שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Rabanan

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Quatre sujets se rattachent à ce qui est des Sages. C’est des Sages et c’est de la Torah, car la Torah a été donnée en la main des Sages : le travail de ‘Hol ha-Moed, le second Yom Tov de la diaspora et la lecture de la Méguila ont été dits à Moché au Sinaï. Le Chla a reçu, sur l’asmakhta (appui scripturaire), que « d’ordre rabbinique et le verset n’est qu’une asmakhta » signifie que les Sages ont innové la loi en contemplant un raisonnement alludé dans la Torah, comme le lavage des mains pour des mains occupées. Ils font une garde pour la garde de la Torah et instituent depuis Moché, Yehochoua, Ezra et les tannaim.

Aussi : le poteau, la poutre et le debout plus nombreux reçus du Sinaï pour instituer ce que les Sages interdiront ; selon le Rambam, l’asmakhta n’est qu’un signe pour rappeler une mitsva étrangère à l’écrit

כלל רבנן ד' עניינים הם מישך שייכי בדרבנן. א' היא דרבנן והוא מדאורייתא שהתורה נתנה ביד החכמים כמ"ש מקצת הפוסקים בענין ממלאכה חול המועד שהוא מדאורייתא אלא שהתורה מסרה לחכמים שיאסרו המלאכות שנראה להם ויתירו מה שנראה להם ויש גילוי בזוהר שי"ט שני של גליות וכן מקרא מגילה נאמר למשה בסיני באם יהיה כך וכך יעשו כך וכך נמצא שהוא מדרבנן והוא מדאורייתא ובפ"ק דעירובין דף ח' בתוספות בדיבור המתחיל שפרצתו בד' שכתבו וז"ל וליכא למימר דגילף שלא יועיל לחי וקור' למבוי ועומד מרובה להצד דגמירי לה מסיני דמהני ע"כ וכתב מהרש"ל ז"ל בחכמת שלמה וז"ל ויש מתמיהין הלא מבוי וחצר מן התורה שריין ומדרבנן הוא דאסרי וא"כ איך שייך לומר בכאן הלכה למשה מסיני וצריך לומר דהכא גמירי להו מסיני היכא שיבאו לגזור ולאסור המבוי והחצר אזי יתקנו המבוי בלחי וקורה והחצר בעומד מרובה כו' וכמדומה לי שמצאתי בעין זה עכ"ל.

ב' הוא ענין אסמכתא המוזכר בכמה מקומות בתלמוד והרמב"ם בהקדמת זרעים פירוש דבר שאין לו רמז בפסוק רק נסמכה זאת המצוה לזה הפסוק לסימן כדי שיהא נודע ונזכר ואינו מעניין הכתוב וזה ענין מה שאמרו קרא אסמכתא בעלמא בכל מקום שיזכרהו ע"כ והנה מוכרחים דברי הרמב"ם בענין שהוא מן התורה דהיינו הל"מ וקרא אינו אלא אסמכתא כמו שהוקשו בפ"ק דעירובין דף ד' על מ"ש רב שיעורין וחצוצין כו' הל"מ הוא ופריך שיעורין קרא כתיב ארץ חטה ושעורה וגו' וא"ר חנין כל הפסוק הזה לשעורין כו' ומסיק הלכתא נינהו ואסמכיהנו רבנן אקראי:

Kelal Rabanan. Quatre sujets sont ceux qui se rattachent à ce qui est des Sages.

1. C'est des Sages et c'est de la Torah : car la Torah a été donnée en la main des Sages, comme l'ont écrit quelques décideurs au sujet du travail de Hol ha-Moed (jours intermédiaires de fête), qu'il est de la Torah, seulement la Torah a remis aux Sages d'interdire les travaux qui leur paraissent et d'autoriser ce qui leur paraît.

Et il y a une révélation dans le Zohar que le second Yom Tov des communautés de la diaspora, et de même la lecture de la Megila, ont été dits à Moche au Sinaï : si telle et telle chose sera, ils feront telle et telle chose ; il en résulte que c'est des Sages et que c'est de la Torah. Et au premier chapitre d'Erouvin, folio 8, dans les Tossefot au mot commençant : dont la brèche est de quatre, ils ont écrit, et voici leur langage : et l'on ne peut pas dire que l'on apprenne que le poteau et la poutre ne servent pas pour la ruelle et que le debout plus nombreux (que le percé) ne serve pas pour la cour, car nous l'avons reçu du Sinaï que cela sert.

Jusqu-ici. Et le Maharshal (Moreinu haRav Shlomo Luria), de mémoire bénie, a écrit dans Hokhmat Shlomo, et voici son langage : et il y a qui s'étonnent : n'est-ce pas que la ruelle et la cour sont permises d'après la Torah, et c'est des Sages qu'ils les ont interdites ; et s'il en est ainsi, comment y a-t-il lieu de dire ici une loi à Moche depuis le Sinaï.

