« Même si nous sommes tous sages » : le sage emprunte Vaet'hanan et objecte que tes témoignages, tes décrets et tes jugements de Pessa'h se contredisent. Témoignages (matsa, maror) ont une raison connue ; « voici le décret du pessa'h » (Chemot 12,43) est décret sans raison, et un statut pour tous contredirait le jugement « aucun fils d'étranger n'en mangera ». Selon le Chla, on ne conclut pas par l'afikoman et l'on ne mange pas le pessa'h en deux lieux, chose sans raison, alors qu'il eût fallu aller de maison en maison comme le Saint béni soit-Il. La question de Pessa'h vient du fils méchant ; on répond devant tous : « Il a délivré nos maisons ».
Aussi : celui qui ne sait pas interroger dit au méchant « à cause de ceci Hachem a fait pour moi » ; le récit à la nuit des matsot ; le Maggid du blâme à la louange, kelipa et Ésav
אפילו כולנו חכמים כו' מצוה עלינו לספר ביציאת מצרים, חכם מה הוא אומר. דבריו הם בשאלה, רצוני לומר לוקח הדברים הכתובים בואתחנן על כלל התורה, והוא שואל אותם על ענין פסח, מאחר שמוזכר שם גם כן ענין יציאת מצרים.
וכשהחכם שואל שאלה זו, בודאי אין כוונתו כפשוטן של דברים בואתחנן שהיא על כלל התורה, דאם כן היה קשה למה דוקא עתה בפסח שואל. אלא דבריו הם מושאלין משם, ומדבר בלשון הפסוק וכוונתו על ענין אחר הנוגע דוקא בפסח.
והוא זה, כי הוא מקשה עדות וחקים ומשפטים הנאמרים בפסח סתרי אהדדי, וזה כי עדות נקראים המצות שאנו עושין זכר לדבר, כמו מרור זכר לוימררו את חייהם, מצה על שם שלא הספיק כו', וכן הרבה מצות כיוצא בהם, והם עדות על מה שעבר מה שהיה, ותמצא ענין עדות בפסח, כי פסח ה' על בתי בני ישראל. ואז מקשה, אם כן מהו זה חקים שכתוב אצל פסח זאת חקת הפסח, שהרי אלו תרתי סתרי אהדדי, דאם הוא עדות נמצא נודע טעם הדבר, וחק נקרא מה שהוא גזירת מלך ולא נודע הטעם.
וכי תימא חק האמור כאן אין פירושו כמו מצות שהם חקים, רק רצה לומר שהוא חק לכל העולם לא לישראל לבד, קשה דסותר לזה, אם כן למה נקרא הפסח משפט כמו שנאמר (במדבר ט, ג) ככל חקותיו ומשפטיו, ומשפט הוא כל בן נכר לא יאכל בו, על דרך משפטים בל ידעום כדאיתא ברבתי פרשת בא פרשה י"ט (ז') עיין שם. נמצא החכם מקשה ממה נפשך, אם פירוש חק הוא גזירת מלך, סותר לזה עדות, ואם פירוש חק הוא חק לכל העולם, סותר לזה משפט.
ובאתה התשובה אין מפטירין אחר פסח אפיקומן, ובפרק ערבי פסחים (קיט, ב) איכא מאן דאמר אפיקו מנא, דהיינו שלא יאכלו הפסח בשני מקומות, וענין זה יהיה תשובה למה נקרא חק, כי דבר אחד חקיי יש בו שאין לו טעם, כי הסברא היתה להיפך, דאדרבה ילך מבית לבית לאכלו, כענין שהיה פסיחת הקב"ה מבית לבית.
Même si nous sommes tous sages etc., c'est une mitsva pour nous de raconter la sortie d'Égypte ; le sage, que dit-il. Ses paroles sont en question, je veux dire : il prend les paroles écrites dans Vaethanan sur l'ensemble de la Torah, et il les demande sur l'affaire de Pessa'h, puisque la aussi est mentionnée l'affaire de la sortie d'Égypte.
Et lorsque le sage pose cette question, certainement son intention n'est pas selon le sens simple des paroles dans Vaethanan qui portent sur l'ensemble de la Torah, car alors ce serait difficile : pourquoi justement maintenant à Pessa'h interroge-t-il. Seulement ses paroles sont empruntées de là, et il parle dans le langage du verset et son intention est sur une autre affaire qui touche justement à Pessa'h.
