שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Iyun (2/2)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Le Chla transmet le langage du rav Rabbi Yits'hak Canpanton. La cinquième : voir si le dit est général ou particulier, s'il restreint ou étend, car multiplier les signes extrait les autres cas, et en diminuer rend le jugement plus englobant. La sixième : connaître d'abord le dit, puis le diyouk (implication) ; le pchat est l'explicite ; voir si pchat et inférence s'opposent, ou le commencement et la fin. La septième : l'intention et la fin du dit, soutenir ou objecter, restreindre, étendre ou expliquer, car il sort une utilité, « car ce n'est pas une parole vide de vous » (Devarim 32,47). La huitième : quelle nouveauté le dit apporte, et quelle nécessité l'oblige.

Aussi : ne pas inférer d'un extrême à l'autre s'il y a un moyen ; chercher doutes et objections pour s'établir sur une parole de vérité ; le Zohar : même en Torah, ne sortir de sa bouche qu'une parole claire et convenable

החמישית בכל מאמר ומאמר ובכל דבור ודבור הוי משתדל ומרבה לחקור אם הוא כללי או פרטי ואם בא למעט או לרבות כי כל עוד שירבה האומר רושם או סימנין במאמרו הוא להוציא מאותו כלל משפט שאר הדברים שאין להם אותן הסימנים וכל עוד שמיעט בסמנים או בתנאים אז הוא יותר כולל לתת משפט בלי תנאים כי דרך משל כאשר יאמר האומר הסוס האדום אשר רכב בו המלך בא למעט מסוס אחר שהוא אדום וכן אפכ' וע"ז נאמר בתלמוד מקומות למעוטי מאי לאפוקי מאי לאתויי מאי לרבויי מאי:

La cinquième : en tout dit et dit et en tout discours et discours, sois celui qui s'efforce et multiplie à enquérir s'il est général ou particulier, et s'il vient restreindre ou étendre ; car tant que le locuteur multiplie une marque ou des signes dans son dit, c'est pour extraire de ce général le jugement des autres choses qui n'ont pas ces signes-là ; et tant qu'il a diminué dans les signes ou dans les conditions, alors il est plus englobant, pour donner un jugement sans conditions. Car, par exemple, lorsque le locuteur dit : le cheval rouge sur lequel a monté le roi, il vient restreindre d'un autre cheval qui est rouge, et ainsi l'inverse.

Et sur ceci il est dit dans le Talmud, en des lieux : pour restreindre quoi ? pour exclure quoi ? pour inclure quoi ? pour étendre quoi ?

הששית בכל מאמר ומאמר ובכל דבור ודבור הוי משתדל לדעת אותו המאמר תחלה ואח"כ השתדל להבין מכלל אותו המאמר וע"ז אמרו לאו בפי' אתמר אלא מכלל' אתמר הנה קראו להפשט פי' ולדיוק כללא. וראה אם המובן מפשט המאמר מנגד למובן מדויק ואם לאו או מ"ש בסוף המאמר מנגד למ"ש בתחלה או בהפך וע"ז נאמר הא גופא קשיא או קשיא סיפא לרישא:

La sixième : en tout dit et dit et en tout discours et discours, sois celui qui s'efforce de connaître d'abord ce dit-là, et ensuite efforce-toi de comprendre de l'implication de ce dit-là. Et sur ceci ils ont dit : ce n'est pas explicitement que cela a été dit, mais de l'implication que cela a été dit.

Voici qu'ils ont appelé le pchat explicite, et le diyouk implication. Et vois si ce qui se comprend du pchat du dit s'oppose à ce qui se comprend de l'inférence, ou non ; ou si ce qui est dit à la fin du dit s'oppose à ce qui est dit au commencement, ou l'inverse.

Et sur ceci il est dit : ceci même est une difficulté, ou la dernière clause est difficile contre la première.

