C'est une grande mitsva de mener deuil le 9 Av, et une kinah (lamentation) lui est requise. Pour le Chla, l'essentiel est le rouleau d'Eikha dit par l'esprit saint selon la prophétie de Yirmeya. C'est une bonne coutume que chaque particulier le relise le lendemain entre lui et lui-même, car le sujet du jour est préférable, comme l'honneur du jour du Chabbat et la Megila répétée le jour. Celui qui craint le Ciel s'acquitte du soir et du matin ; « elle pleure, elle pleure la nuit » se rapporte, écrit Rachi, à la nuit du 10. La communauté ne lit que la nuit ; au particulier : « un deuil de particulier, fais-toi. »
Aussi : le jeûne est à la place du sacrifice ; « béni soit le Juge de vérité » avant la Torah et Eikha ; souvenir de la destruction par une coudée sans crépi, une place vide à table et un ornement incomplet
עמוד העבודה
Le pilier du service
כבר רמזתי לעיל כי התענית במקום קרבן, על כן מישך שייכי להדדי
J'ai déjà fait allusion plus haut que le jeûne est à la place du sacrifice, c'est pourquoi ils s'attachent et appartiennent l'un à l'autre
הלכות תשעה באב והלכות תענית וענין עבודה
Les lois de Tisha beAv et les lois du jeûne et le sujet du service
מצוה גדולה להתאבל בט' באב, וקינה מבעי ליה. ועיקר הקינה היא מגלת קינות, דהיינו מגלת איכה הנאמרה ברוח הקודש על פי נבואת ירמיה, על כן נראה לי מנהג טוב כל יחיד ויחיד יחזור ויקרא מגלת איכה למחר בינו לבין עצמו, כי לעולם ענין היום עדיף כדמצינו לענין שבת (פסחים קה, א) כבוד יום עדיף מכבוד לילה.
וכן מצינו לענין קריאת מגילה (מגילה ד, א) חייב אדם לקרות המגילה בלילה ולשנותה ביום. והטור סימן תקנ"ט הביא דברי מסכת סופרים שכתב, יש קורין ספר קינות בערב, ויש מאחרין עד הבקר כו', על כן אני אומר ירא שמים יוצא ידי שניהם.
ואין לומר דזמנה דוקא בלילה מדכתיב (איכה א, ב) בכה תבכה בלילה, דאדרבא משם ראיה דיותר טוב לעורר ולבכות ולקונן ביום ט' באב, כי בכה תבכה קאי אליל עשירי כמו שכתב רש"י באיכה. בכה תבכה בלילה, שבו נשרף רוב ההיכל כי הציתו האש לעת ערב כו'.
ואף על גב דאין הצבור עושים כן ואין קורין אלא בלילה, מכל מקום ראוי ליחיד לעשות כן, וסימנך (ירמיה ו, כו) אבל יחיד עשי לך. והמתענין ליל י', פשיטא ופשיטא דמנהגא הוא שיקראנה בליל עשירי ג"כ, לקיים בכה תבכה בלילה.
ואם מתענה אף ביום העשירי וקורא אותה גם ביום העשירי, יקויים בו (ישעיה סו, י) שישו אתה משוש כל המתאבלים עליה:
C'est une grande mitsva de mener deuil le 9 Av, et une kinah (lamentation) lui est requise. Et l'essentiel de la kinah est le rouleau des Lamentations, c'est-à-dire le rouleau d'Eikha dit par l'esprit saint selon la prophétie de Yirmeya.
C'est pourquoi il m'apparaît que c'est une bonne coutume que chaque particulier et particulier relise et lise le rouleau d'Eikha le lendemain entre lui et lui-même, car toujours le sujet du jour est préférable, comme nous trouvons au sujet du Chabbat (Pessahim 105,a) : l'honneur du jour est préférable à l'honneur de la nuit. Et ainsi nous trouvons au sujet de la lecture de la Megila (Megila 4,a) : l'homme est tenu de lire la Megila la nuit et de la répéter le jour.
