שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Pesachim, Ner Mitzva (5/12)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Au sujet de la berakha du hamotsi et de la consommation de la matsa, le Chla rapporte l'usage de son père : il bénit le hamotsi sur les trois matsot, y compris la tranchée, pour le le'hem michne (double pain) par deux entières et pour la manière du pauvre. Il tient ensuite l'entière et la tranchée, bénit sur les deux la consommation de la matsa et rompt un kezayit (mesure d'une olive) de chacune. Il s'acquitte ainsi des deux opinions, l'une qui assigne le hamotsi à l'entière et l'autre à la tranchée. Il faut rompre un kezayit de chacune, car on ignore laquelle sert au hamotsi et laquelle à la consommation.

Aussi : la version « un chant nouveau » (chira 'hadacha) au féminin et au passé ; le maror par la tige au-dessus du sol ; le comptage de l'omer sans chin devant hayom

בענין ברכת המוציא ואכילת מצה, וזה לשון האגור, ואני המחבר אכתוב מנהג של מורי אבי ז"ל שהיה לוקח ג' המצות, כלומר גם הפרוסה באמצע, ומברך על שלשתן המוציא כדי לקיים לחם משנה בשתי שלימות, וגם לקיים (פסחים קטז, א) מה דרכו של עני בפרוסה. ואח"כ מניח השלישית, ומחזיק בידו הראשונה והשנייה הפרוסה, ומברך על שתיהן יחד על אכילת מצה, ובוצע משתיהן יחד כזית מכל אחת, ובזה יוצא לכל הדעות והספקות.

על כן מפני כי יש דעות שיברך על השלימה המוציא ועל הפרוסה אכילת מצה, ויש דיעות שס"ל להיפך שמברך על הפרוסה המוציא ועל השלימה אכילת מצה, לכך הרוצה לצאת ידי שניהם יאחז שתיהם בידו ויברך המוציא ואכילת מצה בזה אחר זה, וכך כתב הטור ריש סימן תע"ה. וצריך לבצוע מכל אחד כזית כמו שכתב הטור:

Au sujet de la berakha du hamotsi et de la consommation de la matsa, et voici le langage de l'Agour, et moi l'auteur j'écrirai l'usage de mon maître mon père, de mémoire bénie, qui prenait les 3 matsot, c'est-à-dire aussi la tranchée au milieu, et bénissait sur les trois le hamotsi afin d'accomplir le le'hem michne (double pain) par deux entières, et aussi d'accomplir (Pessahim 116,a) quelle est la manière du pauvre, avec une tranchée. Et ensuite il pose la troisième, et tient dans sa main la première et la deuxième la tranchée, et bénit sur les deux ensemble sur la consommation de la matsa, et rompt des deux ensemble un kezayit (mesure d'une olive) de chacune, et par ceci il s'acquitte pour toutes les opinions et les doutes.

C'est pourquoi, parce qu'il y a des opinions qu'il bénisse sur l'entière le hamotsi et sur la tranchée la consommation de la matsa, et il y a des opinions qui tiennent l'inverse, qu'il bénisse sur la tranchée le hamotsi et sur l'entière la consommation de la matsa, pour cela celui qui veut s'acquitter des deux tiendra les deux dans sa main et bénira le hamotsi et la consommation de la matsa l'un après l'autre, et ainsi a écrit le Tour au début du siman 475. Et il faut rompre de chacune un kezayit comme a écrit le Tour:

ובזה מתורצת הקושיא שהקשה בהגה"ת מנהגים, למה צריך לבצוע כזית מהמצה שמברך המוציא, דהא ברכת הנהנין מברכין אפי' במשהו. בשלמא המצוה דאכילת מצה דמחויב לאכול מהתורה, דכל אכילה שבתורה הוא כזית (עי' ברכות מט, ב).

אבל לפי מ"ש דאוחז שניהם משום לצאת ידי ספק איזה מצה היא להמוציא ואיזה לאכילת מצה, על כן מוכרח לבצוע מכל אחד כזית:

Et par ceci est résolue la difficulté qu'a soulevée dans les Hagaot Minhagim, pourquoi faut-il rompre un kezayit de la matsa sur laquelle on bénit le hamotsi, car la berakha des jouissances on la bénit même sur un rien. Soit, pour la mitsva de consommation de la matsa où l'on est tenu de manger de la Torah, car toute consommation dans la Torah est un kezayit (voir Berakhot 49,b).

