שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Shevuot, Ner Mitzva (10/10)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

L'honneur de la Torah a été donné à Israël. Le Chla rapporte de Rabbi Chelomo Louria que des officiers lurent la Torah trois fois, la trouvèrent vraie hors le jugement du bœuf, et oublièrent tout avant Tyr. Il n'est pas permis d'enseigner la Torah à un gentil même pour la paix du royaume, à plus forte raison pour un salaire, si ce n'est par décret. Ceux qui étudient avec les nations pour leur profit engendrent des fils à l'idolâtrie ; leur iniquité est trop grande pour être portée, et ils ne verront pas la consolation de Sion.

Aussi : interdire de changer une loi même au danger, hors le langage changé pour Talmaï ; les 613 mitsvot à revoir chaque jour et la Torah en chemin ; assembler le Chabbat et exposer en trois parts

כבוד התורה נתנה לישראל, ואיסור גדול עושים במקצת ארצות במקצת בני אדם שלומדים תורה עם גוים. וזה לשון רש"ל בים של שלמה במסכת בבא קמא, תנו רבנן, וכבר שלחה מלכות הרשעה שני סרדיוטות אצל חכמי ישראל למדונו תורתכם.

קראו ושנו ושלשו. בשעת פטירתן אמרו להם, דקדקנו בכל תורתכם ואמת הוא, חוץ מדבר זה שאתם אומרים, שור של ישראל שנגח שור של נכרי פטור.

ושל נכרי שנגח שור של ישראל, בין תם ובין מועד משלם נזק שלם. ממה נפשך, אי רעהו (שמות כא, לה) דווקא, אפילו דנכרי כי נגח דישראל ליפטר.

ואי רעהו לאו דווקא, אפילו דישראל כי נגח דנכרי ליחייב. וחכמים לא גילו להן טעמו של דבר שממון של גוי הפקר מפני הסכנה.

ומה שמסיק ודבר זה אין אנו מודיעין למלכות, הוא מדברי סרדיוטות. פירוש, השרים הממונים לעשות דין, הם אמרו לחכמי ישראל נעשה עמכם טובה שלא נודיע משפט זה למלכות.

ולכן מסיק עלה בירושלמי (ב"ק יט, ב פ"ד ה"ג), אפילו הכי לא מטו לסולמות דצור עד דשכחו כולן. וכן ראיתי בפירוש התוס' ארוכים, וכן יראה מפירוש רש"י למי שמעיין בו.

והקשו התוספות, ואם תאמר, והא אמרינן בחגיגה (יג, א) המלמד תורה לגוי עובר בעשה, דמגיד דבריו ליעקב וגו' (תהלים קמז, יט). וי"ל דעל פי המלכות עשו בעל כרחם, ולא נתחייבו למסור עצמם.

אי נמי, שהשרים עשו עצמן כגרים בעיני חכמים, כדאיתא בספרי אף חובב עמים, עד כאן לשונם. משמע מכאן דלא שרי ללמוד תורה לגוי אף משום שלום מלכות, וק"ו משום שכר הנאה, אם לא בגזירה.

ואוי להם לאותם שנמצאו במדינת ספרד לועז בארץ ישמעאלים, הלומדים תורת יי' עם האומות בעבור הנאתן ותשלומי שכרן, הם המילדים בנים לעבודה זרה, כי אחר כך הם מהפכים למינות, כאשר שמענו וראינו בעוה"ר. הקב"ה מסר התורה בקבלה למשה לומר ליהושע ויהושע לזקנים כו' (אבות א, א), ולא הניח לכתוב התורה שבעל פה כדי שלא יהפכו למינות כדאיתא בפרקי דרבי אליעזר.

