Le Chla reprend Ein Omdin : on s’incline au début et à la fin dans Avot et Hoda’ah ; qui veut s’incliner à la fin de chaque bénédiction, on lui enseigne de ne pas le faire. Rabbi Akiva, seul, passait d’un coin à l’autre par inclinaisons ; Tossafot, Rabbenou Yona et le Roch y voient des supplications, ou une inclination au milieu de la bénédiction. On ne se prosterne ainsi dans aucune autre bénédiction. Dans Aleinou, « Et nous nous agenouillons et nous prosternons », il faut se prosterner, car on fait ce qui sort de la bouche. Pour « Béni soit la gloire du Nom » et Veyimlokh, on élève aussi les talons, comme pour « Saint, saint, saint ».
Aussi : son frère Rabbi Yehouda Leib : ne pas étirer Amen ni les Kedouchot jusqu’à vider les mots ; tsedaka avant la prière ; jeûne accepté à Choméa Tefila.
(הגה"ה והחזנים המשוררים ושמחים ומשמחים את הקהל בנועם זמירתם, עליהם נאמר (עי' ירמיה יב, ח) נתנו עלי בקולם על כן שנאתים. וזה לשון הראשית חכמה דף רמ"ד ע"א, כתב החסיד בעל חובות הלבבות על טענה אחת מטענת היצר, שהיצר אומר שיעשה הדברים שידעו בהם בני אדם כדי שיצא לו שם בחסידות עד שילמדו ממעשיו.
והשיב שיאמר לו שאולי כשאכוין לזה במעשי לא יתכן לי מה' הרצון המכוון אליו, ויעלה בדעתם שאני חנף במעשי, ויהיה לריק מעשי בכוונתי בהם בלתי הא-להים. ונאמר למלך אחד, והיאך לא ערבה לך קריאת פלוני והיה קולו ערב ובקי בטעמים של קריאה.
אמר להם, ואיך תערב לי קריאתו והוא אינו קורא אותה אלא שתערב לי קריאתו וימצא חן בעיני בעבורה. אבל אם היתה זאת הכוונה לרצון הבורא בלבד, היתה ערבה לי.
וכן נאמר, מי שמכוין בתפילתו מהמתפללים בצבור ובעלי החזן בפיוטים החדשים למצוא חן בעיני אדם מבלעדי האל יתברך, שאינה מקובלת אצל הבורא, עד כאן לשונו:
(Note marginale: les hazzanim (officiants) qui chantent, se réjouissent et réjouissent l'assemblée par la douceur de leur chant, c'est d'eux qu'il est dit: Ils ont élevé contre moi leur voix; c'est pourquoi je les ai haïs (Jérémie 12,8). Voici les mots de Reshit 'Hokhma (Le commencement de la sagesse), folio 244a: l'homme pieux, auteur de Hovot ha-Levavot (Les devoirs des cœurs), a écrit au sujet d'un argument parmi les arguments du mauvais penchant: le penchant dit qu'il accomplira les actes que les hommes connaîtront, afin qu'il acquière une réputation de piété et qu'ils apprennent de ses actes.
Il lui répondra: Peut-être que, si je vise cela dans mes actes, je n'obtiendrai pas du Nom la faveur à laquelle je vise; ils penseront que je suis hypocrite dans mes actes, et mes actes seront vains, puisque mon intention en eux ne sera pas pour Dieu. On dit à un roi: Comment la lecture d'untel ne t'a-t-elle pas plu, alors que sa voix était agréable et qu'il maîtrisait les te'amim (signes de cantillation) de la lecture?
Il leur dit: Comment sa lecture pourrait-elle me plaire, alors qu'il ne la lit que pour que sa lecture me plaise et qu'il trouve grâce à mes yeux par elle? Mais si cette intention était seulement pour la volonté du Créateur, elle me plairait.
Il est également dit: Celui qui, dans sa prière, parmi les fidèles priant en public et les hazzanim des nouveaux piyoutim (poèmes liturgiques), vise à trouver grâce aux yeux de l'homme, en dehors de Dieu, sa prière n'est pas reçue par le Créateur. Fin de citation.)