השביעי בכל דבר הוי מסתכל לדעת מהו כוונת המאמר ומהו תכליתו וכוונתו המביא אותו לאיזה תכלית מביאו אם לסיוע לחבירו או להקשות ממנו כי כשהוא לסיוע אמר תני' נמי הכי או תני' דמסייע לך או אף אנן נמי תנינ' וכשהוא להקשות יאמר מיתבי או ורמינהו אם כוונת אמרי הוא למעט או לרבות או לפרש ועל זה אמרו רבותינו ז"ל בידיעת תכלית המאמר ההוא מאי נפק' מינה למאי הלכתא כלומר מהו התועלת היוצא לנו מזה המאמר כי בודאי לכל מאמר ומאמר ולכל סיפור וסיפור הבאים בתורתינו הקדושה בתלמוד יש לו תכלית מה ויצא לנו תועלת או לגוף או לנפש או לשניהם יחד כמ"ש (דברים לב, מז) כי לא דבר רק הוא מכם:

La septième : en toute chose, sois celui qui regarde pour savoir quelle est l'intention du dit et quelle est sa fin, et son intention qui l'amène : à quelle fin l'amène-t-il, si c'est pour soutenir son compagnon ou pour objecter de lui. Car lorsqu'il est pour soutenir, il a dit : il est enseigné aussi ainsi, ou : une enseigne qui te soutient, ou : nous aussi avons enseigné.

Et lorsqu'il est pour objecter, il dira : on objecte, ou : et l'on confronte. Si l'intention de ses paroles est de restreindre ou d'étendre ou d'expliquer.

Et sur ceci ont dit nos maîtres, de mémoire bénie, dans la connaissance de la fin de ce dit-là : qu'en sort-il ? pour quelle halakha ? c'est-à-dire quelle est l'utilité qui nous sort de ce dit, car certainement à tout dit et dit et à tout récit et récit qui viennent dans notre Torah sainte dans le Talmud, il y a quelque fin, et il nous sort une utilité, soit pour le corps, soit pour l'âme, soit pour les deux ensemble, comme il est écrit (Deutéronome 32,47) : car ce n'est pas une parole vide de vous.

השמיני מה שיש לך לעיין תחלה בכל מאמר ומאמר או דיוק או הקדמה או תנאי שיאמר האומר בין הוא תנא או אמורא או מפרש לדעת מהו החדוש המגיע לנו במאמר או בדין ההוא ואח"כ מהו ההכרח שיש לנו להכריח המאמר או הדין או הענין שהוא דן והנה הראשון הוא מה שנאמר בתלמוד מאי קמשמע לן פשיטא ר"ל כשאין חדוש 'במאמר ק' לי זה. והב' מה שנאמר בתלמוד מנא לן או מאן אמרה לך והוא הנקרא למה כלומר למה תאמר כן.

וכשתדקדק הב' דרכים בכל מאמר תבוא עד תכונתו ותדע איזה דרך ישכון אור. ויש לך לעיין בענין החדוש אם חדוש המאמר כפשוטו אל המובן ממנו ר"ל מדיוק' או אם החדוש בראש המאמר או בסופו או בשניהם כדאמרינן קתני סיפא אגב רישא.

רישא דוק וסיפא כדי נסבא:

La huitième : ce que tu as à examiner d'abord, en tout dit et dit, ou inférence, ou prémisse, ou condition que dira le locuteur, qu'il soit tanna ou amora (docteurs de la Michna et de la Guemara) ou commentateur : savoir quelle est la nouveauté qui nous parvient dans le dit ou dans cette loi-là ; et ensuite, quelle est la nécessité que nous avons d'obliger le dit ou la loi ou le sujet qu'il juge. Et voici, le premier est ce qui est dit dans le Talmud : que nous enseigne-t-il ? c'est évident ; c'est-à-dire : quand il n'y a pas de nouveauté dans le dit, ceci m'est difficile.

Et le second est ce qui est dit dans le Talmud : d'où le tenons-nous, ou qui te l'a dit ; et c'est ce qui s'appelle pourquoi, c'est-à-dire : pourquoi dirais-tu ainsi. Et lorsque tu préciseras les deux voies en tout dit, tu parviendras jusqu'à sa constitution et tu sauras quel chemin habitera la lumière (Job 38,19).