אם כן אותן האנשים החטאים בנפשותם ובגופם להפר עצת ה' אשר לומדים עם האומות, נלע"ד גדול עונם מנשוא ולא יראו בנחמת ציון:

L'honneur de la Torah a été donné à Israël, et une grande transgression commettent dans quelques pays quelques hommes qui étudient la Torah avec des gentils. Et voici le langage de Rashal (Maharshal, Rabbi Chelomo Louria) dans Yam shel Shlomo au traité Baba Kama : nos maîtres ont enseigné, et déjà le royaume méchant envoya deux sardiotot (officiers) auprès des sages d'Israël : enseignez-nous votre Torah.

Ils lurent, répétèrent et firent une troisième fois. À l'heure de leur départ ils leur dirent : nous avons scruté toute votre Torah et elle est vraie, hors cette chose que vous dites : un bœuf d'Israël qui a corne un bœuf d'un gentil est exempt.

Et celui d'un gentil qui a corne un bœuf d'Israël, qu'il soit tam ou muad (premier délit ou récidiviste), paie le dommage entier. De quelque côté que tu prennes : si "son prochain" (Exode 21,35) est exact, même celui du gentil lorsqu'il a corne celui d'Israël devrait être exempt.

Et si "son prochain" n'est pas exact, même celui d'Israël lorsqu'il a corne celui du gentil devrait être tenu. Et les sages ne leur révélèrent pas la raison de la chose, que le bien du gentil est sans maître à cause du danger.

Et ce qu'il conclut : et cette chose nous ne l'informons pas au royaume, ce sont les paroles des sardiotot. Explication : les officiers commis à faire le jugement, ils dirent aux sages d'Israël : nous vous ferons une faveur de ne pas informer ce jugement au royaume.

Et c'est pourquoi il conclut là-dessus dans le Talmud de Jérusalem (Baba Kama 19,b, chapitre 4, halakha 3) : même ainsi ils n'atteignirent pas les échelles de Tyr jusqu'à ce qu'ils eussent tout oublié. Et ainsi j'ai vu dans le commentaire des Tossefot longs, et ainsi il apparaît du commentaire de Rachi pour qui l'examine.

Et les Tossefot ont objecté : et si tu dis, n'est-ce pas que nous disons dans Haguiga (13,a) celui qui enseigne la Torah à un gentil transgresse un commandement positif, car Il raconte Ses paroles à Yaakov etc. (Psaumes 147,19).

Et l'on peut dire que sur l'ordre du royaume ils le firent contre leur gré, et ils n'étaient pas tenus de se livrer eux-mêmes. Ou encore, que les officiers se firent comme des convertis aux yeux des sages, comme il est dans le Sifrei : même Il aime les peuples, jusqu-ici leur langage.

Il ressort d'ici qu'il n'est pas permis d'enseigner la Torah à un gentil même à cause de la paix du royaume, et à plus forte raison à cause d'un salaire de profit, si ce n'est par décret. Et malheur à ceux que l'on trouve au pays d'Espagne, parlant une langue étrangère au pays des Ismaélites, qui étudient la Torah de ה' avec les nations pour leur profit et le paiement de leur salaire, ce sont ceux qui engendrent des fils à l'idolâtrie, car ensuite ils se tournent vers l'hérésie, comme nous avons entendu et vu, pour nos nombreux péchés.

Le Saint, béni soit-Il, a transmis la Torah par tradition à Moché pour la dire à Yehoshoua et Yehoshoua aux anciens etc. (Avot 1,1), et Il n'a pas laissé écrire la Torah orale afin qu'ils ne se tournent pas vers l'hérésie, comme il est dans les Pirkei de-Rabbi Eliezer.

S'il en est ainsi, ces hommes qui pèchent dans leurs âmes et dans leurs corps pour frustrer le conseil de ה', qui étudient avec les nations, il m'apparaît selon mon humble avis que leur iniquité est trop grande pour être portée et ils ne verront pas la consolation de Sion :

וגם שמעינן מההיא ברייתא דאסור לשנות דברי תורה אף בזמן הסכנה וחייב למסור עצמו עליה. ולפי חד שינוי דתוס' שמלכות הרשעה גזרה עליהם, הלא לא תמצא דבר קשה כזו לומר בפני האומות שאנחנו פטורין מהזיקן והם חייבים, וכי לא היה ראוי לחוש חס ושלום לכמה שמדות וחורבות דליפוק מינייהו, בפרט מלכות הרשעה שכל מחשבותם רק להתגולל ולהתנפל על שונאינו, וא"כ היה להם לשנות, או שניהם חייבים או שניהם פטורים.