Et le Tour, siman 559, a apporté les paroles du traité Soferim qui a écrit : il y en a qui lisent le sefer des Kinot le soir, et il y en a qui retardent jusqu'au matin etc., c'est pourquoi je dis : celui qui craint le Ciel s'acquitte des deux. Et il ne faut pas dire que son temps est précisément la nuit, du fait qu'il est écrit (Eikha 1,2) : elle pleure, elle pleure la nuit, car au contraire de là une preuve qu'il est mieux de s'éveiller et de pleurer et de lamenter le jour du 9 Av, car elle pleure, elle pleure se rapporte à la nuit du 10, comme a écrit Rachi sur Eikha.
Elle pleure, elle pleure la nuit, celle où fut brûlée la majeure partie du sanctuaire, car ils ont mis le feu vers le soir etc. Et bien que la communauté ne fasse pas ainsi et ne lise que la nuit, toutefois il convient au particulier de faire ainsi, et ton signe (Yirmeya 6,26) : un deuil de particulier, fais-toi.
Et ceux qui jeûnent la nuit du 10, il est tout à fait évident que c'est une coutume qu'il la lise aussi la nuit du 10, pour accomplir elle pleure, elle pleure la nuit. Et s'il jeûne aussi le jour du 10 et la lit aussi le jour du 10, s'accomplira en lui (Yeshaya 66,10) : réjouissez-vous avec elle d'une joie, tous ceux qui mènent deuil sur elle.
ועוד מצאתי ברש"י של מסכת תענית שאבילות של יום יותר גדול משל לילה, דאיתא שם דף י"ג (יג, א), תא שמע, כשאמרו אסור במלאכה, לא אמרו אלא ביום, אבל בלילה מותר כו'. פירש רש"י, אבל בלילה מותר, מהכא משמע דבליל ט' באב מותר במלאכה, אין ביטול מלאכה אלא ביום, אבל אין מפרסמין הדבר, עד כאן לשונו.
אע"ג דמשם אין ראיה גמורה להתאבל ביום יותר מבלילה, דהא דאסרו ביום במלאכה הוא מפני הרואים שיסברו שמסיח דעתו לגמרי מאבילות מה שא"כ בלילה, ואף באבל גמור מצינו איזה דברים שאסור לעשות בפרהסיא ובצינעא שרי, מכל מקום זכר לדבר איכא:
Et encore j'ai trouvé dans Rachi du traité Taanit que le deuil du jour est plus grand que celui de la nuit, car il est là au folio 13 (13,a) : viens, entends : lorsqu'ils ont dit interdit au travail, ils n'ont dit que le jour, mais la nuit c'est permis etc. Rachi a expliqué : mais la nuit c'est permis, de ici il ressort que la nuit du 9 Av il est permis au travail, il n'y a d'annulation de travail que le jour, mais on ne divulgue pas la chose, jusqu-ici son langage.
Bien que de là il n'y ait pas de preuve complète de mener deuil le jour plus que la nuit, car ce qu'ils ont interdit le jour au travail est à cause des voyants qui penseraient qu'il détourne son esprit entièrement du deuil, ce qui n'est pas ainsi la nuit, et même dans un deuil complet nous trouvons certaines choses qu'il est interdit de faire en public et en privé c'est permis, toutefois il y a un souvenir de chose.
הבית יוסף סימן תקנ"ט הסכים שהקורא בתורה בט' באב, קודם שמברך ברכת התורה אומר ברוך דיין האמת. וכתב הבית יוסף, שכן נהגו העולם.
וכן הוא בטור, והקורא בט' באב אומר ברוך דיין אמת. ובשלחן ערוך השמיט זה, וגם לא ראיתי נוהגין.
ואפשר משום שיש לספק אם קאי אקורא בתורה או אקורא איכה, כדמשמע ברמב"ן שהביא הבית יוסף, על כן מספק אין עושין ברכה. אמנם נראה לי, שיאמר הקורא ברוך דיין האמת הן בקורא בתורה הן לפני איכה.
ואין להקשות מה שייכות לברוך דיין אמת בקורא בתורה. דבקריאת ט' באב הוזכר החורבן והגלות:
Le Beit Yossef, siman 559, a convenu que celui qui lit dans la Torah le 9 Av, avant qu'il bénisse la berakha de la Torah, dit : béni soit le Juge de vérité. Et le Beit Yossef a écrit que ainsi ont coutume les gens.
Et ainsi est-il dans le Tour : et celui qui lit le 9 Av dit : béni soit Juge de vérité. Et dans le Choulhan Aroukh il a omis ceci, et aussi je n'ai pas vu que l'on en ait l'usage.