וזה לשון אחי הגדול מהרי"ל ז"ל המדבר בחסידות, וכתבו עוד הפוסקים בענין עניית אמן וזה לשונם בשם הירושלמי, העונה אמן ארוכה יאריך ימיו בטובה, כמה שיעורה, כדי שיכול לומר אל מלך נאמן, ובלבד שלא יאריך בה יותר מכדי השיעור הזה, דשלא כהוגן עושים שאין במשמעות התיבה כלום, עד כאן. הרי לפנינו דכשמאריכים בתיבת אמן יותר מכשיעור הנזכר, שאין התיבה כלום, וכאילו לא ענו ואמרו אמן.
ואם כן יש לגעור ולמנוע אותן המאריכין הרבה בנגונם במלת אמן עד שלא קרב אות אחת לחברתה, ואין במשמעות התיבה כלום רק זמורתא תהא. ועוד הכהן המשיח הוא השליח ציבור יחטא, ואשמת העם הוא גם כן, ובהכרח נמשך גם להם קלקול, להיות שהאריכות ההוא שמאריך בו החזן הוא שלא כדין, והקהל שוהין ואין עונים אחריו אמן עד שתכלה אריכת הניגון מפי המנגן, הנה הם מפסיקין יותר מדאי בין הקדיש ובין עניית אמן, והוא בכלל אמן יתומה שפירשו המפרשים, שלאחר זמן שסיים המתין הרבה ועונה אמן מקרי אמן יתומה, וכבר אמרו רז"ל העונה אמן יתומה כו'.
אלא מיד שתכלה הברכה מפי המברך יענה אמן, על כן יש ליזהר ולהזהיר מזה. וכן בקדושות ובקדישים וברכו המנגנים מאריכין בשבתות ובימים טובים בנגינת ניגונם הרבה מאוד, ומושכין התיבות והאותיות הרבה עד אשר לא קרב זה אל זה ואין במשמעות התיבה כלום, לא יפה הם עושים, וכמו שזכרנו בשם הירושלמי לעניית אמן והוא הדין הכא, וחד טעמא שייך בהו.
ולא נקטו הפוסקים בלשונם אמן אלא משום שאמרו שצריך להאריך באמן, וכתבו שעל כל פנים לא יאריך בה יותר מהשיעור הנזכר. ואם כוונתם ביופי נגונם לכבד המלך הכבוד יתברך ממה שחננם בעריבת קולם, הלא נוכל בטוב לצאת ידי שניהם, דהיינו לקצר בנגון.
וגם יותר טוב להאריך בנגונם שלא במקום עצם הקדושות הגדולות כגון נקדש כו' ונעריצך כו' ולעומתם ובדברי קדשך, וברכו, ובקדיש נוסח יתגדל כו' יתברך כו' שהם קדושות השם יתברך ביותר עוז משאר העניינים, ובאלו העניינים הקדושים היה לנו לכוין ביותר אל הכוונה, ואם מאריכין כל כך בניגונים אי אפשר לכוין כל כך להכוונה. וגם אריכת הניגונים הם סיבה להפסיק ולשוח שיחה בטילה, וזה אנו רואין בעינינו.
ונמשך עוד מאריכת הנגונים שמאחרין זמן קריאת שמע, ואף על פי שאין אנו נזהרין כל כך לקרות קריאת שמע בזמנה, מכל מקום כל מאי דאפשר להקדים צריכין להקדים, כדאיתא בבית יוסף (סימן נח) בשם הרבינו יונה ז"ל. וגדולה מזו, בימים הקצרים בחורף, ובפרט כשאומרים פיוטים, אם מאריכין בניגונים קרוב לודאי שעוברים זמן קריאת שמע, כי זמנה נמשך עד סוף חלק רביעי מהיום, הן היום גדול הן היום קטן מעשרה או מתשעה שעות ופחות מזה, ומכח אונס יכול לקרות עד שליש היום אבל אין לו שכר כקורא בזמנה, ומכאן ואילך לא יקרא בברכותיה.
ואם יברך, הוי ברכה לבטלה, כמו שכתב האורח חיים (טור סו"ס נ"ח). וצא וחשוב אימתי כלה רביע היום בימות החורף, וראה גם ראה כשמאריכין בנגונים ובפרט כשאומרים גם כן פיוטים אם קורין אותה בזמנה.
