שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Drushim VeAgadot (1/4)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Dans les Chiltei haGuiborim, le Riaz (Rabbenou Yecha'ya Aharone) dit que les Midrachim sont selon trois voies : exagération, miracles, et exposition du verset en tout sujet ; le sens simple est le principal. Le Chla répond à ses dernières paroles : Rabbi Chimon bar Yo'haï donne la raison de l'impureté de la bestiole ; le Talmud de Jérusalem conclut « des Midrachim nous parlons : expose et reçois une récompense ». Selon lui, on n'apprend pas de cette raison une halakha ailleurs, ainsi qu'a écrit Rabbi Mena'hem di Louzano.

Aussi : les Sages exposent « Yaakov notre père n'est pas mort », les tsadikim vivant par leur nom et leurs actes ; les galettes et les laines d'Erets Israël enseignent que le Créateur renouvellera un grand bien

כלל דרושים ואגדות בשלטי הגבורים בפרק קמא דע"ז מביא לשון ריא"ז מה שכתב בענין דרושים ואגדות וז"ל דע והבן כי המדרשים הן על ג' דרכים יש מהן שהן דרך גוזמא כמ"ש בפרק ג"ה (חולין צ, ב) דברה תורה בלשון הבאי דברי נביאים בלשון הבאי דברו חכמים בלשון הבאי בענין ערים גדולות ובצורות בשמים וכן ותבקע הארץ לקולם וכיוצא בהן ויש מהן רבים כדברי רבה בר בר חנה בפרק המוכר את הספינה שהן דרך גוזמא שדרך בני אדם לדבר כן ויש מן הדרשות שהן ע"ד מעשה נסים שמראה הקב"ה כחו ומראה להם מעשים נוראים ומתמיהים כמ"ש בדניאל (יב, ה) וראיתי אני את המראה כו' ובן יונה בן אמתי שבלעו הדג והקיאן ורבים וכיוצא בהן ובאלה ימצא רבים בדברי חכמים כמ"ש בפרק חזקת הבתים (נח, א) על רבי בנאה שהיה מציין המערות וכל הענין האמור שם ועוד אומר שם שהיה מגוש א' שהיה חוטט מערות המתים וכל אותן העניינים מעשה ניסים כמו שהיו נעשין ונגלין לנביאים שאין כן לשאר בני אדם ויש מאלה רבים במעשיו שלר בה בר בר חנה שהם דברים מותמהים שהיה מראה הש"י לחסידיו המאמינים בו בלב שלם ויש מן המדרשים שכונת חכמים בהם לדרוש המקרא בכל ענין שיכולין לדרוש וסמכו על מ"ש אחת דיבר אלקים שתים זו שמענו וכן מ"ש הלא כה דברי כאש כו' ולמדו מזה שמקרא א' יוצא לכמה טעמים כמ"ש בפרק אחד דיני ממונות (סנהדרין לד, א). ואל תתמה ע"ז הלא תראה רוב פעמים אפילו הדיוט אחד מדבר דבריו מורכבין שיש להם שניפנים וכ"ש דברי חכמה שנאמרו ברוח הקודש ועד"ז דורשין החכמים המקרא בכל ענין שיכולים לדורשו ואמרו אין מקרא יוצא מידי פשוטו שהוא העיקרא וכל המדרשים הנדרשים בו יש מהן שהוא עיקר קרוב לפשט ויש מהן שיש בו רמז כמעט הלא תראה מה שדרש אחד מן החכמים בפ"ק דתענית (ה, ב) שאמר יעקב אבינו לא מת והשיב לו חכם א' וכי בחנם הספידוהו הספדנים וחנטו החונטים וקברו הקוברים והשיב לו מקרא אני דורש כלומר גם אניו יודע שמת אלא אני מתכוין לדרוש את המקרא בכל ענין שראוי לדרוש ואם א"א להיות המדרש כמשמעו יש בו רמז שיש לומר לא מת כמ"ש צדיקים אפילו במיתתן הן חיים לפי ששמם וזכרם ומעשיהם קיימים לעולם ובזה תמצא בפ' במה מדליקין (שבת ל, ב) שהיה הדרשן דורש עתידה א"י שתוציא גלוסקאות וכלי מילת וכו' והודיע לו שיש לך לפרש המדרש בענין הקרוב לו ובא אותו הכתוב ללמד שעתיד הבורא לחדש טובה גדולה בעולם וכיוצא בזה אומר שם גם מדרשים אחרים ועוד אמרו בתלמוד א"י בפ"ו דנזיר וכי המדרשות אמנה הם דרוש וקבל שכר הא לך הדבר מבואר שלא אמרו חכמים המדרשים ע"ד אמונה ועיקר אלא להרבות טעמים למקרא ולדרשו בכל פנים ואולי יש בהן רמז והמלגלג על דבריהם עליו נאמר (דה"ב לו, טז) ויהיו מלעיבים במלאכי אלקים ומתעתעים בנביאיו ובכמה מקומות נענשו על שהיו מלגלגים על דברי החכמים עכ"ל.

