La propreté est une grande règle pour le Chema, la tefila, les berakhot, les louanges et l'étude : les lieux couverts sont souillés par la sueur, et qui s'est gratté la tête se lave les mains ; au milieu de la tefila, terre, cailloux ou le mur suffisent. Le Chla rapporte du Maharil au nom du Rokeah qu'on ne touche pas l'ordure du nez ou de l'oreille à l'heure de la tefila. Il est interdit de laisser de la salive détachée dans la bouche quand on bénit, car « que ma bouche soit remplie de Ta louange » ; on se lave la bouche à cause des glaires pour mentionner le grand Nom dans la sainteté et la pureté.
Aussi : s'il lâche un vent pendant la tefila, il attend que l'odeur cesse et reprend ; le baal keri (homme en état d'émission) n'a pas besoin d'immersion selon l'usage ; acceptation du joug des Cieux dans le Chema par pauses et articulation
נקיות הוא כלל גדול לקריאת שמע ולתפילה ולכל הברכות ושבחות וללימוד, וכל המקומות המכוסות באדם הם מקום מטונף לפי שיש בהם מלמולי זיעה, וכן אם חיכך הראש מחויב לרחוץ ידיו, ואם עומד באמצע תפילה ושכח ונגע ולא יוכל לילך לרחוץ ידיו אז די בנקיון עפר או צרורות, או מחכך ידיו בכותל:
La propreté est une grande règle pour la lecture du Chema et pour la tefila et pour toutes les berakhot et les louanges et pour l'étude, et tous les lieux couverts chez l'homme sont un lieu souillé parce qu'il y a en eux des amas de sueur, et de même s'il s'est gratté la tête il est tenu de se laver les mains, et s'il se tient au milieu de la tefila et qu'il a oublié et a touché et qu'il ne peut pas aller se laver les mains, alors il suffit d'un nettoyage avec de la terre ou des cailloux, ou qu'il frotte ses mains au mur.
כתב במהרי"ל בשם הרוקח, שאל יגע אדם בשעת תפילה בצואת חוטמו או בצואת אזנו הואיל ומתקרי אותן הליחות צואה בפרק המקבל (ב"מ קז, ב). והוא היה נזהר בכך, והיה לו סמרטוט בגד פשתן מוכן בסדק החומה בבית הכנסת במקומו ליטול בו ליחות חוטמיו, ולא נגע בה יד להשליכו ארצה כמנהג.
ולפעמים נטל בכנף סרבולו וניער ארצה ושפשפה ברגליו. עוד שם, אמר מהר"י סג"ל, גם העומד מלימודו לתפילה צריך ליטהר טרם יתפלל:
Il a écrit dans le Maharil (Mahari Molin) au nom du Rokeah, qu'un homme ne touche pas à l'heure de la tefila l'ordure de son nez ou l'ordure de son oreille, puisque ces humeurs sont appelées ordures au chapitre haMekabel (Baba Metsia 107b). Et lui-même y prenait garde, et il avait un chiffon de lin prêt dans une fente du mur à la synagogue à sa place pour y prendre les humeurs de ses narines, et il n'y touchait pas de la main pour le jeter à terre comme c'est l'usage.
Et parfois il prenait avec le pan de sa manche et secouait à terre et le frottait de ses pieds. Encore là, a dit Mahari Segal : aussi celui qui se lève de son étude pour la tefila doit se purifier avant de prier.
פרק שלשה שאכלו (במסכת ברכות) סוף דף נ' (ב), שכח והכניס אוכלין לתוך פיו בלא ברכה, תניא חדא בולען, ותניא אידך פולטן, ותניא אידך מסלקן. לא קשיא, הא דתניא בולען, במשקין.
והא דתניא פולטן, במידי דלא ממאיס. והא דתניא מסלקן, במידי דממאיס.
במידי דלא ממאיס נמי לסלקינהו לצד אחר ולברך. תרגמא רב יצחק קסקסאה קמיה דר' יוסי ברבי אבין משמיה דר' יוחנן, משום שנאמר (תהלים עא, ח) ימלא פי תהלתך.
מזה מוכח דאסור להניח רוק תלוש בפיו בשעה שמברך, וכן יראה שכל מקומות של חמשה מוצאות יהיו נקיות:
Chapitre Sheloshah sheAkhlu (dans le traité Berakhot) a la fin du folio 50b : s'il a oublié et a introduit des aliments dans sa bouche sans berakha, une baraita enseigne : il les avalé, et une autre enseigne : il les recrache, et une autre enseigne : il les écarte. Il n'y a pas de difficulté : celle qui enseigne il les avalé, c'est pour les boissons.