Et la voici : car il objecte que tes témoignages et tes décrets et tes jugements dits à Pessa'h se contredisent l'un l'autre. Et ceci : car témoignages sont appelées les mitsvot que nous faisons en souvenir d'une chose, comme le maror souvenir de : ils ont rendu amère leur vie, la matsa au nom de : cela n'a pas eu le temps etc., et ainsi beaucoup de mitsvot semblables, et elles sont témoignage sur ce qui est passé, ce qui fut ; et tu trouveras l'affaire de témoignage à Pessa'h, car ה' a passé sur les maisons des enfants d'Israël.
Et alors il objecte : si ainsi, qu'est-ce que ceci, décrets, qu'il est écrit auprès de Pessa'h : voici le décret du pessa'h (Exode 12,43), car ces deux se contredisent l'un l'autre : si c'est témoignage, il se trouve que la raison de la chose est connue, et décret est appelé ce qui est décret du roi et dont la raison n'est pas connue. Et si tu dis : le décret dit ici, son sens n'est pas comme les mitsvot qui sont décrets, seulement il a voulu dire que c'est un statut pour tout le monde, non pour Israël seulement, c'est difficile car cela contredit ceci : si ainsi, pourquoi le pessa'h est-il appelé jugement, comme il est dit (Nombres 9,3) : selon tous ses décrets et ses jugements, et jugement c'est : aucun fils d'étranger n'en mangera (Exode 12,43), à la manière de : des jugements qu'ils n'ont pas connus (Psaumes 147,20), comme il est dans le Rabba, paracha Bo, section 19 (7), vois là.
Il se trouve que le sage objecte de quelque côté que tu prennes : si le sens de décret est décret du roi, témoignage le contredit ; et si le sens de décret est statut pour tout le monde, jugement le contredit. Et vint la réponse : on ne conclut pas après le pessa'h par l'afikoman ; et au chapitre Arvei Pessahim (119,b) il y a qui dit afiku mana (sortez les ustensiles), c'est-à-dire qu'ils ne mangeront pas le pessa'h en deux lieux ; et cette affaire sera réponse à pourquoi il est appelé décret, car il y a en lui une chose de décret qui n'a pas de raison, car le raisonnement était l'inverse : au contraire, qu'il aille de maison en maison pour le manger, à la manière de ce qu'était le passage du Saint béni soit-Il de maison en maison.
והנה עצם השאלה לפסח הוא מבן רשע, ולשון שאלת החכם הוא מושאל מהאי דואתחנן, על כן לא הזכירה התורה כאן בפסח בהדיא בן חכם, וזהו שאמר אף אתה אמור לו כהלכות הפסח, כלומר לענין פסח תשיב לו אין מפטירין, אבל לענין השאלה גופה על כלל התורה התשובה היא ככתובה בואתחנן. והנה מתחלה דיבר החכם כי הוא ראש המדברים, ואחר כך הרשע, והרשע קופץ באפקירותו טרם שהשיבו לחכם, לכך כתיב בניכם לשון רבים, כי רמזה תורה בכאן כשידבר הרשע אז יהיו המדברים בניכם לשון רבים, כי גם החכם דיבר.
וכתיב שם (שמות יב, כז) ואמרתם זבח פסח הוא לה' אשר פסח על בתי בני ישראל בנגפו את מצרים ואת בתינו הציל, ולא אמר אליו כי אל תען כסיל כאולתו (משלי כו,ד), רק המשיב יאמר נגד כל המסובין, ובזה יהיה תשובה לשאלת החכם וקהיון שינים לרשע. התשובה לחכם היא כך, ואת בתינו הציל שפסח מבית לבית, ואם כן הוא חק, וזהו אין מפטירין כו' כמו שכתבתי לעיל.
קהיון שנים לרשע ואת בתינו הציל ולא של מצרים, וכן אלו היה הרשע שם שלא היה נגאל.