Mais selon ce que nous avons écrit qu'il tient les deux afin de s'acquitter du doute laquelle matsa est pour le hamotsi et laquelle pour la consommation de la matsa, c'est pourquoi il est forcé de rompre de chacune un kezayit:

וזה לשוני בליקוטי עמק הברכה שלי סימן ג', בהגדה בנוסח לפיכך אנחנו חייבים וכו' מסיים בנוסחאות שלנו, ונאמר לפניו הללויה. וכן היא הגירסא בהדיא במשנה בפרק ערבי פסחים (פסחים דף קי"ו) (ב).

אכן בהגהות מרדכי כתב על משנה זו וזה לשונו, הכי גרסינן ונאמר לפניו שירה חדשה. וכן כתבו התוספת שם דף קי"ו (ב ד"ה ה"ג ונאמר לפניו) דהכי גרסינן, כמו שאעתיקם לקמן בסמוך.

וכך כתב מהרש"ל בתשובותיו בסדר הפסח שלו:

Et voici mon langage dans mes Likkoutei Emek HaBerakha siman 3, dans la Haggada au texte C'est pourquoi nous sommes tenus etc. il termine dans nos versions, et nous dirons devant Lui Hallelouya. Et ainsi est la leçon explicitement dans la Michna au chapitre Arvei Pessahim (Pessahim folio 116) (b).

Cependant dans les Hagaot Mordekhai il a écrit sur cette Michna et voici son langage, ainsi nous lisons et nous dirons devant Lui un chant nouveau. Et ainsi ont écrit les Tossefot la folio 116 (b aux paroles commençant ainsi nous lisons et nous dirons devant Lui) qu'ainsi nous lisons, comme je les copierai plus loin à côté.

Et ainsi a écrit le Maharshal (Rabbi Chelomo Louria) dans ses responsa dans son ordre de Pessa'h:

נמצינו למדים, דנוסחאות סידורים שלנו שכתוב בהן ונאמר לפניו הללויה, וכן הוא כתוב בהרבה פוסקים היא נוסחא חסירה מהספר, אלא הנוסחא האמיתית היא ונאמר לפניו שירה חדשה:

Nous trouvons à apprendre, que les versions de nos sidourim où il est écrit et nous dirons devant Lui Hallelouya, et ainsi est-il écrit chez beaucoup de décisionnaires, c'est une version manquante du livre, mais la version véritable est et nous dirons devant Lui un chant nouveau:

ואל תטעה לומר במה שכתבו התוס' וזה לשונם, הכי גרסינן ונאמר לפניו שיר חדש, וכן ונודה לך שיר חדש על גאולתינו. דהכי תניא במכילתין, כל השירות לשון נקיבה, חוץ משירה דלעתיד בלשון זכר וכו', (לפי שגאולה זו אין צער אחריה).

שהם דעת שלישית, דהיינו שהם מסכימים להוסיף שתי תיבות הללו, אבל לא כנוסח שכתבו הגהות מרדכי. דהיינו דהגהות מרדכי כתבו לומר, ונאמר לפניו שירה חדשה, בלשון נקיבה.

והתוספת כתבו הנוסחא לאמרן בלשון זכר, דהיינו שיר חדש. דזה אינו אלא טעות סופרים הוא בדברי תוספות, וכך צריך לומר, הכי גרסינן ונאמר לפניו שירה חדשה.

וכן הגי"ה מהרש"ל בחכמת שלמה. וכך הם ביאור דברי תוס' דהכי גרסינן, ונאמר לפניו שירה חדשה.

וכן לקמן גבי ונודה לך על גאולתינו, גרסינן ונודה לך שיר חדש על גאולתינו. רצה לומר דהכא ולקמן גרסינן עוד ב' תיבות.

אבל אין כוונת התוספות במה שכתבו וכן ונודה לך כו' שיהא עניינם שוה ממש אות באות. אלא כוונתם על תוספות ב' תיבות בכלל בכאן ולקמן, דהיינו בכאן שירה חדשה, ולקמן שיר חדש:

Et ne te trompe pas de dire, de ce qu'ont écrit les Tossefot et voici leur langage, ainsi nous lisons et nous dirons devant Lui un chant nouveau (שיר חדש), et de même et nous Te rendrons grâce un chant nouveau sur notre délivrance. Car ainsi il est enseigné dans notre Mekhilta, tous les chants sont au féminin, hors le chant de l'avenir qui est au masculin etc., (parce que cette délivrance n'a pas de douleur après elle).