Et celle qui enseigne il les recrache, c'est pour une chose qui ne devient pas dégoûtante. Et celle qui enseigne il les écarte, c'est pour une chose qui devient dégoûtante.
Pour une chose qui ne devient pas dégoûtante aussi, qu'il les écarte d'un côté et bénisse. Rav Yitshak Kaskasaah l'a expliqué devant Rabbi Yosse bar Rabbi Avin au nom de Rabbi Yo'hanan, parce qu'il est dit (Tehilim 71,8) : que ma bouche soit remplie de Ta louange.
De là il est prouvé qu'il est interdit de laisser de la salive détachée dans sa bouche à l'heure où il bénit, et de même il paraît que tous les lieux des cinq issues de la parole soient propres.
כתב הרר"ד אבודרהם, נהגו לרחוץ פיהם מפני הרירים שבתוכו שצריך להזכיר את השם הגדול בקדושה וטהרה, וכך כתב הכלבו. כתב המקובל מהר"ר הירץ ז"ל בפירוש הסידור שלו, יזהר החזן שירוק כדי שלא יזדמן לו רוק כשיברך ויקדש למלך הקדוש ברוך הוא, עד כאן:
A écrit haRav Rabbi David Aboudraham : on a l'usage de se laver la bouche à cause des glaires qui sont à l'intérieur, car il faut mentionner le grand Nom dans la sainteté et la pureté, et ainsi a écrit le Kol Bo. A écrit le kabbaliste Moharar Hertz, de mémoire bénie, dans le commentaire de son siddour : que l'officiant prenne garde de cracher afin qu'il ne lui survienne pas de salive lorsqu'il bénit et sanctifie le Roi saint, béni soit-Il, jusqu-ici.
היה עומד בתפילה ונתעטש, פירוש שיצא ממנו דרך מטה, ממתין עד שיכלה הריח וחוזר ומתפלל. בקש להתעטש, הולך אחריו ד' אמות ומתעטש וממתין עד שיכלה הריח, וכשיכלה הריח חוזר למקומו ואומר, רבון העולמים יצרתנו נקבים נקבים חלולים חלולים, גלוי וידוע לפניך חרפתינו וכלימתינו, חרפה וכלימה בחיינו רמה ותולעה במותינו, וחוזר למקום שפסק, שם בב"י.
וכתב בתרומת הדשן, שנשאל היאך לא ראינו בזמננו אפילו מן המדקדקים מי שנהג ועשה כדין זה דבקש להתעטש מרחיק ד' אמות וכו'. והשיב ששמע מאחד מהגדולים שכשהוצרך לכך היה מאנס עצמו שלא להוציא רוח עד גמר התפילה, וכן נראה מדברי הרמב"ם.
ואפשר שהטעם משום דלא חיישינן לבל תשקצו אלא כשמשהה לגדולים או לקטנים, אבל להפחה בעלמא לא אסרו. ומכל מקום מי שאינו יכול להעמיד את עצמו, לא ידעינן שפיר צד היתר שלא ירחיק ד' אמות, אלא מטעם שיהיה מתבזה ומתבייש בדבר מפני הציבור שירגישו בדבר, וכל שכן אם הוא שליח ציבור שיתבזה ויתבייש ביותר אם ירגישו רבים שאין גופו נקי בעמדו לפני הקב"ה וגדול כבוד הבריות.
ונראה דאין צריך נמי נוסח דרבון העולמים דשמא לא נתקן אלא במרחיק ממעמדו שאז מורגש ונראה בושתו וכלימתו כדמשמע קצת הנוסח. ולפי טעם זה הא דחייבו חכמים להרחיק ד' אמות ולומר רבון העולמים וכו', איירי דוקא במתפלל ביחיד דליכא התם ביזוי וזילותא.
וקצת נמי יש להוכיח דמשום זילותא וביזוי כהאי גוונא לא חיישינן לאיסור דרבנן, מהא דפרק במה מדליקין (שבת לג, א) רבא אנסי ליה בעידני בע"כ, פירוש התלמידים שהיה להם עת קבוע לפניו אנסוהו שהשהה נקביו. ואמרינן נמי בפרק הבא על יבמתו (יבמות סד, ב) דכמה סבי איעקרי מפירקיה דרב הונא ע"י שהשהו נקביהם לקטנים, ומסתמא לא היו תוקפים ומחזקים לשהות, אלא מחמת כיסופא וזילותא למיזל לצרכיהם מקמי דרבים לא חשו לאיסור בל תשקצו, והוא הדין בנדון דידן.