Et tu as à examiner au sujet de la nouveauté : si la nouveauté du dit est selon son pchat vers ce qui s'en comprend, c'est-à-dire de son diyouk ; ou si la nouveauté est en tête du dit ou à sa fin ou aux deux, comme nous disons : il enseigne la dernière clause à l'occasion de la première. La première clause est précise, et la dernière est prise incidemment.

ובענין ההכרח ג"כ יש לך לעיין באיזה אופן הוא מוכרח המאמר ההוא אם הוא מוכרח מצד עצמו או מצד אחר כמו כן אם המתרץ הוא מכריחו מצד הלשון או מצד הענין כאמרם דבר הלמד מעניינו. ובכל מאמר או דין אשר ינשה על הנושה הבט מה היית דן מסברתך בו ואם היית דן כמו כן או לאו ואם היית דן כמוהו מה מחדש האומר ואם לאו מאן מכריחו ובכל תנאי ותנאי שיניהו ראה מה צורך לאותו התנאי ואם מצד התנאי מתחייב הדין ההוא ראה כיצד מתחייב עבורו וכיצד נמשך ממנו ובכל מאמר ודין הבנו פתרו ותפסו מי הוא וראה אם שנה משפט אם לאו דרך משל כי אם התנא אומר העושה כך וכך חייב מי שלא עשהו מה יהא דינו פטור או חייב או אם הוא אומר חייב למה לא נאמר פטור וכדומה לזה כי אין האמת ניכר אלא מתוך הפכו.

ובכל נושא ומשפט ראה במה הם חלוקים אשר מחלק אותו התנא וראה אם הם חלוקות הכרחיות ואם יש אחרות מלבד אותן הנזכרות וחלק את הכל החלוקים אשר בטבע משפט וחלוקה אפשריות להיות באותו הנושא ועיין למה הניח התנא השאר ולא עשה אלא אלו מפני שהן מבוארות מעצמן ר"ל הנשארים או מפני שאין עתה מקום להזכירם. ובכל פירוש ופירוש או תירוץ שיקשה המקשה או יתרץ המתרץ במשנה או ברייתא או איזה מאמר תהיה רואה היאך מתיישב אותו פי' או התירוץ על לשון אותה המשנה או ברייתא והיאך סובל אותו הפירוש אם הוא דחוק או מרווח כדאמרינן חסור' מחסר' והכי קתני והכי קאמר כל אלו התירוצים הם רחוקים עכ"ל הרב הר"ר יצחק קנאפטו"ן:

Et au sujet de la nécessité, aussi, tu as à examiner de quelle manière ce dit-là est nécessité : s'il est nécessité de son propre côté ou d'un autre côté ; de même, si celui qui résout le nécessité du côté du langage ou du côté du sujet, comme ils ont dit : une chose apprise de son contexte. Et en tout dit ou loi qui s'applique au sujet, regarde ce que tu aurais jugé de ton raisonnement en lui, et si tu aurais jugé de même ou non ; et si tu aurais jugé comme lui, que renouvelle le locuteur ; et si non, qui le nécessité.

Et en toute condition et condition qu'ils poseront, vois quel besoin il y a de cette condition-là ; et si du côté de la condition cette loi-là s'oblige, vois comment elle s'oblige pour elle et comment elle en découle. Et en tout dit et loi, comprends sa solution et saisis qui il est, et vois s'il a changé le jugement ou non.

Par exemple : si le tanna dit : celui qui fait telle et telle chose est tenu, celui qui ne l'a pas faite, quelle sera sa loi, exempt ou tenu ? Ou s'il dit tenu, pourquoi n'a-t-on pas dit exempt ? et de semblable à ceci ; car la vérité n'est reconnue que d'après son contraire.

Et en tout sujet et jugement, vois en quoi ils sont divisés, ceux que ce tanna-là divise, et vois si ce sont des divisions nécessaires, et s'il y en a d'autres outre celles mentionnées ; et divise toutes les divisions qui, par nature de jugement et de division, sont possibles d'être en ce sujet-là, et examine pourquoi le tanna a laissé le reste et n'a fait que celles-ci : parce qu'elles sont évidentes d'elles-mêmes, c'est-à-dire les restantes, ou parce qu'il n'y a pas maintenant lieu de les mentionner. Et en tout commentaire et commentaire ou résolution que l'objecteur objectera ou que le résolvant résoudra, dans une Michna ou une beraita (enseignement tannaitique) ou quelque dit, tu verras comment ce commentaire ou la résolution s'installe sur le langage de cette Michna ou beraita, et comment ce commentaire est porté : s'il est forcé ou aisé, comme nous disons : c'est lacunaire et voici comment il enseigne, et voici comment il dit -- toutes ces résolutions-là sont éloignées.