אלא שמע מינה שמחוייבים למסור על קדושת השם. ואם ח"ו ישנה הדין הוה ככופר בתורת משה.

ומסתמא איירי כגון שהשרים שאלו בפרטות על כל דין ודין שור של ישראל שנגח לשל נכרי ושל נכרי שנגח לשל ישראל. ועל כן השיבו האמת על קידוש השם כי לא הי' יכולת בידם לשמט עצמם מדין זה:

Et nous entendons aussi de cette baraita qu'il est interdit de changer les paroles de Torah même au temps du danger, et l'on est tenu de se livrer soi-même pour elle. Et selon une version des Tossefot que le royaume méchant décréta sur eux, voici tu ne trouveras pas chose aussi dure que celle-ci à dire devant les nations : que nous sommes exempts de leur dommage et qu'eux sont tenus, et n'était-il pas convenable de craindre, Ciel interdit, plusieurs conversions forcées et ruines qui sortiraient d'eux, en particulier le royaume méchant dont toutes les pensées ne sont que de trouver un prétexte et de fondre sur nos ennemis, et s'il en est ainsi ils auraient dû changer, ou tous deux tenus ou tous deux exempts.

Seulement apprends de là qu'ils sont tenus de se livrer pour la sainteté du Nom. Et si, Ciel interdit, il change cette loi, il est comme un négateur de la Torah de Moché.

Et vraisemblablement il s'agit d'un cas où les officiers demandèrent en détail sur chaque loi et chaque loi : un bœuf d'Israël qui a corne celui d'un gentil, et celui d'un gentil qui a corne celui d'Israël. Et c'est pourquoi ils répondirent la vérité pour la sanctification du Nom, car ils n'avaient pas le pouvoir de se dérober à cette loi :

והא דאיתא בפ"ק דמגילה (ט, א) מעשה בתלמי שכנס ע"ב זקנים וכו' ושינו התורה. התם מן שמיא דאסכימו בהדייהו וכעין רוח הקודש היה, וכן איתא התם נתן הקב"ה בלב כל אחד כו', והוא על פי הדבור.

ועוד התם לא שינו שום דבר ממשמעותו, אלא שינו לשון דלא יהפכו למינות, וכמו ששנינו כך היא כוונת המקרא כפשוטו. אבל לומר על הפטור חייב או להיפך, הוה ככופר בתורת משה, מה לי דבור אחד מה לי כל התורה, כדאיתא בפ"ג דיומא (לח, ב), אמר רב כל השוכח דבר אחד מכל תלמודו גורם גלות לבניו, שנאמר (הושע ד, ו) ותשכח תורת א-להיך אשכח בניך גם אני, אלמא דדבר אחד מתורה הוא נקרא תורת ה', עד כאן לשונו:

Et ce qui est au premier chapitre de Megila (9,a), le fait de Talmai qui rassembla 72 anciens etc. et ils changèrent la Torah. Là, c'est du Ciel qu'ils s'accordèrent avec eux et c'était comme un esprit saint, et ainsi il est là : le Saint, béni soit-Il, mit dans le cœur de chacun etc., et c'est selon la Parole.