Qu'ils seraient une troisième opinion, c'est-à-dire qu'ils s'accordent à ajouter ces deux mots, mais non selon le texte qu'ont écrit les Hagaot Mordekhai. C'est-à-dire que les Hagaot Mordekhai ont écrit de dire, et nous dirons devant Lui un chant nouveau (שירה חדשה), au féminin.

Et les Tossefot ont écrit le texte de les dire au masculin, c'est-à-dire un chant nouveau (שיר חדש). Car ceci n'est qu'une erreur de copistes dans les paroles des Tossefot, et ainsi faut-il dire, ainsi nous lisons et nous dirons devant Lui un chant nouveau (שירה חדשה).

Et ainsi a corrigé le Maharshal dans Hokhmat Chelomo. Et telles sont l'explication des paroles des Tossefot qu'ainsi nous lisons, et nous dirons devant Lui un chant nouveau (שירה חדשה).

Et de même plus loin au sujet de et nous Te rendrons grâce sur notre délivrance, nous lisons et nous Te rendrons grâce un chant nouveau (שיר חדש) sur notre délivrance. C'est-à-dire qu'ici et plus loin nous lisons encore 2 mots.

Mais l'intention des Tossefot dans ce qu'ils ont écrit et de même et nous Te rendrons grâce etc. n'est pas que leur sujet soit égal tout à fait lettre pour lettre. Mais leur intention est sur l'ajout de 2 mots en général ici et plus loin, c'est-à-dire ici שירה חדשה, et plus loin שיר חדש:

ומה שכתבו דהכא תניא במכילתין כו', אינו קאי אריש דבריהם לחוד במה שכתבו הכי גרסינן ונאמר לפניו שירה חדשה, וכמו שהגיה מהרש"ל. אלא קאי אכל הנזכר בדבריהם עד פה, שהראו בדבריהם שיש לחלק בין גאולה לגאולה בענין השיר, לפעמים בלשון זכר, ולפעמים בלשון נקיבה.

ועל זה סיימי ואמרי דהכי תניא כל השירות לשון נקיבה כו', וק"ל:

Et ce qu'ils ont écrit que ici il est enseigné dans notre Mekhilta etc., cela ne se rapporte pas au début de leurs paroles seulement, dans ce qu'ils ont écrit ainsi nous lisons et nous dirons devant Lui un chant nouveau (שירה חדשה), et comme a corrigé le Maharshal. Mais cela se rapporte à tout ce qui est mentionné dans leurs paroles jusqu-ici, qu'ils ont montré dans leurs paroles qu'il y a à distinguer entre délivrance et délivrance au sujet du chant, parfois au masculin, et parfois au féminin.

Et sur ceci ils ont terminé et ont dit car ainsi il est enseigné tous les chants sont au féminin etc., et c'est léger à comprendre:

ויש הכרח לזה כשמוסיפין ב' תיבות הללו בונאמר לפניו כגירסת התוס' והגהות מרדכי דלעיל, שעל כל פנים צריך לאומרם בלשון נקיבה שירה חדשה. דהא טעמם דגרסי הכי משום דנוסחא של ונאמר לפניו הללויה הכתובים במשנה ובסידורים אינה מקושרת עם מה שלמעלה הימנה, שהרי פתח במה שעבר כמו שהתחיל ואמר לפיכך אנחנו כו' למי שעשה ניסים לאבותינו, הוציאנו מעבדות לחירות עד ומשעבוד לגאולה, וזה כולו מדבר במה שעבר.

וסיים, ונאמר לפניו הללויה המדבר בעתיד. על כן הם גורסין ונאמר לפניו שירה חדשה, שאז קאי הכל אשעבר, וכך הם המשך הדברים, שעשה ניסים לאבותינו כו' הוציאנו כו' ונאמר לפניו שירה חדשה, רצה לומר שאז נאמר לפניו שירה חדשה דהיינו שירת הים (שמות טו, א) אז ישיר משה וגו' והיא נאמרה בלשון נקיבה כמו שאמרו (שם) את השירה הזאת.

ולפי זה צריך לקרות ונ֡אמר, ולא ונֹאמר. וכן מצאתי מנוקד בספר המרדכי של מהר"ר יצחק צלאל ז"ל בסגול תחת הנו"ן, ולא בחולם.