Jusqu-ici le langage du rav, le rav Rabbi Yitzhak Canpanton.

עוד כתב לעולם כשתדקדק איזה דיוק מאיזה משנה או ברייתא או שום מאמר אין ראוי לדייק אותו דיוק מן הקצה אל הקצה כי אם יש אמצעי ביניהם תקח האמצעי דרך משל אם אמר לראובן אינו חכם לא תדייק אבל הוא סכל כי אפשר שאינו חכם ולא סכל אלא בינוני. אבל כשאין ביניהם אמצעי אז הלך מן הקצה אל הקצה דרך משל אם יאמרו לך עתה אינו לילה אז תדקדק אבל הוא יום כי אין אמצעי בין היום ובין הלילה וכאשר תראה כי המשנה או הברייתא לקחה הקצה האחד ונתן בו דין מה ואחר כך לקח הקצה האחרון ונתן בו דין אחר הנה הניח אמצעי לא זכר בו כלל אז תוכל להקשות הא גופ' קשי' או קשה ריש' לסיפ' כי מדיוק הריש' נראה שהאמצעי אין לו אותו הדין ומדויק הסיפ' נראה להיפך והטעם הוא דאי לא תימ' הכי אלא שהקצה והאמצעי דינן שוה ליתני האמצעי ואנא אמינ' כי מכל שכן יש לו אותו הדין להקצה.

ואז על דרך סברא יתרצו ריש' ודוק' סיפ' כדי נסב' או גם כן חדא מנייהו נקט וזה הדיוק שאמרנו ר"ל מהאמצעי תוכל לעשות כאשר לא יהיו הדינים חיוב ושלילה או איסור והיתר וכשאין כן מחלוקת תנאים ואמוראים אבל יש אחד מאלו לא תוכל כי יאמר כחו דהתיר' ולהודיעך כחו דרבי פלוני:

Encore il a écrit : toujours, lorsque tu préciseras quelque inférence d'une Michna ou d'une beraita ou de quelque dit, il n'est pas convenable d'inférer cette inférence-là d'un extrême à l'autre ; car s'il y a un moyen entre eux, tu prendras le moyen. Par exemple : s'il a dit de Reuven : il n'est pas sage, n'infère pas : mais il est sot ; car il est possible qu'il ne soit pas sage et pas sot, mais intermédiaire.

Mais lorsqu'il n'y a pas de moyen entre eux, alors va d'un extrême à l'autre. Par exemple : s'ils te disent : maintenant ce n'est pas la nuit, alors tu inféreras : mais c'est le jour ; car il n'y a pas de moyen entre le jour et la nuit.

Et lorsque tu verras que la Michna ou la beraita a pris l'un des extrêmes et y a mis quelque loi, et ensuite à pris l'extrême dernier et y a mis une autre loi, voici qu'elle a laissé un moyen et n'en a point fait mention : alors tu pourras objecter : ceci même est une difficulté, ou : la première est difficile contre la dernière ; car de l'inférence de la première il paraît que le moyen n'a pas cette loi-là, et de l'inférence de la dernière il paraît l'inverse. Et la raison est : car si tu ne dis pas ainsi, mais que l'extrême et le moyen leur loi est égale, qu'il enseigne le moyen, et moi je dirais que d'autant plus l'extrême a cette loi.

Et alors, par voie de raisonnement, ils résoudront : la première, et l'inférence de la dernière est prise incidemment ; ou aussi : il a pris l'une d'elles. Et cette inférence que nous avons dite, c'est-à-dire du moyen, tu pourras la faire lorsque les lois ne seront pas obligation et négation, ou interdiction et permission, et lorsqu'il n'y a pas ainsi une divergence de tannaim et d'amoraim ; mais s'il y a l'une de celles-ci, tu ne pourras pas, car on dira : c'est la force de la permission, et pour te faire connaître la force de Rabbi un tel.

