« Leurs dieux sur les montagnes » (Devarim 12,2) : qu'il dise simplement de détruire tous leurs dieux. Le Chla rattache le verset au mont Guerizim : les Samaritains, disent Razal, y servaient une image de colombe. Ils ont observé par crainte des lions, convertis des lions et non convertis de justice : cette crainte extérieure ne réussira pas ; le Saint, béni soit-Il, demande une crainte intérieure. Il est écrit « et vous mangerez devant Hachem votre Elokim » et « et vous vous réjouirez » : dès que l'homme bénit le hamotsi, dit le Zohar, la Che'hina vient devant lui. Il parle paroles de Torah à table, a pitié des pauvres et se réjouit dans la coupe de berakha, sans tristesse.
Aussi : le signe שמח"ה de la coupe de berakha ; les kaf : comme le don de sa main, car de Toi est tout ; la berakha de Hachem vient de la berakha de l'homme qui s'éveille d'en bas
א-להיהם על ההרים (דברים יב, ב). קשה לימא סתמא אבד תאבדון את כל א-להיהם.
אלא נסמך פסוק זה למה שהוזכר למעלה מענין הר גריזים, ובא הרמז למה שאמרו רז"ל בענין הכותים (חולין ו, א) לא זזו משם עד שעשאום לגוים גמורים, כי מצאו להם דמות יונה שעבדו על הר גריזים, וזהו א-להיהם על ההרים. וזה מורה אף ששמרו מתחילה היה מחמת יראת האריות והיו גירי אריות ולא גירי צדק, כי זו היראה היא יראה חיצונה לא תצלח.
והיראה שהקדוש ברוך הוא שואל מאתנו היא יראה פנימית כמבואר:
Leurs dieux sur les montagnes (Deutéronome 12,2). Difficulté : qu'il dise simplement : détruire vous détruirez tous leurs dieux.
Seulement, ce verset est rattaché à ce qui a été mentionné plus haut au sujet du mont Guerizim, et vient l'allusion à ce qu'ont dit Razal (nos Sages, de mémoire bénie) au sujet des Samaritains (Houlin 6a) : ils n'ont pas bougé de là jusqu'à ce qu'ils les aient faits nations complètes, car ils ont trouvé chez eux une image de colombe qu'ils servaient sur le mont Guerizim, et c'est : leurs dieux sur les montagnes. Et cela enseigne que même s'ils ont observé au commencement, c'était à cause de la crainte des lions, et ils étaient des convertis des lions et non des convertis de justice, car cette crainte est une crainte extérieure, elle ne réussira pas.
Et la crainte que le Saint, béni soit-Il, demande de nous est une crainte intérieure, comme il est expliqué :
כתיב ואכלתם לפני ה' א-להיכם (דברים יב, ז). וכתיב (שם יב) ושמחתם לפני ה' א-להיכם.
וביאר בזוהר, בתחלה כשהמקדש היה קיים היו מתראים לפני הקב"ה, אבל עתה היאך אנו יכולים לקיים לאכול ולשמוח לפני ה'. אלא בתחלה כשאדם יושב עצמו לאכול על שלחנו מברך על הלחם המוציא כו'.
וכיון שמברך, באה השכינה לפניו, וצריך אז להתחיל לדבר בדברי תורה על השלחן להיות מקוים בו הפסוק (יחזקאל מא, כב) זה השלחן אשר לפני ה':
Il est écrit : et vous mangerez devant ה' votre Elokim (Deutéronome 12,7). Et il est écrit (ibid.
12) : et vous vous réjouirez devant ה' votre Elokim. Et il a expliqué dans le Zohar : au commencement, lorsque le Sanctuaire existait, ils apparaissaient devant le Saint, béni soit-Il, mais maintenant, comment pouvons-nous accomplir manger et nous réjouir devant ה'.
Seulement, au commencement, lorsque l'homme s'assied pour manger à sa table, il bénit sur le pain le hamotsi etc. Et dès lors qu'il bénit, la Chekhina (Présence) vient devant lui, et il faut alors commencer à parler paroles de Torah sur la table, afin que s'accomplisse en lui le verset (Ezechiel 41,22) : voici la table qui est devant ה' :
ונאמר ואכלתם שם לפני ה' א-להיכם, הואיל ועומד אדם לפני אדונו, צריך לחון את העניים ליתן להם מה שהוא עצמו אוכל, ולא להיות בלען על שלחנו בדרך הלעטה ובלענות כמו עשו שנאמר בו (בראשית כה, ל) הלעיטני וגו', ובטן רשעים תחסר (משלי יג, כה). ולכן ואכלת לפני ה' א-להיך כתיב, ולא לפני כוחות החיצונים.
ולא יעסוק בדברים בטלים כי אם בדברי תורה ובצרכי סעודה:
Et il est dit : et vous mangerez là devant ה' votre Elokim, puisque l'homme se tient devant son Maître, il faut avoir pitié des pauvres, leur donner de ce que lui-même mange, et ne pas être un avaleur à sa table à la manière de l'engloutissement et de la voracité, comme Esav dont il est dit (Genèse 25,30) : fais-moi avaler etc., et le ventre des impies manquera (Proverbes 13,25). C'est pourquoi : et tu mangeras devant ה' ton Elokim, il est écrit, et non devant les forces extérieures.
