שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Shevuot, Torah Ohr (12/21)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

« Amira né'ima » et « il y en a qui disent » : le Chla les explique d’après le traité Gittin. Rabbi Elazar dit que la majorité de la Torah est par écrit, Rabbi Yo'hanan que la majorité est orale. Les rabbins tiennent comme Rabbi Yo'hanan : ils font précéder l’amira, paroles de douceur à la droite du Saint, béni soit-Il ; « il y en a qui disent » tiennent comme Rabbi Eliezer et font précéder yéhiba ketiva. Il explique qu’ils ne divergent pas : selon le texte écrit devant nous, l’orale est plus grande ; selon la grande voix qui n’a pas cessé, les lettres ont des visages sans fin, et l’orale est peu contre l’écrite.

Aussi : le Rambam sur les explications reçues de Moché et la halakha léMoché miSinaï ; Pekoudei Hachem : génération et génération font sortir le caché, ils sont droits et réjouissent le cœur ; un enseignement et une aggada alludés dans la Torah.

אמירה נעימה כו'. איכא דאמרי כו'.

יש לבאר זה על דרך הא דאיתא במסכת גיטין פרק הניזקין (גיטין דף ס') (ב), אמר רבי אלעזר, תורה רוב שבכתב, ומיעוט על פה, שנאמר (הושע ח, יב) אכתוב לו רובי תורתי כמו זר נחשבו. ורבי יוחנן אמר, רוב על פה, ומיעוט בכתב, שנאמר (שמות לד, כז) כי על פי הדברים האלה.

ואידך נמי, הכתיב אכתוב לו רובי תורתי. ההוא אתמוה קא מתמה, אכתוב לו רובי תורתי הלא כמו זר נחשבו.

ואידך נמי, הכתיב כי על פי הדברים האלה. ההוא משום דתקיפי למיגמרינהו, עד כאן פירש רש"י, רוב בכתב, רוב התורה תלוים במדרש הכתובים, ללמדה בכלל ופרט וגזירה שוה ושאר מדות שהתורה נדרשת בהן.

ומיעוטה על פה, שאין רמז תלמוד לה בתורההגה"המה שכתב רש"י שאין רמז תלמוד לה, לאו דוקא אין רמז, דמי איכא מידי דלא רמוז בתורה. אלא רוצה לומר רמז מבורר לימוד גמור.

וזה לשון הרמב"ם בהקדמת סדר זרעים, יוכל האדם לומר, אם הם פירושי התורה כפי אשר יסדו המקובלים מפי משה כמו שאמרנו מדבריהם כל התורה נאמרו כללותיה ופרטותיה ודקדוקיה מסיני, אם כן מה אלו הלכות היחידות שנאמר בהם הלכה למשה מסיני. וזה עיקר יש לך לעמוד על סודו, והוא שפירשו המקובלים מפי משה אין מחלוקת בהם בשום פנים, שהרי מאז ועד עתה לא מצאנו מחלוקת נפלה בזמן מן הזמנים מימות משה ועד רב אשי בין החכמים כדי שיאמר אחד המוציא עין חבירו יוציאו את עינו שנאמר (דברים יט, כא) עין בעין, ואמר השני אינו אלא כופר בלבד שחייב לתת.

ולא מצאנו גם כן מחלוקת במה שאמר הכתוב (ויקרא כג, מ) פרי עץ הדר, כדי שיאמר אחד שהוא אתרוג, ויאמר אחד שהוא חבושים או רמונים או זולתו. ולא מצאנו ג"כ מחלוקת בעץ עבות (שם), שהוא הדס.

ולא מצאנו מחלוקת במאמר הכתוב (דברים כה, יב) וקצותה את כפה, שהוא כופר. ולא במה שאמר הכתוב (ויקרא כא, ט) ובת איש כהן כי תחל לזנות וגו' באש תשרף, שזו הגזירה אין לנו לגזור אותה אלא אם תהי' אשת איש עכ"פ.