ובודאי לאו שפיר למעבד הכי כלל, לדחות קדימת זמן קריאת שמע בכל מה דאפשר מפני אותן הנגונים אף אם אין עובר זמנה, ואין צריך לומר אם נמשך מזה משום חשש שיעבור זמנה. ובודאי לא כך היו נגינת השירים והזמירות בבית המקדש אלקינו יתברך, כי בנגון היו מנגנים ובעריבת קול נעים זמירות המשמח אלקים ואנשים, דהיינו בזמר ובנגון בקוצר בחתוך התיבות והאותיות, וכן ראוי ונכון לנו לעשות ולהיות, עד כאן לשונו:
Voici les mots de mon frère aîné, Rabbi Yehouda Leib (Maharil), de mémoire bénie, parlant de piété. Les décisionnaires (autorités de loi juive) ont encore écrit, au sujet de la réponse Amen, ces mots au nom du Talmud de Jérusalem: Celui qui répond un Amen prolonge, ses jours seront prolongés dans le bien.
Quelle est sa mesure? Le temps de pouvoir dire El Melekh Néeman (Dieu, Roi fidèle), à condition de ne pas le prolonger au-delà de cette mesure; car ceux qui le font n'agissent pas convenablement, le mot n'a plus aucun sens.
Fin de citation. Voici donc que lorsque l'on prolonge le mot Amen au-delà de la mesure indiquée, le mot ne signifie plus rien; c'est comme s'ils n'avaient ni répondu ni dit Amen.
Il faut donc reprendre et empêcher ceux qui prolongent beaucoup, par leur chant, le mot Amen, au point qu'aucune lettre ne reste liée à l'autre et que le mot ne signifie plus rien, n'étant que chant. De plus, le cohen oint - c'est le délégué de l'assemblée - faute, et le peuple porte aussi la faute (Lévitique 4,3); une détérioration s'ensuit nécessairement aussi pour eux.
Car la prolongation par laquelle le hazzan (officiant) prolonge est contraire à la loi, et l'assemblée attend et ne répond pas Amen après lui avant que la prolongation du chant ait pris fin de la bouche du chanteur; ils interrompent alors trop longuement entre le Kaddish (prière de sanctification) et la réponse Amen. Cela entre dans le cas de l'Amen yetoma (Amen orphelin), que les commentateurs ont expliqué ainsi: celui qui, longtemps après que l'autre a fini, attend beaucoup puis répond Amen, prononce un Amen orphelin; or nos sages, de mémoire bénie, ont déjà dit: Celui qui répond un Amen orphelin, etc.
Mais dès que la bénédiction a quitté la bouche de celui qui bénit, il répondra Amen. Il faut donc être attentif à cela et y avertir les autres.
Ainsi, dans les Kedoushot (formules de sanctification), les Kaddish et Barekhou (appel à la bénédiction), les chanteurs prolongent énormément, les Chabbat et les fêtes, la mélodie de leur chant; ils étirent beaucoup les mots et les lettres, jusqu'à ce que ceci ne soit plus joint à cela et que le mot ne signifie plus rien. Ils n'agissent pas bien, comme nous l'avons mentionné pour la réponse Amen au nom du Talmud de Jérusalem; ici aussi, le même motif s'applique.
Les décisionnaires n'ont employé Amen dans leur formulation que parce qu'ils ont dit qu'il fallait prolonger Amen; mais ils ont écrit qu'en tout état de cause on ne le prolongerait pas au-delà de la mesure susmentionnée. S'ils ont l'intention, par la beauté de leur chant, d'honorer le Roi glorieux, qu'Il soit béni, par ce dont Il les a gratifiés, l'agrément de leur voix, on peut bien satisfaire aux deux exigences: raccourcir le chant.
Il est aussi préférable de prolonger leur chant en dehors du lieu même des grandes sanctifications, telles que Nekadech, Na'aritsakha, Le'oumatam, Oudivre Kodshekha, Barekhou, et dans le Kaddish les formulations Yitgadal et Yitbarakh, qui sanctifient le Nom avec bien plus de force que les autres sujets. Dans ces sujets saints, nous devrions concentrer davantage notre intention; et s'ils prolongent tant les chants, il est impossible de concentrer autant l'intention.
La prolongation des chants est également une cause d'interruption et de conversation vaine, comme nous le voyons de nos yeux. Il s'ensuit encore de la prolongation des chants qu'ils retardent l'heure de la récitation du Chema.