Et encore, là ils ne changèrent aucune chose de son sens, seulement ils changèrent le langage afin qu'ils ne se tournent pas vers l'hérésie, et comme nous avons appris, telle est l'intention de l'Écriture selon son sens simple. Mais dire de l'exempt qu'il est tenu ou l'inverse, c'est comme un négateur de la Torah de Moché ; que m'importe une parole ou que m'importe toute la Torah, comme il est au chapitre 3 de Yoma (38,b), Rav a dit : quiconque oublie une chose de tout son Talmud cause l'exil à ses fils, il est dit (Osée 4,6) et tu as oublié la Torah de ton Elokim, J'oublierai aussi tes fils ; d'où qu'une chose de la Torah est appelée Torah de ה', jusqu-ici son langage :

מגיד דבריו ליעקב, אבל לאומות העולם אסור ללמוד אפילו אות אחת מן התורה, ועון גדול הוא. ועכו"ם העוסק בתורה חייב מיתה ועובר נמי משום (ויקרא יט, יד) ולפני עור לא תתן מכשול כל המלמדו.

רק בשבע מצות בני נח שרי ללמדו במסכת חגיגה (יג, א) ובתוס' (ד"ה אין מוסרין). אבל בזוהר מחמיר מאוד ולא חילק.

ובזוהר פרשת אחרי מות החמיר במאוד בעון זה הלומד לגוי אות אחת מהתורה:

Il raconte Ses paroles à Yaakov, mais aux nations du monde il est interdit d'enseigner même une lettre de la Torah, et c'est une grande iniquité. Et l'idolâtre qui s'occupe de Torah est passible de mort, et quiconque le lui enseigne transgresse aussi à cause de (Lévitique 19,14) et devant un aveugle tu ne mettras pas d'embûche.

Seulement pour les sept mitsvot des fils de Noah il est permis de les lui enseigner, dans le traité Haguiga (13,a) et dans les Tossefot (au mot : on ne transmet pas). Mais dans le Zohar il est très rigoureux et n'a pas distingué.

Et dans le Zohar, paracha Aharei Mot, il a été très rigoureux sur cette iniquité de celui qui enseigne à un gentil une lettre de la Torah :

וזה לשון תולעת יעקב בסוד המילה, כל מי שאינו חתום בחותם הקדוש הזה, אין לו חלק בא-להי ישראל ולא זכרון בתורתו, טמא הוא וטמא יקרא, ולא קדוש. ולטעם זה אין מלמדין אותו אפילו אל"ף בי"ת.

וכל המלמדו תורה משקר בשם הגדול, כי כל התורה שמותיו של הקב"ה, שהרי אין נכנסין לברית הלשון היא התורה הקדושה אם לא בברית הבשר. וקל וחומר הדברים, ומה פסח על שהוא רומז לדבר של קדושה, כתיב (שמות יב, מח) כל ערל לא יאכל בו.

התורה שהיא קודש קדשים שמותיו של הקב"ה, על אחת כמה וכמה. ולפיכך אסור ללמוד תורה לגוי שנאמר (תהלים קמז, יט) מגיד דבריו ליעקב חקיו ומשפטיו לישראל וגומר, וכתיב (ירמיה ב, כא) ואנכי נטעתיך שורק כלה זרע אמת, וכתיב (מיכה ז, כ) תתן אמת ליעקב, תורת אמת לזרע אמת.

והמלמד תורה לגוי, מעיד על עצמו כאלו אינו אמת חס ושלום. וכשיזכה לברית בשר שהיא השער, מכניסין אותו לברית הלשון שהוא התורה והוא הנקרא גר צדק, עד כאן לשונו:

Et voici le langage de Tolaat Yaakov sur le secret de la circoncision : quiconque n'est pas scellé de ce sceau saint n'a pas de part dans l'Elokim d'Israël ni souvenir dans Sa Torah, il est impur et sera appelé impur, et non saint. Et pour cette raison on ne lui enseigne pas même alef-beit.

Et quiconque lui enseigne la Torah ment par le Grand Nom, car toute la Torah est Ses Noms du Saint, béni soit-Il, car l'on n'entre pas dans l'alliance de la langue, qui est la Torah sainte, si ce n'est par l'alliance de la chair. Et à plus forte raison les choses : et si Pessa'h, qui ne fait qu'allusion à une chose de sainteté, il est écrit (Exode 12,48) tout incirconcis n'en mangera pas.