וכן גזירת הכתוב בנערה אשר לא מצאו לה בתולים שיסקלוה (דברים כב, כא), לא שמענו חולק בה ממשה ועד עתה על מי שאומר שזה לא יהי' אלא אם היתה אשת איש והעידו עדים עליה שאחר קידושין זנתה בעדים והתראה. וכיוצא בזה בכלל המצותל אין מחלוקת בהן שכולן פירושים מקובלים מפי משה, ועליהם ועל דומיהם אמרו כל התורה נאמרו כללותיה ופרטותיה ודקדוקיה מסיני.

אבל אע"פ שהן מקובלים ואין מחלוקת בהן, מחכמת התורה הנתונה לנו נוכל להוציא ממנה אלו הפירושים בדרך מדרכי הסברות והאסמכתות והראיות והרמזות המצויים במקרא. וכשתראה אותם בתלמוד מעיינים וחולקים זה על זה במערכת העיון ומביאין ראיות על אחד מאלו הפירושים והדומה להן, כגון (סוכה לה, א) מה שאמר במאמר הכתוב פרי עץ הדר אולי יהי' רמונים או חבושים או זולתם, עד שהביאו ראיה עליו ממה שנאמר פרי עץ הדר, ואמר על שטעם עצו ופריו שוה, ואמר אחר פרי הדר באילנו משנה לשנה, ואמר פרי הדר על כל מים, אלו הראיות לא הביאום מפני שנשתבש עליהם הענין עד שנודע להם מהראיות האלה.

אבל ראינו בלא ספק מיהושע עד עתה שאתרוג היו לוקחים עם הלולב בכל שנה ואין בו מחלוקת. אבל חקרו על הרמז הנמצא בכתוב לזה הפירוש המקובל.

וכן הוא ראייתם על ההדס (שם לב, ב). וראייתם על דיני אברים בעונש ממון (ב"ק פג, ב), והוא מה שחייב למי שהשחית אבר מאברי חברו.

וראייתם גם כן על בת איש כהן הנזכרת לשם, שהיא אשת איש (סנהדרין נ, ב). וכל הדומה לו שהוא נוהג על העיקר הזה:וזה ענין מה שאמרו כללותיה ופרטותיה, רצו לומר העניינים שנוכל להוציאם בכלל ופרט ובשאר שלש עשרה מדותיהם מקובלים מפי משה מסיני, וכולם אע"פ שהם מקובלים מפי משה, לא נאמר בהם הלכה למשה מסיני, שאין לומר פרי עץ הדר הוא אתרוג הלכה למשה מסיני, או חובל בחבירו משלם ממון הלכה למשה מסיני, שכבר נתברר לנו שאלו פירושים כלם הם מפי משה, ויש להם רמזים במקרא.

או יוציאו אותם בדרך מדרכי הסברא כמו שאמרנו. ועל כל דבר שאין לו רמז במקרא, ואינו נקשר בו, ואי אפשר להוציאו בדרך מדרכי הסברא, עליו לבדו נאמר הלכה למשה מסיני, עד כאן לשון הרמב"ם:

אלא למשה נאמרה על פה, כי על פי וגו', על שבעל פה נכרת ברית, אלמא איהו הוה רובא. אתמוה קא מתמה, וכי רובי תורתי היה לי לכתוב להם, והלא באותה שכתבתי להם כמו זר נחשבו, עד כאן:

Amira né'ima etc. Il y en a qui disent etc.

Il y a à expliquer ceci selon ce qui est dans le traité Gittin, chapitre HaNizakin (Gittin folio 60) (b) : a dit Rabbi Elazar : la Torah, la majorité est par écrit, et le peu est orale, il est écrit (Osée 8,12) : J'écrirais pour lui les plus nombreux de Ma Torah, ils ont été tenus comme étranger. Et Rabbi Yo'hanan a dit : la majorité est orale, et le peu est par écrit, il est écrit (Shemot 34,27) : car selon ces paroles.

Et l'autre aussi, n'est-il pas écrit : J'écrirais pour lui les plus nombreux de Ma Torah. Celui-là, il s'étonne : J'écrirais pour lui les plus nombreux de Ma Torah, n'ont-ils pas été tenus comme étranger.