Et voici, l'essence de la question pour Pessa'h vient du fils méchant, et le langage de la question du sage est emprunté de celui de Vaethanan ; c'est pourquoi la Torah n'a pas mentionné ici à Pessa'h explicitement un fils sage, et ceci est ce qu'il a dit : toi aussi dis-lui comme les lois de Pessa'h, c'est-à-dire pour l'affaire de Pessa'h tu lui répondras : on ne conclut pas, mais pour l'affaire de la question elle-même sur l'ensemble de la Torah, la réponse est comme elle est écrite dans Vaethanan. Et voici, d'abord à parlé le sage, car il est le premier des parleurs, et ensuite le méchant, et le méchant se précipite dans son impiété avant qu'on ait répondu au sage ; c'est pourquoi il est écrit "vos fils" au pluriel, car la Torah a allude ici : lorsque le méchant parlera, alors les parleurs seront "vos fils" au pluriel, car aussi le sage a parlé.
Et il est écrit là (Exode 12,27) : et vous direz : c'est un sacrifice de pessa'h pour ה', qui a passé sur les maisons des enfants d'Israël lorsqu'Il frappa l'Égypte, et Il a délivré nos maisons ; et il n'a pas dit à lui, car ne réponds pas au sot selon sa folie (Proverbes 26,4), seulement celui qui répond dira en face de tous les convives, et par cela ce sera une réponse à la question du sage et un émoussement des dents pour le méchant. La réponse au sage est ainsi : et Il a délivré nos maisons, qu'Il a passé de maison en maison, et s'il en est ainsi c'est un décret, et ceci est : on ne conclut pas etc., comme j'ai écrit plus haut.
Émoussement des dents pour le méchant : et Il a délivré nos maisons, et non celles d'Égypte ; et de même, si le méchant avait été là, il n'aurait pas été délivré.
ותיכף ומיד והגדת לבנך ביום ההוא לאמר וגו' (שמות יג, ח), זהו שאינו יודע לשאול. יש להסתפק בו, אולי אינו שואל לסיבה כי לא אכפת ליה במצוה וכופר על כן אינו משגיח לישא וליתן, או הוא מצד חסרונו.
על כן באה המצוה אתה פתח לו, אולי יפתח פיו בכפירה ויהיה נוסף על הרשע הראשון, על כן מהר אתה לפתוח והגדת לבנך, הפוך פניך אליו לאמר, רצה לומר תאמר לו שיאמר לרשע בזה הלשון בעבור זה עשה ה' לי ולא לו כו'. וזה שפירש רש"י פרשת בא רמז בכאן תשובה לבן רשע, על כן בא הלשון היה נגאל בלשון נסתר, כי הוא המדבר עם שאינו יודע שיאמר כן לרשע.
ולא דיבר עם הרשע כלום, רק מה שאמר בתוך קהל המסובין זבח פסח הוא לה' וגו' כדלעיל, לכך אמר אף אתה הקהה, נוסף על מה שיאמר לו אחר כך בהדיא השאינו יודע לשאול, לכך מביא בעבור זה בקוצר, כי מן בעבור זה הוא נוסח שיאמר השאינו יודע לשאול.
Et aussitôt : et tu raconteras à ton fils en ce jour-là pour dire etc. (Exode 13,8), ceci est celui qui ne sait pas interroger.
Il y a à douter à son sujet : peut-être n'interroge-t-il pas pour la raison qu'il ne se soucie pas de la mitsva et qu'il nie, c'est pourquoi il ne prend pas garde à discuter ; ou c'est du côté de son manque. C'est pourquoi est venue la mitsva : toi, ouvre-lui ; peut-être ouvrira-t-il sa bouche en négation et sera ajouté sur le premier méchant ; c'est pourquoi hâte-toi toi d'ouvrir : et tu raconteras à ton fils, tourne ton visage vers lui pour dire, c'est-à-dire tu lui diras qu'il dise au méchant en ce langage : à cause de ceci ה' a fait pour moi, et non pour lui, etc.
Et ceci qu'a expliqué Rachi, paracha Bo : ici est alludée une réponse au fils méchant ; c'est pourquoi est venu le langage "il aurait été délivré" en langage caché, car c'est lui qui parle avec celui qui ne sait pas, afin qu'il dise ainsi au méchant. Et il n'a rien parlé avec le méchant, seulement ce qu'il a dit au milieu de l'assemblée des convives : c'est un sacrifice de pessa'h pour ה' etc., comme plus haut ; c'est pourquoi il a dit : toi aussi émousse, en plus de ce que lui dira ensuite explicitement celui qui ne sait pas interroger ; c'est pourquoi il apporte "à cause de ceci" en raccourci, car depuis "à cause de ceci" c'est la formule que dira celui qui ne sait pas interroger.
