שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Baraitot

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Une baraita qui n’a pas été enseignée dans la maison de Rabbi 'Hiyya est corrompue ; n’objectez pas d’après elle. Le Chla cite Rachi, à la fin de 'Houlin : ceux qui ont ordonné la baraita ont été précis dans les paroles de chaque sage ; mais beaucoup de tannaim ajoutent sur leur enseignement par ressemblance, donnent d’eux-mêmes un motif et engendrent une loi dans un autre sujet au nom de ce tanna, alors que le tanna n’a jamais dit ainsi. L’examen est que la baraita soit courante dans la bouche de tous les fils de la yéchiva ; sinon les paroles d’un amora (sage de la Guemara) expert la renforcent ; sans cela, elle est corrompue.

Aussi : une baraita copiée tout entière pour la fixer dans le Talmud ; objecter ou résoudre d’une baraita plus explicite qu’une Michna ; un amora établit selon le sens simple même s’il ne tient pas cet établissement

כלל ברייתות ברייתא דלא תני בי ר' חייא שבשת' היא לא תחובו מינה כי מדרש' הכלל הזה בסוף חולין (קמא, ב) גמר' הנוטל אם על הבנים וכתב רש"י ז"ל שאלו סדרו את הבריית' ודקדקו בדברי כל חכם לומר כמו שאמר אבל יש תנאים הרבה שמוסיפין על משנתם בדדמי והטעם שנמצא ברייתות משובשות מפני שכששומעין איזה דין מאיזה תנא באים הם מעצמם לתת טעם לדבריו וכפי הטעם היו מולידים איזה דין בנוש' אחד וכותבים בשם התנא ההוא שכך אמר ועל האמת התנא לא אמר כך לעולם ע"ש בסוף חולין בשטה ההוא דהנוטל אם על הבנים:

Général des baraitot (enseignements tannaitiques hors Michna). Une baraita qui n'a pas été enseignée dans la maison de Rabbi Hiyya est corrompue ; n'objectez pas d'après elle.

Car l'exposition de ce général est à la fin de Houlin (141b), la Guemara de celui qui prend la mère sur les petits. Et Rachi, de mémoire bénie, a écrit que ceux-ci ont ordonné la baraita et ont été précis dans les paroles de chaque sage pour dire comme il a dit ; mais il y a beaucoup de tannaim qui ajoutent sur leur enseignement par resemblance.

Et la raison que l'on trouve des baraitot corrompues est parce que lorsqu'ils entendent quelque loi de quelque tanna, ils viennent d'eux-mêmes donner un motif à ses paroles, et selon le motif ils engendraient quelque loi dans un autre sujet et écrivent au nom de ce tanna qu'il a dit ainsi, et selon la vérité le tanna n'a jamais dit ainsi. Vois là à la fin de Houlin dans cette ligne de celui qui prend la mère sur les petits.

ברייתות המובאות בתלמוד לפעמים בארוכה ולפעמים בקצרה ולפעמים מביא המקשן ברייתא ולא היה צריך להביא לענין קושייתו אלא הרישא ולא הסיפא. וכן לפעמים הריש' הוא ענין בפני עצמו וא"צ להביא אלא הסיפ' ודרך ראשי ישיבות הוא לתרץ לומר שאם לא היה מביא הכל היינו יכולים לומר תירוץ על קושייתו אבגל עתה מוצא סתירה ע"ז התירוץ מכח הסיפ' שמביא וכו' באמת זהו דרך ישר ובתנאי כשהוא בדרך קרוב רצוני לומר שסתירת זה התירוץ נראה מיד בהיתור שמביא אבל אם הוא בדרך פלפול רחוק קודם שמוליך הסתירה דבר זה אינו אמת שיהיה כך בדעת המקשן אבל ענין האמיתי הוא מה שמצאתי כתוב בשם הרב ר' יצחק דילאו"ן ז"ל כי מפני שיש צורך באותה ברייתא לקובעה בתלמוד ככל תנו רבנן הקבוע בהתלמוד והואיל ואתית הברייתא בפי המקשן הובאה כולה.

ונראה לי כי המקשן לא הביא בדבריו רק מה שהיה צריך ממנו להקשות רק המסדר הגמ' העתיקה כולה מפני הצורך שיש בה לקובעה בתלמוד:

Les baraitot apportées dans le Talmud sont parfois en long et parfois en bref. Et parfois l'objecteur apporte une baraita et il n'avait besoin d'apporter, pour le sujet de sa difficulté, que la première clause et non la dernière.