ומכל מקום קשה הדבר מאוד לבדות חילוקים מן הדעת שאינם אפי' רמוזים בתלמוד ופסקי הגאונים, עכ"ל. נמצא המתפלל בביתו ביחיד מחויב להרחיק ולומר הריבון כו'.
והמתפלל בציבור יניח ההרחקה משום הבושה. אבל מה שכתב התרומת הדשן דנראה דאין צריך נמי הנוסח דרבון כו', זהו רחוק מהשכל.
וגם התרומת הדשן בעצמו כותב כמסתפק דכתב דשמא לא נתקן כו'. על כן נראה לי למי שקרה לו כך, יהרהר בלבו הנוסח דרבון ואף שהרהור הוא כדיבור, מה בכך ויהרהרנו במרוצה:
S'il se tenait en tefila et qu'il a lâché un vent, c'est-à-dire que cela est sorti de lui par le bas, il attend jusqu'à ce que l'odeur cesse et il reprend et prie. S'il a voulu lâcher un vent, il va derrière lui quatre coudées et lâche le vent et attend jusqu'à ce que l'odeur cesse, et lorsque l'odeur a cessé il revient à sa place et dit : Maître des mondes, Tu nous as formés orifices orifices, cavités cavités, il est révélé et connu devant Toi notre honte et notre humiliation, honte et humiliation dans notre vie, ver et pourriture dans notre mort, et il revient à l'endroit où il s'est arrêté, là dans le Beit Yossef.
Et il a écrit dans le Teroumat haDeshen, qu'on lui a demandé : comment n'avons-nous pas vu de notre temps, même parmi les scrupuleux, quelqu'un qui ait pratiqué et fait selon cette loi, que celui qui a voulu lâcher un vent s'éloigne de quatre coudées, etc. Et il a répondu qu'il a entendu de l'un des grands que lorsqu'il en avait besoin, il se forçait à ne pas laisser sortir le vent jusqu'à la fin de la tefila, et ainsi il paraît des paroles du Rambam.
Et il est possible que la raison soit que l'on ne craint pas 'vous ne vous rendrez pas détestables' sinon lorsqu'on retient pour les grands besoins ou pour les petits, mais pour un simple vent on n'a pas interdit. Et toutefois, celui qui ne peut pas se retenir, nous ne savons pas bien un côté de permission de ne pas s'éloigner de quatre coudées, sinon pour la raison qu'il serait avili et honteux de la chose devant le public qui s'en apercevrait, et à plus forte raison s'il est officiant de la communauté, qu'il serait davantage avili et honteux si beaucoup s'apercevaient que son corps n'est pas propre alors qu'il se tient devant le Saint, béni soit-Il, et grande est la dignité des créatures.
Et il paraît qu'il n'a pas non plus besoin de la formule 'Maître des mondes', car peut-être elle n'a été instituée que pour celui qui s'éloigne de sa place, alors sa honte et son humiliation sont ressenties et visibles, comme le laisse un peu entendre la formule. Et selon cette raison, ce que les Sages ont obligé à s'éloigner de quatre coudées et à dire 'Maître des mondes' etc., cela traite précisément de celui qui prie en particulier, où il n'y a pas là d'avilissement et de mépris.
Et un peu aussi on peut prouver que pour un mépris et un avilissement de cette sorte on ne craint pas un interdit rabbinique, de ce qui est au chapitre Bameh Madlikin (Chabbat 33a) : Rava, on le força à ses heures contre son gré, c'est-à-dire les élèves qui avaient une heure fixe devant lui le forcèrent à retenir ses orifices. Et nous disons aussi au chapitre haBa al Yevimto (Yevamot 64b) que plusieurs vieillards furent stérilisés du cours de Rav Houna, du fait qu'ils retenaient leurs orifices pour les petits besoins, et a priori ils ne se contraignaient et ne se renforçaient pas pour retenir, mais à cause de la honte et du mépris d'aller à leurs besoins devant le public ils n'ont pas craint l'interdit 'vous ne vous rendrez pas détestables', et il en est de même dans notre cas.