לעולם כשתעיין בשום דרוש או בשום ענין כשם שתשים מגמת פניך להבין הענין ההוא היטב יש לך ג"כ לבקש דרכים להקשות כנגדו ולהגיע תחלה הספיקות שיש בענין ההוא או בלשון ההוא ולדעת ההטעות והקושיות שאפשר לעשות בדבר ההוא כי זה יהיה סיבה להעמידך עלד בר אמת ולהבין הענין ההוא על בוריו כי מי שמרגיש החולה מיד ימצא רפואה לו ויש לך לזהר שלא לקבל הראות הענין בתחלת העיון במושלם עד שתחקור וותחפש עליו כי פתי יאמין לכל דבר כו' ולהשמר שלא יהיה בעצמו בדרך היקש הסבוב אל הנעלם בנעלם אחר כמוהו או הנגלה כי הביאור הנכון אינו רק ביאור הנעלם והנגלה. ודע כי דרך הנושאים והנותנים כל האמוראים כשרוצים להקשות נגד איזה משנה או ברייתא או מאמר מה ולדעת אם הוא צורך אם לאו כי אותו המאמרר אשר הם דנים עליו יקחו אותו למסופק וכל שאר המאמרים אשר מחוץ יקבלו אותם לאמת להקשות כנגדו ואח"כ ישובו במקום אחר ויקחו אותם המאמרים אשר הניח אותם במושלמים לקחת אותם במסופקים והקשו כנגדם מזה שנתבאר כאן שהוא אמתי וכל זה לברר וללבן אם יקחו כולם המסופקים לא יוכלו ולהשיב מזה לזה ולבררם.

ולעולם בכל לשון הנהוג בתלמוד שיצא לך השמועה הוי משתדל לדעת מה טיבו ובאיזה אופן דרכו לבוא במקום אחר על הרוב וראה גם ראה אם הוא בא באותו הדרך גם כן בכאן ואם לאו צריך אתה לדעת למה נשתנה ואם אתה מסופק בו שאינך יודע מנהגו וטבעו חפש הדין בתלמוד באיזה דרך הוא עד כאן לשונו:

Toujours, lorsque tu examineras quelque enseignement ou quelque sujet : de même que tu tourneras ta face à bien comprendre ce sujet-là, tu as aussi à chercher des voies pour objecter contre lui, et à atteindre d'abord les doutes qu'il y a en ce sujet-là ou en ce langage-là, et à connaître les erreurs et les difficultés qu'il est possible de faire en cette chose ; car ceci sera une cause de t'établir sur une parole de vérité, et de comprendre ce sujet-là en sa clarté. Car celui qui sent le malade trouve aussitôt un remède pour lui.

Et tu as à te garder de ne pas recevoir l'apparence du sujet, au commencement de l'examen, comme achevée, jusqu'à ce que tu enquières et que tu fouilles sur lui ; car le sot croit toute chose (Proverbes 14,15), etc. Et de te garder qu'il ne soit lui-même, par voie d'analogie circulaire, à expliquer le caché par un autre caché comme lui, ou le révélé ; car l'explication correcte n'est rien d'autre que l'explication du caché et du révélé.

Et sache que la voie de ceux qui discutent, tous les amoraim, lorsqu'ils veulent objecter contre quelque Michna ou beraita ou quelque dit, et savoir s'il est besoin ou non : car ce dit-là sur lequel ils jugent, ils le prennent pour douteux, et tous les autres dits qui sont au-dehors, ils les reçoivent pour vrais, pour objecter contre lui ; et ensuite ils reviendront en un autre lieu et prendront ces dits qu'ils avaient laissés comme achevés, pour les prendre comme douteux, et ils ont objecté contre eux de ceci qui s'est clarifié ici comme vrai. Et tout ceci pour clarifier et épurer : s'ils prennent tous comme douteux, ils ne pourront pas, et pour répondre de celui-ci à celui-là et les clarifier.

