est comme un aveu.

Et au chapitre Ha-Mokher et ha-Bayit au sujet d'une bordure longue, Rav Kahana et Rabbi Asi sont allés vers Rav, Rav s'est tu ; et les Tossefot ont écrit que nous trouvons en plusieurs lieux que Rav s'est tu devant eux et que la halakha est comme eux, et nous ne disons pas qu'il n'a pas pris soin de répondre, comme plus loin pour Abaye et Rava, que le silence n'est pas qu'il ait reçu de lui : car Rav Kahana et Rav Asi étaient des disciples-compagnons de Rav, et c'est pourquoi il s'est tu, on n'a pas à dire qu'il n'a pas pris soin de répondre, mais certainement il a reçu leurs paroles ; mais Abaye, disciple de Rabbah, n'a pas pris soin de répondre.

איכא דאמרי כתבו התוספות בפרק כירה (שבת דף מ"ב) דדעת הקונטרס דבכל מקום דאיכא לישני' דפליגי בשל תורה הלך אחד המחמיר ובשל סופרים הלך אחר אחרון ולר"ת בשל סופרים הלך אחר המיקל וריב"א אומר שבכל מקום איכא דאמרי טפל לגבי לשון ראשון ע"כ ובהליכות עולם כתב נקטינן בכל איכא דאמרי שבתלמוד כך הלכה ושלא כדברי הריב"א ז"ל עכ"ל אמנם הרא"ש ז"ל כ' בפ' חזקת הבתים שהגאונים ז"ל פסקו כדברי ריב"א:

Ikka de-amrei (il y a ceux qui disent). Les Tossefot ont écrit au chapitre Kira (Chabbat folio 42) que l'avis du Kuntres est qu'en tout lieu où il y a des versions qui divergent, dans une chose de la Torah va après le plus strict, et dans une chose des Sofrim va après le dernier ; et pour Rabbenou Tam, dans une chose des Sofrim va après le plus indulgent ; et le Riva (Rabbi Yitschak ben Acher) dit qu'en tout lieu ikka de-amrei est secondaire par rapport à la première version.

Jusqu-ici. Et dans Halikhot Olam il a écrit : nous tenons en tout ikka de-amrei qui est dans le Talmud que telle est la halakha, et non comme les paroles du Riva, de mémoire bénie.

Jusqu-ici son langage. Toutefois le Roch, de mémoire bénie, a écrit au chapitre Hezkat ha-Batim que les Géonim, de mémoire bénie, ont décidé comme les paroles du Riva.

כשרב אשי קבע באחרונה דברי מי שקדם וז"ל הרא"ש פ"ק דקמ' מדקבע רב אשי שינויי' דרב הונא באחרונה ואיהו קדים לרב פפא חשיב ליה עיקר ובאותו פ' כתב ז"ל אע"ג דבכל דוכת' רגיל רב אלפס לפסוק כלישנ' בתרא היינו היכא דאיכ' תרי לישני אההיא מימר' דלישנ' קמא מפרש הכי אתמר ובתר' מפרש דהכי אתמר והלשון שקבע רב אשי באחרונה נראה לו עיקר דנימ' דהדר ביה מקמייתא אבל בלישנא דלאו דאמוראי אלא גמרא הוא דשקיל וטרי לפרש באיזה ענין אתמר הראשון עיקר:

Lorsque Rav Ashi a fixé à la fin les paroles de celui qui a précédé. Et voici le langage du Roch au premier chapitre de Kama : du fait que Rav Ashi a fixé la résolution de Rav Huna à la fin, et lui a précédé Rav Papa, il la considère comme l'essentiel.

Et dans ce même chapitre il a écrit, et voici son langage : bien qu'en tout lieu Rav Alfès (le Rif) ait l'habitude de décider comme la version postérieure, ceci est là où il y a deux versions sur cette parole : que la première version explique ainsi a-t-il été dit, et la postérieure explique ainsi a-t-il été dit ; et la version que Rav Ashi a fixée à la fin lui paraît l'essentiel, que nous disions qu'il s'est rétracté de la première. Mais dans un langage qui n'est pas des amoraim, seulement c'est la Guemara qui discute pour expliquer de quelle manière cela a été dit, la première est l'essentiel.

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