La Torah qui est saint des saints, Ses Noms du Saint, béni soit-Il, à plus forte raison combien et combien. Et c'est pourquoi il est interdit d'enseigner la Torah à un gentil, il est dit (Psaumes 147,19) Il raconte Ses paroles à Yaakov, Ses statuts et Ses jugements à Israël etc., et il est écrit (Jérémie 2,21) et Moi Je t'ai plantée sorek (cep noble), tout entière semence de vérité, et il est écrit (Michee 7,20) Tu donneras la vérité à Yaakov, Torah de vérité à une semence de vérité.

Et celui qui enseigne la Torah à un gentil témoigne sur lui-même comme s'il n'était pas vérité, Ciel interdit. Et lorsqu'il mérite l'alliance de la chair qui est la porte, on le fait entrer dans l'alliance de la langue qui est la Torah, et il est appelé converti juste, jusqu-ici son langage :

למען תהיה תורת ה' בפיך (שמות יג, ט). ראיתי אחד מהמדקדקים שהיה לו רשום תרי"ג מצות בקונטרס קטן, והיה נוהג לחזור אותם בכל יום עד שכולם שגורים בפיו בעל פה, והיה יודע מצוה פלונית היא מצוה מ' או ס' או כ' או כיוצא בזה.

וכל מי שמנדב לבו לאהבת התורה, יעשה כן:

Afin que la Torah de ה' soit dans ta bouche (Exode 13,9). J'ai vu l'un des grammatistes qui avait inscrit les 613 mitsvot dans un petit cahier, et il avait l'habitude de les revoir chaque jour jusqu'à ce qu'elles fussent toutes courantes dans sa bouche par cœur, et il savait que telle mitsva est la mitsva 40 ou 60 ou 20 ou semblable.

Et quiconque voue son cœur à l'amour de la Torah, qu'il fasse ainsi :

חיוב גדול הוא על המהלך בדרך שיעסוק בתורה, כהא דתנן (אבות ג, ז) המהלך בדרך ומפנה לבו ואומר מה נאה אילן זה כו'. וגרסינן נמי בסוטה דף מ"ט (א) ובתענית פרק קמא (י, ב), וא"ר עלאי בר ברכיה, שני תלמידי חכמים ההולכין בדרך ואין ביניהם דברי תורה ראויים לישרף, שנאמר (מל"ב ב, יא) ויהי המה הולכים הלוך ודבר והנה רכב וסוסי אש וגו'.

טעמא דאיכא דבור, הא ליכא דבור ראויין לישרף. על כן לא יזוז מלהרהר בדברי תורה לקיים מה שנאמר (משלי ו, כב), בהתהלכך תנחה אותך.

וילמוד בעל פה מה שיוכל, או יעסוק באיזה מזמורים או מאמרים לפרשם וכיוצא בזה הרבה, רק לא יזוז מחשבתו מהרהור תורה או תיקון מעשים טובים וכיוצא בזה:

C'est une grande obligation sur celui qui marche en chemin qu'il s'occupe de Torah, comme ce que nous avons appris (Avot 3,7) : celui qui marche en chemin et détourne son cœur et dit : que cet arbre est beau etc. Et nous lisons aussi dans Sota folio 49 (a) et dans Taanit premier chapitre (10,b), et Rabbi Ilai bar Berekhya a dit : deux disciples des sages qui marchent en chemin et il n'y a pas entre eux de paroles de Torah sont dignes d'être brûlés, il est dit (II Rois 2,11) et il fut qu'ils marchaient, marchant et parlant, et voici un char et des chevaux de feu etc.

La raison est qu'il y a parole ; d'où s'il n'y a pas parole ils sont dignes d'être brûlés. C'est pourquoi il ne s'écartera pas de méditer des paroles de Torah, pour accomplir ce qui est dit (Proverbes 6,22), quand tu marcheras elle te conduira.