Même si nous ne sommes pas si attentifs à réciter le Chema à son heure, tout ce qu'il est possible d'avancer doit être avancé, comme il ressort du Beit Yosef (section 58), au nom de Rabbenou Yona, de mémoire bénie. Plus encore, lors des jours courts d'hiver, et particulièrement lorsqu'on dit des piyoutim, s'ils prolongent les chants, il est presque certain qu'ils dépassent l'heure du Chema; car son heure dure jusqu'à la fin du quart du jour, que le jour soit long ou court, de dix ou neuf heures, ou de moins encore.
En cas de contrainte, on peut le réciter jusqu'au tiers du jour, mais l'on n'a pas la récompense de celui qui le récite à son heure; après cela, on ne le récitera plus avec ses bénédictions. Et si on les bénit, c'est une bénédiction vaine, comme l'a écrit Orakh 'Hayim (Tour, fin de la section 58).
Va donc calculer quand s'achève le quart du jour pendant les jours d'hiver, et considère bien, lorsque l'on prolonge les chants, particulièrement lorsque l'on dit aussi des piyoutim, si on le récite à son heure. Assurément, il n'est nullement convenable d'agir ainsi, de retarder, autant que possible, la récitation anticipée du Chema à cause de ces chants, même sans en dépasser l'heure; à plus forte raison si cela entraîne le risque de dépasser son heure.
Et assurément, ainsi n'étaient pas les mélodies des chants et des hymnes dans le Temple de notre Dieu, qu'Il soit béni; car ils chantaient avec mélodie et l'agrément d'une voix douce, qui réjouit Dieu et les hommes (Juges 9,13), c'est-à-dire avec chant et mélodie, brièvement, en articulant distinctement les mots et les lettres. Ainsi nous convient-il et est-il juste de faire et d'être.
Fin de citation.
ומאחר שהעני מעטף את כל התפילות, על כן יתן לצדקה קודם התפילה כהא דר' אליעזר יהיב פרוטה לעני ומצלי (ב"ב י, א). כתב מהרש"ל בתשובה, קבלת תענית מאתמול מקבל אני בתפילה בשומע תפילה בלב ולא בפה, אכן בא-להי נצור מקבל אני בפה הריני בתענית יחיד למחר לפניך יהי רצון מלפניך שתקבלני באהבה, עד כאן:
Et puisque le pauvre enveloppe toutes les prières, il donnera donc de la tsedaka (charité) avant la prière, comme Rabbi Eliezer, qui donnait une petite monnaie au pauvre puis priait (Bava Batra 10a). Le Maharshal (Rabbi Shlomo Luria), dans une responsa, a écrit: J'accepte le jeûne, dès la veille, pendant la prière, à Shoméa Tefillah (Écoute la prière), dans mon cœur et non par la bouche; mais dans É-lokaï Netsor (Mon Dieu, préserve), je l'accepte de ma bouche: Je suis en jeûne individuel demain devant Toi; puisse-t-il être Ta volonté devant Toi de m'accepter avec amour.
Fin de citation.
בפרק אין עומדין (ברכות לד, א), אלו ברכות ששוחין בהן תחילה וסוף, באבות והודאה. ואם בא לשחות בסוף כל ברכה וברכה, מלמדין אותו שלא ישחה.
ובריש פרק אין עומדין (ברכות דף ל"א) (א), תניא א"ר יודא, כך היה מנהגו של רבי עקיבא, כשהיה מתפלל עם הצבור, היה מקצר ועולה מפני טורח הצבור. וכשהי' מתפלל בינו לבין עצמו, אדם מניחו בזויות זו ומוצאו בזוית אחרת.
וכל כך למה, מפני כריעות והשתחויות. וזה לשון התוס' ומוצאו בזוית אחרת, תימה, דאמר לקמן הבא לשחות בסוף כל ברכה וברכה מלמדין אותו שלא ישחה.
ותירץ הר' יוסף דהכא מיירי בתחנונים שהיה אומר אחר י"ח ברכות. ולא נהירא, דהא מי"ח קאמר.