Et il est possible parce qu'il y a à douter si cela se rapporte à celui qui lit dans la Torah ou à celui qui lit Eikha, comme il ressort du Ramban qu'a apporté le Beit Yossef, c'est pourquoi par doute on ne fait pas de berakha. Toutefois il m'apparaît qu'il dira, celui qui lit : béni soit le Juge de vérité, tant en lisant dans la Torah que devant Eikha.
Et il n'y a pas à objecter quelle relation a béni soit Juge de vérité chez celui qui lit dans la Torah. Car dans la lecture du 9 Av ont été mentionnés la destruction et l'exil.
רבים מעמי הארץ, ומכח ההרגל נכשלים ג"כ קצת מהלומדים ואינם נזהרים בחליצת נעל ולובשים מנעליהם לאחר חצות. וראיתי מנהג זה בהרבה קהילות.
בני אל תלך בדרך אתם, כי כל מה שאסרו החכמים הכל אסור עד הלילה, כמו אכילה ושתיה, אלא דברים שאינם אלא מנהגא שלא מוזכר בתלמוד, כמו ישיבה על הקרקע, בזה יש נוהגין להקל אחר חצות, אבל חלילה להקל במה שאסרו בתלמוד. ובודאי נתפשט מאנשים סוחרים ההולכים חוצה וברחובות של גוים והם צריכים לנעול מנעליהן, ומהם רואים וכן עושים.
אבל אף בהם תניא בהדיא (תענית יג, א) יוצא לדרך נועל, נכנס לעיר חולץ:
Beaucoup parmi les gens du commun, et par force de l'habitude quelques-uns des étudiants aussi trébuchent et ne sont pas attentifs à l'enlèvement de la chaussure et chaussent leurs souliers après midi. Et j'ai vu cette coutume en beaucoup de communautés.
Mes fils, n'allez pas dans le chemin avec eux (Mishlei 1,15), car tout ce que les sages ont interdit, tout est interdit jusqu'à la nuit, comme le manger et le boire, seulement les choses qui ne sont que coutume, qui ne sont pas mentionnées dans le Talmud, comme s'asseoir sur le sol, en ceci il y en a qui ont l'usage d'alléger après midi, mais loin de nous d'alléger dans ce qu'ils ont interdit dans le Talmud. Et certainement cela s'est étendu depuis les hommes commerçants qui vont au-dehors et dans les rues des nations et ils ont besoin de chausser leurs souliers, et d'eux ils voient et font ainsi.
Mais même en eux il est enseigné explicitement (Taanit 13,a) : il sort en chemin, il chausse ; il entre en ville, il ôte.
כשיש טיט ורפש והולך לבית הכנסת או לאיזה דבר הכרחיי שמותר לנעול מנעליו, נראה בעיני אז יהפוך ויחלוף מנעל ימין לרגל שמאל, ומנעל שמאל לרגל ימין, כי יש לזה קצת דמיון לחליצת מנעל. ומאחר שניצל בזה מטיט ורפש, טוב לעשות כן.
ויש לי סמך ראיה מהא דאיתא פ"ק דתענית דף י"ב (ב) אמרו ליה רבנן לרב ששת, הא קחזינן רבנן דמסיימי מסנייהו ואתו לבי תעניתא. אקפד, ואמר להו, דלמא מיכל נמי אכול.
אביי ורבא מעיילי כי מסיימי אפנתא. מרימר ומר זוטרא מחלפי דימינא לשמאלא ודשמאלא לימינא.
רבנן דבי רב אשי נפקא כי אורחייהו, סברי כי הא דאמר שמואל אין תענית צבור בבבל אלא ט' באב בלבד, עד כאן. פירש רש"י, קאתו רבנן לתענית כו', בתענית צבור, וסברי לה כשמואל דאמר אין תענית צבור בבבל, בפ' מקום שנהגו (פסחים נד, ב) דאסור בנעילת הסנדל, וכל הני אקפד רב ששת דילמא מיכל נמי אכלי ופורשים מדרכי צבור, ולית ליה דשמואל.
ואנן האידנא נהגינן כשמואל. אפנתא, אשקרפו"ט.
