שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Leshonot Sugyot (4/10)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

« Là où il a révélé, il a révélé ; là où il n'a pas révélé, il n'a pas révélé » : en beaucoup de lieux le Talmud dit l'inverse, qu'il a révélé pour tout lieu. Le Chla rapporte du Ri Kanpinton que, si la révélation a peu de nouveauté ou si le raisonnement est en son œil, l'Écrit restreint : ce sujet-ci et non son compagnon. Si la loi est une grande nouveauté et que son motif est révélé, on apprend de lui pour toute la Torah. Par voie de miracle, c'est un décret de l'Écrit, statut de roi : d'une nouveauté on n'apprend pas, comme les trente et cinquante sicles.

Aussi : « c'est elle-même qu'il nous enseigne » : nouveauté explicite ou par précision ; le vav pour « ou » ; ve-tserikha, le Rambam craignant davantage le langage de la Michna que celui de la Guemara

היכא דגלי גלי היכא דלא גלי לא גלי כך נמצא בהרבה מקומות בתלמוד ובהרבה מקומות בתלמוד מצינו להיפוך דאמר כיון דגלי גלי לכל מקום ומצאתי שכתב הר"י קאנפינטון הטעם הוא כשאנו אומרים מדאיצטריך לגלוי וכו' הוא כאשר גילוי הכתוב בנושא שהוא מעט החידוש או בנושא שהסבר' בעינו אז ודאי נאמר לא בא הכתוב אלא למעט ולומר דדוקא בזה הנושא ולא בחבירו אפילו אם הם דומים לו אם הם יותר זרים ממנו דאי לא תימא הכי לשתוק קרא מיניה או יאמר זה הדין בחבירו שיש בו יותר חדוש והוה אמינא מכ"ש בזה הנושא שהוא מעט החדוש וכשאנו אומרים מדגלי הכא גלי לכל התורה כולה זהו כאשר גילו הכתוב בא בנוש' מיוחד שאותו דין הוא חדוש גדול ע"כ אלמלא מקרא כתוב אצלו כי הסברא מנגדת היא לו אומרים שנלמוד ממנו שאר הנושאים וגם זה דוקא כשאותו הדין נשוא על הנושא מתורת מעמא וטעמו גילוי לנו אמנם אם הוא דרך הנס אין ללמוד ממנו לנושא אחר כי גזירת הכתוב הוא ואז נאמר כי חידוש הוא ומחידוש לא ילפינן כי חק מלך הוא ואין לך בו אלא חדושו בלבד וזהו כגון שלשים שקלים ווחמשים שקלים אצל תשלומין למוצא שם רע עכ"ל:

Heikha de-gali gali heikha de-lo gali lo gali (là où il a révélé, il a révélé ; la où il n'a pas révélé, il n'a pas révélé). Ainsi se trouve en beaucoup de lieux dans le Talmud, et en beaucoup de lieux dans le Talmud nous trouvons l'inverse, qu'il dit : puisque il a révélé, il a révélé pour tout lieu.

Et j'ai trouvé que le Ri Kanpinton (Rabbi Yitzhak Canpanton) a écrit : le motif est, quand nous disons : puisque le verset a eu besoin de révéler, etc., c'est lorsque la révélation de l'Écrit est dans un sujet qui a peu de nouveauté, ou dans un sujet où le raisonnement est en son œil ; alors certainement nous disons : l'Écrit n'est venu que pour restreindre et dire que spécifiquement dans ce sujet-ci et non dans son compagnon, même s'ils lui sont semblables, s'ils sont plus étrangers que lui ; car si tu ne dis pas ainsi, que le verset se taise de lui, ou qu'il dise cette loi dans son compagnon où il y a plus de nouveauté, et j'aurais dit à plus forte raison dans ce sujet qui a peu de nouveauté. Et quand nous disons : puisque il a révélé ici, il a révélé pour toute la Torah entière, c'est lorsque la révélation de l'Écrit est venue dans un sujet particulier, que cette loi-là est une grande nouveauté ; dès lors, si ce n'était un verset écrit auprès de lui, car le raisonnement s'y oppose, nous disons que nous apprendrons de lui les autres sujets.

Et ceci aussi spécifiquement quand cette loi est portée sur le sujet selon la voie du motif, et son motif nous est révélé. Toutefois si c'est par voie de miracle, on n'apprend pas de lui pour un autre sujet, car c'est un décret de l'Écrit ; et alors nous disons : c'est une nouveauté, et d'une nouveauté on n'apprend pas, car c'est un statut de roi, et tu n'as en lui que sa nouveauté seulement.