יכול מראש חודש, תלמוד לומר ביום ההוא. אי ביום ההוא יכול מבעוד יום, תלמוד לומר בעבור זה, בעבור זה לא אמרתי אלא בשעה שמצה ומרור מונחים לפניך.
העולם מקשים קיצר לא ליכתב רק בעבור זה. ונראה לתרץ דרצה לתרץ תיבת לאמר דמיותר בפסוק מאחר שאמר והגדת.
אף על פי שכתבתי לעיל בענין ארבעה בנים איך שמתורץ, מכל מקום כפלים לתושיה והכל אמת. והענין, מבעוד יום היינו ערב פסח היה עסק גדול בקרבן פסח אסיפה גדולה בישראל כתות כתות והרבה עסקים, והיה הבן מתמיה ושואל לאביו מה זה ועל מה זה, ומחמת טרדת העסקים אין פנאי להאב להשיב לבנו על נכון.
על כן אמרה תורה והגדת לבנך ביום ההוא, כלומר מבעוד יום כששואלך מה זה, תגיד לו שתאמר לו הענין בלילה כשיהיו מונחים לפנינו מצה ומרור ואז נהיה פנויים מהעסקים אזי אומר לך כל העניינים אף מענייני קרבן פסח.
On pourrait penser depuis Roch Hodesh ; l'enseignement dit : en ce jour-là. Si en ce jour-là, on pourrait penser tandis qu'il fait encore jour ; l'enseignement dit : à cause de ceci ; à cause de ceci, Je n'ai dit que à l'heure où matsa et maror sont placés devant toi.
Le monde objecte : Il aurait dû raccourcir, n'écrire que "à cause de ceci". Et il paraît de résoudre qu'Il a voulu résoudre le mot "pour dire", qui est superflu dans le verset puisque Il a dit "et tu raconteras".
Bien que j'aie écrit plus haut, dans l'affaire des quatre fils, comment c'est résolu, néanmoins un double pour la sagesse (Job 11,6), et le tout est vrai. Et l'affaire : tandis qu'il fait encore jour, c'est-à-dire la veille de Pessa'h, il y avait une grande occupation au sacrifice de Pessa'h, un grand rassemblement en Israël, groupés groupés, et beaucoup d'occupations, et le fils s'étonnait et interrogeait son père : qu'est-ce ceci et sur quoi ceci, et à cause de la presse des occupations il n'y a pas de loisir au père pour répondre à son fils comme il faut.
C'est pourquoi la Torah a dit : et tu raconteras à ton fils en ce jour-là, c'est-à-dire tandis qu'il fait encore jour, lorsqu'il t'interroge : qu'est-ce ceci, tu lui diras que tu lui diras l'affaire là nuit, lorsque seront placés devant nous matsa et maror, et alors nous serons libres des occupations, alors je te dirai toutes les affaires, même des affaires du sacrifice de Pessa'h.
מתחילה עובדי עבודה זרה היו אבותינו כו'. בפרק ערבי פסחים תנן (קטז, א) מתחיל בגנות ומסיים בשבח.
ופליגי רב ושמואל, מר סבירא ליה הגנות הוא עבדים היינו, ומר סבירא ליה הגנות הוא מתחילה עובדי עבודה זרה כו', ואנחנו מקיימין דברי שניהן. וקשה, בשלמא גנות עבדים הגנות הוא השבח, כי מכח כור העבדות נזדככו, אך גנות עבודה זרה מאי טעמא להזכירו.
בפסוקי יהושע (יהושע כד, ב) שמביא המגיד קשה, למה לא הזכיר את ישמעאל בהדיא רק דרך רמז שאמר וארבה את זרעו, מה שאין כן את עשו הזכיר בהדיא. ואגב אפרש כל פרשה זו ביהושע סימן כ"ד, מן ויאמר יהושע אל כל העם כו' עד ירדו מצרים, אח"כ מן ועתה יראו את ה' כו' עד ובקולו נשמע.