והנה עתה אשיב על דבריו אחרונים במה שאמר דבר בשם תלמוד ירושלמי ואינו כהבנתו וחלילה לנו לומר כדבריו ואם לא היה המדרש אמונה ועיקר איך אמר דרוש וקבל שכר והנה אעתיק לשון ירושלמי (ברכות ט, א) רשב"י אומר מפני מה אמרו השרץ מטמא בכעדשה מפני שתחילת ברייתו בכעדשה ופריך רביו יודן א"ה המת יטמא פחות מכזית דא"ר יוחנן להביא את הנפל שאין בו כזית וכן הנבילה תטמא כגרגיר של אפונין דא"ר חנינא אני ראיתי עגל כאפון בשפיר ומשני מאי כדון מדרשות קאמינ' דרוש וקבל שכר ע"כ והכי פירוש לי שמן מ"ש רשב"י בטעם טומאות השרץ היה מתחייב להוליד תולדות בדין טומאות מת ונבילה שיטמא בפחות מכזית וזה נגד ההלכה לכן אמרו שאין לדקדק כל כך על הטעם ההוא דאין משיבין על הדרוש דהיכא דאיכא למידרש דרשינן ואין למדין משום הלכה במקום אחר כן מצאתי שכתב הרב ר' מנחם די לוזאנ"ו:

Kelal Drushim ve-Agadot. Dans les Shiltei haGiborim, au premier chapitre d'Avoda Zara, il apporte le langage du Riaz (Rabbenou Yeshaya Aharone) de ce qu'il a écrit au sujet des derachot et des aggadot, et voici son langage : sache et comprends que les Midrashim sont selon trois voies.

Il y en a qui sont voie d'exagération, comme il est écrit au chapitre Gid ha-Nasheh (Houlin 90b) : la Torah a parlé en langue d'exagération, les paroles des prophètes en langue d'exagération, les Sages ont parlé en langue d'exagération, au sujet de villes grandes et fortifiées jusqu'aux cieux, et de même : et la terre se fendit à leur voix, et ce qui leur ressemble. Et il y en a beaucoup comme les paroles de Rabba bar bar Hanna au chapitre ha-Mokher et ha-Sefinah, qui sont voie d'exagération, car c'est la voie des hommes de parler ainsi.

Et il y a parmi les derachot qui sont à la manière de faits de miracles, que le Saint, béni soit-Il, montre Sa force et leur montre des actes terribles et étonnants, comme il est écrit dans Daniel (12,5) : et j'ai vu, moi, la vision, etc., et Yona ben Amitai que le poisson a avalé et l'a vomit, et beaucoup et ce qui leur ressemble. Et parmi ceux-ci on en trouvera beaucoup dans les paroles des Sages, comme il est écrit au chapitre Hezkat ha-Batim (Baba Batra 58a) au sujet de Rabbi Benaa qui marquait les grottes, et tout le sujet dit là.

Et il dit encore là qu'il y avait un mage qui creusait les grottes des morts, et tous ces sujets sont faits de miracles, comme ceux qui étaient faits et révélés aux prophètes, ce qui n'est pas ainsi pour le reste des hommes. Et il y en a beaucoup parmi ceux-ci dans les actes de Rabba bar bar Hanna, qui sont des choses étonnantes que le Nom, qu'Il soit béni, montrait à Ses pieux qui croient en Lui d'un cœur entier.

Et il y a parmi les Midrashim dont l'intention des Sages en eux est d'exposer le verset en tout sujet qu'ils peuvent exposer, et ils se sont appuyés sur ce qui est écrit : une fois à parlé Elokim, deux fois ceci nous avons entendu (Psaumes 62,12), et de même ce qui est écrit : n'est-ce pas, ainsi Mes paroles sont comme un feu, etc. (Jérémie 23,29), et ils ont appris de ceci qu'un verset sort à plusieurs sens, comme il est écrit au chapitre Ehad Dinei Mamonot (Sanhédrin 34a).