Et ceci est comme les trente sicles et les cinquante sicles auprès des paiements pour celui qui a proféré un mauvais nom (Exode 21,32 ; Deutéronome 22,29). Jusqu-ici son langage :

היא גופא קמ"ל בכל דוכתא דאמרי כה"ג אתא לאשמועינן דמתני' לאו דיוקא אתא אלא היא עצמה קמ"ל חדוש מה דלא ידעינן עד השתא ומזה נלמוד כלל בכל משנה שתעיין בה צריך שתדקדק אם החידוש הוא במה שאומר בהדיא או אם החידוש בדיוקא אם יש בה חידוש בהדיא אין לך לבקש חידוש דאתי מדיוקא ואי לא הוה חידוש במ"ש בהדיא צריך לבקש חידוש דאתי מדיוקא:

Hi gufa ka mashma lan (c'est elle-même qu'il nous enseigne). En tout lieu où nous disons ainsi : il est venu nous enseigner que la Michna n'est pas venue pour une précision, mais c'est elle-même qui nous enseigne une nouveauté que nous ne savions pas jusqu'à maintenant.

Et de ceci nous apprendrons un principe : en toute Michna que tu examineras, il faut que tu précises si la nouveauté est dans ce qu'elle dit explicitement, ou si la nouveauté est dans la précision. S'il y a en elle une nouveauté explicite, tu n'as pas à chercher une nouveauté qui vient de la précision ; et s'il n'y avait pas de nouveauté dans ce qu'elle a dit explicitement, il faut chercher une nouveauté qui vient de la précision :

הלכה כפלוני פעמים אומר תנא הלכה כפלוני שקדם לו בזמן הרבה וי"ל דבשטת ההוא תנא קאמר כדאיתא בפ' אין צדין (ביצה כז, א) רבי שמעון בן מנסיא וחבירו אמרו הלכה כרבי מאיר וקא מתמה והא אנהו קשישי מיניה טוב' אלא בשטת ר"מ קאמר וכיוצא בו.

Halakha ke-peloni (la halakha est comme un tel). Parfois un tanna (docteur de la Michna) dit : la halakha est comme un tel qui l'a précédé de beaucoup en temps ; et l'on peut dire : il le dit selon le système de ce tanna-là, comme il est au chapitre Ein Tsadin (Beitsa 27a) : Rabbi Shimon ben Menassia et son compagnon ont dit : la halakha est comme Rabbi Meir ; et il s'étonne : et eux, ne sont-ils pas beaucoup plus âgés que lui ?

Seulement : il le dit selon le système de Rabbi Meir. Et ce qui lui ressemble.

אות וי"ו

Lettre vav

וא"ו לפעמים נמצא וא"ו במקום או בין במקרא בין במשנה או ברייתא שנאמר איש אמו ואביו תראו ומקלל אביו ואמרו ר"ל אמו או אביו וכן במשנה ביבמות חלץ ועשה מאמר ר"ל חלץ או עשה מאמר וכן הרבה כיוצא בזה:

Vav. Parfois se trouve un vav à la place de ou, tant dans l'Écrit que dans la Michna ou dans une baraita (enseignement hors Michna).

Comme il est dit : un homme, sa mère et son père, vous craindrez (Lévitique 19,3), et celui qui maudit son père et sa mère (Exode 21,17) : cela signifie sa mère ou son père. Et ainsi dans la Michna, dans Yevamot : il a fait 'halitsa (cérémonie du déchaussé) et il a fait une déclaration de fiançailles : cela signifie il a fait 'halitsa ou il a fait une déclaration de fiançailles.

Et ainsi beaucoup de tels :

וצריכא דאי אשמועינן כו' לפעמים המשנה היא מיותרת דמדין בבא קמא שמעינן בבא בתרא ומקשינן בגמרא דחדא מנייהו מיותרת ומשני בא' מג' דרכים אם נאמר שחידוש הוא בבא בתרא בדרך לא זו אף זו או החידוש בבא קמא בדרך זו ואצ"ל זו או החידוש בתרווייהו ושהחדוש בתרווייהו קאמרינן וצריכא דאי אשמועינן כו' כי הא דאמרינן בקדושין פרק י' יוחסין (עח, ב) דתנן מי שנתן רשות לשליחו לקדש לו בתו והלך הוא וקדשה אם שלו קדמו קדושיו קידושין ואם של שלוחו קדמו קדושיו קדושין ואם אינו יודע שניהם נותנים גט ואם רצו אחד נותן גט וא' כונס וכן האשה שנתנה רשות לשלוחה לקדשה והלכה היא וקדשה את עצמה אם שלה קדמו קדושיה קדושין פי' דבטלה לשליחותי' דשליח ואם של שלוחה קדמו קדושיו קדושין ואם אינן יודעים שניהם נותנין לה גט פי' אם באתה לינשא לאחר ואם רצו א' נותן לה גט וא' כונס עכ"ל המשנה ואמרינן עלה כגמר' וצריכא דאי אשמועינן גבי דידי' משום דגבר' קים לי' ביוחסין פי' וכשמצא מיוחס קדשה לו ובטל את השליחות אבל אתת' דלא קים לא ביוחסין אימ' לה גהוו קדושין פי' אימא אע"ג דקדשה עצמה לא בטלה את השליח ולא סמכ' על קדושי' דסבר' דילמ' שליח משכח מיוחס מזה ואי אשמועינן גבי דידה משום דאתתא דיקא ומנסכה אבל איהו אימא לא איכפת ליה צריכא. פי' לא אכפת ליה בבתו אם תנשא למיוחס כל דהו ולא בטלי' לשליחותיה דשליח ואפילו מקדשה לגרוע והא דקדם קדיש סבר דילמא לא משכח אבל אי משכח לא בטלה עכ"ל הגמרא:

Ve-tserikha de-i ashmuinan etc. (et c'est nécessaire : car si on nous avait enseigné etc.).

Parfois la Michna est superflue, car de la loi de la clause initiale nous entendons la clause finale ; et nous objectons dans la Guemara que l'une d'elles est superflue ; et l'on répond par l'une de trois voies : si nous disons que la nouveauté est dans la clause finale, par voie de non seulement ceci mais même ceci ; ou la nouveauté est dans la clause initiale, par voie de ceci, et il n'est pas besoin de dire ceci ; ou la nouveauté est dans les deux ; et que la nouveauté est dans les deux, nous disons : et c'est nécessaire, car si on nous avait enseigné etc. Comme ce que nous disons dans Kidouchin, chapitre 10 Yohasin (78b) : il est enseigné : celui qui a donné permission à son envoyé de fianceer pour lui sa fille, et lui-même est allé et l'a fiancée : si les siennes ont précédé, ses fiançailles sont fiançailles ; et si celles de son envoyé ont précédé, ses fiançailles sont fiançailles ; et s'il ne sait pas, tous deux donnent un get ; et s'ils veulent, l'un donne un get et l'un épouse.

Et de même la femme qui a donné permission à son envoyé de la fianceer, et elle-même est allée et s'est fiancée elle-même : si les siennes ont précédé, ses fiançailles sont fiançailles -- explication : elle a annulé la mission de l'envoyé ; et si celles de son envoyé ont précédé, ses fiançailles sont fiançailles ; et s'ils ne savent pas, tous deux lui donnent un get -- explication : si elle est venue se marier à un autre ; et s'ils veulent, l'un lui donne un get et l'un épouse. Jusqu-ici le langage de la Michna.

Et nous disons sur elle dans la Guemara : et c'est nécessaire : car si on nous avait enseigné à son sujet, c'est parce que l'homme est établi pour lui dans les lignages -- explication : et quand il a trouvé un homme de lignage, il l'a fiancée pour lui et a annulé la mission ; mais la femme, qui n'est pas établie pour elle dans les lignages, dis : que les fiançailles ne soient pas -- explication : dis : bien qu'elle se soit fiancée elle-même, elle n'a pas annulé l'envoyé et ne s'est pas appuyée sur ses fiançailles, car elle raisonne : peut-être l'envoyé trouvera-t-il un homme de lignage plus que celui-ci. Et si on nous avait enseigné à son sujet à elle, c'est parce que la femme précise et épouse ; mais lui, dis : cela ne lui importe pas -- c'est nécessaire.

Explication : cela ne lui importe pas pour sa fille si elle se marie à un homme de lignage quelconque, et il n'annule pas la mission de l'envoyé, et même s'il la fiance à un inférieur ; et ce qu'il a précédé et fiancé, il raisonne : peut-être il ne trouvera pas ; mais s'il trouve, il n'a pas annulé. Jusqu-ici le langage de la Guemara :