מחלפי, ביומא דתעניתא, עד כאן לשונו:
Lorsqu'il y a de la boue et de la fange et qu'il va à la synagogue ou pour quelque chose d'obligeant, qu'il est permis de chausser ses souliers, il m'apparaît alors qu'il inverse et échange le soulier de droite au pied gauche, et le soulier de gauche au pied droit, car il y a à ceci quelque ressemblance à l'enlèvement du soulier. Et puisqu'il est sauvé par ceci de la boue et de la fange, il est bon de faire ainsi.
Et j'ai un appui de preuve de ce qui est au premier chapitre de Taanit, folio 12 (b) : les rabbins lui dirent à Rav Sheshet : voici nous voyons des rabbins qui achèvent leurs souliers et viennent à la maison du jeûne. Il s'irrita, et il leur dit : peut-être mangent-ils aussi.
Abaye et Rava entraient lorsqu'ils achevaient à apnita. Mareimar et Mar Zoutra échangeaient de la droite à la gauche et de la gauche à la droite.
Les rabbins de la maison de Rav Ashi sortaient selon leur usage, ils tiennent comme ce qu'a dit Shemouel : il n'y a pas de jeûne public à Bavel sinon le 9 Av seulement, jusqu-ici. Rachi a expliqué : les rabbins venaient au jeûne etc., à un jeûne public, et ils tiennent comme Shemouel qui a dit il n'y a pas de jeûne public à Bavel, au chapitre Makom shenahagu (Pessahim 54,b) où il est interdit à la chaussure du sandal, et contre tous ceux-ci Rav Sheshet s'irrita, peut-être mangent-ils aussi et se séparent des voies du public, et il n'a pas [l'avis] de Shemouel.
Et nous aujourd'hui avons l'usage comme Shemouel. Apnita, escarpins.
Ils échangeaient, au jour du jeûne, jusqu-ici son langage.
מן הראוי היה להחמיר בג' צומות צום גדליה וי' בטבת וי"ז בתמוז כמו בט' באב, שכולם הם משום החורבן, אבל אין גוזרין גזירה על הציבור אלא א"כ יכולין לעמוד בה (ב"ב ס, ב), על כן לא החמירו אלא בט' באב בעצמו. ומבואר מדברי הפרדס שנתחבר בשם רש"י ז"ל, שעל כן איזה יחיד שמרגיש בעצמו שיוכל לעמוד בזה, טוב לו בכל ד' צומות שיחמיר על עצמו לפסוק האכילה מבעוד יום, עד כאן.
ונראה בעיני, דדוקא באכילה ובשתיה להפסיק מבעוד יום יחמיר, כדי שיהיה תענית שלם יום ולילו. אבל בשאר דברים אין צריך להחמיר.
מכל מקום אם מחמיר מהן ג"כ בינו לבין עצמו שלא יהא נראה כיוהרא, תבוא עליו ברכה:
Il aurait été convenable de se montrer strict aux 3 jeûnes, le jeûne de Guedalya et le 10 Tevet et le 17 Tamouz, comme au 9 Av, car tous sont à cause de la destruction, mais on ne décrète un décret sur le public que s'ils peuvent y tenir (Bava Batra 60,b), c'est pourquoi ils n'ont été stricts que le 9 Av lui-même. Et il est explicite des paroles du Pardes composé au nom de Rachi, de mémoire bénie, que c'est pourquoi tel particulier qui sent en lui-même qu'il peut y tenir, il est bon pour lui aux 4 jeûnes de se montrer strict pour lui-même de cesser le manger de jour encore, jusqu-ici.
Et il m'apparaît que précisément au manger et au boire, de cesser de jour encore, il se montrera strict, afin que ce soit un jeûne complet, son jour et sa nuit. Mais aux autres choses il n'est pas besoin de se montrer strict.
Toutefois s'il se montre strict aussi d'elles entre lui et lui-même, afin qu'il ne paraisse pas comme de l'orgueil, que vienne sur lui la berakha.
כתב אבי העזרי, נהגו אבותינו שלא לרחוץ מראש חודש. ויש עלינו לקיים משום (משלי א, ח) אל תטוש תורת אמך.
וכך כתב המרדכי בשמו ריש מועד קטן. וכתב בתרומת הדשן סימן ק"ן, דמשמע דאפילו בצונן אסור, אף על גב דלשון הרמב"ם (הל' תעניות ג, ד) דוקא בחמין נהגו איסור, נראה דאין זה.