Et ne t'étonne pas de ceci : ne vois-tu pas que la plupart des fois, même un simple parle des paroles composées qui ont deux faces, et à plus forte raison les paroles de sagesse qui ont été dites par l'esprit saint. Et de cette manière les Sages exposent le verset en tout sujet qu'ils peuvent l'exposer, et ils ont dit : un verset ne sort pas des mains de son sens simple, qui est le principal.

Et tous les Midrashim qui sont exposés sur lui : il y en a qui sont principal, proches du sens simple, et il y en a en qui il y a presque une allusion. Ne vois-tu pas ce qu'a exposé l'un des Sages au premier chapitre de Taanit (5b), qu'il a dit : Yaakov notre père n'est pas mort, et un Sage lui a répondu : est-ce en vain que les orateurs l'ont lamenté, et que les embaumeurs l'ont embaumé, et que les ensevelisseurs l'ont enseveli ?

Et il lui a répondu : un verset j'expose -- c'est-à-dire, moi aussi je sais qu'il est mort, seulement je vise à exposer le verset en tout sujet qu'il convient d'exposer. Et s'il est impossible que le Midrach soit selon son sens, il y a en lui une allusion par laquelle on peut dire qu'il n'est pas mort, comme il est écrit : les tsadikim, même dans leur mort, sont vivants, parce que leur nom et leur souvenir et leurs actes subsistent à jamais.

Et en ceci tu trouveras au chapitre BaMeh Madlikin (Chabbat 30b) que le prédicateur exposait : Erets Israël est destinée à produire des galettes et des vêtements de laine fine, etc., et il lui a fait savoir qu'il te faut expliquer le Midrach selon le sujet qui lui est proche, et ce verset est venu enseigner que le Créateur est destiné à renouveler un grand bien dans le monde ; et de semblable à ceci il dit là aussi d'autres Midrashim. Et ils ont encore dit dans le Talmud de la terre d'Israël, au sixième chapitre de Nazir : les Midrashim sont-ils donc une croyance ?

Expose et reçois une récompense. Voici pour toi la chose éclaircie : les Sages n'ont pas dit les Midrashim à la manière de la foi et du principe, seulement pour multiplier les sens au verset et pour l'exposer en toutes faces, et peut-être y a-t-il en eux une allusion.

Et celui qui se moque de leurs paroles, de lui il est dit (II Chroniques 36,16) : et ils étaient railleurs des messagers d'Elokim et se jouaient de Ses prophètes. Et en plusieurs lieux ils ont été punis pour s'être moqués des paroles des Sages.

Jusqu-ici ses paroles. Et voici, maintenant je répondrai à ses dernières paroles, en ce qu'il a dit une chose au nom du Talmud de Jérusalem, et ce n'est pas selon sa compréhension, et loin de nous de dire selon ses paroles.

Et si le Midrach n'était pas foi et principe, comment a-t-il dit : expose et reçois une récompense. Et voici, je copierai le langage du Talmud de Jérusalem (Berakhot 9,1) : Rabbi Shimon bar Yochai dit : pourquoi ont-ils dit que la bestiole rampante rend impure de la taille d'une lentille ?

Parce que le commencement de sa création est de la taille d'une lentille. Et Rabbi Youdan objecte : s'il en est ainsi, le mort rendrait impur moins qu'une olive, car Rabbi Yo'hanan a dit : pour inclure le foetus en qui il n'y a pas [la taille d']une olive.

Et de même la charogne rendrait impure comme un grain de pois, car Rabbi Hanina a dit : j'ai vu un veau comme un pois dans la membrane. Et ils résolvent : que reste-t-il alors ?

Des Midrashim nous parlons : expose et reçois une récompense. Jusqu-ici.

Et voici l'explication selon moi : que de ce qu'a dit Rabbi Shimon bar Yochai sur la raison des impuretés de la bestiole rampante, il s'ensuivrait d'engendrer des conséquences dans la loi des impuretés du mort et de la charogne, qu'ils rendraient impur moins qu'une olive, et ceci est contre la halakha. C'est pourquoi ils ont dit qu'il n'y a pas à préciser tant sur cette raison-là, car on ne répond pas sur l'exposition : là où il y a lieu d'exposer, nous exposons, et l'on n'apprend pas de là une halakha en un autre lieu.

Ainsi j'ai trouvé qu'a écrit le rav Rabbi Menahem di Louzano.

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