Et toutefois la chose est très difficile, d'inventer des distinctions de l'esprit qui ne sont même pas alludées dans le Talmud et les décisions des Gueonim, jusqu-ici son langage. Il en résulte que celui qui prie chez lui en particulier est tenu de s'éloigner et de dire le Ribon etc.
Et celui qui prie en public laisse l'éloignement à cause de la honte. Mais ce qu'a écrit le Teroumat haDeshen qu'il paraît qu'il n'a pas non plus besoin de la formule 'Maître' etc., cela est loin de l'intelligence.
Et aussi le Teroumat haDeshen lui-même écrit en doutant, car il a écrit 'peut-être elle n'a été instituée' etc. C'est pourquoi il me paraît que celui à qui cela est arrivé, qu'il pense dans son cœur la formule du Ribon, et même si la pensée est comme la parole, qu'importe, et qu'il la pense rapidement.
בענין בעל קרי לתורה ולקריאת שמע ולתפילה, הרבה דעות בזה כמבואר בטור (אורח חיים) ובבית יוסף סימן פ"ח. אבל פשט המנהג שאין צריך טבילה.
והרמב"ם כתב באיגרת אף שלענין פסק ההלכה פוסק כן, מכל מקום הוא בעצמו נהג כל ימיו טהרה והיה טובל. ומי שעושה כן, בודאי איש טהור הוא.
ומי שלא יכול לעשות כן מחמת איזה מניעות, יחשוב בלבו בשעת רחיצה הא דאיתא (במסכת ברכות) בפרק הי' קורא ריש דף ט"ו א"ר חייא בר אבא אמר רבי יוחנן, כל הנפנה ונוטל ידיו ומניח תפילין וקורא ק"ש ומתפלל, מעלה עליו הכתוב כאלו בנה מזבח והקריב עליו קרבן, דכתיב (תהלים כו, ו) ארחץ בנקיון כפי ואסובבה את מזבחך ה'. אמר ליה רבא, לא סבר לה מר כאלו טבל, דכתיב (שם) ארחץ, ולא כתיב ארחיץ.
פירש רש"י, דכתיב ארחץ בנקיון, משמע ארחץ כל הגוף, ולא כתיב ארחיץ כפי, לדרשה אתי לומר שמעלה עליו שכר רחיצת כפים כאלו טבל כל גופו, עד כאן. ומי שמצטער על שאינו טובל את עצמו ומתלבש ברוח טהרה בשעה שרוחץ, אז הוא כאלו טבל ומחשבה טובה הקב"ה מצרפה למעשה:
Au sujet du baal keri (homme en état d'émission) pour la Torah et pour la lecture du Chema et pour la tefila, il y a beaucoup d'avis en cela comme il est expliqué dans le Tour (Orah Haim) et dans le Beit Yossef siman 88. Mais le courant de l'usage est qu'il n'a pas besoin d'immersion.
Et le Rambam a écrit dans une lettre que même quant à la décision de la halakha il décide ainsi, toutefois lui-même a pratiqué tous ses jours la pureté et s'immergeait. Et celui qui fait ainsi, certainement c'est un homme pur.
Et celui qui ne peut pas faire ainsi à cause de quelque empêchement, qu'il pense dans son cœur au moment du lavage ce qui se trouve (dans le traité Berakhot) au chapitre hayah Kore, début du folio 15 : a dit Rabbi Hiya bar Abba, a dit Rabbi Yo'hanan : quiconque va à ses besoins et se lave les mains et pose les tefilin et lit le Chema et prie, l'Écriture lui compte comme s'il avait bâti un autel et y avait offert un sacrifice, car il est écrit (Tehilim 26,6) : je laverai dans la propreté mes paumes et je ferai le tour de Ton autel, ה'. Rava lui a dit : le maître ne tient-il pas que c'est comme s'il s'était immergé, car il est écrit (ibid.) ארחץ, et il n'est pas écrit ארחיץ.
Rachi a expliqué : car il est écrit ארחץ בנקיון, cela signifie je laverai tout le corps, et il n'est pas écrit ארחיץ כפי, cela vient pour une derasha pour dire qu'on lui compte le mérite du lavage des paumes comme s'il avait immergé tout son corps, jusqu-ici. Et celui qui s'afflige de ne pas s'immerger lui-même et se revêt d'un esprit de pureté au moment où il se lave, alors il est comme s'il s'était immergé, et une bonne pensée, le Saint, béni soit-Il, l'associé à l'acte.
ברכות דף י"ד (א), אסור לעשות חפציו קודם שיתפלל כו', היינו בהגיע זמן התפילה. אבל קודם אור הבוקר, שרי.
