שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Kaf

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Le Chla nomme kelal kaf le poshetan (celui qui résout), car le questionneur a deux kaf : un kaf de mérite et un kaf de culpabilité, pour acquitter ou condamner, interdire ou permettre, déclarer impur ou pur, propre ou impropre. C’est pour cela qu’il pose si ainsi ou ainsi, et le poshetan est un kaf qui fait pencher. En toute question de la Guemara, le demandeur ne demande que lorsqu’il a des faces ici et ici, égales en poids, appelées parties du contradictoire ; s’il y a pour un côté quelque chose d’un ouvrage, il la résout vers ce côté.

Aussi : questions en chaîne, la seconde bâtie le plus souvent sur le second côté ; une question dont on entend deux selon la réponse ; l’élève qui objecte ensuite d’une Michna, n’ayant pas voulu décider devant son maître

כלל כף הוא הפשטן כי להאבעין יש לו שני כף א' כף זכות וא' כף חובה דהיינו לזכות או לחיב. או לאסור ולהתיר.

או לטמא ולטהר. או להכשיר ולפסול.

דמשום הכי קא בעי לה אם כך או כך והפשטן כף אחת מכריע:

Kelal Kaf : c'est le poshetan (celui qui résout), car le questionneur a deux kaf : un kaf de mérite et un kaf de culpabilité, c'est-à-dire pour acquitter ou pour condamner. Ou pour interdire et pour permettre.

Ou pour déclarer impur et pour déclarer pur. Ou pour déclarer propre et pour déclarer impropre.

C'est pour cela qu'il la pose : si ainsi ou ainsi, et le poshetan est un kaf qui fait pencher.

בעיות שהם זו אחר זו הדרך הוא שהבעיא השנית נולדה מחמת הצד השני מבעיא הראשונה והוה כאלו אמר את"ל בצד הראשון שבבעיא הראשונה אין מקום לבעיא השנית אבל את"ל בצד השני של האבעיא ראשונה עדיין קא מבעיא ליה בעיא אחרת. ולפעמים האבעיא שנייה בנויה על צד הראשון שבבעיא הראשונה ואומר כך את"ל צד הראשון עדיין קא מבעיא ליה בעיא אחרת.

ויש למעיין לראות בכל מקום שיש שתי בעיות אם הבעיא השנית בנויה על צד הראשון או על צד השני ורוב הפעמים בנויה על צד השני ומיעוט הפעמים על צד הראשון. ולפעמים תמצא בעיות רבות סמוכות זו לזו מהן בנויות על צד השני ומהן בנויות על צד הראשון.

ולפעמים בעינן בעיות הרבה ובכלן אומר מהו מהו כדאשכחן בבתרא פרק מי שמת (ב"ב קמד, א) בית לאכסדרא מהו זו לפנים מזו מהו תיקו. וכן בהרבה מקומות ודרך ההבנה כמ"ש שצריך לומר בבעיא הראשונה ואת"ל ועליו בעיא שנייה בנויה ומן הבעיא השנייה תדון מהו את"ל שתעשה בבעיא הראשונה אם בצד שני אם בצד ראשון וכשם שבעי אמורא בעיא באם תמצא לומר מבעיא שלו כך מצינו באם תמצא לומר מבעיא של חבירו.

בשבועות (כב, ב) בעי רבא שבועה שלא אוכל עפר בכמה בעי רב אשי שבועה שלא אוכל חרצן בכמה ופרש"י ז"ל דרב אשי באם תמצא לומר דעפר קא בעי חרצן וכאלה רבות מאוד כשיש בעיות הרבה ובראשונה אומר ואם תמצא לומר מותר אז כל האבעיות אח"כ הולכות באם תמצא לומר מותר וכן להיפך ומצינו בכתובות פרק קמא (ה, ב) דבעי מהו לבעול בתחלה בשבת ומשנה מסדר' שאומר אם תמצא לומר כר' יהודה ואסור היה לו לומר נמי אם תמצא לומר כר' שמעון ומותר לפי שהם חולקים שלר' יודא דבר שאין מתכוין אסור ולר' שמעון מותר. והליכות עולם בשם רבו כתב דלא קשיא שאע"פ שבעי אליבא דר' יודא ואסור כדעת ר' יודא יש צד שהוא מותר כגון שהוא מקלקל ומן הבעיא נפיק מינה היתר גם כן עיין שם:

Questions qui sont l'une après l'autre : la voie est que la seconde question est née à cause du second côté de la première question, et c'est comme s'il avait dit : si tu trouves à dire du premier côté de la première question, il n'y a pas de lieu pour la seconde question, mais si tu trouves à dire du second côté de la première question, encore une autre question lui est posée. Et parfois la seconde question est bâtie sur le premier côté de la première question, et il dit ainsi : si tu trouves à dire le premier côté, encore une autre question lui est posée.

Et il y a pour celui qui étudie à voir en tout lieu où il y a deux questions si la seconde question est bâtie sur le premier côté ou sur le second côté, et la plupart des fois elle est bâtie sur le second côté, et le petit nombre des fois sur le premier côté. Et parfois tu trouveras de nombreuses questions rapprochées l'une de l'autre, parmi elles bâties sur le second côté et parmi elles bâties sur le premier côté.

Et parfois nous posons beaucoup de questions et en toutes il dit : qu'en est-il, qu'en est-il, comme nous trouvons dans Batra, chapitre Mi she-Met (Baba Batra 144a) : une maison pour une aksedra (portique), qu'en est-il ? Celle-ci à l'intérieur de celle-là, qu'en est-il ?

Teikou (la question reste en suspens). Et ainsi en beaucoup de lieux, et la voie de l'entendement est comme j'ai écrit : qu'il faut dire dans la première question : et si tu trouves à dire, et sur lui la seconde question est bâtie, et de la seconde question tu jugeras quel si tu trouves à dire tu feras dans la première question, si du second côté ou si du premier côté.

Et de même qu'un amora pose une question avec si tu trouves à dire de sa propre question, ainsi nous trouvons si tu trouves à dire de la question de son compagnon. Dans Shevouot (22b) Rava a demandé : un serment que je ne mangerai pas de poussière, en quelle quantité ?

Rav Ashi a demandé : un serment que je ne mangerai pas de pépin, en quelle quantité ? Et Rachi, de mémoire bénie, a expliqué que Rav Ashi, par si tu trouves à dire de la poussière, a demandé le pépin.

Et de telles sont très nombreuses : lorsqu'il y a beaucoup de questions et qu'en la première il dit : et si tu trouves à dire c'est permis, alors toutes les questions ensuite vont par si tu trouves à dire c'est permis, et de même à l'inverse. Et nous trouvons dans Ketoubot, premier chapitre (5b), qu'il a demandé : qu'en est-il de consommer la première fois le Chabbat ?

Et il change l'ordre : il dit si tu trouves à dire comme Rabbi Yehuda et c'est interdit ; il aurait dû dire aussi si tu trouves à dire comme Rabbi Shimon et c'est permis, parce qu'ils divergent : que pour Rabbi Yuda une chose à laquelle on ne s'applique pas est interdite, et pour Rabbi Shimon elle est permise. Et Halikhot Olam au nom de son maître a écrit que ce n'est pas difficile : car bien qu'il ait demandé selon Rabbi Yuda et que ce soit interdit selon l'avis de Rabbi Yuda, il y a un côté qui est permis, par exemple lorsqu'il détériore, et de la question il en sort aussi un permis ; vois là.