Et de même parfois la première clause est un sujet à part et il n'est besoin d'apporter que la dernière. Et la voie des chefs des yeshivot est de résoudre en disant que s'il n'avait pas apporté le tout, nous aurions pu dire une résolution à sa difficulté, mais maintenant l'on trouve une contradiction à cette résolution de la force de la dernière clause qu'il apporte, etc.

En vérité ceci est une voie droite, à condition que ce soit par une voie proche, je veux dire que la contradiction de cette résolution apparaît aussitôt dans le surplus qu'il apporte ; mais si c'est par une voie de dialectique éloignée avant qu'il amène la contradiction, cette chose n'est pas vraie qu'il en soit ainsi dans l'esprit de l'objecteur. Mais le sujet véritable est ce que j'ai trouvé écrit au nom du rav Rabbi Yitzhak Dileon, de mémoire bénie : parce qu'il y a besoin de cette baraita pour la fixer dans le Talmud comme tout nos maîtres ont enseigné qui est fixé dans le Talmud, et puisque la baraita est venue dans la bouche de l'objecteur, elle a été apportée tout entière.

Et il me paraît que l'objecteur n'a apporté dans ses paroles que ce dont il avait besoin pour objecter, seulement l'ordonnateur de la Guemara l'a copiée tout entière à cause du besoin qu'il y a en elle de la fixer dans le Talmud.

בברכות פי' מי שמתו (כה, א) לית הלכתא כהא מתניתא דלעיל דתניא לא יקרא כו' וכן תמצא בהרבה מקומות שדחה ברייתא אחת בשביל ברייתא אחרת בשלמא אם היה דוחה מכח משנה הוה שפיר זצ"ל דמסתבר טעמ' דבריייתא אחרת יותר והשכל נוטה לדבריה ע"כ בחר בה:

Dans Berakhot, chapitre Mi she-Meto (25a) : la halakha n'est pas comme cet enseignement du dessus, car il est enseigné : il ne lira pas, etc. Et ainsi tu trouveras en beaucoup de lieux qu'il a rejeté une baraita à cause d'une autre baraita.

Soit, s'il rejetait de la force d'une Michna, ce serait bien ; il faut dire que le motif de l'autre baraita est plus raisonnable et que l'intellect penche vers ses paroles, c'est pourquoi il l'a choisie.

כתב בהליכות עולם זימנין ניחא ליה לתלמוד' להקשות או לפשוט מבריית' ואע"פ שהיה יכול להקשות ולפשוט אותו דבר ממשנה וכגון שהברייתא מפורשת יותר כי הא דפרק איזהו נשך (ב"מ סב, ב) והתניא אין פוסקין ואע"ג שמשנה היא לקמן אלא משום דלא מסיים בה בהדי' יצא השער פוסקין כדמסיים בבריית' לכך ניחא ליה לאתויי מברייתא וכן בהרבה מקומות. ומטעם זה נ"ל לתרץ מאי דקשה בשמעתא קמייתא דברכות (ב, ב), דאמרינן התם במערב' בעו מיבעי' האי ובא השמש וטהר ביאת שמשו או דילמ' ביאת אורו והדר פשטי' מבריית' דקתני וסי' לדבר צאת הככבים וכו' ומן המשנה היה יכול לפושטה דקתני משעה שהכהנים נכנסים כו' אלמא ביאת שמשו הוא אלא דניח' ליה טפי למפשט מברי ת' הואיל ומפורשת יותר מהמשנה דקתני בהדי' וסי' לדבר כו' עכ"ל ע"ש ומטעם זה נ"ל לתרץ כו' היינו לפי' רש"י ז"ל שם אבל לדברי התוספות שם ניח' וע"ש בתוספות (ברכות ב, ב, ד"ה דילמא) מה שהוקשו על רש"י ולעניות דעתי נראה להליץ בעד רש"י שבדברי מערב' דבעי ליה מבעי' אם טהר יומא או טהר גבר' שם גם כן רש"י מפרש כדברי התוספות דהבעי' היא על דין תרומה שאוכלים אותו בהערב שמש.

אם הערב שמש רצוני לומר בתחילת השקיעה או לאחר גמר השקיעה כשפנה היום. ומה שלא פירוש כן לעיל בדברי המקשן ממאי דהאי ובא השמש ביאת השמש הוא כו' והתנא הודיענו במלותיו הקצרות אחת שהוא שתיים דהיינו זמן ק"ש וזמן אכילת תרומה כי באכילת תרומה איכא למטעי ולפרש קרא ובא השמש וטהר טהר נברא.