ונראה להר"י דודאי בסוף כל ברכה אסור לשחות, אבל באמצע הברכה מיהא מותר לשחות, ובהכי מיירי הכא, וכשהיה מגיע לסוף הברכה היה זוקף. ולכך נהגו העולם בראש השנה וביום הכפורים כשמתפללים זכרנו ובכן תן ותמלוך ששוחים כשמגיעים לפסוקים, ובסוף ברכה זוקפין שאין לשחות בסוף ברכות אלא היכא דתיקון, עד כאן לשונם:
Dans le chapitre Ein Omdin (Berakhot 34a), il est enseigné: Voici les bénédictions dans lesquelles on s'incline au début et à la fin: Avot (Pères) et Hoda'ah (remerciement). Si l'on veut s'incliner à la fin de chaque bénédiction, on lui enseigne de ne pas s'incliner.
Et au début du chapitre Ein Omdin (Berakhot 31a), il est enseigné: Rabbi Yehouda a dit: Telle était la coutume de Rabbi Akiva: lorsqu'il priait avec l'assemblée, il abrégeait et se relevait, afin de ne pas imposer de peine à l'assemblée. Lorsqu'il priait seul, celui qui le laissait dans un coin le trouvait dans un autre coin.
Pourquoi cela? À cause des inclinaisons et des prosternations.
Voici les mots des Tosafot (commentaires): Celui qui le trouve dans un autre coin, c'est surprenant, car il est dit plus loin: Celui qui veut s'incliner à la fin de chaque bénédiction, on lui enseigne de ne pas s'incliner. Rabbi Yosef a répondu qu'ici il s'agit de supplications qu'il disait après l'Amida (prière des dix-huit bénédictions).
Cela ne paraît pas juste, car le texte parle des dix-huit. Rabbi Yitzhak estime qu'il est certes interdit de s'incliner à la fin de chaque bénédiction, mais qu'il est permis de s'incliner au milieu de la bénédiction; c'est de cela qu'il s'agit ici.
Lorsqu'il arrivait à la fin de la bénédiction, il se redressait. C'est pourquoi la coutume est, à Roch Hachana et à Yom Kippour, lorsqu'on prie Zokhrenou, Ouvkhen Ten et Vetimlokh (formules de l'Amida de ces jours), de s'incliner en arrivant aux versets; à la fin de la bénédiction, on se redresse, car on ne s'incline pas à la fin des bénédictions, sauf là où cela a été institué.
Fin de leurs mots.
אבל רבינו יונה ז"ל והרא"ש ז"ל הסכימו עם תירוצו של הר"ר יוסף דהכא מיירי בתחנונים כו'. ואין לטעות ולהבין דדוקא בי"ח ברכות הקפידו רז"ל שלא להשתחוות יותר ממה שתקנו, אבל בשאר מקומות אין קפידה.
דזה אינו, דהא תניא הכורע בהודאה דהלל וברכת המזון הרי זה מגונה. וכתב הר"ר יונה בסוף פרק אין עומדין, דהוא הדין דאין לשחות כשאומרים בנשמת כל חי ולך לבדך אנחנו מודים כו', אלא הכל שוה הן בתפילת י"ח הן בשאר מקומות לא ישתחוה יותר ממה שתקנו חכמים.
אך הכוונה הוא שלא ישתחוה יותר בדוגמא מה שתקנו חכמים, דהיינו שלא ישתחוה בשום ברכה תחילה וסוף שלא תקנו חכמים, כן רק באבות תחילה וסוף. וכן לא ישתחוה בהודאה דהלל וברכת המזון כי לא תקנו החכמים רק במודים שבי"ח.
וכן רבינו יונה שפיר קאמר דלא ישתחוה במודים דבנשמת, כי לא תקנו החכמים אלא במודים די"ח. אמנם להשתחות בתחנונים שאינם ברכות, או אפי' בברכות כשמשתחוה באמצע ברכות שזה אינו בדוגמא שתקנו חז"ל, רשאי להשתחוות:
Mais Rabbenou Yona, de mémoire bénie, et le Roch (Rabbi Acher ben Yehiel), de mémoire bénie, ont souscrit à la réponse de Rabbi Yosef, selon laquelle il s'agit ici de supplications, etc. Il ne faut pas se tromper et comprendre que nos sages, de mémoire bénie, ne se sont souciés de ne pas se prosterner plus que ce qu'ils ont institué que dans les dix-huit bénédictions, mais que dans les autres endroits il n'y aurait pas d'exigence.