מכל מקום נראה לי שלא לעשות שום ענין עד שיברך סדר הברכות, כי ראשית דבר יראת שמים, ומיד שיעמוד ממטתו לאחר הנטילה יחשוב בגדולת הבורא יתברך ויתבונן מצד בריאותיו הנפלאות, כענין (תהלים ח, ד) כי אראה שמיך מעשה אצבעותיך וגו'. ויחשוב במעמד הר סיני ובברית שכרת עמנו ואנחנו עמו, ויתמלא אהבה ויראה ויפתח בשמחה זו פיו ברוך אתה ה' אמ"ה כו'.
וכבר הזכרתי התעוררות הזה ג"כ לעיל בהחיבור הזה:
Berakhot folio 14a : il est interdit de faire ses affaires avant de prier etc., c'est-à-dire lorsque l'heure de la tefila est arrivée. Mais avant la lumière du matin, c'est permis.
Toutefois il me paraît de ne faire aucune affaire jusqu'à ce qu'il bénisse l'ordre des berakhot, car le commencement de la chose est la crainte du Ciel, et dès qu'il se lève de son lit, après la netila, qu'il pense à la grandeur du Créateur, qu'Il soit béni, et qu'il contemple du côté de Ses créations merveilleuses, comme le sujet (Tehilim 8,4) : lorsque je vois Tes cieux, œuvre de Tes doigts, etc. Et qu'il pense au stationnement du mont Sinaï et à l'alliance qu'Il a conclue avec nous et nous sommes Son peuple, et qu'il se remplisse d'amour et de crainte et qu'il ouvre dans cette joie sa bouche : béni sois-Tu ה' notre D.ieu roi du monde, etc.
Et déjà j'ai mentionné cet éveil aussi plus haut dans cet ouvrage.
קבלת עול מלכות שמים בקריאת שמע יהיה באימה וביראה ורתת וזיעה ובכוונה גדולה ועצומה כמוזכר בתלמוד ובפוסקים בארוכה, ויקראנה בכל הדקדוקים. ובהפרדה בין הדבקים:
L'acceptation du joug de la royauté des Cieux dans la lecture du Chema sera dans la frayeur et dans la crainte et le tremblement et la sueur et dans une intention grande et puissante comme mentionné dans le Talmud et chez les décisionnaires au long, et il la lira avec toutes les précisions. Et dans la séparation entre les attachées.
זה לשון אבא מורי זלה"ה בעמק ברכה, כתב בעל מים חיים בח"ב הנקרא מקור חיים זה לשונו, אמר לנו מהר"ם, כי הבא לקבל עליו עול מלכות שמים בשלימות יפסיק בפסוק שמע ישראל ג' הפסקות. שמע ישראל פיסקא אחת, ה' אלקינו פיסקא שנית, ה' אחד פיסקא שלישית, כדי שיהיה פירושו שמע ישראל לאותו שנקרא ה' א-להינו הוא נקרא אחד.
או יאמר שמע ישראל ה' אלקינו, פירוש מי ששמו ה' אלקינו הוא ששמו ה' אחד. ושמע הוא מלשון (דברים כז, ט) הסכת ושמע, כאלו אומר האזין ישראל שה' אלקינו הוא אחד.
ולא יאריך בא' דאחד, שלא יראה כאומר אי חד ח"ו. ולא יחטוף בחי"ת, אלא יאריך בה קצת כדי להמליכו בט' גלגלים שהא' והחית רומזים עליהם.
ובד' יאריך שעור כדי להמליכו בד' רוחות העולם. הרי המליכו בשמים הרמוזים בא' ח' דאחד.
ובארץ הנרמזת בד' דאחד ד' רוחות העולם ומעלה ומטה הם שש קצוות כנגד שש תיבות שבפסוק שמע. וידגיש ד' דאחד שלא תהא נראה כרי"שהגה"הויש לתמוה מה ענין ריש לדלי"ת בענין המבטא, ואפילו אינה במבטא אחד דל"ת בדטלנ"ת, ורי"ש בזסשר"ץ, ונראה דהטעות יכול להיות כשקורא מתוך הספר, שדברים שבכתב אומרים בכתב, ואז מכח כח הראות שרואה תמונת ד' כתמונת ר' יכול למטעי, אבל כשהורגל להדגיש הדלת אז אינו בא לידי טעות וק"ל.