אבל בתנ' חזינן שעל כרחך הפירוש הוא טהור יומא דאלו טהר גברא אין זה בערבית והתנ' קאי על ק"ש דערבית והודיענו כשהוא טהר יומא הוא זמן ק"ש דערבי' ומקשה תלמוד' מנא ליה להתנ' דבר זה דלמ' באמת וטהר פירושו טהר גבר' ואז מוכרח לפרש דלעיל הכוונה היא במ"ש טהר גברא דהיינו בהכאת קרבנותיו דאל"כ אלא פי' תחילת השקיעה:

Il a écrit dans Halikhot Olam : parfois il plaît au Talmud d'objecter ou de résoudre d'une baraita, et bien qu'il ait pu objecter et résoudre cette même chose d'une Michna, et comme lorsque la baraita est plus explicite. Comme celle du chapitre Eizehu Neshekh (Baba Metsia 62b) : et il est enseigné, on ne fixe pas le prix, et bien que ce soit une Michna plus loin, seulement parce qu'il n'achève pas en elle de façon explicite : le cours est sorti, on fixe le prix, comme il achève dans la baraita ; c'est pourquoi il lui plaît de l'apporter d'une baraita.

Et ainsi en beaucoup de lieux. Et pour cette raison il me paraît de résoudre ce qui est difficile dans le premier enseignement de Berakhot (2b), où nous disons là : en Occident ils ont posé une question : ceci et le soleil est venu et il est pur (Lévitique 22,7), est-ce le coucher de son soleil, ou peut-être la venue de sa lumière ?

Et ensuite ils l'ont résolu d'une baraita qui enseigne : et un signe pour la chose est la sortie des étoiles, etc. Et de la Michna il aurait pu la résoudre, car elle enseigne : à partir de l'heure où les kohanim entrent, etc., donc c'est le coucher de son soleil.

Seulement il lui plaît davantage de résoudre d'une baraita, puisqu'elle est plus explicite que la Michna, car elle enseigne de façon explicite : et un signe pour la chose, etc. Jusqu-ici son langage.

Vois là. Et pour cette raison il me paraît de résoudre etc., ceci est selon l'explication de Rachi, de mémoire bénie, là ; mais selon les paroles des Tossefot là, c'est à l'aise.

Et vois là dans les Tossefot (Berakhot 2b, aux mots Dilma) ce qu'ils ont trouvé difficile contre Rachi. Et à mon humble avis il paraît de plaider pour Rachi : que dans les paroles de l'Occident, qui lui a posé une question, si le jour s'est purifié ou si l'homme s'est purifié, là aussi Rachi explique comme les paroles des Tossefot, que la question est sur la loi de la terouma (prélèvement sacerdotal) qu'ils mangent au coucher du soleil.

Si le coucher du soleil, je veux dire au début du coucher, ou après l'achèvement du coucher lorsque le jour s'est détourné. Et ce qu'il n'a pas expliqué ainsi plus haut dans les paroles de l'objecteur : de quoi [sait-on] que ceci et le soleil est venu est le coucher du soleil, etc. : et le tanna nous a fait savoir dans ses mots courts une chose qui est deux, à savoir le temps de la lecture du Chema et le temps de manger la terouma.

Car pour manger la terouma il y a lieu de se tromper et d'expliquer le verset et le soleil est venu et il est pur : l'être s'est purifié. Mais dans le tanna nous voyons que force est que l'explication est : le jour s'est purifié, car si l'homme s'est purifié, ceci n'est pas au soir, et le tanna porte sur la lecture du Chema du soir, et il nous a fait savoir que lorsqu'il est : le jour s'est purifié, c'est le temps de la lecture du Chema du soir.

Et le Talmud objecte : d'où le tanna a-t-il cette chose ? Peut-être qu'en vérité et il est pur, son explication est : l'homme s'est purifié.

Et alors force est d'expliquer que plus haut l'intention, dans ce qu'il a dit : l'homme s'est purifié, est à savoir à l'apport de ses sacrifices ; sinon, seulement l'explication est le début du coucher.