ומצאתי שכתב הר"ש סודיל"ו וז"ל, וראיתי בהרמב"ם ז"ל בהלכות אישות פ"ט (הלכה ד') שלא כתב אלא בבא בתרא שכן כתב וז"ל וכן האשה שעשתה שליח לקדשה והלך וקדשה והלכה היא וקדשה עצמה לאחר ואין ידוע איזה מהם קדם שניהם נותנים לה גט ואם רצו א' נותן גט וא' כונס וכתב עליו מגיד משנה וז"ל עוד שם מי שנתן רשות לשלוחו לקדש את בתו כו' ולא הוצרך רבינו לבאר זה לפי שדין האב בבתו הקטנה ודין האשה הגדולה בעצמה ידוע הוא שהם שוים ואע"ג דבגמר' עביד בהו צריכות' עכ"ל וק"ל תרתי חדא דאי בגמ' עביד בהו צריכות' משמע דבתרווייהו איכ' חידוש' ומהאי דינא לא שמעינן לאידך ועוד דאם היה שוה בתרווייהו הי' לו לבאר דינ' דריש' ומינה שמעינן דינ' דסיפא ולמה ביאר דינ' דסיפא והניח דינ' דריש' ובטור אבן העזר הביא תרווייהו חדא בסי' ל"ו והאחרת בסימן ל"וז משמע דס"ל דתרווייהו צריכי כדאית' בגמרא וי"ל דלדעת רבינו לישנ' דמתני' ולישנא דגמר' אינם שוים משום דלישנ' דמתני' קת"נ הגה"הענין בפרק חזקת הבתי' סוף פירקא לא לאב בנכסי הבן דתני' האחין שחלקו וכו' וכן האשה וכו' ומדקדק תלמוד' מאי וכן מאי רבות' איכא טפי באשה דקתני וכן ומשני מאי דתימא כו' וכן דרך לימוד גם כן בפוסקי' כשמביאי' שני נושאי' ובנושא השני או' וכן יש בנושא' שני חידוש דלא הוה ידעינן מנושא הראשון:וכן האשה כו' לשון וכן בכל דיכת' משמע שמביא חידוש כלומר אפילו האשה שעשתה שליח דקס"ד דלית לה דינא דגברא קמ"ל דדינא חד לתרווייהו אבל לישנ' דגמר' לא משמע הכי כיון דמייתי צריכות' בתרווייהו משמע דבכל חדא מנייהו איכ' חידוש וס"ל לרבינו דטפי איכ' למיחש ללישנ' דמתני' דקתני וכן האשה כו' מלמיחש ללישנ' בגמר' ועוד שהצריכות בתרווייהו אינו שוה דאמאי אמרי' באב המוקדם קדיש סבר דילמ' לא משכח ובאתת' אמרי' דמשום הכי קדמה דדייקא ומנסב' אימ' באב דמ"ה קדים דדייק ונסיב ובטל השליחות ואמאי אמרי' דלא אכפת ליה ואפילו מקדשה לגרוע ולפי' צריכות' דינא דאתת' יותר מרווח דהכי קאמרי' דאי אשמועינן גבי דידי' משום דגבר' קים ליה ביוחסין פירוש וכשמצא מיוחס בטל את השליח אבל אתת' דלא קים לה ביוחסין אימא לא נהוו קידושין פי' דסבירא דילמא שליח משכח מיוחס מזה קמ"ל דתנא אתת' בדיינ' דנבר' ומ"ה נקיט רבינו ז"ל דין דוכן האשה דסיפא דאית בה חידוש' טפי ומצינו למד כלל אחד בתורת הפסק לדעת הרמב"ם ז"ל דבכל דוכת' דאיכא כה"ג דאיכא למיחש טפי ללישנא דמתני' כדקא אמרינן ולדעת אבן העזר אע"ג דבכל דוכתא דקאמר לשון וכן משמע דקא מייתי חדושא בכה"ג לא אמרי' דהואיל דתלמוד לא חייש לליש' דוכן אנן נמי לא חיישינן ולפיכך צריך הפוסק לבאר תרווייהו עכ"ל:

Et j'ai trouvé que le R"Sh Sidilo (Rabbi Shmuel Sidilo) a écrit, et voici son langage : et j'ai vu dans le Rambam, de mémoire bénie, dans Hilkhot Ichout, chapitre 9 (halakha 4), qu'il n'a écrit que la clause finale ; ainsi a-t-il écrit, et voici son langage : et de même la femme qui a fait un envoyé pour la fianceer, et il est allé et l'a fiancée, et elle-même est allée et s'est fiancée elle-même à un autre, et l'on ne sait pas lequel d'eux a précédé : tous deux lui donnent un get, et s'ils veulent, l'un donne un get et l'un épouse. Et le Maguid Michne a écrit sur lui, et voici son langage : encore là : celui qui a donné permission à son envoyé de fianceer sa fille, etc. ; et notre maître n'a pas eu besoin d'expliquer ceci, parce que la loi du père sur sa fille mineure et la loi de la femme majeure sur elle-même, il est connu qu'elles sont égales ; et bien que dans la Guemara il fasse en elles une nécessité.

Jusqu-ici son langage. Et il y a deux difficultés : l'une : si dans la Guemara il fait en elles une nécessité, cela signifie que dans les deux il y a une nouveauté, et de cette loi-ci nous n'entendons pas l'autre.

Et encore : s'il était égal dans les deux, il aurait dû expliquer la loi de la clause initiale, et d'elle nous entendrions la loi de la clause finale ; et pourquoi a-t-il expliqué la loi de la clause finale et laissé la loi de la clause initiale ? Et dans le Tour Even ha-Ezer il a apporté les deux : l'une au siman 36 et l'autre au siman 37 ; cela signifie qu'il tient que les deux sont nécessaires, comme il est dans la Guemara.