Et l'autre aussi, n'est-il pas écrit : car selon ces paroles. Celui-là, c'est parce qu'ils sont durs à les apprendre.

Jusqu-ici a expliqué Rachi : majorité par écrit, la majorité de la Torah dépend du midrach des écrits, pour l'enseigner par général et particulier et guézeira shava (analogie verbale) et les autres mesures par lesquelles la Torah s'expose. Et son peu est orale, qu'il n'y a pas d'allusion d'enseignement pour elle dans la Torah.

Glose : ce qu'a écrit Rachi qu'il n'y a pas d'allusion d'enseignement pour elle, ce n'est pas exactement qu'il n'y a pas d'allusion, car y a-t-il une chose qui n'est pas alludée dans la Torah. Seulement il veut dire une allusion claire, un enseignement complet.

Et voici le langage du Rambam dans l'introduction de Seder Zeraim : un homme pourra dire : si ce sont les explications de la Torah selon ce qu'ont fondé ceux qui ont reçu de la bouche de Moché, comme nous l'avons dit de leurs paroles, toute la Torah, ses principes et ses détails et ses précisions ont été dits du Sinaï, s'il en est ainsi, que sont ces halakhot isolées dont on dit d'elles : halakha léMoshe miSinaï (loi à Moché du Sinaï). Et ceci est un principe, tu as à te tenir sur son secret : que ce qu'ont expliqué ceux qui ont reçu de la bouche de Moché, il n'y a pas de divergence en eux de quelque façon, car depuis lors jusqu'à maintenant nous n'avons pas trouvé de divergence tombée en un temps des temps, depuis les jours de Moché jusqu'à Rav Ashi, entre les sages, pour qu'un dise : celui qui fait sortir l'œil de son compagnon, on lui fera sortir son œil, il est écrit (Devarim 19,21) : œil pour œil, et que le second dise : ce n'est que de l'argent seulement qu'il est tenu de donner.

Et nous n'avons pas non plus trouvé de divergence dans ce qu'a dit l'Écriture (Vayikra 23,40) : fruit d'un arbre splendide, pour qu'un dise que c'est un etrog, et qu'un autre dise que ce sont des coings ou des grenades ou autre chose. Et nous n'avons pas non plus trouvé de divergence sur l'arbre touffu (là), que c'est le hadas.

Et nous n'avons pas trouvé de divergence dans la parole de l'Écriture (Devarim 25,12) : tu couperas sa paume, que c'est de l'argent. Et non plus dans ce qu'a dit l'Écriture (Vayikra 21,9) : et la fille d'un homme kohen, si elle commence à forniquer etc., par le feu elle sera brûlée, que ce décret, nous n'avons à le décréter que si elle est femme d'un homme, en tout cas.

Et ainsi le décret de l'Écriture sur la jeune fille à qui on n'a pas trouvé de virginité, qu'on la lapide (Devarim 22,21) : nous n'avons pas entendu de divergent en cela, de Moché jusqu'à maintenant, contre celui qui dit que ceci ne sera que si elle était femme d'un homme et que des témoins ont témoigné sur elle qu'après les fiançailles elle a forne avec témoins et avertissement. Et ce qui est semblable à ceci, dans l'ensemble des mitsvot, il n'y a pas de divergence en elles, car toutes sont des explications reçues de la bouche de Moché, et sur elles et sur leurs semblables ils ont dit : toute la Torah, ses principes et ses détails et ses précisions ont été dits du Sinaï.

Mais même qu'elles sont reçues et qu'il n'y a pas de divergence en elles, de la sagesse de la Torah qui nous a été donnée nous pouvons extraire d'elle ces explications par une des voies des raisonnements et des asmakhtot (appuis) et des preuves et des allusions qui se trouvent dans l'Écriture. Et lorsque tu les verras dans le Talmud examiner et diverger l'un contre l'autre dans le dispositif de l'examen et apporter des preuves sur l'une de ces explications et ce qui leur ressemble, comme (Soucca 35,a) ce qu'il a dit dans la parole de l'Écriture fruit d'un arbre splendide, peut-être que ce seraient des grenades ou des coings ou autre chose, jusqu'à ce qu'ils aient apporté une preuve sur lui de ce qui est dit fruit d'un arbre splendide, et il a dit : dont le goût de son bois et de son fruit est égal, et un autre a dit : fruit splendide dans son arbre d'année en année, et il a dit : fruit splendide sur toute eau, ces preuves, ils ne les ont pas apportées parce que le sujet s'était troublé pour eux jusqu'à ce qu'il leur soit connu par ces preuves.