Et il faut dire qu'ici ils l'ont reçu du Sinaï : lorsqu'ils viendront décréter et interdire la ruelle et la cour, alors ils institueront la ruelle par un poteau et une poutre, et la cour par le debout plus nombreux, etc. Et il me semble que j'ai trouvé de cet ordre.

Jusqu-ici son langage. 2.

C'est le sujet de l'asmakhta (appui scripturaire) mentionné en plusieurs lieux dans le Talmud. Et le Rambam, dans l'introduction de Zeraim, a expliqué : une chose qui n'a pas d'allusion dans le verset, seulement cette mitsva a été appuyée à ce verset pour signe, afin qu'elle soit connue et rappellee, et elle n'est pas du sujet de l'écrit ; et c'est le sujet de ce qu'ils ont dit : le verset n'est qu'une asmakhta, en tout lieu où ils le mentionnent.

Jusqu-ici. Et voici, les paroles du Rambam sont nécessaires au sujet de ce qui est de la Torah, c'est-à-dire une loi à Moche depuis le Sinaï, et le verset n'est qu'une asmakhta, comme on a objecté au premier chapitre d'Erouvin, folio 4, sur ce qu'a dit Rav : les mesures et les interpositions, etc., c'est une loi à Moche depuis le Sinaï ; et il objecte : les mesures, un verset est écrit : un pays de froment et d'orge, etc.

(Deutéronome 8,8) ; et Rabbi Hanin a dit : tout ce verset a été dit pour les mesures, etc. ; et il conclut : ce sont des lois, et les Sages les ont appuyées sur des versets.

אמנם מצינו הרבה פעמים שאומרים מדרבנן הוא וקרא אסמכתא בעלמא הוא קבלתי שם פירוש מחודש דהכוונה הוא שהדין הזה שחדשו הרבנן הוא משום שהתבוננו סברא אחת הנרמזת בתורה ומכח סברא זו חדשו את הדין כהא דאיתא בפרק כל הבשר (חולין דף ק"ו) מים ראשונים מצוה רבא אמר מצוה לשמוע דברי רבי אלעזר בן ערך דכתיב כל אשר יגע בו הזב וידו לא שטף במים אר"א בן ערך מכאן סמכו לנט"י מן התורה הענין עיקר בא לכדרשינן בניד' מה ידיו מבראי אף כל דמבראי לאפוקי בית הסתרים א"צ טבילה והתבוננו החכמים מאחר שהתורה לא בא אלא ללמדנו ענין מאבראי למה הזכיר יותר ידיו מפניו הל"ל ופניו לא שטף אלא התורה הזכירה ידים שהם יותר מאבדאי מהפנים משום שהפנים נח אבל הידים עסקינות הן ותמיד הם מתפשטות חוצה וכשהתבונן החכמים מכח התורה שהידים מוחזקות להיותן עסקניות על כן תקנו נטילת ידים משום סרך תרומה מאחר שהם עסקניות נמצא דין נטילת ידים היא מדרבנן אבל טעם גזירתם היתה בשביל עסקניות שהבינו מן התורה שהתורה מחזקת לידים עסקניות נמצא סברת התורה הביאה את החכמים לדבר זה וזהו ענין מדרבנן וקרא אסמכת' ואע"ג דמסיים שם תלמודא על דברי ר"א בן ערך א"ל דבא לרב נחמן מאי משמע דכתיב וידיו לא שטף במים הא שטף טהור הא טבילה בעי ה"ק ואחר שלא שטף טמא ע"כ הדי משמע דאסמכתא הוא סימנא בעלמא מלישנא דקרא הכל אמת כי עיקר ענין אסמכתא הוא הסברא שהוציאו מזה הפסוק דהיינו ידים עסקניות ואז לסימנ' נאמר לשון הפסוק וידיו לא שטף הוא טמא ואם שטף טהור דהיינו נטילת ידים והוצרך לומר כן למצוא לשון הפסוק לסימנ' ולא היה די לו במה שהוציאו סברא זו מזה הפסוק כמ"ש לפי שר"א בן ערך אומר בקוצר דכתיב כל אשר יגע בו הזב וידיו לא שטף במים משמע שהורינו במליצה לשונו למצוא בזה הפסוק לישנ' לסימנ'. ג' הוא גזירת חכמים שגזרו בהרבה דברים לאסור שחששו שלא יגעו באיסור דאורייתא ועשו משמרת למשמרת התורה.