כי אם הוא בחולם, אז הוא משתמש בלשון עתיד, מה שאין כן כשהוא בסגול שאז הוא לשון עבר, רצה לומר שכבר נאמר לפניו שירה חדשה, וזהו שירת הים:

Et il y a une nécessité à ceci lorsque l'on ajoute ces 2 mots dans et nous dirons devant Lui selon la leçon des Tossefot et des Hagaot Mordekhai mentionnés plus haut, qu'en tout cas il faut les dire au féminin שירה חדשה. Car leur raison de lire ainsi est parce que le texte de et nous dirons devant Lui Hallelouya écrit dans la Michna et dans les sidourim n'est pas lié avec ce qui est au-dessus de lui, car il a commencé par ce qui est passé comme il a commencé et a dit C'est pourquoi nous etc. à Celui qui a fait des miracles à nos pères, Il nous a fait sortir de l'esclavage à la liberté jusqu'à et de la servitude à la délivrance, et tout ceci parle de ce qui est passé.

Et il a terminé, et nous dirons devant Lui Hallelouya qui parle de l'avenir. C'est pourquoi ils lisent et il a été dit devant Lui un chant nouveau, alors tout se rapporte au passé, et telle est la suite des paroles, qui a fait des miracles à nos pères etc.

Il nous a fait sortir etc. et il a été dit devant Lui un chant nouveau, c'est-à-dire qu'alors a été dit devant Lui un chant nouveau c'est-à-dire le chant de la mer (Exode 15,1) alors Moché chantera etc. et il a été dit au féminin comme ils ont dit (ibid.) ce chant-ci. Et selon ceci il faut lire ונאמר, et non ונֹאמר.

Et ainsi j'ai trouvé vocalisé dans le sefer du Mordekhai de Maharar Yitshak Tsalal, de mémoire bénie, avec un segol sous le noun, et non avec un holam. Car s'il est avec un holam, alors il s'emploie au futur, ce qui n'est pas ainsi lorsqu'il est avec un segol alors c'est du passé, c'est-à-dire qu'il a déjà été dit devant Lui un chant nouveau, et c'est le chant de la mer:

אך יש לדקדק לפי התוספות והמרדכי דלעיל שהן גורסין ונאמר לפניו שירה חדשה, א"כ מה חיבור יש לזה תיבת הללויה הבא אחריו במשנה. ואין לומר דהתוספות והמרדכי מוחקין תיבת הללויה מהמשנה, דהא סתמו דבריהם ולא כתבו אלא תיבות החסירים, דהיינו שירה חדשה, ולא כתבו שלא גרסינן תיבת הללויה.

ועוד דעל כרחך אי אפשר לומר דלא גרסינן הללויה, דא"כ אהיכא קאי התנא אח"כ במשנה הסמוכה לזו, עד היכן הוא אומר. בית שמאי אומרים עד אם הבנים שמחה.

ובית הלל אומרים עד למעיינו מים. הלל מאן דכר שמיה אי לא גרסינן הללויה.

ונלע"ד דסבירא להו התוספת והמרדכי דלעיל דתיבת הללויה הנזכרת במשנה אינו מהמשך נוסח האמירה שיאמר כך, אלא הוא סימנא מילתא בעלמא שהתנא מסמן תיבת הללויה שהוא התחלת ההלל, לרמוז שאחר שסיים ונאמר לפניו שירה חדשה, יתחיל ויאמר הלל, וזה שאמר הללויהו:

Mais il y a à être précis selon les Tossefot et le Mordekhai mentionnés plus haut qui lisent et il a été dit devant Lui un chant nouveau (שירה חדשה), s'il en est ainsi quel lien y a-t-il à ceci du mot Hallelouya qui vient après lui dans la Michna. Et l'on ne peut dire que les Tossefot et le Mordekhai effacent le mot Hallelouya de la Michna, car ils ont laissé leurs paroles simples et n'ont écrit que les mots manquants, c'est-à-dire שירה חדשה, et ils n'ont pas écrit que l'on ne lit pas le mot Hallelouya.

Et encore que force est qu'il est impossible de dire que l'on ne lit pas Hallelouya, car s'il en est ainsi à quoi se rapporte le Tanna ensuite dans la Michna voisine de celle-ci, jusqu'où dit-il. Beit Shammai disent jusqu'à Si les fils sont dans la joie (Psaumes 113,9).

Et Beit Hillel disent jusqu'à à la source des eaux (Psaumes 114,8). Le Hallel, qui l'a mentionné, si l'on ne lit pas Hallelouya.