Mais nous avons vu sans doute, de Yehochoua jusqu'à maintenant, que l'etrog ils le prenaient avec le loulav chaque année et il n'y a pas de divergence en cela. Mais ils ont recherché l'allusion qui se trouve dans l'Écriture pour cette explication reçue.

Et ainsi est leur preuve sur le hadas (là 32,b). Et leur preuve sur les lois des membres dans une peine d'argent (Baba Kama 83,b), et c'est ce qu'est tenu celui qui a détruit un membre des membres de son compagnon.

Et leur preuve aussi sur la fille d'un homme kohen mentionnée là, qu'elle est femme d'un homme (Sanhédrin 50,b). Et tout ce qui lui ressemble, qui se conduit selon ce principe.

Et c'est le sujet de ce qu'ils ont dit : ses principes et ses détails, ils ont voulu dire : les sujets que nous pouvons extraire par général et particulier et par les autres de leurs treize mesures sont reçus de la bouche de Moché du Sinaï, et tous, même qu'ils sont reçus de la bouche de Moché, on ne dit pas d'eux : halakha léMoshe miSinaï, car on ne dira pas : fruit d'un arbre splendide c'est un etrog, halakha léMoshe miSinaï, ou : celui qui blesse son compagnon paie de l'argent, halakha léMoshe miSinaï, car déjà il nous a été clarifié que ces explications toutes sont de la bouche de Moché, et elles ont des allusions dans l'Écriture. Ou ils les extraient par une des voies du raisonnement comme nous l'avons dit.

Et sur toute chose qui n'a pas d'allusion dans l'Écriture, et n'est pas liée à elle, et qu'il est impossible d'extraire par une des voies du raisonnement, sur elle seule on dit : halakha léMoshe miSinaï, jusqu-ici le langage du Rambam. Seulement à Moché elle a été dite oralement, car selon etc., sur ce qui est oral l'alliance a été conclue, donc c'est elle qui était la majorité.

Il s'étonne : est-ce que les plus nombreux de Ma Torah j'aurais dû leur écrire, et n'est-ce pas que dans celle que je leur ai écrite ils ont été tenus comme étranger, jusqu-ici.

רבנן אמרי אמירה נעימה. הי"ג מדות שהתורה נדרשת זהו נקרא כתיבה לפי פירוש רש"י, ורבנן סבירא להו כרבי יוחנן דהתם סובר דהרוב הוא האמירה, דהיינו בעל פה, על כן הקדים האמירה להכתיבה.

ואמר אמירה נעימה, על דרך דכתיב (תהלים טז, יא) נעימות בימינך נצח, והתורה נתנה בימינו של הקב"ה, כלומר רוב התורה בימין כביכול, כמו מלאכה שנעשית בשתי ידים נעשה הרוב בימין. ועל צוף דבש אמרי נועם התפלל דוד לחזות בנועם ה' (תהלים כז, ד).

אחר כך כתיבה יהיבה, וכתיבה הוא י"ג מדות שהתורה נדרשת, וכתיבה זו גם כן נקראת יהיבה שהיא בעל פה כמו שכתבתי לעיל, אף שהכתב נדרש כן, מכל מקום יהיבה הוא. וסבירא להו לרבנן כרבי יוחנן שם, על כן דורש אנכ"י *אמירה *נעימה *כתיבה *יהיבה.

ורבי יוחנן בעצמו שאינו דורש כן הכא, משום דניחא ליה יותר למדרש הנוטריקון שלו. איכא דאמרי *יהיבה *כתיבה *נאמנין *אמריה.