ומרדכי פליגי עליה בהא דאנהו סברי דנהגי מראש חודש, ואיהו לא כתב אלא בשבת זו, הכי נמי נימא דבהא נמי פליגי. אמנם כמדומה שראיתי בימי חורפי רוחצים בנהרות מראש חודש ולא מיחו בידם, והמחמיר תבוא עליו ברכה, עד כאן לשונו.
ומהרי"ו כתב, דמנהג שלא לרחוץ גם בצונן. ובדרשת מהרי"ל כתב, דמותר לחפוף הראש בערב שבת דחזון ישעיה.
ודוקא במימי חפיפת הראש צוננין ולא חמין, ובקושי מותר גם כהאי גוונא, עד כאן. ונראה לי, דמי שנוהג בעצמו טבילה בכל ערב שבת לכבוד שבת וכפי מה שכתבו גדולי המקובלים אחרונים וכמבואר לעיל במסכת שבת, אזי לא יבטל טבילה זו אף בערב שבת דחזון, רק לא ירחוץ ביותר כי אם כפי שעור טבילה שטובל בכל ערב שבת וערב שבת, כן יעשה גם עתה.
וכן מעשיך יהיו לשם שמים:
A écrit Avi haEzri (le Raavya) : nos pères ont eu l'usage de ne pas se laver depuis Roch Hodesh. Et nous avons sur nous d'accomplir à cause de (Mishlei 1,8) : n'abandonne pas l'enseignement de ta mère.
Et ainsi a écrit le Mordekhai en son nom au début de Moed Katan. Et il a écrit dans Teroumat haDeshen, siman 150, qu'il ressort que même à l'eau froide c'est interdit, bien que le langage du Rambam (lois des jeûnes 3,4) soit précisément à l'eau chaude qu'ils ont eu l'usage d'interdire, il apparaît que ce n'est pas cela.
Et le Mordekhai diverge de lui en ceci, qu'eux tiennent qu'ils ont l'usage depuis Roch Hodesh, et lui n'a écrit que cette semaine-ci, ainsi dirons-nous qu'en ceci aussi ils divergent. Toutefois il me semble que j'ai vu aux jours de ma jeunesse qu'ils se lavaient dans les fleuves depuis Roch Hodesh et on ne les a pas réprimandés, et celui qui se montre strict, que vienne sur lui la berakha, jusqu-ici son langage.
Et Mahariv (Mahari Weil) a écrit que la coutume est de ne pas se laver aussi à l'eau froide. Et dans le derach de Maharil (Mahari Molin) il a écrit qu'il est permis de laver la tête la veille de Chabbat de Hazon Yeshaya.
Et précisément avec les eaux du lavage de tête froides et non chaudes, et à grand-peine c'est permis aussi de cette manière, jusqu-ici. Et il m'apparaît que celui qui a pour lui-même l'usage de l'immersion chaque veille de Chabbat en l'honneur du Chabbat, et selon ce qu'ont écrit les grands des derniers mekoubalim, et comme il est expliqué plus haut au traité Chabbat, alors il n'annulera pas cette immersion même la veille de Chabbat de Hazon, seulement il ne se lavera pas davantage, seulement selon la mesure de l'immersion qu'il s'immerge chaque veille de Chabbat et veille de Chabbat, ainsi il fera aussi maintenant.
Et ainsi tes actes seront pour le Nom des cieux (Avot 2,12).
זה לשון בית יוסף סוף סימן תקנ"ו, כתב המרדכי בתחילת מועד קטן, שהר"ש מבומברק היה אומר בקול רם בלא כוס בורא מאורי האש, ולא היה אומר בשמים דהוי תענוג, וכך כתב הגהות מיימוני. וגם הסמ"ק כתב, שמברך בורא מאורי האש.
וכן כתב הר"ר אבודרהם, אין מבדילין על הכוס עד מוצאי ט' באב, ואין מריחין עצי בשמים מפני שבליל ט' באב אין לעשות נחת רוח, אבל מברכים על האור קודם שקורין איכה, עד כאן:
Voici le langage du Beit Yossef, fin du siman 556 : a écrit le Mordekhai au début de Moed Katan, que haRash de Bamberk disait à voix haute sans coupe : qui crée les luminaires du feu, et il ne disait pas les aromates car c'est un plaisir, et ainsi a écrit Hagahot Maimoni. Et aussi le Semak (Sefer Mitsvot Katan) a écrit qu'il bénit : qui crée les luminaires du feu.
