שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Torah Shebe'al Peh, Kelal Tanna B'ra

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Kelal Tanna B'ra : des baraitot (enseignements tannaitiques hors Michna) hors de la maison d'étude de Rabbi, qui ne sont pas une explication de la Michna comme la Tossefta, seulement des lois que ces tannaim ont innovées. Néanmoins, selon le Chla, tout ce que Rabbi 'Hiyya a enseigné est alludé dans la Michna, comme l'a dit Ilfa. Le Tanna de-bei 'Hizkiya est le principal, même s'il y a qui diverge, parce qu'il récitait les baraitot de Rabbi 'Hiyya son père, et l'on élève une réfutation d'après elles. Selon cela, l'on n'a pas besoin de ce qu'a écrit le Rachba, que l'implication de la Michna indique comme le Tanna de-bei 'Hizkiya.

Aussi : Lévi arrange les baraitot des six ordres ; les autres livres de la maison de Rav sont le sefer Vayedaber, le Sifrei de Rav est Torat Kohanim ; tani peloni nomme une baraita reçue et récitée.

כלל תנא ברא ברייתות שהם מחוץ לבית מדרשו של רבי ואינם פירוש המשנה כמו התוספתא הנ"ל רק דינים שחדשו התנאים ההם מ"מ כל מה דתני ר' חייא רמיזא במתני' כמ"ש אילפא בתעניות (כא, א) ובכתובות (סט, ב) כל דאמר מילתא דר' חייא ולא פשיטנא לה ממתני' כו' וכן מצינו להתוספות בפ"ט דנדה על מה שאמר ר"ל לרבי יוחנן אם רבי לא שנאה רבי חייא מנין לי וזה לשונו אם כן לעולם לא נתיב תיובתא מברייתא דמתניי' ביה רבי חייא ויש לומר דבכולם איכא למימר כדאמר אילפא כו' והא הוה פשיטא ליה לר"ל דלא רמיזא במתני':

Kelal Tanna B'ra : des baraitot (enseignements tannaitiques hors Michna) qui sont hors de la maison d'étude de Rabbi et qui ne sont pas une explication de la Michna comme la Tossefta mentionnée plus haut, seulement des lois que ces tannaim ont innovées. Néanmoins, tout ce que Rabbi Hiyya a enseigné est allude dans la Michna, comme l'a dit Ilfa dans Taanit (21a) et dans Ketoubot (69b) : quiconque a dit une parole de Rabbi Hiyya et que je ne l'ai pas résolue d'après la Michna, etc.

Et ainsi nous trouvons les Tossefot au chapitre 9 de Niddah, sur ce que Resh Lakish a dit à Rabbi Yo'hanan : si Rabbi ne l'a pas enseignée, d'où Rabbi Hiyya l'aurait-il ? Et voici leur langage : s'il en est ainsi, l'on n'apporterait jamais de réfutation d'une baraita que Rabbi Hiyya a enseignée ; et l'on peut dire qu'en toutes on peut dire comme l'a dit Ilfa, etc. ; et cela était évident à Resh Lakish qu'elle n'est pas alludée dans la Michna.

תנא דבי חזקיה עיקר אע"ג דאיכא מאן דפליג עליה משום שהיה שונה הברייתות של רבי חייא אביו כדאיתא בפרק בני העיר והן עיקר ומותבינן תיובתא מנייהו תוספות ז"ל בפרק הנשרפין ולפי זה אין אנחנו צריכין למה שכתב רשב"א בפרק אלו נערות דמשום הכי פריך מתנא דבי חזקיה אע"ג דאיכא דפליג משום דדיוק מתני' משמע כתנא דבי חזקיה והוה מצי למיפרך ממתני אלא דלא מצי למיפרך אלא מדיוקא לכך פריך מתנא דבי חזקיה ואמתניתין קא סמיך עכ"ל:

Le Tanna de-bei Hizkiya est le principal, même s'il y a qui diverge de lui, parce qu'il récitait les baraitot de Rabbi Hiyya son père, comme il est au chapitre Benei ha-Ir, et elles sont le principal, et nous élevons une réfutation d'après elles. Tossefot, de mémoire bénie, au chapitre ha-Nisrafin.