סבירא להו כרבי אליעזר שם דסובר תורה שבכתב הרוב, על כן הקדים יהיבה כתיבה לאמירה. ואמר יהיבה כתיבה, כלומר היא החשובה.

ונאמנין אמריה גם כן, ולא אמר נעימים שזה משמע שהוא הרוב, כי נעימות בימינו וכמו שכתבתי לעיל, על כן אמר נאמנין. כך נראה לי לפרש על פי פירוש רש"י של הניזקין:

Les rabbins disent : amira né'ima. Les treize mesures par lesquelles la Torah s'expose, ceci est appelé ketiva selon l'explication de Rachi, et les rabbins tiennent comme Rabbi Yo'hanan la, qui tient que la majorité est l'amira, c'est-à-dire l'orale, pour cela il a fait précéder l'amira à la ketiva.

Et il a dit amira né'ima, à la manière de ce qui est écrit (Psaumes 16,11) : des délices à Ta droite éternellement, et la Torah a été donnée dans la droite du Saint, béni soit-Il, c'est-à-dire la majorité de la Torah est à droite, pour ainsi dire, comme un ouvrage qui se fait des deux mains, le plus se fait à droite. Et sur rayon de miel, paroles de douceur (Mishlei 16,24), David a prié de contempler la douceur de ה' (Psaumes 27,4).

Ensuite ketiva yéhiba, et ketiva ce sont les treize mesures par lesquelles la Torah s'expose, et cette ketiva aussi est appelée yéhiba car elle est orale comme j'ai écrit plus haut, même que l'écrit s'expose ainsi, toutefois c'est yéhiba. Et les rabbins tiennent comme Rabbi Yo'hanan la, pour cela il expose Anokhi : *אמירה *נעימה *כתיבה *יהיבה.

Et Rabbi Yo'hanan lui-même, qui n'expose pas ainsi ici, c'est parce qu'il lui convient davantage d'exposer son notariqon. Il y en a qui disent : *יהיבה *כתיבה *נאמנין *אמריה.

Ils tiennent comme Rabbi Eliezer là, qui tient que la Torah écrite est la majorité, pour cela il a fait précéder yéhiba ketiva à l'amira. Et il a dit yéhiba ketiva, c'est-à-dire elle est l'importante.

Et נאמנין אמריה aussi, et il n'a pas dit נעימים, car cela entend que c'est la majorité, car des délices à Sa droite, et comme j'ai écrit plus haut, pour cela il a dit נאמנין. Ainsi il m'a semble d'expliquer selon l'explication de Rachi de HaNizakin.

אמנם נראה לי לפרש שם בענין אחר, ויהיה תורה שבכתב כפשוטו כפי מה שכתובה לפנינו, ורבי אליעזר ורבי יוחנן, מר אמר חדא ומר אמר חדא ולא פליגי, רק משמעות דורשין איכא בינייהו. והענין הוא כמו שכתבתי לעיל, כי קול גדול ולא יסף (דברים ה, יט), פירושו לא פסק, וזהו הקול הוא מן השמים, (שם ד, לו) מן השמים השמיעך את קולו, וכתיב (שם יב) ותמונה אינכם רואים זולתי קול, ופירוש קול תמונות האותיות וכמו שכתבתי למעלה, שהוא סוד התורה שבכתב שהוא בלי סוף ובלי תכלית.

כיצד, כפי שהוא כתובה וסדורה באותיותיה ובתיבותיה לפנינו, בודאי התורה שבעל פה רבה היא מתורה שבכתב. אבל יש לאותיות התורה כמה פנים מכמה צירופי תיבות מאותיותיה בענין אחד בבחינות שונות לאלף אלפי אלפים רבי רבבות בלי תכלית ובלי סוף, ואחר כך בתמורת אותיותיה בכל אלפי ביתות ובכל מיני תמורות באופן שהוא בלי סוף, וכמו שכתבתי לעיל במעלת התורה, ואלו הפנים לא נתגלו רק לבני עליה כל אחד לפי כחו, וכל זה הוא בקול גדול אשר לא פסק, וכל נביא קיבל נבואתו.