Et l'on peut dire : selon l'avis de notre maître, le langage de la Michna et le langage de la Guemara ne sont pas égaux, parce que le langage de la Michna enseigne. Glose : le sujet au chapitre Hezkat ha-Batim, fin du chapitre : pas au père dans les biens du fils, qu'il est enseigné : les frères qui ont partagé, etc., et de même la femme, etc. ; et le Talmud précise : que signifie et de même ?

Quelle supériorité y a-t-il davantage dans la femme, qu'il enseigne et de même ? Et il répond : de quoi aurais-tu dit, etc.

Et ainsi est aussi la voie d'étude chez les décideurs : quand ils apportent deux sujets et que dans le second sujet ils disent et de même, il y a dans le second sujet une nouveauté que nous n'aurions pas sue du premier sujet. Et de même la femme etc. : le langage et de même en tout lieu signifie qu'il apporte une nouveauté, c'est-à-dire : même la femme qui a fait un envoyé, dont tu aurais pensé qu'elle n'a pas la loi de l'homme, il nous enseigne que la loi est une pour les deux.

Mais le langage de la Guemara ne signifie pas ainsi, puisque qu'il apporte une nécessité dans les deux, cela signifie que dans chacune d'elles il y a une nouveauté. Et notre maître tient qu'il y a davantage à craindre pour le langage de la Michna, qui enseigne : et de même la femme etc., qu'à craindre pour le langage de la Guemara.

Et encore : que la nécessité dans les deux n'est pas égale : pourquoi disons-nous, pour le père, que celui qui a précédé et fiancé raisonne : peut-être il ne trouvera pas ; et pour la femme nous disons que c'est pour cela qu'elle a précédé, qu'elle précise et épouse ; dis, pour le père : c'est pour cela qu'il a précédé, qu'il précise et fiance et annule la mission ; et pourquoi disons-nous que cela ne lui importe pas, et même s'il la fiance à un inférieur ? Et selon ceci, la nécessité de la loi de la femme est plus aisée : ainsi disons-nous : si on nous avait enseigné à son sujet, c'est parce que l'homme est établi pour lui dans les lignages -- explication : et quand il a trouvé un homme de lignage, il a annulé l'envoyé ; mais la femme, qui n'est pas établie pour elle dans les lignages, dis : que les fiançailles ne soient pas -- explication : elle raisonne : peut-être l'envoyé trouvera-t-il un homme de lignage plus que celui-ci ; il nous enseigne que le tanna a enseigné la femme selon la loi de l'homme.

Et c'est pourquoi notre maître, de mémoire bénie, a saisi la loi de et de même la femme de la clause finale, en laquelle il y a davantage de nouveauté. Et nous trouvons à apprendre un principe dans la voie de la décision, selon l'avis du Rambam, de mémoire bénie : en tout lieu où il y a ainsi, il y a davantage à craindre pour le langage de la Michna, comme nous le disons.

Et selon l'avis de Even ha-Ezer : bien qu'en tout lieu où il dit le langage et de même cela signifie qu'il apporte une nouveauté, en un tel cas nous ne disons pas ainsi, parce que puisque le Talmud n'a pas craint pour le langage et de même, nous non plus nous ne craignons pas ; et c'est pourquoi le décideur doit expliquer les deux. Jusqu-ici son langage :

לפעמים עושה הגמרא ב' צריכיות אעפ"י שהיה די בא' וכן מצינו בפ"ק דשבת (ח, ב) אשר הביא הגמרא שם הא דתנן אם היה רקק מים ור"ה מהלכת בו הזורק לתוכו ד' אמות חייב וכמה הוא רקק מים כו' ורקק מים שר"ה מהלכות בו הזורק לתוכו ד' אמות חייב ואומר הגמרא בשלמא רקק רקק תרי זימני חד ביבמות החמה וחד בימות הגשמים. וצריכ' דאי אשמועינן בימות החמה דעביד אינש לקרורי נפשיה אבל בימות הגשמים אימ' לאו ואי אשמועינן בימות הגשמים אגב דמטניף מקרי ונחית וכו' וע"ז כתבו התוספות וז"ל בצריכות' חדא סגי דאי תנא חדא זימנא רקק הוה מוקטינן לה בדדמי ליה להכי תנא תרי זימני רקק אלא כיון דמשכח צריכותא עביד כאלו תנא בברייתא בהדיא רקק בימות החמה ורקק בימות הגשמים וכ"כ התוספות דדרך הגמרא לעשות שני צריכיות כמ"ש בפרק המדיד דף ע"א ובחולין השוחט (חולין דף ל"ו) ובזה ניחא גם כן לפי הדרך שכתבתי לעיל בשם הרמב"ם בשיטת קדושין דבגמרא עביד צריכותא בתרווייהו אף על גב דמלשון המשנה משמע דאין חדוש' אלא בוכן האשה כו':

Parfois la Guemara fait deux nécessités, bien qu'il eût suffi d'une. Et ainsi nous trouvons au premier chapitre de Chabbat (8b), où la Guemara a apporté là : il est enseigné : s'il y avait une mare d'eau et que le domaine public y marche, celui qui jette dedans quatre coudées est tenu ; et combien est une mare d'eau, etc. ; et une mare d'eau dans laquelle le domaine public marche, celui qui jette dedans quatre coudées est tenu.