ופרשה זו חמורה ועמוקה כי היא תמוהה במאוד, אמר ועתה יראו את ה' ועבדו אותו בתמים וכו' ואם רע בחרו כו', והלא קרבן לעבודתו, ואיך נתן הבחירה או מה נפקא מינה במה יבחרו. עוד קשה, הם השיבו כהוגן חלילה לנו כו', ויהושע אמר לא תוכלו לעבוד את ה' ודבריו סותרין גם כן, דמתחילה אמר ועתה יראו את שם ה' ועבדו אותו בתמים.
המפרשים כתבו מה שכתבו, אחוה דעתי גם כן. וקודם שאפרש צריך אני להקדים איזה הקדמות.
Au commencement nos pères étaient serviteurs d'idoles etc. Au chapitre Arvei Pessahim on a enseigné (116,à) : on commence par le blâme et l'on termine par la louange.
Et Rav et Shmuel sont en désaccord : l'un tient que le blâme est "nous étions esclaves", et l'un tient que le blâme est "au commencement serviteurs d'idoles" etc., et nous accomplissons les paroles des deux. Et difficulté : soit, le blâme des esclaves, le blâme est la louange, car par la force du creuset de l'esclavage ils ont été affinés ; mais le blâme de l'idolâtrie, quelle est la raison de le mentionner.
Dans les versets de Yehoshua (Josue 24,2) que le Maggid apporte, c'est difficile : pourquoi n'a-t-il pas mentionné Yishmael explicitement, seulement par voie d'allusion, qu'il a dit : et J'ai multiplié sa semence, ce qui n'est pas ainsi d'Esav qu'il a mentionné explicitement. Et en passant j'expliquerai toute cette paracha dans Yehoshua, chapitre 24, depuis : et Yehoshua dit à tout le peuple etc. jusqu'à : ils descendirent en Égypte, ensuite depuis : et maintenant craignez ה' etc. jusqu'à : et à Sa voix nous écouterons.
Et cette paracha est grave et profonde, car elle est très étonnante : il a dit : et maintenant craignez ה' et servez-Le dans l'intégrité etc., et s'il est mal, choisissez etc. ; et ne sont-ils pas déjà voués à Son service, et comment a-t-il donné le choix, ou quelle différence selon ce qu'ils choisiront. Encore une difficulté : ils ont répondu comme il convient : loin de nous etc., et Yehoshua a dit : vous ne pourrez pas servir ה', et ses paroles se contredisent aussi, car d'abord il a dit : et maintenant craignez le Nom de ה' et servez-Le dans l'intégrité.
Les commentateurs ont écrit ce qu'ils ont écrit ; je déclarerai aussi mon avis. Et avant que j'explique, je dois faire précéder quelques introductions.
א' כי חלק ה' עמו יעקב חבל נחלתו (דברים לב, ט), אנחנו קשורים בנשמותינו באחדותו כחבל הזה שראש אחד למטה וראש אחד קשור למעלה ושם אחיזתינו, לא כאלה חלק האומות, כי אין אחיזתם רק עד שריהם ולא יותר. על כן ישראל הם הפרי והאומות הם הקליפה.
ב' כבר הארכתי במקום אחר כי אף הקליפה שהיא קליפה מכל מקום שורש הקליפה למעלה היא קדושה, דאם לא כן היה דבר כפירה ח"ו, וזהו ענין דרישיה דעשו מונח בעטפיה דיצחק. וסמאל שהוא כלל הקליפה הוא סם המות, מכל מקום שורשו הוא 'אל', ובארתי דבר זה במקום אחר בארוכה.
ועתיד הכל לטהר מצד שרשם, והרע והטומאה יכלה, והטוב והקדושה תשאר. זהו ענין הזדככות הקליפה על ידי הקדושה, כמו תרח שיצא ממנו אברהם ראש המאמינים.
נמצא ההתחלה בגנות והסיום בשבח, ובזה נזדככה הקליפה ונשאר רשומה בקודש, כמו גר הנכנס בבריתו של אברהם אבינו, ודבר זה הוא מעלה גדולה לאבות ולישראל שעל ידיהם יבא ההזדככות להתייחד הנ"ל בסוד האחדות. הרי בארתי שנים, דהיינו הקליפה ושורש הקליפה למעלה.
ובזה יש שלוש בחינות מלמטה למעלה. א' בחינת עצמות הקליפה.