ד' הם התקנות שתקנו מן מרע"ה ואילך ויש תקנות שתיקן מרע"ה ויש שתיקן יהושיע ויש שתיקן עזרא אח"כ תקנו התנאים התקין הילל פרוזבול התקין רבן גמליאל הזקן התקין רבן יוחנן בן זכאי והרבה בתלמיד התקין רבי פלוני התקין רבי פלוני ויש מהם תקנות מיוחסות להמון החכמים כמ"ש באושא התקינו או כמו שנאמר תקנו חכמים או תקנת חכמים ובדומה לזה הרבה:

Cependant nous trouvons beaucoup de fois qu'ils disent : c'est d'ordre rabbinique et le verset n'est qu'une asmakhta. J'ai reçu la une explication nouvelle : l'intention est que cette loi que les Sages ont innovée est parce qu'ils ont contemplé un raisonnement allude dans la Torah, et par la force de ce raisonnement ils ont innové la loi.

Comme ce qui est au chapitre Kol ha-Basar (Houlin folio 106) : les premières eaux sont une mitsva. Rava a dit : c'est une mitsva d'écouter les paroles de Rabbi Elazar ben Arakh, car il est écrit : tout ce que le zav (homme atteint d'écoulement) touche, et ses mains il n'a pas rincé dans l'eau (Lévitique 15,11).

Rabbi Elazar ben Arakh a dit : de là ils ont appuyé le lavage des mains depuis la Torah. L'essentiel du sujet vient pour ce que nous exposons dans Nida : de même que ses mains sont au-dehors, de même tout ce qui est au-dehors, pour exclure les lieux cachés, qui n'ont pas besoin d'immersion.

Et les Sages ont contemplé : puisque la Torah n'est venue que pour nous enseigner le sujet de ce qui est au-dehors, pourquoi a-t-elle mentionné ses mains plus que son visage. Il aurait fallu dire : et son visage il n'a pas rincé.

Seulement la Torah a mentionné les mains, qui sont plus au-dehors que le visage, parce que le visage est en repos mais les mains sont occupées et toujours elles s'étendent au-dehors. Et lorsque les Sages ont contemplé, de la force de la Torah, que les mains sont présumées être occupées, c'est pourquoi ils ont institué le lavage des mains à cause de l'habitude de la terouma, puisqu'elles sont occupées.

Il en résulte que la loi du lavage des mains est d'ordre rabbinique, mais la raison de leur décret a été pour l'occupation des mains, qu'ils ont comprise de la Torah, que la Torah tient les mains pour occupées. Il en résulte que le raisonnement de la Torah a amené les Sages à cette chose, et c'est le sujet de : d'ordre rabbinique et le verset est une asmakhta.

Et bien que le Talmud conclue là sur les paroles de Rabbi Elazar ben Arakh : Rava a dit à Rav Nahman : que signifie-t-il, car il est écrit : et ses mains il n'a pas rincé dans l'eau -- s'il a rincé, il est pur ? or il a besoin d'immersion ; voici ce qu'il dit : et après qu'il n'a pas rincé, il est impur. Jusqu-ici.

De là il s'entend que l'asmakhta est un signe seulement, du langage du verset ; le tout est vrai. Car l'essentiel du sujet de l'asmakhta est le raisonnement qu'ils ont tiré de ce verset, c'est-à-dire des mains occupées ; et alors, pour signe, a été dit le langage du verset : et ses mains il n'a pas rincé, il est impur ; et s'il a rincé, il est pur, c'est-à-dire le lavage des mains.

Et il a fallu dire ainsi pour trouver le langage du verset pour signe, et il ne lui suffisait pas de ce qu'ils ont tiré ce raisonnement de ce verset, comme j'ai écrit, parce que Rabbi Elazar ben Arakh dit en raccourci : car il est écrit : tout ce que le zav touche, et ses mains il n'a pas rincé dans l'eau -- il s'entend qu'il nous a instruit, dans le langage figuré de ses paroles, à trouver dans ce verset un langage pour signe. 3.

C'est le décret des Sages qu'ils ont décrété en beaucoup de choses pour interdire, car ils ont craint qu'on ne touche à un interdit de la Torah, et ils ont fait une garde pour la garde de la Torah. 4.

Ce sont les institutions qu'ils ont instituées depuis Moche notre maître, que la paix soit sur lui, et ensuite. Et il y a des institutions que Moche notre maître a instituées, et il y en a que Yehochoua a instituées, et il y en a qu'Ezra a instituées.

Ensuite les tannaim ont institué : Hillel a institué le prozbol, Rabban Gamliel l'Ancien a institué, Rabban Yo'hanan ben Zakkai a institué, et beaucoup dans le Talmud : Rabbi un tel a institué, Rabbi un tel a institué. Et il y en a parmi elles des institutions attribuées à la multitude des Sages, comme il est écrit : à Ousha ils ont institué, ou comme il est dit : les Sages ont institué, ou institution des Sages, et de semblable à ceci, beaucoup.

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