Et la Guemara dit : soit, mare, mare deux fois : une pour les jours de chaleur et une pour les jours de pluie. Et c'est nécessaire : car si on nous avait enseigné pour les jours de chaleur, qu'un homme le fait pour se rafraîchir ; mais pour les jours de pluie, dis : non.

Et si on nous avait enseigné pour les jours de pluie, à cause qu'il se salit il arrive et descend, etc. Et sur ceci les Tossefot ont écrit, et voici leur langage : dans la nécessité, une suffit ; car si le tanna avait enseigné une seule fois mare, nous l'aurions établi dans ce qui lui ressemble ; c'est pourquoi il a enseigné deux fois mare ; seulement, puisqu'il trouve une nécessité, il fait comme s'il avait enseigné dans la baraita explicitement : une mare aux jours de chaleur et une mare aux jours de pluie.

Et ainsi ont écrit les Tossefot : c'est la voie de la Guemara de faire deux nécessités, comme ils ont écrit au chapitre ha-Madir folio 71, et dans Houlin ha-Shohet (Houlin folio 36). Et en ceci convient aussi selon la voie que j'ai écrite plus haut au nom du Rambam dans le système de Kidouchin : que dans la Guemara il fait une nécessité dans les deux, bien que du langage de la Michna il semble qu'il n'y a de nouveauté que dans et de même la femme etc. :

והאמר מר כל מקום שתמצא בתלמוד כה"ג רב בר אחוה ובר אחתיה דר' חייא כן מצאתי:

Vé-ha-amar mar (et le maître n'a-t-il pas dit). En tout lieu où tu trouveras dans le Talmud ainsi : Rav, fils du frère et fils de la sœur de Rabbi Hiyya.

Ainsi j'ai trouvé :

ואזדו לטעמייהו לפעמים פלייגי אמוראי ובתר הכי אומר התלמיד ואזרו לטעמייהו פי' שמביא ראיה שבנושא אחד יש ביניהם המחלוקת הזה ולפעמים אומר התלמוד בלשון קושי' לימא אזדו לטעמייהו דאמר וכו' כלומר שהמחלוקת הוא מיותר דבחד סגי ואז אומר התלמוד צריכא כלומר מתרץ שאינו מיותר עיין ברשב"ם בפ' המוכר את הבית (ב"ב סד, ב) גבי אתמר אמר רב הונא אמר רב הלכה כחכמים לימא אזדו לטעמייהו ונתן הכסף וקם לו אין הפסוק כן אלא ויסף חמישית כסף ערכך עליו אלא שדרך התלמוד לקצר במקראות לפי שהקיצור בדברים הוא אהוב וכ"כ התוספות בכמה מקומות:

Vé-azdu le-taamaïhu (et ils sont allés selon leurs raisons). Parfois des amoraim (maîtres de la Guemara) divergent, et ensuite le Talmud dit : et ils sont allés selon leurs raisons -- explication : il apporte une preuve que dans un sujet il y a entre eux cette dispute.

Et parfois le Talmud dit en langage de difficulté : dirons-nous qu'ils sont allés selon leurs raisons, qu'il a dit etc., c'est-à-dire : que la dispute est superflue, car d'une seule il suffit ; et alors le Talmud dit : c'est nécessaire, c'est-à-dire : il résout que ce n'est pas superflu. Vois dans le Rashbam (Rabbi Shmuel ben Meir), chapitre ha-Mokher et ha-Bayit (Baba Batra 64b), au sujet de : il a été dit, Rav Huna a dit, Rav a dit : la halakha est comme les Sages ; dirons-nous qu'ils sont allés selon leurs raisons.

Et il a donné l'argent et il s'est levé pour lui : le verset n'est pas ainsi, mais : et il ajoutera le cinquième, l'argent de ton évaluation, sur lui (Lévitique 27,15) ; seulement c'est la voie du Talmud de raccourcir dans les versets, parce que l'abrégé dans les paroles est aimé. Et ainsi ont écrit les Tossefot en plusieurs lieux :

והתנן והתניא קושיא היא ולפרוכי קאתי ולפעמים תמצא והתנן והתני' סיוע והפרש שיש ביניהם שאותו שהוא קושי' כתיב בלא אל"ף ובמתי' קרינן ליה ואותו שהוא סיוע כתיב באלף והא תנן והא תניא ובניחותא קרינן ליה וה"ק והא תני' והא לך סיוע וסעד מדתני' כו'. ופעמים תמצא תנן בלא ה"א ובלא אל"ף קושי' זה כשמקשה ממשנה שאנו עומדים בה ותמצא זה בהרבה מקומות אין מספר:

Vé-hatenan ve-hatanya (et n'avons-nous pas enseigné, Michna et baraita) est une difficulté, et il vient pour objecter. Et parfois tu trouveras ve-hatenan et ve-hatanya comme un soutien.