Cela n'est pas ainsi, car il est enseigné: Celui qui se prosterne dans la Hoda'ah du Hallel (louange) et dans le Birkat Hamazon (bénédiction après le repas) est répréhensible. Rabbi Yona a écrit à la fin du chapitre Ein Omdin que la même règle vaut lorsqu'on dit Nishmat Kol Haï (L'âme de tout vivant) et: À Toi seul nous rendons grâce, etc.; tout est pareil: que ce soit dans l'Amida ou dans les autres endroits, on ne se prosternera pas plus que ce que les sages ont institué.
Toutefois, l'intention est de ne pas se prosterner davantage à la manière de ce que les sages ont institué, à savoir qu'on ne se prosternera, au début et à la fin, dans aucune bénédiction que les sages n'ont pas instituée, comme seulement dans Avot, au début et à la fin. De même, on ne se prosternera pas dans la Hoda'ah du Hallel ni dans le Birkat Hamazon, car les sages n'ont institué cela que dans Modim (Nous rendons grâce) de l'Amida.
Rabbenou Yona a donc eu raison de dire qu'on ne se prosternera pas dans Modim de Nishmat, car les sages n'ont institué que Modim de l'Amida. Mais il est permis de se prosterner dans des supplications qui ne sont pas des bénédictions, ou même dans les bénédictions lorsqu'on se prosterne au milieu de celles-ci, car cela n'est pas à l'image de ce que les sages ont institué.
ותמיהא לי על רבינו ירוחם שהביאו הבית יוסף סימן קי"ג שכתב וזה לשונו, הכורע כשאומר וכל קומה לפניך תשתחוה נראה לי שהוא מגונה, כדאמרינן בפרק אין עומדין הכורע בהודאה דהלל וברכת המזון הרי זה מגונה, עד כאן לשונו. והשתא מה ראיה מייתי מזה דשאני הודאה דתקנו חכמים כריעה בהודאה על כן הוא מגונה כשהוא כורע בהודאה במקום אחר אבל מה ענין לזה וכל קומה לפניך תשתחוה.
וא"ל דסבירא ליה לרבינו ירוחם דאסור להוסיף לעשות השתחואה בכל מקום יהיה מה שיהי' זולת אלו ד' מקומות אבות והודאה תחילה וסוף ע"כ זה אינו, דא"כ איך מתורץ רוב השתחוואות וכריעות דר"ע דלפי שני תירוצים של התוס' מוכח דכשאינו דוגמא לתקנת חז"ל יכול להשתחוות, וצריך עיון. ואפשר דס"ל לרבינו ירוחם דאסור להוסיף על השתחוואות ד' אלו שתקנו חז"ל בכל מקום ובכל אופן, והשתחוואות דרבי עקיבא היה כשאמר תחנונים, ותחנונים ידבר רש ומותר להשתחוות להתנפל ולהתחנן.
ומה שאסור הוא כשאומר שבחים להקב"ה, שם אין רשאי רק בד' מקומות שתקנו ז"ל:
Je m'étonne de Rabbenou Yerouham, que le Beit Yosef rapporte dans la section 113, qui a écrit: Celui qui s'incline lorsqu'il dit: Toute stature se prosternera devant Toi, me semble répréhensible, comme il est dit dans le chapitre Ein Omdin: Celui qui s'incline dans la Hoda'ah du Hallel et du Birkat Hamazon est répréhensible. Fin de citation.
Or, quelle preuve en tire-t-il? La Hoda'ah est différente, car les sages ont institué une inclination dans la Hoda'ah; c'est pourquoi il est répréhensible de s'incliner dans une Hoda'ah en un autre endroit.
Mais quel rapport avec Toute stature se prosternera devant Toi? Et ne dis pas que Rabbenou Yerouham est d'avis qu'il est interdit d'ajouter une prosternation partout, quelle qu'elle soit, en dehors de ces quatre endroits, Avot et Hoda'ah au début et à la fin, car cela n'est pas: s'il en était ainsi, comment résoudre les nombreuses prosternations et inclinaisons de Rabbi Akiva?
Selon les deux réponses des Tosafot, il ressort que lorsqu'il ne s'agit pas d'une reproduction de l'institution des sages, on peut se prosterner. Cela demande examen.