וכן כל מה שתלמיד ותיק מחדש הכל קיבל אז, כלומר שנשמתו היא משם, על כן נתגלה עתה:

Toutefois il m'a semble d'expliquer là d'une autre manière, et la Torah écrite sera selon son simple, selon ce qui est écrite devant nous, et Rabbi Eliezer et Rabbi Yo'hanan, l'un a dit une chose et l'un a dit une chose et ils ne divergent pas, seulement une signification d'exposants il y a entre eux. Et le sujet est comme j'ai écrit plus haut, car une grande voix ולא יסף (Devarim 5,19), son explication : Il n'a pas cessé, et cette voix-là est des cieux, (là 4,36) des cieux Il t'a fait entendre Sa voix, et il est écrit (là 12) : et une image vous ne voyez pas, hors une voix, et l'explication de voix : les images des lettres, et comme j'ai écrit plus haut, que c'est le secret de la Torah écrite qui est sans fin et sans terme.

Comment : selon qu'elle est écrite et ordonnée en ses lettres et en ses mots devant nous, certainement la Torah orale est plus grande que la Torah écrite. Mais les lettres de la Torah ont plusieurs visages, de plusieurs combinaisons de mots de ses lettres, en un même sujet, selon des aspects différents, à mille milliers de milliers, myriades de myriades, sans terme et sans fin, et ensuite dans la permutation de ses lettres, dans tous les aleph-beit et dans toutes les espèces de permutations, d'une façon qui est sans fin, et comme j'ai écrit plus haut dans la supériorité de la Torah, et ces visages ne se sont révélés qu'aux benei aliya (ceux qui montent), chacun selon sa force, et tout ceci est dans la grande voix qui n'a pas cessé, et chaque prophète a reçu sa prophétie.

Et ainsi tout ce qu'un disciple ancien innove, tout il a reçu alors, c'est-à-dire que sa nechama est de là, pour cela cela s'est révélé maintenant.

ובערך זה, התורה שבעל פה מעט נגד תורה שבכתב. ורבי יוחנן ורבי אליעזר לא פליגי בהם, אלא משמעות דורשין איכא בינייהו.

רבי אליעזר מדבר בבחינת לא פסק, וקורא לזה כתיבה כי אע"פ שנעלם ממנו הקריאה בפנים של הצירופים אחרים, מכל מקום אותיותיה כתובות לפנינו. ועל זה אמר כתבתי לכם רובי תורתי.

ורבי יוחנן סבירא ליה, אין זה נקרא כתיבה, מאחר שאין אנו יודעין הקריאה, על כן מדבר בבחינות לא הוסיף לגלותן. והפסוק אכתוב לכם רובי תורתי אתמוה קא מתמה כו'.

ועל זה רומזים בכאן רבנן ואיכא דאמרי ולא פליגי, רק מדברים משני בחינות אלו. אמירה נעימה כתיבה יהיבה, אמירה נעימה, מקדים התורה שבעל פה שהיא הרוב בערך מה שנתגלה.

וחשיב אח"כ כתיבה שהיא תורה שבכתב כאשר היא כתובה לפנינו היא המיעוט, אמנם יהיבא, כדכתיב (דניאל ב, כא) יהיב חכמה לחכימין. וראיתי בני עליה והמה מועטים כמו בצלאל יודע היה לצרף אותיות שבהם נבראו שמים וארץ (ברכות נה, א), רצו לומר אותיות התורה, כי הקב"ה הביט בתורה וברא העולם (בר"ר א, ב).

איכא דאמרי יהיבה כתיבה נאמנין אמריה, כלומר היהיבה דהיינו יהיב חכמה לחכימין וכל חידושי נביאות הנביאים וחידושי החכמים והתלמידים הכל מצד פנים של תורה שהיו כמוסים והם הוציאו לאור, והכל באותיות התורה.הגה"הבענין רמזי התורה, דע שאין שום דבר שהוא מדרבנן הן שמעתתא הן אגדתא שלא יהיה רמוז בתורה. והרבה טרח הרב רבי אליעזר מגרמיזא ויגע ומצא דברי רז"ל שרמוזים בתורה, כאשר נמצא בספרו הקדוש שחיבר.