כתב הליכות עולם דרך האמורא למבעי בעיא חדא דשמעינן מינה תרתי לפי תשובת המשיב ובאופן אחר היה יכול לשאול בפרק אלו טרפות בעו מיניה רב כהנא ורב אסי מרב נעקרה צלע מכאן וצלע מכאן מהו ואקשינן ותבעי ליה חדא כלומר צלע א' ומהדרינן חדא דשמעי' מיניה תרתי קא בעי מיניה כלומר לפי תשובת המשיב מצי למפשט תרתי דאי מהדר להו ב' כשירה כ"ש אחת ואי מהדר טריפה הא אחת כשירה דאי ס"ד אחת נמי טריפה היה מהדר ליה בריתח' שתים קא בעית דמשמע הא אחת פשיטא לכו דשרי והא אפי' אחת טריפה ומדקא מהדר בניחותא שתים טריפה משמע הא אחת כשירה אבל אי מהדר להו אחת כשירה אכתי תרתי מבעיא להו אי כשירה או לא וכי תימא לפ"ז מאחת נמי הוה שמעינן תרתי דאי מהדר להו טריפה כל שכן שתים ואי מהדר להו כשירה הא שתים טריפה דאי סלקא דעתך שנים נמי כשירה מירתח הוה רתח בתמיה שנים כשרה אחת מבעיא. אלא לקולא הוא דאמרי' מרתח קא רתח אבל לחומרא לא רצוני אם השואל יטעה לחומרא לא חש המשיב לאהדורי בריתחא אבל מהדר ליה בניחותא ולא היו שמעינן מינה לאידך גיסא ואכתי קא מבעיא לן אבל אי טעי לקולא מרתח קא רתח כמ"ש זהו דרך הסוגי' באלו טריפות ודון מינה לכל המקומות כמ"ש התוספות ז"ל בכתובות פ' נערה שנתפתתה (נג, א), גבי מכרה כתובתה לבעלה יש לה כתובת בגין דברין או לא ואקשינן ותבעי מוחלת כלומר דהוה חדא דשמעינן מיניה תרתי דממוחלת הוה שמעינן כמו שמבואר בתוספות ז"ל תעיין שם עכ"ל.

וכתב על זה מהר"י קארו ז"ל יש לתמוה דאין זה ענין לדבר הקודם דההיא הפ' נערה שנתפתתה הכי איתא בעי מוכרת ומקשה ותבעי לך מוחלת ומהדר השתא מוכרת מבעיא לי מוחלת מבעי' ולפום ריהטא ה"פ השתא מוכרת מספקא לי כ"ש כמספק' לי מוחלת אבל אי אפשר לפרש כן דמההוא טעמ' דקאמר התם ליכא למיפשט למוחלת דלא פקעה אלא דפקעה וא"כ מאי כ"ש דקאמר ליה אלא ה"פ השתא מוכרת מיבעי' ליה וס"ד דאיכא למימר דפקעה כ"ש מוחלת דפשיטא ליה דפקעה ופרש"י ז"ל כן והתוספות ז"ל כתבו דכה"ג מפרש ר"ת ז"ל בשלהי פרק המציניע (שבת צה, ב) גבי נקב בכדי טהרתו וכן בפרק כיצד הרגל גבי יש העדאה לצרורות וכן בפ"ק דתמורה ובפרק האשה רבה עכ"ל:

Halikhot Olam a écrit : la voie de l'amora est de poser une seule question dont nous entendons deux, selon la réponse de celui qui répond ; et d'une autre manière il aurait pu demander. Au chapitre Elu Terefot, Rav Kahana et Rav Asi ont demandé de Rav : une côte s'est déchaussée d'ici et une côte d'ici, qu'en est-il ?

Et nous avons objecté : et qu'il lui demande une, c'est-à-dire une côte ; et nous avons répondu : une dont nous entendons deux, il a demandé de lui, c'est-à-dire : selon la réponse de celui qui répond il peut résoudre deux. Car s'il leur répond : deux, elle est propre, à plus forte raison une ; et s'il répond : tereifa (impropre), voici une est propre, car s'il entrerait dans l'esprit qu'une aussi est tereifa, il lui aurait répondu avec colère : deux tu demandes ?, ce qui implique : mais une, c'est évident pour vous qu'elle est permise, et voici que même une est tereifa ; et du fait qu'il répond avec calme : deux sont tereifa, cela implique : mais une est propre.

Mais s'il leur répond : une est propre, encore deux leur restent en question, si propre ou non. Et si tu dis : d'après cela, d'une aussi nous aurions entendu deux, car s'il leur répond tereifa, à plus forte raison deux, et s'il leur répond propre, voici deux sont tereifa, car s'il monterait dans l'esprit que deux aussi sont propres, il se serait mis en colère, avec étonnement : deux propres ? une est la question.