Et selon cela nous n'avons pas besoin de ce qu'a écrit le Rashba (Rabbi Chelomo ben Aderet) au chapitre Elu Naarot : que pour cette raison l'on objecte d'après le Tanna de-bei Hizkiya même s'il y a qui diverge, parce que l'implication de la Michna indique comme le Tanna de-bei Hizkiya, et l'on aurait pu objecter d'après la Michna, seulement l'on ne pouvait objecter que d'après une implication ; c'est pourquoi l'on objecte d'après le Tanna de-bei Hizkiya et l'on s'appuie sur la Michna. Jusqu-ici son langage.

לוי סדר ברייתות דששה סדרים כרבי חייא או כרבי אושיעא רש"י ז"ל בפרק נערה שנתפתתה:

Levi a arrangé des baraitot des six ordres, comme Rabbi Hiyya ou comme Rabbi Oshaya. Rachi, de mémoire bénie, au chapitre Naara she-Nitpatteta.

תני פלוני בשאר ספרי דבי רב כך נמצא בהרבה מקומות והיינו ספר וידבר מוישלחו מן המחנה עד סוף הספר כלהו מקרי שאר ספרי דבי רב וספרי דרב גופיה היינו תורת כהנים:

Tani peloni be-shaar sifrei de-bei Rav (un tel a enseigné dans les autres livres de la maison de Rav) : ainsi cela se trouve en beaucoup de lieux ; et c'est le sefer Vayedaber, depuis ils enverront hors du camp (Nombres 5,2) jusqu'à la fin du sefer : tous sont appelés les autres livres de la maison de Rav ; et le Sifrei de Rav lui-même, c'est Torat Kohanim.

תני רב ספרא משום חד דבי רבי פירוש חד המיוחד מבניו ומאי ניהו רבן גמליאל מצאתי:

Tani Rav Safra mishum had de-bei Rabbi (Rav Safra a enseigné au nom d'un de la maison de Rabbi) : explication : l'unique parmi ses fils ; et qui est-ce ? Rabban Gamliel.

J'ai trouvé.

תני רבי שמואל פרש"י בפרק י"ט בתוספתא שמידד שמואל מתגאים שלפניו:

Tani Rabbi Shmuel : Rachi a expliqué au chapitre 19, dans la Tossefta, que Shmuel a mesuré d'après les tannaim qui étaient avant lui.

כשאומר תני פלוני כגון תני רמי בר יחזקאל ברייתא כמו תנא אבימי אנא מתניתא ידענא ואבימי אמורא היה רבו של ר' חסדא ואע"פ שהוא אמורא אומר תני משום שהיה מקובל מאותה ברייתא והוא היה שונה אותה על כן נקראת על שמו וכן כתוב מוהר"י ששת שאלה שע"ה:

Lorsqu'on dit tani peloni, par exemple tani Rami bar Ye'hezkel : c'est une baraita, comme tana Avimi, je connais la michna enseignée ; et Avimi était un docteur de la Guemara, le maître de Rabbi Hisda ; et bien qu'il soit un docteur de la Guemara, il dit tani, parce qu'il avait reçu cette baraita et qu'il la récitait, c'est pourquoi elle est appelée de son nom. Et ainsi il est écrit de Mahar"i Sheshet (Rabbi Yitshak ben Sheshet), question 375.

כתב הליכות עולם כל מקום שאומר תנא דבי רבי ישמעאל כך הלכה ובכל מקום שאומר דבי רבי ישמעאל תנא אין הלכה עכ"ל כל מקום שאומר בגמרא והא קתני אברייתא דלעיל קאי וכשאומר והתניא ברייתא אחרת הוא כ"כ התוספות בפרק מי שמתו וביומא פרק הוציאו לו:

Halikhot Olam a écrit : en tout lieu où l'on dit Tanna de-bei Rabbi Yishmael, telle est la halakha ; et en tout lieu où l'on dit de-bei Rabbi Yishmael tanna, ce n'est pas la halakha. Jusqu-ici son langage.