ובזה מדוקדק הלשון שאמר כדי שלא נראה ולא אמר כדי שלא לשתמע. ונמצא מחרף ח"ו, עד כאן לשונו במקום הנזכר.
כתוב בסמ"ק והביאו הבית יוסף בסימן ס"א זה לשונו, צריך לכוין בא' שהוא אחד. ובח' שהוא יחיד בז' רקיעים ובארץ הרי ח' והד' רמז לד' רוחות כו':
Voici le langage de mon père mon maître, de mémoire bénie pour la vie du monde à venir, dans Emek Berakha. A écrit l'auteur de Mayim 'Hayim dans la deuxième partie appelée Mekor 'Hayim, voici son langage : nous a dit le Maharam, que celui qui vient accepter sur lui le joug de la royauté des Cieux dans la perfection fera dans le verset Chema Israël trois pauses.
Chema Israël, une pause ; ה' Elokeinou, une deuxième pause ; ה' ehad, une troisième pause, afin que son sens soit : écoute Israël, Celui qui est appelé ה' Elokeinou, c'est Lui qui est appelé Un. Ou il dira Chema Israël ה' Elokeinou, explication : Celui dont le Nom est ה' Elokeinou, c'est Celui dont le Nom est ה' Un.
Et chema est du langage (Devarim 27,9) : tais-toi et écoute, comme s'il disait : prête l'oreille, Israël, que ה' Elokeinou est Un. Et qu'il n'allonge pas l'alef de ehad, afin qu'il ne paraisse pas dire אי חד, à D.ieu ne plaise.
Et qu'il ne hâte pas le het, mais qu'il l'allonge un peu afin de Le faire régner sur les neuf sphères, que l'alef et le het y font allusion. Et sur le dalet il allongera une mesure afin de Le faire régner sur les quatre vents du monde.
Voici qu'il L'a fait régner dans les cieux alludés dans l'alef-het de ehad. Et dans la terre alludée dans le dalet de ehad : les quatre vents du monde, et le haut et le bas, ce sont six extrémités, correspondant aux six mots du verset Chema.
Et qu'il appuie le dalet de ehad afin qu'il ne paraisse pas comme un resh. Glose : et il y a à s'étonner quel rapport le resh a avec le dalet quant à la prononciation, et même ils ne sont pas dans une même émission : le dalet est dans בדטלנ"ת, et le resh dans זסשר"ץ, et il paraît que l'erreur peut être lorsqu'il lit dans le sefer, car les choses écrites on les dit selon l'écrit, et alors par la force de la vue, voyant la forme du dalet comme la forme du resh, il peut se tromper, mais lorsqu'il s'est habitué à appuyer le dalet alors il n'en vient pas à l'erreur, et c'est facile à comprendre.
Et par cela est précis le langage qui a dit 'afin qu'il ne paraisse pas' et n'a pas dit 'afin qu'il ne s'entende pas'. Et il se trouve blasphémateur, à D.ieu ne plaise, jusqu-ici son langage au lieu mentionné.
Il est écrit dans le Semak (Sefer Mitsvot Katan) et le Beit Yossef l'a apporté au siman 61, voici son langage : il faut avoir l'intention dans l'alef qu'Il est Un. Et dans le het qu'Il est unique dans les sept firmaments et dans la terre, voici huit, et le dalet est une allusion aux quatre vents, etc.
וזה לשון שלטי הגבורים סביב המרדכי (בפ' היה קורא) והכי הוו שעורא דאריכות דאחד, תלתא בחי"ת, ותרי תלתא בד'. כיצד ממליך למעלה ולמטה בחי"ת, ובד' אד' רוחות כו':
Et voici le langage du Shiltei haGiborim autour du Mordekhai (au chapitre hayah Kore) : et ainsi était la mesure de l'allongement de ehad : trois [parts] sur le het, et deux fois trois sur le dalet. Comment : il Le fait régner en haut et en bas sur le het, et sur le dalet sur les quatre vents, etc.
וכן הוא במרדכי בפרק הנזכר. ובספר תניא ובשלחן ערוך בסימן הנזכר, ויפסיק קצת בין ועד לואהבת, כדי להפסיק בין קבלת מלכות שמים לשאר מצות כמ"ש הטור והש"ע במקום הנזכר.