היה קשה מה מקשה המקשן ממאי דלמא טהר גברא כלומר ומנא ליה להתנא שהוא טהר יומא סוף שקיעה דלמ' באמת התנ' ס"ל שהוא טהר גבר' דהיינו תחילת שקיעה וגם תחילת נקרא ערבית שמתחיל החמה להעריב והא דאמר אימת קא אכלי בתרומה משעת צאת הכוכבים כו' הזכיר צאת הכוכבים לפי האמת אבל לענין פירוק' הוא מתורץ אף אם היה הדין בתחילת שקיעה וק"ל. ע"כ צריך לפרש מנ"ל להתנ' דלמ' הוא טהר גברא דהיינו זמן הבאת קרבנות וזה ע"כ לא ס"ל להתנא דהא הבאת הקרבנות הוא ביום בשחרית ולא בערבית אבל אח"כ בבעי' דבעי במערב' ולא היו יכולין לפשוט ממתני' דהכא ע"כ הפירוש הוא דהבעיא היא אם בתחילת שקיעה או בגמר השקיעה והוצרך לפשוט מהבריית' דהוא בגמר שקיעה דהא תני בה צאת כוכבים וטהר יומא הוא צאת הכוכבים כי פנה היום ובזה מסולק רש"י מהתמיות שתמהו התוספות עליו והא דכתב רש"י בפשיטות' דמערב' וז"ל מבריית' דקתני לקמן בשמעתין שהכהנים נכנסים לאכול בתרומתן וראייה לדבר צאת הכוכבים ש"מ אין כפרתן מעכבתן עכ"ל.

הנה נראה מתוך דברי רש"י שגם בדברי מערב' היתה הבעי' דלמא טהר גבר' זמן כפרה מדנקט רש"י בלישני' ש"מ אין כפרתן מעכבתן אומר אני דאין זה כלום כי רש"י ס"ל לפשטה דמשנה דהערל (יבמות עד, ב) דהעריב שמשו אוכל בתרומה היה נראה לפרש קודם הלילה רק כשמתחיל להעריב והמשנה בכאן אשמועינן בקוצר מה דתנן בהערל:

Il était difficile : que objecte l'objecteur : de quoi, peut-être l'homme s'est purifié, c'est-à-dire : et d'où le tanna a-t-il que c'est : le jour s'est purifié, la fin du coucher ? Peut-être qu'en vérité le tanna tient que c'est : l'homme s'est purifié, à savoir le début du coucher, et aussi le début est appelé soir, lorsque le soleil commence à se coucher.

Et ceci qu'il a dit : quand mangent-ils de la terouma, à partir de l'heure de la sortie des étoiles, etc., il a mentionné la sortie des étoiles selon la vérité, mais quant à la résolution c'est résolu même si la loi était au début du coucher, et c'est facile. C'est pourquoi il faut expliquer : d'où le tanna a-t-il, peut-être c'est : l'homme s'est purifié, à savoir le temps de l'apport des sacrifices, et ceci le tanna ne le tient nécessairement pas, car l'apport des sacrifices est de jour, le matin, et non au soir.

Mais ensuite, dans la question qu'ils ont posée en Occident, et ils ne pouvaient pas résoudre de la Michna d'ici, force est que l'explication est que la question est si c'est au début du coucher ou à l'achèvement du coucher, et il a fallu résoudre de la baraita que c'est à l'achèvement du coucher, car elle a enseigné en elle la sortie des étoiles, et : le jour s'est purifié, c'est la sortie des étoiles, car le jour s'est détourné. Et par ceci Rachi est écarté de l'étonnement dont les Tossefot se sont étonnés sur lui.

Et ceci qu'a écrit Rachi dans la résolution de l'Occident, et voici son langage : d'une baraita qui enseigne plus loin dans notre enseignement que les kohanim entrent pour manger leur terouma, et une preuve pour la chose est la sortie des étoiles : tu apprends de là que leur expiation ne les retient pas. Jusqu-ici son langage.

Voici, il paraît du sein des paroles de Rachi que aussi dans les paroles de l'Occident la question était : peut-être l'homme s'est purifié, le temps de l'expiation, du fait que Rachi a pris dans son langage : tu apprends de là que leur expiation ne les retient pas. Je dis que ceci n'est rien, car Rachi tient à résoudre la Michna de ha-Arel (Yevamot 74b) : son soleil s'est couché, il mange de la terouma, il paraissait d'expliquer avant la nuit, seulement lorsqu'il commence à se coucher, et la Michna ici nous a fait entendre en bref ce qui a été enseigné dans ha-Arel.