En tout lieu où l'on dit dans la Guemara ve-ha katani, cela porte sur la baraita du dessus ; et lorsqu'on dit ve-hatanya, c'est une autre baraita. Ainsi ont écrit les Tossefot au chapitre Mi she-Metu et dans Yoma, chapitre Hotziu Lo.

כתב הליכות עולם מה שאומר בהרבה מקומות לימא הני תנאי כהני תנאי ר"ל מי גימא דפלוגתא דהני תנאי בהני תנאי ורחיקא ליה מילתא לתלמודא שיבא מחלוקת א' בעצמו בתרי מקומות ובתרי לישני ועוד מי שמסדר המשנה והברייתא הוה ליה למיתנינהו גבי הדדי ולימא פלוני ופלוני אומרים כך עכ"ל:

Halikhot Olam a écrit : ce que l'on dit en beaucoup de lieux, dirons-nous que ces tannaim sont comme ces tannaim : cela veut dire, est-il possible que la divergence de ces tannaim soit en ces tannaim ; et la chose est lointaine pour le Talmud, qu'une seule et même controverse vienne elle-même en deux lieux et en deux formulations ; et encore, celui qui arrange la Michna et la baraita aurait dû les enseigner l'une auprès de l'autre et dire : un tel et un tel disent ainsi. Jusqu-ici son langage.

וכתב ע"ז מהר"י קארו ז"ל וזה לשונו, מ"ש ודחיקא ליה מילתא אינו נ"ל דהא אפשר שנחלקו בשתי ישיבות ולא שמעו אלו מחלוקתן של אלו. וכן מ"ש מי שסידר המשנה כו' אני אומר כששני המחלוקת הם במשנה יש מקום לטענה זו כיון שהכל היה ידוע למסדר המשנה וכ"כ התוספות ז"ל אבל אם הם בברייתא אינה טענה שאפשר שזו ברייתא דרבי חייא וזו דרבי אושעיא וכל אחד לא ידע אלא מחלוקת אחד ול"נשמה ששואל בתלמוד לימא וכו' הוא כדי לברר היאך נפסק הלכה ע"פ הכללים המסודרים בידינו פלוני ופלוני הלכה כפלוני.

ועוד יש נפקותא אחרת בדבר שאם נמצא לאחד מהם שא' בהיפך במקום אחר נקשה עליו מדידיה אדידי' גם כי אגב גררא. לפעמים מפרש דברי התנאים שהם סתומים ועל דרך זה הוא מה שאומר על מחלוקת אמוראים ובפלוגתא פרק מרובה ובריש הוריות עכ"ל:

Et Mahar"i Karo, de mémoire bénie, a écrit là-dessus, et voici son langage : ce qu'il a écrit, et la chose lui est forcée, ne me paraît pas, car il est possible qu'ils aient divergé dans deux maisons d'étude et que ceux-ci n'aient pas entendu la controverse de ceux-là. Et de même ce qu'il a écrit, celui qui a arrangé la Michna, etc. : je dis, lorsque les deux controverses sont dans la Michna, il y a lieu à cet argument, puisque tout était connu de l'arrangeur de la Michna, et ainsi ont écrit les Tossefot, de mémoire bénie ; mais si elles sont dans une baraita, ce n'est pas un argument, car il est possible que celle-ci soit une baraita de Rabbi Hiyya et celle-là de Rabbi Oshaya, et que chacun n'ait connu qu'une seule controverse.

Et il me paraît que ce que le Talmud demande, dirons-nous, etc., c'est afin de clarifier comment la halakha est décidée d'après les règles arrangées en nos mains : un tel et un tel, la halakha est comme un tel. Et il y a encore une autre différence pratique en la chose : que si l'on trouve pour l'un d'eux qu'il a dit l'inverse en un autre lieu, nous lui objecterons de lui-même contre lui-même, même par incidence.

Parfois il explique les paroles des tannaim qui sont scellées ; et de cette manière est ce que l'on dit sur une controverse de docteurs de la Guemara, et dans une controverse, chapitre Merubeh, et au début de Horayot. Jusqu-ici son langage.

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