Et ainsi a écrit haRav Aboudraham : on ne fait pas havdala sur la coupe jusqu'à la sortie du 9 Av, et on ne sent pas les bois d'aromates parce que la nuit du 9 Av il n'y a pas à se donner du bien-être, mais on bénit sur la lumière avant qu'on lise Eikha, jusqu-ici.
ממה שכתב ולא היה אומר בשמים משום דהוי תענוג, היה נראה דכל תענית הוא לצעוריה נפשיה, על כן ראוי למנוע מלהריח הבשמים בכל תענית. בודאי לראבי"ה דכתבו התוספות בשמו פרק קמא דתענית דף י"ג (א, ד"ה וכל שהוא) דבג' צומות אחרות מותר לרחוץ בחמין.
וכתב הבית יוסף סי' תק"ן, דכן המנהג פשוט, פשיטא דאין מקום לחומרא זו. אבל המחמיר על עצמו כר' יואל אביו של ראבי"ה שלא לרחוץ בחמין, נראה לי שטוב לו להחמיר גם בזה, אף ע"פ שאין דומות זו לזו, דרחיצה תענוג הגוף, והריח הנשמה נהנה בו (ברכות מג, ב), מכל מקום נחת רוח הוא גם להגוף.
ואין להקשות מתשמיש המטה דשרי.הגה"הנשמע מזה מי שפוסק מבעוד יום כדעת הפרדס, דלעולם יזהר ג"כ מתשמיש המטה, אף שבשאר עניינים אינו פורש, זהו בשביל הרואים. אמנם כשאירע לאשתו טבילת מצוה, נראה שלא יפרוש מאשתו.
וגדולה מזו התרתי טבילה לאשה בליל ט' באב שחל להיות בשבת, וכתבתי ראיות במקום אחר: דזהו דוקא בלילה, כי עדיין לא התחיל להתענות עד שיעלה עמוד השחר למי שאינו פוסק מבעוד יום.
אבל ביום בעצם התענית, מי שמחמיר כר' יואל ברחיצה, יחמיר גם בזה. וביום הכפורים, נראה בעיני פשוט להחמיר שלא להריח.
ואכתוב עוד מזה לקמן במסכת יומא בעזרת הש"י:
De ce qu'il a écrit et il ne disait pas les aromates parce que c'est un plaisir, il apparaîtrait que tout jeûne est pour affliger son âme, c'est pourquoi il convient de s'abstenir de sentir les aromates à tout jeûne. Certainement selon le Raavya, au nom de qui les Tossefot ont écrit au premier chapitre de Taanit, folio 13 (a, aux paroles commençant vekhol shehou) que aux 3 autres jeûnes il est permis de se laver à l'eau chaude.
Et le Beit Yossef a écrit, siman 550, que ainsi la coutume est simple, il est évident qu'il n'y a pas de lieu pour cette stricte. Mais celui qui se montre strict pour lui-même comme R.
Yoël, père du Raavya, de ne pas se laver à l'eau chaude, il m'apparaît qu'il est bon pour lui de se montrer strict aussi en ceci, bien qu'elles ne se ressemblent pas l'une à l'autre, car le lavage est un plaisir du corps, et l'odeur, la nechama en jouit (Berakhot 43,b), toutefois c'est un bien-être aussi pour le corps. Et il n'y a pas à objecter du rapport conjugal qui est permis.
Glose : il s'entend de ceci que celui qui cesse de jour encore selon l'avis du Pardes, qu'à jamais il prenne aussi garde au rapport conjugal, même que dans les autres sujets il ne se sépare pas, ceci est à cause des voyants. Toutefois lorsque survient à sa femme l'immersion de mitsva, il apparaît qu'il ne se sépare pas de sa femme.
Et plus grand que cela, j'ai permis l'immersion à une femme la nuit du 9 Av qui tomba être un Chabbat, et j'ai écrit des preuves ailleurs : car ceci est précisément la nuit, car il n'a pas encore commencé à jeûner jusqu'à ce que monte la colonne de l'aube, pour celui qui ne cesse pas de jour encore. Mais le jour, dans l'essence du jeûne, celui qui se montre strict comme R.