Seulement : vers l'indulgence nous disons qu'il se met en colère, mais vers la sévérité, non ; je veux dire : si le demandeur se trompe vers la sévérité, celui qui répond ne s'est pas soucié de répondre avec colère, mais il lui répond avec calme, et nous n'entendrions pas de là l'autre côté, et encore cela nous reste en question ; mais s'il se trompe vers l'indulgence, il se met en colère, comme j'ai écrit. C'est la voie de la discussion dans Elu Terefot, et juge de là pour tous les lieux, comme ont écrit les Tossefot, de mémoire bénie, dans Ketoubot, chapitre Naara she-Nitpateta (53a), au sujet de : elle a vendu sa ketouba à son mari, a-t-elle une ketoubat banin dikhrin (ketouba des fils mâles) ou non ?

Et nous avons objecté : et qu'il demande celle qui renonce, c'est-à-dire que ce serait une dont nous entendons deux, car de celle qui renonce nous aurions entendu, comme c'est expliqué dans les Tossefot, de mémoire bénie ; tu regarderas là. Jusqu-ici son langage.

Et Mahar"i Karo (Rabbi Yossef Karo), de mémoire bénie, a écrit sur ceci : il y a à s'étonner, car ceci n'est pas le sujet de la chose précédente. Car celle du chapitre Naara she-Nitpateta est ainsi : il a demandé celle qui vend, et il objecte : et que tu demandes celle qui renonce ; et il répond : maintenant celle qui vend m'est une question, celle qui renonce je demanderais ?

Et au fil de la lecture, voici le sens : maintenant celle qui vend m'est en doute, à plus forte raison celle qui renonce m'est en doute. Mais il est impossible d'expliquer ainsi, car de cette raison qu'il dit là, on ne peut pas résoudre pour celle qui renonce qu'elle ne s'est pas éteinte, mais qu'elle s'est éteinte ; et s'il en est ainsi, quel à plus forte raison lui dit-il ?

Seulement voici le sens : maintenant celle qui vend lui est une question, et il entrerait dans l'esprit qu'il y a à dire qu'elle s'est éteinte, à plus forte raison celle qui renonce, pour qui c'est évident pour lui qu'elle s'est éteinte. Et Rachi, de mémoire bénie, a expliqué ainsi.

Et les Tossefot, de mémoire bénie, ont écrit que de cette manière explique Rabbenu Tam, de mémoire bénie, à la fin du chapitre Ha-Motsia (Chabbat 95b) au sujet d'un trou de la mesure de sa purification, et ainsi au chapitre Keitsad ha-Regel au sujet de : y a-t-il haadaa (notification) pour les cailloux, et ainsi au premier chapitre de Temoura et au chapitre Ha-Isha Raba. Jusqu-ici son langage.

ולפעמים בעי בעיא ודעתו לשתי בעיות באת"ל כי הא דע"ז פרק ר' ישמעאל (נג, א) דבעי רב המגונא ריתח כלי לע"ז מהו כלומר כלי ע"ז שנשבר וחזר ותקנו מהו ולענין טומאה ישנה קמבעיא ליה אי הדרא בדין טומאה דאורייתא או לא הדרא כדמפרש התם ואקשינן ותבעי ליה שאר טומאות דרבנן ומסיק חדא מנו חדא קא מיבעיא ליה וה"ק טומאה דרבנן הדרא או לא הדרא ואת"ל לא הדרא טומאת ע"ז מאי כו' ודכוותיה פרק כיצד הרגל (ב"ק יח, ב) גבי יש העדא' לצרורות וכן במקומות אחרים:

Et parfois il pose une question et son intention est pour deux questions avec si tu trouves à dire, comme celle d'Avoda Zara, chapitre Rabbi Yishmael (53a), que Rav Hamnuna a demandé : le recoulage d'un vase pour l'idolâtrie, qu'en est-il ? C'est-à-dire : un vase d'idolâtrie qui s'est cassé et il est revenu et l'a raccommodé, qu'en est-il ?