Et la différence qu'il y a entre eux : celui qui est une difficulté est écrit sans alef, et nous le lisons en étonnement ; et celui qui est un soutien est écrit avec un alef : ve-ha tenan, ve-ha tanya, et nous le lisons en douceur. Et voici ce qu'il dit : et voici, il est enseigné, et voici pour toi un soutien et un appui de ce qui est enseigné, etc.

Et parfois tu trouveras tenan sans hé et sans alef : une difficulté ; ceci quand il objecte d'une Michna dans laquelle nous nous tenons. Et tu trouveras ceci en beaucoup de lieux sans nombre :

ודקארי לה מאי קארי לה פרש"י ודקארי לה מי שעוסק במשנה זו להשיב ממנה בבית המדרש למה נתעסק עכ"ל. וז"ל מהרי"ק ולא פי' משמעות תיבות הללו ובערוך מצאתי דקארי לה לשון ערוב ואל"ף מתחלף בעי"ן ע"כ.

והשת' הוי פירוש' הכי מי שעירב זה עם זה מה ראה לערבם כלומר מי שמרמה זה לזה מה ראה לדמות להקשות מזה לזה הרי החילוק ביניהם מבואר עכ"ל:

Û-de-kari lah mai kari lah (et celui qui l'a lue, pourquoi l'a-t-il lue). Rachi a expliqué : et celui qui l'a lue -- celui qui s'occupe de cette Michna pour répondre d'elle dans la maison d'étude, pourquoi s'en est-il occupé.

Jusqu-ici son langage. Et voici le langage du Maharik (Rabbi Yossef Kolon) : et il n'a pas expliqué la signification de ces mots ; et dans le Aroukh j'ai trouvé : de-kari lah est un langage de mélange, et l'alef s'échange avec le ayin.

Jusqu-ici. Et maintenant l'explication est ainsi : celui qui a mêlé ceci avec ceci, qu'a-t-il vu pour les mêler, c'est-à-dire : celui qui compare ceci à cela, qu'a-t-il vu pour comparer, pour objecter de ceci à cela : voici, la distinction entre eux est claire.

Jusqu-ici son langage :

וכמה א"ר פלוני כו' בפרק אלו מציאות (ב"מ כא, א) במשנה מצא פירות מפוזרים וכמה א"ר יצחק קב בד' אמות ובתוספות כתבו דהאי וכמה היא מדברי ר' יצחק דליכ' למימר סתמא דתלמודא קא בעי לה דהא קאמר בתר הכי דלא בעי שיעורא כלל וא"כ ע"כ האי וכמה מדברי ר' יצחק הוא וכאלו אמר רב יצחק וכמה קב בד' אמות וכתבו עוד התוספות שם וכן בפרקין (ל, ב) גבי מצא חמור או פרה רועין בדרך ובעי בגמר' ולעולם אמר רב יודא ג' והדר קאמר בד' ובפ"ק דחנינה כיוצא בו העבבריה מנלן אמר רב הונא אמר קרא וכו' והדר פריך למה לי קרא וכפר' לא יחפור (ב"ב כב, ב) וכמה אמר רב ייבא כו' וכתבו התוספות ז"ל תימא דהשת' בעי וכמה ובתר הכי פריך והתנן ד' אמות וי"ל דר' ייבא גופיה בעי וכמה לא תלמודה כ"כ בפ"ב דפסחים (לג, א) מנא הני מילי אמר רב נחמן בר יצחק אמר קרא תתן לו ולא לאורו רב נחמן בר יצחק גופיה דמפרש לו ולא לאורו קאמר מנא הני מילי':

Û-kama amar Rabbi peloni etc. (et combien, a dit Rabbi un tel, etc.).

Au chapitre Elu Metsiot (Baba Metsia 21a), dans la Michna : il a trouvé des fruits dispersés ; et combien, a dit Rabbi Yitshak : un kav en quatre coudées. Et les Tossefot ont écrit que ce et combien est des paroles de Rabbi Yitshak ; car il n'y a pas à dire que l'anonyme du Talmud le demande, puisque ensuite il dit qu'il ne demande pas de mesure du tout ; et donc nécessairement ce et combien est des paroles de Rabbi Yitshak, et c'est comme s'il avait dit : Rav Yitshak : et combien, un kav en quatre coudées.