Et il paraît à mon humble avis que les Tossefot et le Mordekhai mentionnés plus haut tiennent que le mot Hallelouya mentionné dans la Michna n'est pas de la suite du texte de la récitation qu'il dise ainsi, mais ce n'est qu'un simple signe, que le Tanna signale le mot Hallelouya qui est le début du Hallel, pour alluder qu'après qu'il a terminé et il a été dit devant Lui un chant nouveau, il commencera et dira le Hallel, et c'est ce qu'il a dit Hallelouhou:

והדבר הזה שדברתי שתיבת הללויה אינה מנוסח האמירה רק סימנא בעלמא, מוכח מדברי תוספות והמרדכי דלעיל שכתבו וזה לשונם, הכי גרסינן, ונאמר לפניו שירה חדשה, ותו לא. ולמה לא כתבו הכי גרסינן ונאמר לפניו שירה חדשה הללויה.

אלא שמע מינה כדפירשתי שתיבת הללויה אינה מנוסח האמירה:

Et cette chose dont j'ai parlé que le mot Hallelouya n'est pas du texte de la récitation seulement un simple signe, est prouvée des paroles des Tossefot et du Mordekhai mentionnés plus haut qui ont écrit et voici leur langage, ainsi nous lisons, et il a été dit devant Lui un chant nouveau (שירה חדשה), et rien de plus. Et pourquoi n'ont-ils pas écrit ainsi nous lisons et il a été dit devant Lui un chant nouveau Hallelouya.

Mais tu entends de là comme j'ai expliqué que le mot Hallelouya n'est pas du texte de la récitation:

אכן דעת מהרש"ל אינו כן, שכתב בתשובותיו וזה לשונו, ואחר הגדה קודם שיתחיל הלל יאמר ונאמר לפניו שירה חדשה הללויה, כאשר פסק המרדכי והוא מגירסת התוספת, עד כאן לשונו. ולפי דבריו קשה ליישב.

וצריכין לפרש אליביה, שנאמר לפניו כבר שירה חדשה דהיינו שירת הים, וגם נאמר לפניו כבר הללויה, ועל דרך שאמרו רבותינו ז"ל (מגילה יד, א) הללו עבדי יי', ולא עבדי פרעה. אבל לא יתיישב לפי זה מה שאמרו אח"כ במשנה שהבאתיה לעיל, עד היכן הוא אומר כו'.

דהא לפי זה לא הוזכר כלום מענין אמירת הלל. וצריך לומר דתיבת הללויה הנזכרת בדברי רש"ל אינו אלא העתקת לשון המשנה, ולא שדעת רש"ל היא לאמר תיבת הללויה, ודוק.

נדחקתי כדי ליישב הכל על נכון לפי גרסת התוספות והמרדכי ורש"ל, אף שהוא בפירוש דחוק קצת:

Cependant l'avis du Maharshal n'est pas ainsi, qu'il a écrit dans ses responsa et voici son langage, et après la Haggada avant qu'il commence le Hallel il dira et il a été dit devant Lui un chant nouveau Hallelouya, comme a décidé le Mordekhai et c'est de la leçon des Tossefot, jusqu-ici son langage. Et selon ses paroles il est difficile de résoudre.

Et il faut expliquer selon lui, qu'il a déjà été dit devant Lui un chant nouveau c'est-à-dire le chant de la mer, et aussi il a déjà été dit devant Lui Hallelouya, et à la manière dont ont dit nos maîtres, de mémoire bénie (Megilla 14,a) Louez, serviteurs de ה', et non serviteurs de Pharaon. Mais il ne se résoudra pas selon ceci ce qu'ils ont dit ensuite dans la Michna que j'ai apportée plus haut, jusqu'où dit-il etc.

Car selon ceci rien n'a été mentionné du sujet de la récitation du Hallel. Et il faut dire que le mot Hallelouya mentionné dans les paroles du Maharshal n'est que la copie du langage de la Michna, et non que l'avis du Maharshal soit de dire le mot Hallelouya, et sois précis.

Je me suis forcé afin de résoudre le tout correctement selon la leçon des Tossefot et du Mordekhai et du Maharshal, même que c'est dans l'explication un peu forcé:

מרור, תנן בפרק כל שעה (פסחים פ"ב מ"ו), אלו ירקות שאדם יוצא בהן ידי חובתו בפסח כו', עד יוצאין בהן בין לחין בין יבשין. ובגמרא (לט, ב), אמר רב חסדא, לא שנו אלא בקלח, אבל בעלין, לחין אין, יבשין לא.

וכתב הבית יוסף בסימן תע"ג וזה לשונו, וכתבו הגהות מיימונית, שר"ת דיקדק שבקלח יוצאין ולא בשורש. וכן כתב הסמ"ג, עד כאן לשונו.