Et au sujet de l'ancienne impureté il lui est posé : est-ce qu'elle revient dans le statut d'impureté de Torah, ou elle ne revient pas, comme il explique là. Et nous avons objecté : et qu'il lui demande les autres impuretés de nos maîtres ; et il conclut : une du sein d'une, il lui est posé, et voici ce qu'il dit : une impureté de nos maîtres, revient-elle ou ne revient-elle pas, et si tu trouves à dire elle ne revient pas, l'impureté de l'idolâtrie, qu'en est-il, etc.

Et de même au chapitre Keitsad ha-Regel (Baba Kama 18b) au sujet de : y a-t-il haadaa pour les cailloux, et ainsi en d'autres lieux.

דרך הגמר' לקבוע בבעי' מה שנראה לו ששואל כמו שמצינו בפרק המקבל (ב"מ קיב, א) דבעו מרב ששת קבלן עובר בבל תלין או לא אומן קונה בשבח כלי וכו' ובהגוזל קמא (ב"ק צט, א) מוקי לה בשליח דאגרת דלא שייך אומן קונה בשבת כלי וכתבו התוספות (ד"ה בשליחא) שהם שאלו סתם והגמ' מפרש שאלתו שסבור שמזה מספקא ליה וכ"כ בפ"ק דשבת (י, א) גבי הזמינו לבית הכסא מהו:

La voie de la Guemara est d'établir dans la question ce qui lui paraît qu'il demande, comme nous trouvons au chapitre Ha-Mekabel (Baba Metsia 112a) : on a demandé de Rav Sheshet : un entrepreneur transgresse-t-il tu ne laisseras pas passer la nuit (Lévitique 19,13) ou non ? Un artisan acquiert-il dans l'amélioration du vase, etc.

Et dans Ha-Gozel Kama (Baba Kama 99a) on l'établit comme un messager de lettre, ou n'a pas lieu : un artisan acquiert dans l'amélioration du vase. Et les Tossefot ont écrit (aux mots be-shelikha) qu'ils ont demandé de façon indéterminée, et la Guemara explique sa demande, qu'elle tient que de ceci il lui est en doute.

Et ainsi ont-ils écrit au premier chapitre de Chabbat (10a) au sujet de : on l'a invité aux latrines, qu'en est-il ?

אשכחן דבעי דבר שהוא פשוט ולא בעי אלא משום דאית ליה בעיא אחרית' כן מצינו פ"ק דחולין דבעי בגמרא שחט במקום נקב מהו והקשו התוספות דפשיטא דכשרה מידי דהוה אמצא חצי קנה פגום ותרצו דלא נקטיה אלא משום דבעי למבעי' אחריתי:

Nous trouvons qu'il pose une chose qui est évidente, et il ne pose que parce qu'il a une autre question. Ainsi nous trouvons au premier chapitre de Houlin, que l'on a demandé dans la Guemara : il a égorgé à l'endroit d'un trou, qu'en est-il ?

Et les Tossefot ont objecté que c'est évident qu'elle est propre, du même que celui qui a trouvé la moitié du tuyau défectueux ; et ils ont résolu qu'il ne l'a mentionné que parce qu'il voulait poser une autre.

מצינו דבעי בעי' והיא מחלוקת בברייתא אלא שרצו לדעת פירוש הברייתא משום דסובלת דלא פליגי וסובלת דפליגי ומתוך בעייתו יתברך הדבר כן מצינו בפרק המוכר פירות (ב"ב צז, א) דבעי רב כהנא מרב חמר חיוור מהו אמר ליה אל תרא יין כי יתאדם ובפ' ערבי פסחים (קח, ב) תניא ארבע כוסות הללו צריך שיהא בהם כדי רביעית אחד חי ואחד מזוג אחד חדש וא' ישן ר' יודא אומר צריך שיהא בו טעם ומראה יין ואמרי' בגמ' מ"ט דר"י דכתיב אל תרא יין כי יתאדם ופי' שם דמספקא ליה לבעיין דלמא ת"ק נמי בההוא ישן וחדש בעי נמי מראה יין ור' יודא אע"ג דקאמר ר' יודא אמר פירושי קא מפרש כדאשכחן בכמה דוכתי וא"כ הבעיא פשוט' או דלמא ר' יודא חולק כדמשמע פשטה ולת"ק חיוורין כשר ואז תפול הבעי' הלכה כמאן ומשני אל תרא יין כי יתאדם כלומר טעמ' ברירה אית ליה לר' יודא וא"כ כדידיה פסקינן. וכן מצינו דבעי בעיא והיא משנה מפורשת וכתבו התוספות דבעי משום דב"ה פליגי ושמא הלכה כוותיה בפרק הזהב (בבא מציעא דף מ"ד.) פעמים דבעי תרי בעי' והב' פשוטה עם פשיטות הראשונה ומכל מקום בעי וכבר נתן רש"י בזה טעם אמרינן בפרק ב' דבתובות (פב, א) בעי מיניה מעולא יבם ואח"כ חולץ מהו לא עשה ולא כלום חילץ ואחר כך יבם מהו לא עשה ולא כלום מתקיף לה רב ששת השתא יבם ואחר כך חילץ לא עשה ולא כלום חלץ ואח"כ יבם מבעיא ומשני ב' מעשים הוו ופירש רש"י מי ששאל זו לא שאל זו.