Et toujours, en tout langage en usage dans le Talmud d'où te sort l'enseignement, sois celui qui s'efforce de savoir quelle est sa nature et de quelle manière est sa voie de venir en un autre lieu, pour la plupart ; et vois, vois encore, s'il vient de cette même voie aussi ici ; et si non, tu as besoin de savoir pourquoi il a changé. Et si tu es en doute en lui, que tu ne connais pas son usage et sa nature, cherche la loi dans le Talmud, de quelle voie elle est.

Jusqu-ici son langage.

אתם בניי יצ"ו העתקתי דברים הללו אע"פ שהרוב מהם הם דברים פשוטים מכל מקום נכונים הם למוצאי דעת:

Vous, mes fils, que le Rocher vous garde et vous fasse vivre : j'ai copié ces choses, bien que la plupart d'entre elles soient des choses simples ; néanmoins elles sont justes pour ceux qui trouvent la connaissance.

אבל דעו בניי יצ"ו כי צריך דעת ותבונה להבין לשונה הלכות בכל יום שיעמוד בשכלו על עומק הדברים ולהבין כל דבר ודבר על יסוד יסודו ולפלפל בהלכה לפלפל בחכמה כי אין ערך לפלפול והפלפול יהיה של אמת וכל אחד יודה לדברי חבירו אם האמת אתו ואז שמעתת' מתרווח' בס"ד המסייע לבוא לטהר ואחר בירור פשט ההלכה צריך לחזור ההלכה בקול רם ובשמחה:

Mais sachez, mes fils, que le Rocher vous garde : car il faut connaissance et intelligence pour comprendre son langage, des lois chaque jour, qu'il se tienne en son intellect sur la profondeur des choses, et pour comprendre chaque chose et chose sur le fondement de son fondement, et pour débattre dans la halakha, pour débattre dans la sagesse ; car il n'y a pas de mesure au pilpoul (débat dialectique), et le pilpoul sera de vérité, et chacun concédera aux paroles de son compagnon si la vérité est avec lui ; et alors l'enseignement s'élargit, avec l'aide du Ciel Qui assiste celui qui vient à se purifier. Et après la clarification du pchat de la halakha, il faut répéter la halakha à voix haute et dans la joie.

ובזוהר פרשת בראשית אמרו מ"ש רבותינו ז"ל (מגילה יח, א) כי מלה בסלע משתיקות' בשתים נאמר אפילו על דברי תורה והיינו ולבך אל ימהר להוציא דבר לפני הא-להים. פירוש כשאתה עומד לפני השכינה דהיינו כשהוא עוסק בתורה או בתפלה אל ימהר להוצי' מפיו אלא דבר ברור והגון וכמ"ש רבותינו ז"ל (קידושין ל, א) ושננתם שיהא שנון בפיך השינון הוא בלב ואח"כ יוציא מפיו בקול רם כמו שאמרו רז"ל (עירובין נד, א) חיים הם למוצאיהם למוציא מפיהם:

Et dans le Zohar, parachat Bereshit, ils ont dit : ce qu'ont dit nos maîtres, de mémoire bénie (Megilla 18a) : qu'une parole vaut un sela, le silence en vaut deux, a été dit même sur des paroles de Torah. Et c'est : et que ton cœur ne se hâte pas de faire sortir une parole devant Elokim (Ecclésiaste 5,2).

Le sens : lorsque tu te tiens devant la Chekhina, c'est-à-dire lorsqu'il s'occupe de Torah ou de tefila, qu'il ne se hâte pas de faire sortir de sa bouche sinon une parole claire et convenable. Et comme ont dit nos maîtres, de mémoire bénie (Kidouchin 30a) : et tu les aiguiseras (Deutéronome 6,7), qu'elle soit aiguë dans ta bouche ; l'aiguisement est dans le cœur, et ensuite il fera sortir de sa bouche à voix haute, comme ont dit nos Sages, de mémoire bénie (Erouvin 54a) : ils sont vie pour ceux qui les trouvent (Proverbes 4,22) -- pour ceux qui les font sortir de leur bouche.

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