Yoël au lavage, se montrera strict aussi en ceci. Et à Yom Kippour, il m'apparaît simple de se montrer strict de ne pas sentir.
Et j'écrirai encore de ceci plus bas au traité Yoma, avec l'aide du Nom, qu'Il soit béni.
כשחל ט' באב ביום א' או ביום ז' ונדחה ליום א', ונמצאים קצת נשים שאינן יודעין להתפלל ערבית, נמצא לא הבדילו בתפלה, ואין עושין הבדלה על הכוס עד לאחר התענית. צריך כל איש בביתו להזהיר אשתו שביום התענית לא יעשו אש כדי לבשל לצורך הלילה.
או כשמבשלות לילדיהן, שלא יעשו עד שיאמרו ברוך אתה י' אלקינו מלך העולם המבדיל בין קודש לחול:
Lorsque le 9 Av tombe le jour 1 ou le jour 7 et est reporté au jour 1, et il se trouve quelques femmes qui ne savent pas prier Arvit, il se trouve qu'elles n'ont pas fait havdala dans la tefila, et on ne fait pas havdala sur la coupe jusqu'après le jeûne. Il faut que chaque homme dans sa maison avertisse sa femme que le jour du jeûne elles ne fassent pas de feu afin de cuire pour le besoin de la nuit.
Ou lorsqu'elles cuisent pour leurs enfants, qu'elles ne fassent pas jusqu'à ce qu'elles disent : béni sois-Tu ה' notre Elokim, Roi du monde, qui sépare entre le saint et le profane.
נראה בעיני, אותן המתענים ליל עשירי ומקצת יום העשירי, אזי מנהג טוב שיאמרו נחם בכל התפילות, דהיינו מן תפילת מנחה של ט' באב יאמר נחם גם בערבית וגם בשחרית וגם במנחה אם עדיין מתענה, ואין זה נקרא משנה ממטבע הברכות. דמה אסור היה בדבר אם היה מזכיר נחם כל ימות השנה, דהא יכול לחדש דבר ככל ברכה מהאמצעיות מעין הברכה.
ועתה שיושב בתענית ומשום החורבן, טוב הדבר לעשות כן ולומר נחם ממנחת תשעה באב עד שהוצתה האש במקדש, ויאמר אותו עד גמר התענית:
Il m'apparaît, ceux qui jeûnent la nuit du 10 et une partie du jour du 10, alors c'est une bonne coutume qu'ils disent Nahem (console) dans toutes les tefilot, c'est-à-dire depuis la tefila de Minha du 9 Av il dira Nahem aussi à Arvit et aussi à Shaharit et aussi à Minha s'il jeûne encore, et ceci n'est pas appelé changer la formule des berakhot. Car quel interdit y avait-il à la chose s'il mentionnait Nahem tous les jours de l'année, car il peut renouveler une chose en toute berakha des [berakhot] du milieu selon le genre de la berakha.
Et maintenant qu'il siège en jeûne et à cause de la destruction, la chose est bonne de faire ainsi et de dire Nahem depuis Minha de Tisha beAv jusqu'à ce que le feu fût allumé au Temple, et il le dira jusqu'à la fin du jeûne.
נוהגים בכל מקום לילך בבית הקברות בט' באב, שהרי ט' באב הוא תענית ציבור כמו שהיו עושין מפני הגשמים, תוס' במס' תענית דף ט"ז (א, ד"ה יוצאין). ועוד דאיתא באיכה רבתי, הצדיקים גם בקבר מתאבלין על ירושלים, מהרי"ו בשם מהרא"ק.
ונראה בעיני, שלא לילך בכנופיא גדולה, כי אין זה אלא טיול, וגם מביא לידי שיחת חולין ומסיחין דעתן מהאבילות, רק ילך יחידי או חד עמיה שלא יפסיקו מלדבר מענין החורבן ולהתעורר לאבילות:
On a l'usage en tout lieu d'aller au cimetière le 9 Av, car le 9 Av est un jeûne public comme ils faisaient à cause des pluies, Tossefot au traité Taanit, folio 16 (a, aux paroles commençant yotsin). Et encore, car il est dans Eikha Rabati : les tsadikim aussi dans la tombe mènent deuil sur Yerouchalaim, Mahariv au nom de Maharak.