Et qu'il ne s'occupe pas de paroles vaines, seulement de paroles de Torah et des besoins du repas :
ואח"כ ושמחת לפני ה' א-להיך בכוס של ברכה, שצריך לשמוח ולהראות שמחה כשמברך ולא עצבות כלל, ואז השכינה שורה למעלה על ראשו, והיינו לפני ה' א-להיך, עד כאן. ורמז של שמחה נמצא בכוס של ברכה, שאמרו רז"ל (ברכות נא, א) י' דברים נאמרו בכוס של ברכה כו', ואנו אין לנו אלא ארבעה וסימנם חמש"ה.
הנני אומר שסימנם גם כן שמח"ה:
Et ensuite : et tu te réjouiras devant ה' ton Elokim, dans la coupe de berakha, qu'il faut se réjouir et montrer de la joie lorsqu'il bénit, et nulle tristesse du tout, et alors la Chekhina repose en haut sur sa tête, et c'est : devant ה' ton Elokim, jusqu-ici. Et une allusion de joie se trouve dans la coupe de berakha, dont ont dit Razal (Berakhot 51a) : dix choses ont été dites concernant la coupe de berakha etc., et nous n'en avons que quatre, et leur signe est חמש"ה.
Voici que je dis que leur signe est aussi שמח"ה :
איש כמתנת ידו כברכת ה' א-להיך אשר נתן לך (דברים טז, יז). ישוב אלו הכפי"ן הוא כך.
אל יחשוב האדם כשהוא מפזר ונותן מתנת ידו ממש, כי משל הקב"ה הוא שהזמין לו, וכמו שאמר דוד המלך ע"ה (דה"א כט, יד) כי ממך הכל ומידך נתנו לך. וזהו כמתנת ידו, ולא מתנת ידו ממש:
Chacun selon le don de sa main, selon la berakha de ה' ton Elokim qu'Il t'a donnée (Deutéronome 16,17). L'explication de ces kaf (כפי"ן) est ainsi.
Que l'homme ne pense pas, lorsqu'il disperse et donne, que c'est le don de sa main vraiment, car c'est le bien du Saint, béni soit-Il, qu'Il lui a préparé, et comme l'a dit David le roi, paix sur lui (Chroniques I 29,14) : car de Toi est tout, et de Ta main nous T'avons donné. Et c'est : comme le don de sa main, et non le don de sa main vraiment :
ואמר כברכת ה' א-להיך, בא לומר ולהזהיר ג"כ להיפך, שאל תחשוב שברכת ה' א-להיך היא כפשוטה נותן ומשפיע, וזה אינו, כי אין הקב"ה נותן ברכה אלא מי שמתעורר מלמטה, וברכת ה' א-להיך בא מברכת האדם, וכמו שכתוב (דברים טו, ח) פתוח תפתח, אם אתה למטה תפתח ידך לעניים, אז הקב"ה פתוח גם כן. וכן נתן תתן.
וזהו כברכת ה', ולא ברכת ה', כי ברכת ה' באה מברכתך. ודברים אלו ישים האדם אל לבו כשמפזר ונותן, שאינו נותן את שלו, רק הופקד בידו מהקדוש ברוך הוא.
ויחשוב ג"כ שלא יושפע מלמעלה עד שיתעורר מלמטה, על כן צריך להתעורר במצוה זו וכן בכל המצות כמבואר הענין הזה בארוכה במקומו:
Et Il a dit : selon la berakha de ה' ton Elokim, Il vient dire et avertir aussi à l'inverse, que tu ne penses pas que la berakha de ה' ton Elokim est selon son sens simple : Il donne et Il influe, et cela n'est pas, car le Saint, béni soit-Il, ne donne de berakha qu'à celui qui s'éveille d'en bas, et la berakha de ה' ton Elokim vient de la berakha de l'homme, et comme il est écrit (Deutéronome 15,8) : ouvrir tu ouvriras, si toi en bas tu ouvres ta main aux pauvres, alors le Saint, béni soit-Il, est ouvert aussi. Et de même : donner tu donneras.
Et c'est : selon la berakha de ה', et non la berakha de ה', car la berakha de ה' vient de ta berakha. Et ces choses, que l'homme les place en son cœur lorsqu'il disperse et donne : qu'il ne donne pas le sien, seulement cela a été déposé en sa main de par le Saint, béni soit-Il.
Et qu'il pense aussi qu'il ne sera pas influé d'en haut jusqu'à ce qu'il s'éveille d'en bas, c'est pourquoi il faut s'éveiller dans cette mitsva et de même dans toutes les mitsvot, comme ce sujet est expliqué longuement à sa place :
בעזרת ה' כי גאה גאה. סיימתי פרשת ראה
Avec l'aide de ה', car Il s'est élevé, Il s'est élevé (Exode 15,1). J'ai achevé la paracha Reeh.