והמשנה דהערל פשטה דלישנ' משמע בהעריב השמש דהיינו קודם השקיעה ואם כן מה פשיט מברייתא אולי הברייתא חולקת ע"ז אמר רש"י ש"מ אין כפרתן מעכבתן כלומר מדחזינן דהברייתא דורכת בדרך המשנה שלנו כי גם בברייתא קשה למנ"מ הזכיר תרומה לימ' הזמן ק"ש לבד אלא התנ' דבריית' הוא התנא דהמשנה דמלת' אגב אורחא קמ"ל. ממיל' חזינן דהעריב שמשו אוכל בתרומה דתנן הכוונה הוא גמר הערבה דהיינו כי פנה יום והוא צאת הכוכבים כן נלע"ד ליישב דברי פה קדוש רש"י ז"ל.

נמצא הראיה שמביא הליכות עולם מריש ברכות אין ראיה היא ומ"מ הכלל היא אמת דניחי ליה לתלמודא להביא הברייתא המפורשת בה יותר מהמשנה. וכ"כ התוספות פ"ט דנידה.

בפרק כל כתבי (שבת קמא, ב) גבי כל המזיקין נהרגין בשבת מתיב רב יוסף וכו' עד א"ל רבי ירמיה מאן נימ' לך דמתקנ' היא דילמ' משבשת' היא וכן תמצא בכמה מקומות ובמקצת מקומות תמצא דמבי' ברייתא ומאי דאתמר עלה מאמור' ואע"פ שלענינינו לא היה צריך לדברי האמורא פי' המחברים דהוא משו' דלא לימ' משבשתא היא אייתי מאי דאמר עלה האמור' דמאחר שההוא אמור' גרסה ש"מ מתקנת' היא ועל הרוב מקשה מבריית' ולא חש להא דאולי משבשת' היא כלל הענין הוא דכל בריית' דלא מתניי' בי ר' חייא ור' אושעי' משבשת' היא רק הבחינה לבחון אם מתניא בבי רבי חיי ור' אושעי' הוא אם הברייתא היא שגורה בפי הכל בפי כל בני הישיבה ומוסרים אותה להתלמידים והתלמידים לתלמידיהם זו הבריית' היא בחונה שהוא מיתניי' בי ר' חייא או בי ר' אושעיא:

Et la Michna de ha-Arel, le sens simple du langage implique : lorsque le soleil s'est couché, c'est-à-dire avant le coucher. Et s'il en est ainsi, que résout-il de la baraita ?

Peut-être la baraita diverge sur ceci. Rachi a dit : tu apprends de là que leur expiation ne les retient pas, c'est-à-dire : du fait que nous voyons que la baraita marche dans la voie de notre Michna, car aussi dans la baraita c'est difficile : pour quelle différence a-t-il mentionné la terouma ?

Qu'il dise le temps de la lecture du Chema seulement. Seulement le tanna de la baraita est le tanna de la Michna, qui une chose par incidence nous a apprise.

De soi-même nous voyons que son soleil s'est couché, il mange de la terouma, qui a été enseigné, l'intention est l'achèvement du coucher, c'est-à-dire lorsque le jour s'est détourné, et c'est la sortie des étoiles. Ainsi il paraît à mon humble avis d'accorder les paroles de la bouche sainte de Rachi, de mémoire bénie.

Il se trouve que la preuve qu'apporte Halikhot Olam du début de Berakhot n'est pas une preuve. Et néanmoins le général est vrai : qu'il plaît au Talmud d'apporter la baraita qui est plus explicite en elle que la Michna.

Et ainsi ont écrit les Tossefot au chapitre 9 de Nidda. Au chapitre Kol Kitvei (Chabbat 141b) au sujet de : tous les nuisibles sont tués le Chabbat, Rav Yosef a objecté, etc., jusqu'à ce que Rabbi Yirmeya lui ait dit : qui te dira qu'elle est corrigée ?

Peut-être est-elle corrompue. Et ainsi tu trouveras en plusieurs lieux.

Et en quelques lieux tu trouveras qu'il apporte une baraita et ce qui a été dit sur elle d'un amora (sage de la Guemara), et bien que pour notre sujet les paroles de l'amora n'étaient pas nécessaires. Les auteurs ont expliqué que c'est afin que l'on ne dise pas qu'elle est corrompue : il a apporté ce que l'amora a dit sur elle, car puisque cet amora l'a récitée, tu apprends de là qu'elle est corrigée.