Il est possible que Rabbenou Yerouham soit d'avis qu'il est interdit d'ajouter aux quatre prosternations que les sages ont instituées, en tout lieu et de toute manière, et que les prosternations de Rabbi Akiva avaient lieu lorsqu'il disait des supplications. Le pauvre parle en supplications (Proverbes 18,23), et il est permis de se prosterner, de tomber et de supplier.
Ce qui est interdit, c'est lorsqu'on dit les louanges du Saint, béni soit-Il: là, on n'en a le droit qu'aux quatre endroits institués par les sages, de mémoire bénie.
סוף סוף יוצא לדברי כולם שלא ישתחוה בשום ברכה תחילה וסוף, הן בתפילת י"ח, הן בשאר ברכות, כי אם אלו הברכות אבות והודאה די"ח. על כן אותן העולים לספר תורה ומשתחוים בברכות התורה, ילמדו אותם שלא ישתחוו, וכן שמעתי ממורי הגאון מהרש"ל ז"ל.
אך היה מנהגו כשעלה לס"ת וראה הפרשה שיקרא השתחוה, ולא משום השתחוואה של הברכה, רק לכבוד ספר תורה השתחוה, ואח"כ אמר כל הברכות. ולפי מה שכתב רבינו ירוחם צריך לברך בזקיפה:
En fin de compte, il ressort de tous les avis qu'on ne se prosternera, au début et à la fin, dans aucune bénédiction, ni dans l'Amida ni dans les autres bénédictions, sauf dans Avot et Hoda'ah de l'Amida. C'est pourquoi il faut enseigner à ceux qui montent au Sefer Torah (rouleau de la Torah) et se prosternent dans les bénédictions de la Torah à ne pas se prosterner; c'est aussi ce que j'ai entendu de mon maître, le gaon Maharshal, de mémoire bénie.
Cependant, lorsqu'il montait au Sefer Torah et voyait la paracha (section) qu'il allait lire, telle était sa coutume: il se prosternait, non en raison de la prosternation de la bénédiction, mais pour honorer le Sefer Torah; puis il disait toutes les bénédictions. Selon ce qu'a écrit Rabbenou Yerouham, il faut bénir en se tenant droit.
בענין אם להשתחות כשאומרים בעלינו ואנחנו כורעים ומשתחוים, קבלתי ממורי מהר"ש ז"ל מלובלין להשתחוות, דאם לא היה עושה כן הוחזק כפרן ומעיד עדות שקר בעצמו. וכן באשמורת כשנוהגים לומר בפסוקים (תהלים צה, ו - ה, ח) בואו נשתחוה ונכרעה כו' נשתחוה אל היכל קדשך, ישתחוה מאחר שאומר נשתחוה.
ואל תשיבני ממודים מאחר שפירושו השתחואה א"כ למה הוצרכו חז"ל לומר להשתחוות בו, פשיטא דזה אינו, דכבר כתב אבודרהם ריש דף ל"ט דמודים פירושו מלשון אך צדיקים יודו לשמך. אע"ג דכתב ג"כ בשם הירחי דפירוש מודים משתחוים כדמתרגמינן ואשתחוה אל המלך ואודי למלכא, עד כאן לשונו.
אין דבריו נראין, אלא פירושו קמא עיקר. ואין להקשות מהא דכתב רבינו ירוחם הכורע בוכל קומה לך לבד תשתחוה הרי זה מגונה, דשאני התם שאינו אומר על עצמו שמשתחוה דיהא מוחזק כפרן אם לא יעשה כן, אלא אומר סתם וכל קומה לך לבד תשתחוה, על כן לא ישתחוה מאחר שלא ציוו חכמים ז"ל.
אבל כשאומר ואנחנו כורעים ומשתחוים, בודאי צריך לעשות ככל היוצא מפיו ודו"ק:
Au sujet de l'inclinaison lorsqu'on dit dans Aleinou (prière de conclusion): Et nous nous agenouillons et nous prosternons, j'ai reçu de mon maître, Rabbi Shlomo de Lublin, de mémoire bénie, qu'il faut se prosterner; car s'il ne le faisait pas, il serait tenu pour négateur et rendrait contre lui-même un faux témoignage. De même, à l'ashmoret (veille de l'aube), lorsqu'on a coutume de dire les versets: Venez, prosternons-nous et fléchissons le genou (Psaumes 95,6) ...