Et les Tossefot ont encore écrit là : et ainsi dans notre chapitre (30b), au sujet de : il a trouvé un âne ou une vache paître sur le chemin ; et il demande dans la Guemara : et pour toujours ? Rav Yuda a dit : trois ; et ensuite il dit : en quatre.

Et au premier chapitre de Haguiga, de même : cela, d'où l'avons-nous ? Rav Huna a dit : le verset a dit, etc. ; et ensuite il objecte : pourquoi ai-je besoin d'un verset.

Et au chapitre Lo Yahpor (Baba Batra 22b) : et combien, a dit Rav Yeiva, etc. ; et les Tossefot, de mémoire bénie, ont écrit : étonnement : maintenant il demande et combien, et ensuite il objecte : et n'avons-nous pas enseigné quatre coudées. Et l'on peut dire : Rabbi Yeiva lui-même demande et combien, non le Talmud.

Ainsi ont-ils écrit au deuxième chapitre de Pessahim (33a) : d'où ces choses ? Rav Nahman bar Yitshak a dit : le verset a dit : tu lui donneras, et non pour sa lumière (Deutéronome 18,4) ; Rav Nahman bar Yitshak lui-même, qui explique : à lui et non pour sa lumière, a dit : d'où ces choses :

ואפילו כתב הרא"ש ז"ל בריש הלכות ציצית בשם ר"ת ז"ל שבמקום שהיה לו לומר אפילו ואמר ואפילו מרבי תרי מילי והביא ראיה לדבר:

Vé-afilu (et même). Le Roch (Rabbenou Acher), de mémoire bénie, a écrit au début des lois de tsitsit, au nom de Rabbenou Tam, de mémoire bénie : que là où il aurait dû dire afilu (même) et qu'il a dit ve-afilu (et même), il inclut deux choses ; et il a apporté une preuve pour la chose :

ועוד ואומר וכתיב כל היכא דאומר ועוד ואומר וכתיב הוא לחזק הדבר יותר כי בתחילה אינו כל כך חזק וצריך עוד להביא ראיה מפני שהראיה הראשונה יש להשיב ונמצא בה חולשא לפי' ראשון ועוד אפילו על הסברות אם השניה מיושבת יותר או על הפסוק אם השני מביא יותר מן הראשון ולפיכך שיילינן בגמר' מאי ועוד מאי ואומר מאי וכתיב ומשנינן מהו דתימ' כו' כלומר ויש חולש' בראשון קמ"ל השני ועל דרך זה אי נמי כמו ועוד. וכן ראוי ללמוד במפרשים ובתוספות וחידושים כי הם דורכים בדרך הגמרא ובכל מקום רגיל התלמוד להקרשות מאי ועוד כו' ומכ"ש אם הראשון פסוק והשני סברא דמתמה תלמודה בפרק קמא דקדושין (ו, א) ויודא ועוד לקרא ופרש"י ז"ל וכי הפסוק צריך סיוע ועלי' כתבו בתוספות שאעפ"י שהשני סברא אם היתה טובה לא אקשינן למה הביא אחר הפסוק אלא מפני שהוא חלושה בעצמה כדאקשינן ויור' הויא רובא משום הכי אקשו הכי:

Vé-od, ve-omer, u-khetiv (et encore, et il est dit, et il est écrit). En tout lieu où il dit ve-od, ve-omer et u-khetiv, c'est pour fortifier davantage la chose : car au début ce n'est pas si fort, et il faut encore apporter une preuve, parce que la première preuve, on a à répondre, et il s'y trouve une faiblesse selon la première explication.

Et encore, même sur les raisonnements, si le second est plus établi, ou sur le verset, si le second apporte plus que le premier. Et c'est pourquoi nous demandons dans la Guemara : que signifie et encore, que signifie et il est dit, que signifie et il est écrit ; et nous répondons : de quoi aurais-tu dit, etc., c'est-à-dire : et il y a une faiblesse dans le premier, le second nous l'enseigne.

Et de cette voie aussi, ou bien comme et encore. Et ainsi convient-il d'étudier chez les commentateurs et dans les Tossefot et les nouveautés, car ils marchent dans la voie de la Guemara.

Et en tout lieu le Talmud a l'habitude d'objecter : que signifie et encore, etc. ; et à plus forte raison si le premier est un verset et le second un raisonnement : le Talmud s'étonne au premier chapitre de Kidouchin (6a) : et Yuda, encore pour le verset ? Et Rachi, de mémoire bénie, a expliqué : et le verset a-t-il besoin d'un soutien ?

Et sur cela les Tossefot ont écrit : que bien que le second soit un raisonnement, s'il était bon, nous n'objecterions pas pourquoi il a apporté après le verset ; seulement parce qu'il est faible en lui-même, comme nous objectons : et Yuda, c'est la majorité ; c'est pourquoi ils ont objecté ainsi :

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