Et qu'il apprenne par cœur ce qu'il pourra, ou qu'il s'occupe de quelques psaumes ou dits pour les expliquer et semblable beaucoup, seulement que sa pensée ne s'écarte pas de la méditation de la Torah ou de l'amendement de bonnes actions et semblable :

צריך אדם ליזהר מדברים המשכחים את הלימוד, כדאיתא בהוריות פרק כהן משוח (יג, ב), תנו רבנן, חמשה דברים משכחים את הלימוד, האוכל ממה שאכל עכבר, וממה שאכל חתול, והאוכל לב בהמה. ומהר"ם ז"ל היה מונע עצמו אפילו מלב העוף.

בתשב"ץ בסימן תקס"א, הרגיל בזתים, והשותה שיורי רחיצה, והרוחץ רגליו זו על גב זו, ויש אומרים אף המניח כליו תחת מראשותיו. חמשה דברים משיבים את התלמוד, האוכל פת חטים וכל שכן חיטים עצמן, והאוכל ביצה מגולגלת בלא מלח, והרגיל בשמן זית, והרגיל ביין ובשמים, והשותה מים משיורי עיסה, ויש אומרים אף הטובל אצבעו במי מלח ואוכל, הרגיל בשמן זית.

מסייע ליה לרבי יוחנן, דאמר רבי יוחנן כשם שהזית משכח את התלמוד של ע' שנה, כך שמן זית מחזיר התלמוד של ע' שנה. הרגיל ביין ובשמים, מסייע ליה לרבא, דאמר חמרא וריחנא פקחין.

הטובל אצבעו במלח, אמר ריש לקיש, ובאחת. כתנאי, ר' יודא אמר אחת ולא שתים, רבי יוסי אומר שתים ולא שלש.

עשרה דברים קשים לתלמוד, העובר תחת אפסר גמל, וכל שכן תחת גמל עצמו, והעובר בין שני גמלים, והעובר בין שתי נשים, ואשה שעוברת בין שני אנשים, והעובר תחת גשר שלא עברו תחתיו מים מ' יום, והאוכל פת שלא בישל כל צרכו. והאוכל בשר מזוהמא ליסטרון, פירוש, אותו כף שבוחשים את הקדירה קרי לה זוהמא ליסטרא על שם שמעברת הזוהמא לשני צדדים, על שני צדיו (שמות ל, ד) תרגום תרין סטרוהי.

ושותה מאמת המים שעוברת בין הקברות, והמסתכל בפני המת, ויש אומרים הקורא הכתב מעל גבי הקבר. וכשיהיו נזהרים בדברים אלו התלמידי חכמים, יגדיל תורה ויאדיר, עד כאן:

Un homme doit se garder des choses qui font oublier l'étude, comme il est dans Horayot, chapitre Kohen machouah (13,b), nos maîtres ont enseigné : cinq choses font oublier l'étude : celui qui mange de ce qu'a mangé une souris, et de ce qu'a mangé un chat, et celui qui mange le cœur d'une bête. Et le Maharam (notre maître Rabbi Meir) de mémoire bénie s'abstenait même du cœur de la volaille.

Dans le Tashbets au siman 561 : celui qui est habitué aux olives, et celui qui boit les restes de lavage, et celui qui lave ses pieds l'un sur l'autre, et il y en a qui disent même celui qui place ses vêtements sous sa tête. Cinq choses restituent le Talmud : celui qui mange du pain de froment et à plus forte raison le froment lui-même, et celui qui mange un œuf mollet sans sel, et celui qui est habitué à l'huile d'olive, et celui qui est habitué au vin et aux aromates, et celui qui boit de l'eau des restes de pâte, et il y en a qui disent même celui qui trempe son doigt dans de l'eau salée et mange.