ולא שמעו האחרון את הראשונה שלא נשאלו יחד בבית המדרש:

Nous trouvons qu'il pose une question et c'est une controverse dans une baraita (enseignement tannaitique hors Michna), seulement ils ont voulu savoir l'explication de la baraita, parce qu'elle admet qu'ils ne divergent pas et elle admet qu'ils divergent, et du sein de sa question la chose sera éclaircie. Ainsi nous trouvons au chapitre Ha-Mokher Perot (Baba Batra 97a) que Rav Kahana a demandé de Rav : vin blanc, qu'en est-il ?

Il lui a dit : ne regarde pas le vin quand il rougit (Proverbes 23,31). Et au chapitre Arvei Pesahim (108b) il est enseigné : ces quatre coupes, il faut qu'il y ait en elles de quoi une reviit (quart de log), l'une pure et l'une mêlée, l'une nouvelle et l'une vieille.

Rabbi Yuda dit : il faut qu'il y ait en elle le goût et l'aspect du vin. Et nous disons dans la Guemara : quelle est la raison de Rabbi Yehuda ?

Car il est écrit : ne regarde pas le vin quand il rougit. Et il a expliqué là qu'il est en doute pour le questionneur : peut-être le premier tanna aussi, en cet [article] vieux et nouveau, exige aussi l'aspect du vin, et Rabbi Yuda, bien qu'il ait dit Rabbi Yuda dit, explique, comme nous trouvons en plusieurs lieux, et s'il en est ainsi la question est évidente ; ou peut-être Rabbi Yuda diverge, comme l'implique le sens simple, et pour le premier tanna les blancs sont propres, et alors tombera la question : la halakha est comme qui ?

Et il répond : ne regarde pas le vin quand il rougit, c'est-à-dire : une raison de choix, Rabbi Yuda l'a, et s'il en est ainsi nous décidons selon lui. Et ainsi nous trouvons qu'il pose une question et c'est une Michna explicite, et les Tossefot ont écrit qu'il pose parce que Beit Hillel divergent et que peut-être la halakha est comme lui, au chapitre Ha-Zahav (Baba Metsia 44a).

Parfois il pose deux questions, et la seconde est évidente avec l'évidence de la première, et néanmoins il pose ; et Rachi a déjà donné à ceci une raison. Nous disons au 2e chapitre de Ketoubot (82a) : on a demandé de Ulla : il a fait le yiboum (lévirat) et ensuite il a fait la halitsa, qu'en est-il ?

Il n'a rien fait. Il a fait la halitsa et ensuite le yiboum, qu'en est-il ?

Il n'a rien fait. Rav Sheshet s'est élevé contre cela : maintenant, il a fait le yiboum et ensuite la halitsa, il n'a rien fait -- la halitsa et ensuite le yiboum est une question ?

Et il répond : ce furent deux affaires. Et Rachi a expliqué : celui qui a demandé celle-ci n'a pas demandé celle-là.

Et le dernier n'a pas entendu la première, car elles n'ont pas été demandées ensemble dans la maison d'étude.