Et pour la plupart il objecte d'une baraita et ne se soucie pas de ceci, que peut-être elle est corrompue. Le général du sujet est que toute baraita qui n'est pas enseignée dans la maison de Rabbi Hiyya et de Rabbi Oshaya est corrompue.

Seulement l'examen pour examiner si elle est enseignée dans la maison de Rabbi Hiyya et de Rabbi Oshaya est : si la baraita est courante dans la bouche de tous, dans la bouche de tous les fils de la yechiva, et qu'ils la transmettent aux élèves et les élèves à leurs élèves, cette baraita est examinée, qu'elle est enseignée dans la maison de Rabbi Hiyya ou dans la maison de Rabbi Oshaya.

כשאינה מפורסמת לכל צריכה חיזוק להביא דברי אמורא שהיה מומחה בדורו ששנאה נמצא היתה קבלה בידו שהיא מיתניי' בי ר' חייא או ר' אושעי'. וכשאין לא זה ולא זה משבשת' היא ואז אומר בלשון נקיה דלמא משבשת' היא מאחר שאין לנו בה קבלת מפורסמת ולא על פי יחיד מומחה:

Lorsqu'elle n'est pas connue de tous, elle a besoin de renforcement, d'apporter les paroles d'un amora qui était expert en sa génération, qui l'a apprise : il se trouve qu'il y avait une tradition en sa main qu'elle est enseignée dans la maison de Rabbi Hiyya ou de Rabbi Oshaya. Et lorsqu'il n'y a ni ceci ni cela, elle est corrompue, et alors il dit en langage propre : peut-être est-elle corrompue, puisqu'il n'y a pas pour nous en elle de tradition connue, ni par un seul expert.

ברייתא דאוקמוה בהדא מתרי אוקימותות והאמור' אוקמה באוקימתא דלא ס"ל והוה מצי לאוקמה באוקימת' אחריתי דס"ל הכי וקשה למה לא אוקמה אוקימת' דס"ל הכי וי"ל משום דהאי אוקימת' היא דחוקה בלישנ' דפשטה דבריית' כי הא דפ' שור שנגח את הפרה (צ, א) גבי הא דקתני גונח משלם את הכופר רובע אינו משלם את הכופר דמיקי לה אביי דרובע ברבעה ולא קטלה רבי מוקי לה ברבעה וקטלה ואפ"ה אינו משלם כמו בקרן משום דקרן כוונתה להזיק רביעה אין כוונתה להזיק ואמרינן במאי קא מפלגי ברגל שדרסה ע"ג תינוק קא מפלגי פי' דרבא ס"ל דפטור הרגל כיון שלא כיון להזיק וה"ה לרובע ואע"ג וירבא ס"ל בפר' קמ' דרגל שדרסה ע"ג תינוק חייב ואפ"ה מוקי לה הכי משום דפשט' דברית' יותר משמע ברבעה נקטלה כדאיתא התם ודכוותה טובא:

Une baraita qu'ils ont établie selon l'un de deux établissements, et l'amora l'a établie selon un établissement qu'il ne tient pas, et il aurait pu l'établir selon un autre établissement qu'il tient ainsi, et c'est difficile : pourquoi ne l'a-t-il pas établie selon l'établissement qu'il tient ainsi ? Et l'on peut dire : parce que cet établissement est forcé dans le langage du sens simple de la baraita.

Comme celle du chapitre Shor she-Nagach et ha-Para (90a) au sujet de ce qui enseigne : celui qui gore paie le kofer (rachat), celui qui s'accouple ne paie pas le kofer : qu'Abaye l'établit, celui qui s'accouple, lorsqu'il s'est accouplé et ne l'a pas tuée ; Rava l'établit, lorsqu'il s'est accouplé et l'a tuée, et même ainsi il ne paie pas comme pour la corne, parce que la corne, son intention est de nuire, l'accouplement, son intention n'est pas de nuire. Et nous disons : en quoi divergent-ils ?

Au pied qui a foulé un enfant ils divergent. L'explication : que Rava tient que le pied est quitte puisqu'il n'a pas eu l'intention de nuire, et de même pour celui qui s'accouple.

Et bien que Rava tienne au premier chapitre que le pied qui a foulé un enfant est tenu, et même ainsi il l'établit ainsi, parce que le sens simple de la baraita implique davantage : lorsqu'il s'est accouplé elle a été tuée, comme il est là. Et de son semblable il y en a beaucoup.

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