וכדי לברר מה נקרא קלח ומה נקרא שורש, אביא לך הרשום לענין זה. מהרי"ו דף פ"ד כתב וזה לשונו בפרק קמא דסוכה (יג, א), תניא איזוב ג' קלחים ובהם ג' גבעולים.

פירש רש"י, קלחים, שרשים. מטעם זה נראה, הא דכתב ר"ת ולא שרשים, היינו השרשים הקטנים המתפצלים לכאן ולכאן.

אבל השורש הגדול שבו עומד הירק, הוי בכלל קלח, עד כאן לשונו שם. וזה לשונו בדף פ"ה, ואם יקח מיררט"ך, יקח מה שהוא למעלה מן הקרקע, כגון העלין וסמוך לו.

אבל לא יקח מה שהוא למטה מן הקרקע, דהוי שורש. ור"ת כתב, דווקא קלח ולא שרשים, אגודה סימן פ"ה במסכת עירובין בשם ר"י, עד כאן לשונו:

Maror, nous avons appris dans le chapitre Kol Shaa (Pessahim 2,6), ces légumes par lesquels l'homme s'acquitte de son obligation à Pessa'h etc., jusqu'à on s'acquitte par eux qu'ils soient frais ou secs. Et dans la Guemara (39,b), a dit Rav Hisda, l'on n'a enseigné que pour la tige, mais pour les feuilles, frais oui, secs non.

Et le Beit Yossef a écrit au siman 473 et voici son langage, et ont écrit les Hagaot Maimoni, que Rabbenou Tam a été précis que par la tige on s'acquitte et non par la racine. Et ainsi a écrit le Semag (Sefer Mitsvot Gadol), jusqu-ici son langage.

Et afin de clarifier ce qui s'appelle tige et ce qui s'appelle racine, je t'apporterai ce qui est noté à ce sujet. Mahari Weil folio 84 a écrit et voici son langage au premier chapitre de Soucca (13,a), il est enseigné, l'hysope 3 tiges et en elles 3 tiges grêles.

A expliqué Rachi, tiges, racines. Pour cette raison il paraît, ce qu'a écrit Rabbenou Tam et non les racines, ce sont les petites racines qui se ramifient ici et là.

Mais la grande racine sur laquelle se tient le légume, elle est dans la catégorie de tige, jusqu-ici son langage là. Et voici son langage au folio 85, et s'il prend du merrertakh (raifort), il prendra ce qui est au-dessus du sol, comme les feuilles et ce qui est proche d'elles.

Mais il ne prendra pas ce qui est au-dessous du sol, car c'est une racine. Et Rabbenou Tam a écrit, précisément la tige et non les racines, Agouda siman 85 dans le traité Erouvin au nom du Ri (Rabbenou Yitshak), jusqu-ici son langage:

וכן ראוי לנהוג בזה, כי שמעתי אומרים בשם הגאון מהר"ר שכנא שהורה כן דכל מה שהוא תחת הקרקע נקרא שורש, ולא נקרא קלח אלא מה שיוצא למעלה מהקרקע סמוך לעלין. על כן כשיקח כזית מקרי"ן, יקח העלין עם הראש הקרי"ן שהעלין נתחבו בו, עד כאן:

Et ainsi convient-il de pratiquer en ceci, car j'ai entendu dire au nom du gaon Maharar Shakhna qu'il a décidé ainsi que tout ce qui est sous le sol s'appelle racine, et l'on n'appelle tige que ce qui sort au-dessus du sol proche des feuilles. C'est pourquoi lorsqu'il prendra un kezayit de kren, il prendra les feuilles avec la tête du kren dans laquelle les feuilles sont enfouies, jusqu-ici:

מצה, כל המצה שאוכל בסעודה יאכל בהסיבה, ומוכח כן מדאמר ר' יהושע בן לוי (פסחים קח, א) שמש שאכל כזית מצה כשהוא מיסב יצא, משמע דבעל הבית שאינו זז מעל שלחנו לא די כשאכל כזית מצה יאכל בהסיבה, רק יאכל הכל בהסיבה, וכן הוא במהרי"ל:

Matsa, toute la matsa qu'il mange au repas il la mangera en s'accoudant, et ceci est prouvé de ce qu'a dit Rabbi Yehoshoua ben Levi (Pessahim 108,a) un serviteur qui a mangé un kezayit de matsa en s'accoudant s'est acquitté, tu entends que le maître de maison qui ne bouge pas de sa table, il ne suffit pas que lorsqu'il a mangé un kezayit de matsa il mange en s'accoudant, seulement il mangera le tout en s'accoudant, et ainsi est-il dans le Maharil:

אפיקומן, אמר מהר"י סג"ל, דצריך לאכול כשיעור שני זיתים, דהיינו כביצת התרנגולת, דחביבה היא משאר המצות דשיעורם בכזית שהיא חצי ביצה, ונאכל על השובע, וגם כדי שביעה. ואם לא יוכל לאכול כולי האי, מכל מקום לא יפחות מכזית.