וארשום בכאן לדוגמא שמעתתא אחת ואגדתא אחת. שמעתתא, כבר עשו חכמים להתיר אשה על פי עד אחד, והוא רמוז בתורה (דברים יט, טו) לא יקום עד אחד באיש.

וקשיא, באיש מיותר. אלא לרמז, באיש אינו קם, אבל באשה קם להתיר עגונה.

אגדתא, אמרו רבותינו ז"ל (ב"ק קג, ב), בכל מקום שנמצא בחסיד אחד, הוא רבי יודא בר עילאי, או הוא רבי יודא בן בבא, ורמוז זה בפסוק (תהלים ד, ד) ודעו כי הפלה ה' חסיד לו, סופי תיבות יהודה. ואפשר שזה רמוז בתורה (בראשית מט, ח) יהודא אתה יודוך אחיך, והתורה רמזה, ודוד רמז בביאור יותר.

ובכלל אמרו (תענית ט, א) מי איכא בנביאים וכתובים דלא רמוז בתורה, והוא הדין לכל דברי רז"ל, הן אמת ודבריהם אמת: הרי היהיבה היא כתיבה, ואז תורה שבכתב הרוב, כי לא פסק ולא יפסוק לעולם, ונאמנין אמריה היא תורה שבעל פה וכדפרשתי לעיל.

ואפשר נמי לפרש נאמנין מלשון (במדבר יב, ז) בכל ביתי נאמן הוא, שהשיב הקב"ה למשה רבינו ע"ה על תורה שבעל פה וכדפירשתי לעיל:

Et à cet égard, la Torah orale est peu contre la Torah écrite. Et Rabbi Yo'hanan et Rabbi Eliezer ne divergent pas en eux, seulement une signification d'exposants il y a entre eux.

Rabbi Eliezer parle selon l'aspect de Il n'a pas cessé, et il appelle ceci ketiva, car même que nous est cachée la lecture dans les visages des autres combinaisons, toutefois ses lettres sont écrites devant nous. Et sur ceci il a dit : Je vous ai écrit les plus nombreux de Ma Torah.

Et Rabbi Yo'hanan tient : ceci n'est pas appelé ketiva, puisque nous ne savons pas la lecture, pour cela il parle selon les aspects de Il n'a pas ajouté à les révéler. Et le verset : J'écrirais pour vous les plus nombreux de Ma Torah, il s'étonne etc.

Et sur ceci font allusion ici les rabbins et il y en a qui disent, et ils ne divergent pas, seulement ils parlent de ces deux aspects. Amira ne'ima ketiva yehiba : amira ne'ima, il fait précéder la Torah orale qui est la majorité à l'égard de ce qui s'est révélé.

Et il compte ensuite ketiva, qui est la Torah écrite telle qu'elle est écrite devant nous, elle est le peu, toutefois yehiba, comme il est écrit (Daniel 2,21) : Il donne la sagesse aux sages. Et j'ai vu les benei aliya et ils sont peu, comme Betsalel savait combiner les lettres par lesquelles ont été créés cieux et terre (Berakhot 55,a), ils ont voulu dire les lettres de la Torah, car le Saint, béni soit-Il, a regardé dans la Torah et a créé le monde (Berechit Rabba 1,2).

Il y en a qui disent : yehiba ketiva נאמנין אמריה, c'est-à-dire la yehiba, c'est-à-dire Il donne la sagesse aux sages, et toutes les innovations des prophéties des prophètes et les innovations des sages et des disciples, tout est du côté des visages de Torah qui étaient cachés et eux les ont fait sortir à la lumière, et le tout est dans les lettres de la Torah. Glose : au sujet des allusions de la Torah, sache qu'il n'y a aucune chose qui soit de rabbinique, que ce soit shemata (enseignement) ou aggada, qui ne soit alludée dans la Torah.

Et beaucoup s'est peiné le rav Rabbi Eliezer de Guermiza, et il a peiné et a trouvé les paroles de nos Sages qui sont alludées dans la Torah, comme on trouve dans son sefer saint qu'il a composé. Et je noterai ici pour exemple une shemata et une aggada.