Celui qui est habitué à l'huile d'olive : cela soutient Rabbi Yo'hanan, car Rabbi Yo'hanan a dit : de même que l'olive fait oublier le Talmud de 70 ans, ainsi l'huile d'olive restitue le Talmud de 70 ans. Celui qui est habitué au vin et aux aromates : cela soutient Rava, qui a dit : vin et parfum rendent perspicace.

Celui qui trempe son doigt dans le sel, Resh Lakish a dit : et d'un seul. Comme une controverse de tannaim : Rabbi Yehuda a dit un et non deux, Rabbi Yosse dit deux et non trois.

Dix choses sont dures pour le Talmud : celui qui passe sous le licol d'un chameau, et à plus forte raison sous le chameau lui-même, et celui qui passe entre deux chameaux, et celui qui passe entre deux femmes, et une femme qui passe entre deux hommes, et celui qui passe sous un pont sous lequel l'eau n'est pas passée 40 jours, et celui qui mange du pain qui n'a pas été cuit à suffisance. Et celui qui mange de la viande d'une zohama listeron ; explication : cette cuiller avec laquelle on remue la marmite, on l'appelle zohama listera, parce qu'elle fait passer l'impureté vers les deux côtés ; sur ses deux côtés (Exode 30,4), Targoum : תרין סטרוהי.

Et celui qui boit d'un canal d'eau qui passe entre les tombeaux, et celui qui regarde le visage du mort, et il y en a qui disent celui qui lit l'écrit dessus la tombe. Et lorsque les disciples des sages se garderont de ces choses, Il grandira la Torah et la glorifiera, jusqu-ici :

בילקוט ריש ויקהל איתא, ויקהל משה (שמות לה, א), רבותינו בעלי אגדה אומרים, מתחילת התורה ועד סופה אין בה פרשה שנאמר בראשה ויקהל אלא זאת בלבד. אמר הקב"ה, עשה לך קהילות גדולות ודרוש לפניהם ברבים הלכות שבת, כדי שילמדו ממך דורות הבאים להקהיל קהילות בכל שבת ושבת וליכנוס בבתי מדרשות ללמד ולהורות לישראל דברי תורה איסור והיתר כדי שיהא שמי הגדול מתקלס בין בני.

ומכאן אמרו, משה תיקן להם לישראל שיהיו דורשין בעניינו של יום, הלכות פסח בפסח, הלכות עצרת בעצרת, הלכות החג בחג. אמר משה לישראל, אם אתם עושין כסדר הזה, הקב"ה מעלה עליכם כאילו המלכתם אותו בעולמו, שנאמר (ישעיה מג, יב) ואתם עדי נאום ה' ואני אל.

וכן דוד הוא אומר (תהלים מ, י), בשרתי צדק בקהל רב. וכי מה בשורה היו ישראל צריכין בימי דוד, והלא כל ימיו של דוד מעין דוגמא של משיח היה.

אלא שהיה פותח ודורש לפניהם דברי תורה שלא שמען אוזן מעולם, עד כאן לשונו:

Dans le Yalkout au début de Vayakhel il est : et Moché assembla (Exode 35,1), nos maîtres maîtres de l'aggada disent : du commencement de la Torah jusqu'à sa fin il n'y a pas en elle de paracha dont on dise en tête "et il assembla" sinon celle-ci seulement. Le Saint, béni soit-Il, a dit : fais-toi de grandes assemblées et expose devant eux en public les lois du Chabbat, afin que les générations à venir apprennent de toi à assembler des assemblées chaque Chabbat et à se réunir dans les maisons d'étude pour enseigner et instruire Israël paroles de Torah, interdit et permis, afin que Mon grand Nom soit loué parmi Mes fils.

Et d'ici ils ont dit : Moché a institué pour Israël qu'ils exposent le sujet du jour, lois de Pessa'h à Pessa'h, lois de Chavouot à Chavouot, lois de la fête à la fête. Moché a dit à Israël : si vous faites selon cet ordre, le Saint, béni soit-Il, vous le compte comme si vous L'aviez couronné dans Son monde, il est dit (Isaie 43,12) et vous êtes Mes témoins, dit ה', et Je suis Él.