ובעי הסיבה, ויהא זהיר לאוכלו קודם חצות:

Afikoman, a dit Mahari Segal, qu'il faut manger la mesure de deux olives, c'est-à-dire comme un œuf de poule, car elle est plus chère que le reste des matsot dont la mesure est un kezayit qui est un demi-œuf, et elle se mange à satiété, et aussi pour la satiété. Et s'il ne peut manger autant, en tout cas qu'il ne diminue pas d'un kezayit.

Et il faut l'accoudement, et qu'il soit attentif à le manger avant minuit:

כתב הרוקח, אל יהא לו אכילת אפיקומן למשא ולטורח, דאמרינן בנזיר (כג, א) אכלו לשם אכילה גסה, עליו נאמר (הושע יד, י) ופושעים יכשלו בם. ענין זימון, כתב מהרי"ו כו', לקוטי עמק הברכה:

A écrit le Rokeah, que la consommation de l'afikoman ne lui soit pas un fardeau et une peine, car nous disons dans Nazir (23,a) s'il l'a mangé à titre de consommation grossière, sur lui il est dit (Osée 14,10) et les transgresseurs y trébucheront. Sujet du zimmoun (invitation à la berakha), a écrit Mahari Weil etc., Likkoutei Emek HaBerakha:

חייב אדם לעסוק בהלכות פסח וביציאת מצרים, ולספר בנסים ובנפלאות שעשה הקב"ה לאבותינו עד שתחטפנו שינה. אבל ברכת המפיל צריך לברך, כי ברכה זו אינה משום שמירה, רק היא ברכה על השינה, ופשוט:

L'homme est tenu de s'occuper des lois de Pessa'h et de la sortie d'Égypte, et de raconter les miracles et les merveilles qu'a faits le Saint, béni soit-Il, à nos pères jusqu'à ce que le sommeil le saisisse. Mais la berakha du hamapil il faut bénir, car cette berakha n'est pas à cause de la garde, seulement c'est une berakha sur le sommeil, et c'est simple:

כתב הכלבו וזה לשונו, כתב הר"ר אשר וזה לשונו, יש אנשים שנהגו למעט אכילתן ביום ראשון של פסח כדי שיאכלו מצה לתיאבון בליל שני, עד כאן. וכן כתב בדרשות אבן שועיב, שכן היה נוהג הרמב"ן ז"ל.

ומכאן נהגו אנשי מעשה שגם אין לאכול חזרת ביום א' של פסח כמו שנהגו בערב פסח:

A écrit le Kol Bo et voici son langage, a écrit le rav Rabbi Acher et voici son langage, il y a des hommes qui ont usé de diminuer leur consommation le premier jour de Pessa'h afin de manger la matsa avec appétit la seconde nuit, jusqu-ici. Et ainsi a écrit dans les derachot d'Ibn Shouaib, qu'ainsi usait le Ramban, de mémoire bénie.

Et de ici ont usé les hommes d'action de ne pas manger non plus de hazeret (laitue) le premier jour de Pessa'h comme ils ont usé la veille de Pessa'h:

ענין ספירת העומר הוא ענין גדול וקדושה עליונה שממשיכים על עצמם כמו שיתבאר לקמן, על כן צריך שיתעורר בלבו בתשובה ויהיה קדוש וטהור:

Le sujet de Sefirat HaOmer (comptage de l'omer) est un grand sujet et une sainteté supérieure qu'ils attirent sur eux-mêmes comme il sera exposé plus loin, c'est pourquoi il faut qu'il s'éveille en son cœur en techouva et qu'il soit saint et pur:

טעות גדול בנוסח שרגילין המון העם לומר, שהיום יום אחד או שני ימים כו', כי השי"ן הזו אין חיבור. רק יאמר, היום יום א' או ב' כו' בלא שי"ן.

ומן תיבת היום ואילך הוא מצות הספירה שמקיים מצות עשה (ויקרא כג, טו) וספרתם לכם. וברוך אתה יי' א-להינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על ספירת העומר, היא ברכת המצוה.