ב' בחינת התלבשות הקדושה שהוא הראש והשורש היורד ומתלבש בקליפה, וזהו מפני חטאינו כמבואר בארוכה במקום אחר. ג' בחינת הראש והשורש מצד עצם קדושתו בלתי התלבשותו, וזהו סוד ועברתי בארץ מצרים, דרך העברה ולא התלבשות, שהרי נגלה בכבודו ובעצמו.
והנה חלק ה' לכל העמים השרים שלמעלה, ובהם דביקות האומות ואחיזתם, והוא בבחינת עצמם, שהיא בחינה התחתונה וחלק אות ה', באופן שאינם נאחזים בהקדושה אף בבחינת התלבשות, כי עד פה יגיעו עד עצם בחינה התחתונה, ואין להם דביקות בו יתברך אפילו באמצעין. והמעלה היותר מזה חסידי אומות העולם שיש להם דבקות בו יתברך באמצעית, והוא בחינה שניה שזכרתי.
והמעלה השלישית היא ישראל שבחוץ לארץ עובדי עבודה זרה בטהרה הן, ואמרו רז"ל (גיטין נו, ב) כל המיצר לישראל נעשה ראש, והוא סוד הראש שזכרתי בחינת מעלה שלישית. והענין שישראל היושבים תחת השר ההוא, וההשפעה יורד דרך השר ההוא, מכל מקום אין דביקותם אלא בראש, דכתיב אני ה' השוכן אתם בתוך טומאתם.
ואף שהקדושה מאירה לנו דרך השר, אינו דרך התלבשות והתעבות לנו אלא דרך העברה בעלמא, כאור החמה המאירה דרך זכוכית שאינה מתעבה בזכוכית רק מאירה דרך העברה, ואף זה הוא מפני חטאינו לעבור דרך עבודה זרה, מכל מקום הוא בטהרה. והנה אח עשו ליעקב, והיו בבטן אחד, ושאב עשו הזוהמא, ואף בגלותא כי יעקב תחת רשות עשו, מכל מקום נזדכך יעקב לבניו שהם בבחינת ראש של עשו, וכן בכל מקום שגלו ישראל נעשה ראש, כלומר לישראל.
וזה היה מצד הזדככות יעקב ובניו שהם תאומים, והזוהמא נכנס בעשו ולא נשאר ביעקב. על כן הזכיר את עשו.
מה שאין כן יצחק בישמעאל כי לא היו אחים, כי בן השפחה הולד כמוה, על כן לא היה עדיין הזדככות ביצחק. וזהו שנאמר (בראשית כא, יא) וירע לאברהם על אודות בנו, כי הוא היה מחזיקו כבנו.
ושרה אמרה גרש את האמה ובנה, והקב"ה הסכים עמה. וזהו לא ירשך זה כי אם אשר יצא ממעיך, דקשה מחלציך היה לו לומר, דמעיים לא שייכי אלא מאשה, אלא רצה לומר מי שהיא אשתך המתייחסת לך, וזהו שרה שמעייה הם שלך.
Premier : car la part de ה' est Son peuple, Yaakov le cordeau de Son héritage (Devarim 32,9) : nous sommes liés en nos nechamot à Son unité comme ce cordeau dont une tête est en bas et une tête est liée en haut, et là est notre prise ; non comme ceux-ci, la part des nations, car leur prise n'est que jusqu'à leurs princes et pas davantage. C'est pourquoi Israël sont le fruit et les nations sont la kelipa (écorce).
Deuxième : j'ai déjà allongé ailleurs que même la kelipa qui est kelipa, néanmoins la racine de la kelipa en haut est sainteté ; si ce n'était ainsi, ce serait une affaire de négation, à Dieu ne plaise ; et ceci est l'affaire de : la tête d'Esav est posée dans l'enveloppement de Yitshak. Et Samael, qui est l'ensemble de la kelipa, est le poison de la mort ; néanmoins sa racine est 'אל', et j'ai expliqué cette chose ailleurs en longueur.
Et dans l'avenir le tout sera purifié du côté de leur racine, et le mal et l'impureté périront, et le bien et la sainteté resteront. Ceci est l'affaire de l'affinement de la kelipa par la sainteté, comme Térah dont est sorti Avraham, tête des croyants.