פעמים שהבעיות נשאלו יחד והגמ' סדרם כל אחד במקומה כן כתב רשב"ם בפרק ערבי פסחים:

Parfois les questions ont été demandées ensemble, et la Guemara les a ordonnées chacune à sa place. Ainsi a écrit le Rashbam (Rabbi Shmuel ben Meir) au chapitre Arvei Pesahim.

בענין הפשטן לפעמים הבעיא לא פשטוה במקומה ופשטוה במקום אחר וכ"כ הרשב"א בפ' השולח וז"ל איכא בגמ' דקאי הכא בתיקו ומפשטא בדוכתא אחרינא וחדא מנייהו לעיל דאבעיא לן מעוכב גט שחרור אוכל בתרומה לפעמים שהיה יכול לפשוט מהמשנה ומביא הברייתא כדי לתקנה ע"פ דרכו כ"כ התוספות פ' מי שמת (בבא בתרא דף קנ"ט) (ד"ה ) גבי נפל הבית עליו ע"כ:

Au sujet du poshetan : parfois la question, ils ne l'ont pas résolue en son lieu et ils l'ont résolue en un autre lieu. Et ainsi a écrit le Rashba (Rabbi Chelomo ben Aderet) au chapitre Ha-Sholeah, et voici son langage : il y a dans la Guemara ce qui se tient ici en teikou et se résout en un autre endroit, et une d'entre elles plus haut : il nous a été posé : celui qui est retenu par un acte d'affranchissement, mange-t-il de la terouma ?

Parfois il aurait pu résoudre d'après la Michna et il apporte la baraita afin de la corriger selon sa voie. Ainsi ont écrit les Tossefot, chapitre Mi she-Met (Baba Batra 159) (aux mots ...) au sujet de : la maison est tombée sur lui.

Jusqu-ici.

פעמים שבראשונה עלתה האבעיא בתיקו והדר פשטוה בפרק השובר דף ס"ח וז"ל אע"ג דפשטינן לה בפ"ג מכל מקום עלתה הבעיא בתיקון והדר פשטוה בבית המדרש וכה"ג מצינו בפ' המפלת גבי מחלוקת בעכור אבל בצלול לא פעמים שפושט מכח סתם לבד כמו שמצינו בדין ברכות דפשט יהוידע בן בניהו מבניהו בן יהוידע משום דמסתמא ממלא מקום אביו היה:

Parfois, au début, la question est montée en teikou, et ensuite ils l'ont résolue, au chapitre Ha-Shover, folio 68, et voici son langage : bien que nous l'ayons résolue au 3e chapitre, néanmoins la question est montée en teikou, et ensuite ils l'ont résolue dans la maison d'étude. Et de cette manière nous trouvons au chapitre Ha-Mapelet au sujet d'une divergence dans le trouble, mais dans le limpide non.

Parfois il résout par la force d'un enseignement anonyme seulement, comme nous trouvons dans la loi des berakhot : Yehoyada fils de Benayahou a résolu d'après Benayahou fils de Yehoyada, parce que selon le présumable il tenait la place de son père.

הרבה פעמים בתלמוד האבעיין מבעי בעי ליה וכשהפשטן פושט לו אז האבעיין סותר דברי הפשטן ממשנה או ברייתא והרבה נבוכין בזה א"כ מה בעי תחלה מאחר שידע זו המשנה או הברייתא שהביא. וקבלתי מרבותיי שענין האבעי' היה הלכה למעשה שבא לידו ולא רצה להורות בפני רבו או בפני מי שגדול ממנו אף שידע לפי סברתו איך הוא הדין והנה הפשטן שהוא רבו פשט לו להיתר או לא סור או מקשה עליו והא איפכא שמעינן.

וזה הדרך לא יתכן אלא כשהבעיין הוא תלמיד של הפשטן אז נאמר שבא מעשה לידו אבל בסתם אבעי' להו שהם בני ישיבה אז התירוץ הזה הוא בקצת דוחק. ויש עוד דרך לתרץ שיש בדין אבעי' זו ב' עניינים והיה לאבעיין דרך אחד פשוט לאיסור או להיתר וכיוצא בו רק ענין אבעייתו היה על ענין השני.