על כן מי ששומע הברכה מחבירו, יאמר אמן קודם שיתחיל לספור היום כך כו':

Une grande erreur dans le texte que la foule du peuple a l'habitude de dire, שהיום jour un ou deux jours etc., car ce chin n'a pas de liaison. Seulement qu'il dise, היום jour 1 ou 2 etc. sans chin.

Et à partir du mot היום et au-delà c'est la mitsva du comptage par laquelle il accomplit le commandement positif (Lévitique 23,15) et vous compterez pour vous. Et Béni sois-Tu ה' notre Elokim Roi du monde qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot et nous a ordonné sur le comptage de l'omer, c'est la berakha de la mitsva.

C'est pourquoi celui qui entend la berakha de son compagnon, dira amen avant de commencer à compter aujourd'hui tel etc.:

ובספר מערכת אלהות בשער השביעי כתב וזה לשונו, ומפני שהספירה היא לעומר, נראה שהסופר יצטרך לומר שהיום כך וכך, ותחזור השי"ן על מלת העומר בברכה. או שיצטרך לומר היום כך וכך לעומר, עד כאן לשונו.

ודרך האחרון עיקר:

Et dans le sefer Maarekhet Elokut à la septième porte il a écrit et voici son langage, et parce que le comptage est pour l'omer, il paraît que celui qui compte devra dire que aujourd'hui tel et tel, et le chin reviendra sur le mot l'omer dans la berakha. Ou qu'il devra dire aujourd'hui tel et tel pour l'omer, jusqu-ici son langage.

Et la dernière voie est l'essentiel:

וסופרים עד ז' שבועות. וכשסופרים ז' ימים, יאמר ז' ימים שהם שבוע אחד, כי שבוע לשון זכר.

וכן פירש רש"י בהדיא גבי (בראשית כט, כז) מלא שבוע זאת בפרשת ויצא. וח' ימים יאמר, שהם שבוע אחד ויום אחד, וכן לעולם, כי צריך למימני יומי ושבוע (מנחות סו, א):

Et l'on compte jusqu'à 7 semaines. Et lorsqu'on compte 7 jours, qu'il dise 7 jours qui sont une semaine, car שבוע est au masculin.

Et ainsi a expliqué Rachi explicitement au sujet de (Genèse 29,27) accomplis cette semaine-ci dans la paracha Vayetse. Et 8 jours qu'il dise, qui sont une semaine et un jour, et ainsi toujours, car il faut compter les jours et la semaine (Menahot 66,a):

כתב הרשב"א בתשובה, ציבור שטעו ביום המעונן וברכו על ספירת עומר, חוזרין. דהיכא לימא היום י' ימים ואינם אלא ט', כי אותו היום יום ט' הוא ולא עשירי עד צאת הכוכבים.

והמדקדקים אינם סופרים עד צאת הכוכבים, וכן ראוי לעשות, עד כאן לשונו:

A écrit le Rashba (Rabbi Chelomo ben Aderet) dans une techouva, une communauté qui s'est trompée en un jour nuageux et a béni sur le comptage de l'omer, ils reviennent. Car où dirait-il aujourd'hui 10 jours et ils ne sont que 9, car ce jour-là est le 9e jour et non le 10e jusqu'à la sortie des étoiles.

Et les minutieux ne comptent pas jusqu'à la sortie des étoiles, et ainsi convient-il de faire, jusqu-ici son langage:

והגאון מהרש"ל ז"ל לא היה אוכל עד צאת הכוכבים, כי אמר פן ישכח הספירה בטרדת הסעודה, וקודם צאת הכוכבים לא היה רוצה לספור:

Et le gaon Maharshal, de mémoire bénie, ne mangeait pas jusqu'à la sortie des étoiles, car il disait de peur qu'il oublie le comptage dans le souci du repas, et avant la sortie des étoiles il ne voulait pas compter:

ואומר יהי רצון אחר הספירה, משום שעכשיו ספירה מדרבנן הואיל ואין כאן בית המקדש קיים, על כן אנו אומרים יהי רצון שיבנה בית המקדש, ואז יהיה מן התורה ונקיים מצותיה:

Et l'on dit Que ce soit la volonté après le comptage, parce que maintenant le comptage est rabbinique puisque le Temple n'est pas existant ici, c'est pourquoi nous disons Que ce soit la volonté que le Temple soit bâti, et alors ce sera de la Torah et nous accomplirons ses mitsvot:

💬
✉ Signaler une erreur de traduction