Et il m'apparaît de ne pas aller en grande assemblée, car ceci n'est que promenade, et aussi cela amène à des propos profanes et ils détournent leur esprit du deuil, seulement qu'il aille seul ou un avec lui afin qu'ils ne s'interrompent pas de parler du sujet de la destruction et de s'éveiller au deuil.
לעולם צריך לזכור בהחורבן ולעשות זכר בכל פעולותיו. וכהא דתנו רבנן (ב"ב ס, ב) סד אדם את ביתו, משייר בו אמה על אמה בלא סיד זכר לחורבן.
ומה שבחוץ לארץ ההמוניים הבונים בתים עושין בבתיהם צורות שחורות מרובעת אמה על אמה וכותבין על גבו זכר לחורבן, הוא שחוק והיתול בעיני, כי אדרבה זה נוי. והירא את דבר ה' אל ישנה מדברי רז"ל, ויניח אמה על אמה בלי מסויד:
À jamais il faut se souvenir de la destruction et faire un souvenir en toutes ses actions. Et comme ce qu'ont enseigné nos maîtres (Bava Batra 60,b) : un homme crépit sa maison, il laisse en elle une coudée sur une coudée sans crépi, souvenir de la destruction.
Et ce qu'hors de la Terre les gens du commun qui bâtissent des maisons font dans leurs maisons des formes noires carrées, une coudée sur une coudée, et écrivent dessus : souvenir de la destruction, c'est un jeu et une moquerie à mes yeux, car au contraire ceci est un ornement. Et celui qui craint la parole de ה' ne changera pas les paroles de nos Sages, et laissera une coudée sur une coudée sans être crépie.
וכן הרבה אין נזהרין כמו שאמרו רז"ל (ב"ב ס, ב), עושה אדם סעודה ועורך שלחן לעשות סעודה לאורחים מחסר ממנו מעט ומניח מקום פנוי בלא קערה מהקערות הראויים לתת שם. וראיתי בבתי גדולים, שהיו מכינים ביתם לחתונת בניהם בסדינים נאים הנקראים קאברצ"ן על ד' כותלי בית סביב, הניחו באמצע מקום פנוי ברוחב אמה.
וכן אמרו (שם), כשהאשה עושה תכשיט מכסף וזהב, משיירה מין ממיני תכשיטין שנוהגין בה כדי שלא יהיה תכשיט שלם. ועל זה לבי עלי דוה בראותי המנהג הרע בגלות המר הזה מקישוטי הנשים מלבושיהן ותכשיטיהן, שמתקשטות במילוי כאלו היה בית המקדש קיים, ועברי אדרבנן, וגם גורמין הרבה רעות מהאומות המתקנין.
והחרידים והצנועים מושכין את ידיהם:
Et ainsi beaucoup ne sont pas attentifs comme ont dit nos Sages (Bava Batra 60,b) : un homme fait un repas et dresse une table pour faire un repas pour des hôtes, il en diminue un peu et laisse une place vide sans plat parmi les plats qu'il convient d'y mettre. Et j'ai vu dans les maisons des grands, qui préparaient leur maison pour le mariage de leurs fils avec de beaux draps appelés kabertzen (tentures) sur les 4 murs de la maison autour, ils ont laissé au milieu une place vide de la largeur d'une coudée.
Et ainsi ils ont dit (là) : lorsque la femme fait un ornement d'argent et d'or, elle laisse une espèce des espèces d'ornements dont elles ont l'usage, afin que l'ornement ne soit pas complet. Et sur ceci mon cœur est malade en voyant la mauvaise coutume en cet exil amer des parures des femmes, leurs vêtements et leurs ornements, qu'elles se parent en plénitude comme si le Temple existait, et elles transgressent les paroles des rabbins, et aussi elles causent beaucoup de maux de la part des nations qui s'en prennent à elles.
Et les craintifs et les pudiques retirent leurs mains.
וכן ראוי לנהוג בכל דבר ודבר לקיים (תהלים קלז, ה-ו) אם אשכחך ירושלים תשכח ימיני. תדבק לשוני לחכי אם לא אזכרכי אם לא אעלה את ירושלים כו':
Et ainsi il convient d'avoir l'usage en toute chose et chose pour accomplir (Psaumes 137,5-6) : si je t'oublie, Yerouchalaim, que ma droite s'oublie. Que ma langue s'attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je ne fais monter Yerouchalaim etc.