ושיעור זאת ההפסקה כדי שיוכל לחשוב בלבו אנכי ה' אלקיך ולא יהיה לך, כדי להרהר בי' דברות בשעת קריאת שמע, כי כולן נרמזו בפרשה ראשונה כמו שכתב הכל בו. ובירושלמי פ"ק (ה"ה) דמסכת ברכות כתוב, שעשרת הדברות כלולין בב' פרשיות הראשונות, ושאר מלות שבקריאת שמע שצריך להפסיק בהן או להרגישן או להטעימן יפה, כדי שיהיו נקראים כתקונה כגון ע' דנשבע וכדומה:
Et ainsi est-il dans le Mordekhai au chapitre mentionné. Et dans le sefer Tanya et dans le Choulhan Aroukh au siman mentionné : et qu'il fasse une petite pause entre vaed et veahavta, afin de séparer entre l'acceptation de la royauté des Cieux et le reste des mitsvot, comme ont écrit le Tour et le Choulhan Aroukh au lieu mentionné.
Et la mesure de cette pause est afin qu'il puisse penser dans son cœur : Je suis ה' ton D.ieu, et tu n'auras pas, afin de méditer les Dix Paroles au moment de la lecture du Chema, car toutes sont alludées dans la première paracha comme a écrit le Kol Bo. Et dans le Talmud de Jérusalem, premier chapitre (halakha 5) du traité Berakhot, il est écrit que les Dix Paroles sont comprises dans les deux premières parachiot, et le reste des mots dans la lecture du Chema dans lesquels il faut faire une pause ou les appuyer ou les accentuer bien, afin qu'ils soient lus comme il convient, comme le ayin de nishba et semblable.
ושצריך ליזהר ג"כ בקריאת האותיות שלא תבלע אות האחת בחברתה, כגון שלא יאמר וחרף במקום וחרה אף וכדומה. ושצריך ליזהר ג"כ בכל ב' אותיות הסמוכות אשר סוף האחת וראש השניה אות אחת, כגון בכל לבבך וכדומה.
ושצריך ליזהר ג"כ שיפסיק קצת בין שתי תיבות הסמוכות שהראשונה מסיימת במ' והשנייה מתחלת בא', כגון ושמתם את וכדומה, וכן שאר המקומות שצריך לתת ריוח בין הדביקים כגון בין היום ובין על לבבך וכדומה, הלא המה כתובים על ספר דברי הטור אורח חיים סימן ס"א:
Et qu'il faut aussi prendre garde dans la lecture des lettres que l'une ne soit pas avalée dans sa voisine, comme qu'il ne dise pas ve'haraf au lieu de ve'hara af et semblable. Et qu'il faut aussi prendre garde pour toutes deux lettres proches dont la fin de l'une et le début de la seconde sont une même lettre, comme bekhol levavekha et semblable.
Et qu'il faut aussi prendre garde qu'il fasse une petite pause entre deux mots proches dont le premier se termine par un mem et le second commence par un alef, comme vesamtem et et semblable, et de même les autres lieux où il faut donner un espace entre les attachées, comme entre hayom et al levavekha et semblable, voici ils sont écrits dans le sefer des paroles du Tour Orah Haim siman 61.
ובעל באר מים חיים האריך בזה מאוד בח"ב הנזכר, ומונה כל המלות שצריך להפסיק ביניהם בק"ש, עד שהעלה סך חשבונם ששים, כי הוא מונה ג"כ כל תיבה שתחילתה א' אפילו אינה אחר המ' יעויין שם. ולא במילות קריאת שמע בלבד אמרו, אלא כל מקום שנמצא בתפילה או בפסוקי דזמרה תיבה שתחילתה כסוף תיבה שלפניה.
או תמצא תיבה המסיימת במ' ותיבה שלאחריו מתחלת באות א', כגון ספרו בגוים את, שבחי ירושלים את, וממליכים את, ובקידוש של ליל שבת ויברך אלקים את, וכן כל את ואותם הסמוכים למ"ם צריך להפרידם זו מזו:
Et l'auteur de Béer Mayim 'Hayim s'est étendu là-dessus beaucoup dans la deuxième partie mentionnée, et il compte tous les mots entre lesquels il faut faire une pause dans le Chema, jusqu'à ce qu'il ait élevé le total de leur compte à soixante, car il compte aussi tout mot dont le début est un alef même s'il n'est pas après le mem, qu'on y voie. Et ce n'est pas seulement pour les mots de la lecture du Chema qu'ils ont dit, mais tout lieu où se trouve dans la tefila ou dans les Pesoukei deZimra un mot dont le début est comme la fin du mot qui le précède.