והפשטן שפשט אבעייהו מוכח מיניה דהפשיטות הוא אף לזה הדרך שהיה פשוט להאבעיין לאסור או להיתר ופשט בזה נמי כמו בענין השני. על זה מקשה לו ממשנה או ברייתא דהענין הראשון שהיה פשוט לו אינו כדקאמר'.

זהו דרך נבון להמעיין שילמוד השמועה כן רק בתנאי שאל יצא מחוץ להאמת וישכיל ויבין היטב. לעולם בכל בעיא שתבא בגמרא הוי מסתכל לדעת צדדי הבע' כי הנה השואל אינו שואל אלא כשיש לו באותה הבעי' פנים לכאן ולכאן ואותן הפנים הם שקולים כי אם יש לצד מה מחיבור פושט אותה לאותו צד ולכן נקראין חלקי הסותר ולפעמים שישאל השואל שאינו יודע כלל אם אותו הדבר מותר או אסור ושואל מהם ולשאלת כזאת אין צריך לבקש צדדין אמנם זאת השאלה אינה שאלת חכם וכאשר היו צדדי הבעיא מפורשים לא יחוש השואל לפרשם וכו' ואם הם נעלמים יפרשם השואל או בעל הגמר' וכן יש לך להסתכל כאשר נותן להם מציאות השואל ומפרש אותה מה היינו מסופקים בהם שהוצרך לומר:

Beaucoup de fois dans le Talmud le questionneur pose une question, et lorsque le poshetan lui résout, alors le questionneur contredit les paroles du poshetan d'après une Michna ou une baraita. Et beaucoup sont perplexes en ceci : s'il en est ainsi, que posait-il d'abord, puisqu'il savait cette Michna ou cette baraita qu'il a apportée.

Et j'ai reçu de mes maîtres que le sujet de la question était une halakha pour la pratique qui lui était venue en main, et il n'a pas voulu décider en présence de son maître ou en présence de qui est plus grand que lui, même s'il savait selon son raisonnement comment est la loi. Et voici le poshetan, qui est son maître, lui a résolu vers le permis ou vers l'interdit, ou objecte contre lui, et voici l'inverse nous entendons.

Et cette voie n'est possible que lorsque le questionneur est un élève du poshetan ; alors nous dirons qu'un fait lui est venu en main. Mais dans un cas indéterminé : une question leur a été posée, qui sont les fils de la yechiva, alors cette résolution est avec un peu de serrement.

Et il y a encore une voie pour résoudre : qu'il y a dans la loi de cette question deux sujets, et le questionneur avait une voie évidente vers l'interdit ou vers le permis et ce qui lui ressemble, seulement le sujet de sa question était sur le second sujet. Et le poshetan qui a résolu leur question, il est prouvé de lui que la résolution est aussi pour cette voie qui était évidente pour le questionneur à interdire ou à permettre, et il a résolu en ceci aussi comme dans le second sujet.

Sur ceci il lui objecte d'après une Michna ou une baraita que le premier sujet qui lui était évident n'est pas comme il a dit. C'est une voie intelligente pour celui qui étudie, qu'il apprenne la discussion ainsi, seulement à la condition qu'il ne sorte pas hors de la vérité, et il comprendra et entendra bien.

Toujours, en toute question qui viendra dans la Guemara, sois regardant pour connaître les côtés de la question, car voici le demandeur ne demande que lorsqu'il a dans cette question des faces ici et ici, et ces faces sont égales en poids ; car s'il y a pour un côté quelque chose d'un ouvrage, il la résout vers ce côté ; et c'est pourquoi on les appelle les parties du contradictoire. Et parfois le demandeur demandera, qui ne sait pas du tout si cette chose est permise ou interdite, et il demande d'eux ; et pour une demande telle que celle-ci il n'est pas besoin de chercher des côtés ; cependant cette demande n'est pas une demande de sage.

Et lorsque les côtés de la question étaient explicites, le demandeur ne se souciera pas de les expliquer, etc. Et s'ils sont cachés, le demandeur ou le maître de la Guemara les expliquera.

Et ainsi tu as à regarder, lorsque le demandeur leur donne une réalité et l'explique, de quoi étions-nous en doute en eux, qu'il a fallu dire.

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