Je me prosternerai vers Ton saint sanctuaire (Psaumes 5,8), on se prosternera, puisqu'on dit: nous nous prosternerons. Ne m'oppose pas Modim: puisque son sens serait la prosternation, pourquoi les sages ont-ils dû dire de s'y prosterner?
C'est évidemment inexact, car Aboudraham a écrit au début du folio 39 que Modim vient de: Cependant les justes rendront grâce à Ton Nom (Psaumes 140,14). Bien qu'il ait aussi écrit au nom de HaYarhi (un commentateur) que Modim signifie: ils se prosternent, comme le Targoum rend: Je me suis prosterné devant le roi, et j'ai rendu hommage au roi, fin de citation, ses propos ne paraissent pas justes; la première explication est essentielle.
Et il ne faut pas objecter ce qu'a écrit Rabbenou Yerouham: Celui qui s'incline à la phrase Toute stature se prosternera devant Toi seul est répréhensible; car là, il ne dit pas de lui-même qu'il se prosterne, de sorte qu'il serait tenu pour négateur s'il ne le faisait pas, mais il dit simplement: Toute stature se prosternera devant Toi seul. Il ne se prosternera donc pas, puisque les sages, de mémoire bénie, ne l'ont pas ordonné.
Mais lorsqu'il dit: Et nous nous agenouillons et nous prosternons, il doit assurément faire tout ce qui sort de sa bouche. Examine avec précision.
ובספר מהרי"ל כתב, שמהרי"ל כשהיה אומר ברוך כבוד בקדושה היה כורע וזוקף בשם. וכן בימלוך היה כורע וזוקף בשם.
ולכאורה יש לתמוה היאך היה כורע לברוך כבוד ה' שלא אמרו לכרוע בברכות אלא באבות תחילה וסוף. בשלמא בימלוך לא קשיא, דהוא אין בדוגמת מה שתקנו חז"ל, דלא מצינו שתקנו השתחואה בתיבת מלוכה וכדפירשתי לעיל, אמנם בברוך כבוד ה' קשה.
ואפשר שסבירא ליה למהרי"ל כמו שכתבתי לעיל דאין מוחין אלא כשהוא בדוגמת דתקינו רז"ל, וזה אינו דוגמא למה שתקנו רבותינו ז"ל, כי הם לא תקנו רק בברכה שיש בה שם ומלכות ושם אסור להוסיף, אבל ברוך כבוד אינו כן:
Dans le Sefer Maharil, livre de Rabbi Yaakov Moellin, il est écrit que le Maharil, lorsqu'il disait dans la Kedousha (sanctification): Béni soit la gloire du Nom (Ezechiel 3,12), s'inclinait et se redressait au Nom. De même, à Veyimlokh, il s'inclinait et se redressait au Nom.
À première vue, on peut s'étonner: comment s'inclinait-il pour Béni soit la gloire du Nom, alors qu'on n'a dit de s'incliner dans les bénédictions que dans Avot, au début et à la fin? Pour Veyimlokh, il n'y a pas de difficulté, car ce n'est pas semblable à ce que les sages ont institué: nous ne trouvons pas qu'ils aient institué une prosternation pour le mot de royauté, comme je l'ai expliqué plus haut.
Mais pour Béni soit la gloire du Nom, c'est difficile. Peut-être le Maharil est-il d'avis, comme je l'ai écrit plus haut, qu'on ne s'oppose que lorsque cela est semblable à ce qu'ont institué les sages.
Or, ce n'est pas semblable à ce que nos maîtres, de mémoire bénie, ont institué, car ils n'ont institué que pour une bénédiction qui contient le Nom et la royauté, et il est interdit d'y ajouter; mais Béni soit la gloire n'est pas ainsi.
ואני קבלתי בשעה שאומרים ברוך כבוד ה' וימלוך צריך ג"כ להרים עקביהן עם גופן כלפי מעלה כמו בקדוש קדוש קדוש:
Et moi, j'ai reçu que, lorsqu'on dit Béni soit la gloire du Nom et Veyimlokh, il faut aussi élever ses talons avec son corps vers le haut, comme pour Saint, saint, saint (Isaie 6,3).