Et ainsi David dit (Psaumes 40,10), j'ai annoncé la justice dans une grande assemblée. Et quelle annonce Israël avait-il besoin aux jours de David, et n'est-ce pas que tous les jours de David étaient comme un modèle du Messie.

Seulement il ouvrait et exposait devant eux des paroles de Torah qu'une oreille n'avait jamais entendues, jusqu-ici son langage :

אמנם הדרשן הדורש לרבים יראה שידרוש לשם שמים להיות זוכה ומזכה לרבים, וכל דרוש ישליש לג' חלקים. חלק א' ידבר פשטים טובים בפרשה המובחר מהמפרשים, ויאמרם בשמם ויוסיף כפי שכלו הטוב.

חלק הב' יאמר דינים ללמד לרבים, בפרט לאותם שאינן בני תורה כל כך לומר דינים המצטרכים, כגון סדר כל היום ודיני ציצית ותפלין ומזוזה והלכות שבת והנהגת הבית בהלכות אישות והלכות ביאה וכיוצא בזה הרבה. חלק הג' דברי מוסר מחובת הלבבות וראשית חכמה וכיוצא בהם הרבה מאד, וכל המוסר שמייסר יראה שיהיה בו לקיים קשוט עצמך ואח"כ קשוט אחרים (ב"מ קז, ב).

ובסוף סוטה (פ"ט מט"ו) תנן, משמת רבי מאיר בטלו מושלי משלים. וזה לשון הרב ברטנורה, מושלי משלים, כגון משלות שועלים, דאמרינן בסנהדרין (לח, ב) כי הוה דריש ר' מאיר בפרקיה הוה דריש תלתא שמעתתא ותלתא אגדתא ותלתא מתלי, עד כאן לשונו.

ובודאי אלו משלים היו להורות דרכי מוסר. הרי מבוארים ג' חלקים הנ"ל, שמעתתא הם הדינים, אגדתא פשטים מתוקים, מתלי הם מוסרים, והחוט המשולש לא במהרה ינתק:

Toutefois le prédicateur qui expose aux nombreux verra qu'il expose pour le Nom des cieux, afin d'être méritant et de faire mériter les nombreux, et tout exposé il le divisera en 3 parts. Part 1 : il dira de bons sens simples sur la paracha, le meilleur des commentateurs, et il les dira en leur nom et ajoutera selon son bon intellect.

La deuxième part : il dira des lois pour enseigner aux nombreux, en particulier à ceux qui ne sont pas tant fils de Torah, pour dire les lois nécessaires, telles que l'ordre de tout le jour et les lois de tsitsit et tefilin et mézuza et les lois du Chabbat et la conduite de la maison dans les lois du mariage et les lois de l'union conjugale et semblable beaucoup. La troisième part : paroles de morale de Hovot haLevavot et Reshit 'Hokhma et semblables à eux très nombreuses, et toute la morale dont il reprend, il verra qu'il y ait en lui de quoi accomplir : pare-toi toi-même et ensuite pare les autres (Baba Metsia 107,b).

Et à la fin de Sota (chapitre 9, michna 15) nous avons appris : depuis que Rabbi Meir est mort, les diseurs de paraboles ont cessé. Et voici le langage du rav Bertinoro : diseurs de paraboles, telles que les paraboles de renards, comme nous disons dans Sanhédrin (38,b) : lorsque Rabbi Meir exposait dans son chapitre, il exposait trois shemata et trois aggadot et trois meshalim, jusqu-ici son langage.

Et certainement ces paraboles étaient pour enseigner les voies de la morale. Voici sont éclaircies les 3 parts susdites : shemata ce sont les lois, aggadot de doux sens simples, meshalim ce sont des morales, et le cordon triple ne se rompra pas vite :

נשלם פרק נר מצוה

Achevé le chapitre Ner Mitsva.

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