Il se trouve : le commencement dans le blâme et l'achèvement dans la louange, et par cela la kelipa a été affinée et son empreinte est restée dans le saint, comme le converti qui entre dans l'alliance d'Avraham notre père ; et cette chose est une grande élévation pour les pères et pour Israël, que par eux viendra l'affinement pour unifier le susdit au secret de l'unité. Voici, j'ai expliqué deux, c'est-à-dire la kelipa et la racine de la kelipa en haut.
Et en cela il y a trois aspects de bas en haut. Premier : l'aspect de l'essence de la kelipa.
Deuxième : l'aspect du revêtement de la sainteté, qui est la tête et la racine qui descend et se revêt dans la kelipa, et ceci est à cause de nos fautes, comme expliqué en longueur ailleurs. Troisième : l'aspect de la tête et de la racine du côté de l'essence de sa sainteté sans son revêtement, et ceci est le secret de : et Je passerai dans le pays d'Égypte (Exode 12,12), par voie de passage et non de revêtement, car Il s'est révélé dans Sa gloire et en Lui-même.
Et voici, ה' a départagé à tous les peuples les princes d'en haut, et en eux est l'attachement des nations et leur prise, et c'est dans leur propre aspect, qui est l'aspect inférieur, et ה' l'a assignée, de telle sorte qu'ils ne sont pas saisis dans la sainteté même dans l'aspect du revêtement, car jusqu'ici ils atteignent, jusqu'à l'essence de l'aspect inférieur, et ils n'ont pas d'attachement à Lui, béni soit-Il, même dans les intermédiaires. Et l'élévation plus haute que cela : les pieux des nations du monde, qui ont un attachement à Lui, béni soit-Il, par l'intermédiaire, et c'est le deuxième aspect que j'ai mentionné.
Et la troisième élévation est Israël hors du pays, ce sont des serviteurs d'idoles en pureté ; et ont dit nos Sages, de mémoire bénie (Gittin 56,b) : quiconque opprime Israël devient tête, et c'est le secret de la tête que j'ai mentionnée, aspect de la troisième élévation. Et l'affaire : qu'Israël qui siègent sous ce prince-là, et l'influence descend par ce prince-là, néanmoins leur attachement n'est que dans la tête, car il est écrit : Je suis ה' qui demeure avec eux au milieu de leur impureté (Lévitique 16,16).
Et même si la sainteté nous éclaire par le prince, ce n'est pas par voie de revêtement et d'épaississement pour nous, seulement par voie de simple passage, comme la lumière du soleil qui éclaire à travers le verre, qui ne s'épaissit pas dans le verre, seulement éclaire par voie de passage ; et même ceci est à cause de nos fautes, de passer par l'idolâtrie, néanmoins c'est en pureté. Et voici, Esav est frère à Yaakov, et ils étaient dans un seul ventre, et Esav a aspiré la souillure ; et même en exil, lorsque Yaakov est sous le domaine d'Esav, néanmoins Yaakov a été affiné pour ses fils qui sont dans l'aspect de tête d'Esav ; et de même en tout lieu où Israël ont été exilés, il est devenu tête, c'est-à-dire pour Israël.
Et ceci était du côté de l'affinement de Yaakov et de ses fils qui sont jumeaux, et la souillure est entrée en Esav et n'est pas restée en Yaakov. C'est pourquoi il a mentionné Esav.
Ce qui n'est pas ainsi de Yitshak avec Yishmael, car ils n'étaient pas frères, car le fils de la servante, l'enfant est comme elle ; c'est pourquoi il n'y avait pas encore d'affinement en Yitshak. Et ceci est ce qui est dit (Genèse 21,11) : et cela fut mauvais à Avraham au sujet de son fils, car il le tenait pour son fils.
Et Sarah a dit : chasse la servante et son fils (Genèse 21,10), et le Saint béni soit-Il a été d'accord avec elle. Et ceci est : celui-ci ne t'héritera pas, seulement celui qui sortira de tes entrailles (Genèse 15,4) ; c'est difficile : Il aurait dû dire "de tes reins", car les entrailles ne s'appliquent que d'une femme ; seulement Il a voulu dire : celle qui est ta femme rattachée à toi, et ceci est Sarah, dont les entrailles sont tiennes.