Shemata : déjà les sages ont fait pour permettre une femme sur la foi d'un seul témoin, et c'est allude dans la Torah (Devarim 19,15) : un seul témoin ne se lèvera pas contre un homme. Et c'est difficile : contre un homme est superflu.

Seulement pour faire allusion : contre un homme il ne se lève pas, mais contre une femme il se lève pour permettre une agouna (femme liée). Aggada : ont dit nos maîtres, de mémoire bénie (Baba Kama 103,b) : en tout lieu où se trouve un hassid, c'est Rabbi Youda bar Ilai, ou c'est Rabbi Youda ben Baba, et ceci est allude dans le verset (Psaumes 4,4) : et sachez que ה' a mis à part un hassid pour Lui, fins de mots יהודה.

Et il est possible que ceci soit allude dans la Torah (Berechit 49,8) : Yehouda, toi, tes frères te loueront, et la Torah a fait allusion, et David a fait allusion plus clairement. Et en général ils ont dit (Taanit 9,a) : y a-t-il dans les Prophètes et les Écrits ce qui n'est pas allude dans la Torah, et c'est la même loi pour toutes les paroles de nos Sages, cela est vérité et leurs paroles sont vérité.

Voici : la yehiba est ketiva, et alors la Torah écrite est la majorité, car Il n'a pas cessé et ne cessera jamais, et נאמנין אמריה est la Torah orale, et comme j'ai expliqué plus haut. Et il est possible aussi d'expliquer נאמנין du langage (Bamidbar 12,7) : dans toute Ma maison il est fidèle, que le Saint, béni soit-Il, a répondu à Moché notre maître, paix sur lui, sur la Torah orale, et comme j'ai expliqué plus haut.

נחזור לענין פסוק (תהלים יט, ט) פקודי ה' ישרים. מה שהיה מפקד פקיד, ופקודי ה' דהיינו דור דור וחכמיו הוציאו הכמוס לאור הם ישרים, כי ישרים דרכי ה' צדיקים ילכו בם ופושעים יכשלו בם (הושע יד, י).

ועל אלו נאמר (תהלים שם) משמחי לב, ועל אלו ויתעצב אל לבו (בראשית ו, ו). הנה הלב מלא חכמה והוא מקור נובע שאינו פוסק, ומי הם לבן של ישראל, הוא הקב"ה, כמו שדרשו רז"ל (פתיחתא איכ"ר סט"ז) על פסוק (ירמיה ד, יח) זאת רעתך כי מר כי נגע עד לבך, מי הוא לבן של ישראל, זה הקב"ה, שנאמר (תהלים עג, כו) לבבי וחלקי.

ומצד נשמותיהן הדבוקות בו אשר זכו לענין זה מהכמוס שנתגלה על ידם:

Nous reviendrons au sujet du verset (Psaumes 19,9) : Pekoudei ה' sont droits. Ce qui était déposé, commis, et Pekoudei ה', c'est-à-dire génération et génération et ses sages ont fait sortir le caché à la lumière, ils sont droits, car les voies de ה' sont droites, les tsadikim y marcheront et les transgresseurs y trébucheront (Osée 14,10).

Et sur ceux-ci il est dit (Psaumes, là) : réjouissant le cœur, et sur ceux-là : et Il s'affligea vers Son cœur (Berechit 6,6). Voici, le cœur est plein de sagesse et il est une source jaillissante qui ne cesse pas, et qui sont le cœur d'Israël, c'est le Saint, béni soit-Il, comme ont exposé nos Sages (ouverture d'Eikha Rabba 16) sur le verset (Yirmeyahou 4,18) : ceci est ton mal, car il est amer, car il a atteint jusqu'à ton cœur, qui est le cœur d'Israël, c'est le Saint, béni soit-Il, il est écrit (Psaumes 73,26) : mon cœur et ma part.

Et du côté de leurs nechamot attachées à Lui, qui ont mérité cette chose du caché qui s'est révélé par eux.

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