Ou tu trouveras un mot qui se termine par un mem et le mot qui le suit commence par la lettre alef, comme : racontez parmi les nations et, loue Jérusalem et, et ils font régner et, et dans le kidouch de la nuit de Chabbat : et Elokim bénit et, et de même tout et et otam proches d'un mem, il faut les séparer l'un de l'autre.
וכן כשאומר בהלל מאת ה', או בברכת המזון ונשא ברכה מאת ה', צריך להאריך קצת באות א' שלא יבליע האל"ף חלילה וחס. וכן כל כיוצא באלו צריכים אותם להפרידם וריוח תשימו ביניהם כפי חכמתכם ובינתכם:
Et de même lorsqu'il dit dans le Hallel : me'et ה', ou dans le Birkat haMazon : et il portera une berakha me'et ה', il faut allonger un peu la lettre alef afin de ne pas avaler l'alef, à D.ieu ne plaise. Et de même tout ce qui est semblable à ceux-ci, il faut les séparer et vous mettrez un espace entre eux selon votre sagesse et votre intelligence.
כתב הרי"ף (בפרק היה קורא) בשם הירושלמי, צריך להתיז כי לעולם חסדו, פירוש דלא לשתמע כלעולם. וכן צריך להתיז ס' של חסדו, עד כאן:
A écrit le Rif (au chapitre hayah Kore) au nom du Talmud de Jérusalem : il faut articuler ki leolam hasdo, explication : afin que cela ne s'entende pas keleolam. Et de même il faut articuler le samekh de hasdo, jusqu-ici.
וכן יזהר החזן להדגיש ג' דיתגדל, דלא לשתמע יתקדל, תרגום של עורף קדל. וכן לא ידגיש ב' דיתברך, דלא לשתמע יתפרך.
וכן יזהר החזן לחתוך הה' דויתהלל, דלא לשתמע ח"ו ויתחלל. וכן יזהר כשיאמר נפשנו חכתה לה' שידגיש החי"ת, דלא לשתמע ח"ו הכתה, עד כאן לשונו:
Et de même que l'officiant prenne garde d'appuyer le gimel de yitgadal, afin que cela ne s'entende pas yitkadal, Targoum de nuque : קדל. Et de même qu'il n'appuie pas le bet de yitbarakh, afin que cela ne s'entende pas yitparakh.
Et de même que l'officiant prenne garde de découper le hé de veyithalal, afin que cela ne s'entende pas, à D.ieu ne plaise, veyit'halal. Et de même qu'il prenne garde lorsqu'il dit : notre âme a espéré en ה', qu'il appuie le het, afin que cela ne s'entende pas, à D.ieu ne plaise, hikta, jusqu-ici son langage.
לשון באר מים חיים בסוף סימן כ"ו, הפסקות פסוק שמע הם ד' הראשונים בין שמע ישראל, כדי שלא יראה כאומר שמישראל תיבה אחת. וכן בין ישראל לה', כדי שלא יראה כאומר ישראל דוני תיבה אחת.
וכן בין ה' א-להינו, כדי שלא יראה כאומר אדניליהינו תיבה אחת. וכן בין ה' אחד, כדי שלא יראה כאומר אדניחד תיבה אחת.
שאר ההפסקות הם נחלקות לשלשה מינים, המין האחד כל שתי תיבות הסמוכות אשר סוף האחת וראש השנית אות אחת והם שמונה, בכל לבבך, על לבבך, בכל לבבכם, עשב בשדך, ואבדתם מהרה, על לבבכם, הכנף פתיל, אתכם מארץ, זהו המין הראשון:
Langage du Béer Mayim 'Hayim à la fin du siman 26 : les pauses du verset Chema sont quatre. Les premières : entre Chema Israël, afin qu'il ne paraisse pas dire שמישראל comme un seul mot.
Et de même entre Israël et ה', afin qu'il ne paraisse pas dire ישראל דוני comme un seul mot. Et de même entre ה' Elokeinou, afin qu'il ne paraisse pas dire אדניליהינו comme un seul mot.
Et de même entre ה' ehad, afin qu'il ne paraisse pas dire אדניחד comme un seul mot. Les autres pauses se divisent en trois espèces, la première espèce : toutes deux mots proches dont la fin de l'un et le début du second sont une même lettre, et elles sont huit : bekhol levavekha, al levavekha, bekhol levavkhem, esev besadekha, veavadtem mehera, al levavkhem, hakanaf petil, etkhem meerets, voici la première espèce.