שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Pesachim, Ner Mitzva (4/12)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

« Et nous accomplirons des taureaux par nos lèvres » (Osée 14,3) : c'est pourquoi les hommes de la Grande Assemblée ont institué la tefila en regard des temidin (offrandes perpétuelles), et la minha en regard du tamid de l'entre-deux-soirs. Au Temple le Pessa'h était égorgé après ce tamid ; afin que s'accomplissent des taureaux nos lèvres, le Chla dit qu'il convient de s'occuper de l'ordre de l'offrande de Pessa'h après minha, selon Seder haYom. Celui qui craint et tremble sur la parole de Hachem le lira en son temps, afin que sa lecture monte à la place de son offrande, s'inquiétera de la destruction de la Maison et suppliera le Créateur de la rebâtir bientôt.

Aussi : la joie du Yom Tov et l'intention à arvit ; ne pas converser jusqu'après l'afikoman pour que la berakha du karpas acquitte le maror ; le plat retiré pour Ma nichtana et le Hallel assis dans la crainte.

ונשלמה פרים שפתינו (הושע יד, ג), על כן תקנו אנשי כנסת הגדולה התפלה כנגד התמידין, ותפלת המנחה היא נגד תמיד של בין הערבים. והנה בזמן בית המקדש היה הפסח נשחט אחר התמיד של בין הערבים, וכדי שישלמו פרים שפתינו, ראוי לעסוק בסדר קרבן פסח אחר תפלת המנחה.

והא לך סדרו בקצרה כפי מה שהעתיק בסדר היום, וזה לשונו, קרבן פסח מביא מן הכבשים או מן העזים זכר בן שנה, ושוחטו בעזרה בכל מקום אחר חצות י"ד דוקא, ואחר שחיטת התמיד של בין הערבים, ואחר הטבת הנרות של בין הערבים, ואין זורקין דם הפסח עד שישחטו התמיד ויזרקו את דמו, וממרסין בדם הפסח כדי שלא יקרש עד שיזרקו דם התמיד, ואחר כך יזרק דם הפסח. ואין שוחטין את הפסח על החמץ.

וזורק דם הפסח זריקה אחת כנגד היסוד:

Et nous accomplirons des taureaux [par] nos lèvres (Osée 14,3), c'est pourquoi les hommes de la Grande Assemblée ont institué la tefila en regard des temidin (offrandes perpétuelles), et la tefila de minha est en regard du tamid de l'entre-deux-soirs. Et voici, au temps du Temple le Pessa'h était égorgé après le tamid de l'entre-deux-soirs, et afin que s'accomplissent des taureaux nos lèvres, il convient de s'occuper de l'ordre de l'offrande de Pessa'h après la tefila de minha.

Et voici son ordre en bref selon ce qu'il a copié dans Seder haYom, et voici son langage : l'offrande de Pessa'h, on l'apporte des agneaux ou des chèvres, mâle d'un an, et on l'égorge dans le parvis en tout lieu après midi du 14 précisément, et après l'égorgement du tamid de l'entre-deux-soirs, et après l'arrangement des lampes de l'entre-deux-soirs, et l'on ne jette pas le sang du Pessa'h jusqu'à ce qu'on ait égorgé le tamid et jeté son sang, et l'on remue dans le sang du Pessa'h afin qu'il ne se coagule pas jusqu'à ce qu'on jette le sang du tamid, et ensuite on jettera le sang du Pessa'h. Et l'on n'égorge pas le Pessa'h sur le hamets.

Et l'on jette le sang du Pessa'h d'un seul jet en regard de la base :

וכיצד עושין, שחט השוחט וקבל הכהן האחד שבראש השורה, ונותן לחבירו, וחבירו לחבירו, והכהן הקרוב אצל מזבח זורקו זריקה אחת כנגד היסוד, וחוזר הכלי ריקן לחבירו, וחבירו לחבירו. מקבל כלי המלא תחלה, ואח"כ מחזיר הריקן.

והיו שורות של בזיכי כסף, ושורות של בזיכי של זהב. ולא היו לבזיכין שולים, שמא יניחום ויקרוש הדם.

אח"כ תולין את הפסח, ומפשיטין אותו כולו, וקורעין אותו וממחין את קרביו עד שיצא הפירש', ומוציא את האימורין והם החלב שעל הקרב ויותרת הכבד וב' כליות והחלב שעליהן והאליה לעומת העצה, ונותנה בכלי שרת ומולחה ומקטירם הכהן על גבי המזבח כל אחד לבדו. והשחיטה והזריקה ומחוי קרביו והקטר חלביו דוחין את השבת, ושאר עניניו אינם דוחין את השבת.

וכן אין מוליכין אותם לבית כשחל בשבת, אלא כת הא' הם מתעכבים עם פסחיהם בהר הבית. והכת הב' יושבת לה בחיל.

והג' במקומה עומדת. חשיכה, יצאו וצלו את פסחיהם דבג' כיתות הפסח נשחט, ואין כת פחות מל' אנשים.

נכנסה כת הא' נתמלא העזרה, נועלין אותם. ובעוד שהם שוחטין ומקריבין, הלוים קוראין את ההלל, אם גמרו אותו קודם שיקריבו כולם, שונין אותו.

ואם שנו, ישלשו. ועל כל קריאה תוקעין ג' תקיעות, תקיעה, תרועה, תקיעה.

גמרו להקריב, פותחין העזרה. יצאה כת א', נכנס כת ב', נועלין דלתות העזרה.

גמרו פותחין, יוצאת כת ב', נכנסה כת ג', ומעשה כולן שווין:

Et comment font-ils : le shohet a égorgé et le kohen l'un, celui qui est en tête de la file, a reçu, et il donne à son compagnon, et son compagnon à son compagnon, et le kohen proche de l'autel le jette d'un seul jet en regard de la base, et le récipient vide revient à son compagnon, et son compagnon à son compagnon. Il reçoit d'abord le récipient plein, et ensuite il renvoie le vide.

Et il y avait des files de bassins d'argent, et des files de bassins d'or. Et les bassins n'avaient pas de fond, de peur qu'ils ne les posent et que le sang ne se coagule.

Ensuite on suspend le Pessa'h, et on l'écorche entièrement, et on le déchire et l'on nettoie ses entrailles jusqu'à ce que sorte la fiente, et l'on sort les emurin (parties à faire fumer) et ce sont la graisse qui est sur le ventre et le lobe du foie et les 2 reins et la graisse qui est sur eux et la queue en regard de l'os de la hanche, et on la met dans un récipient de service et on la sale et le kohen les fait fumer sur l'autel chacune à part. Et l'égorgement et le jet et le nettoyage de ses entrailles et le fait de faire fumer ses graisses repoussent le Chabbat, et le reste de ses affaires ne repoussent pas le Chabbat.

Et de même on ne les emmène pas à la maison lorsqu'il tombe le Chabbat, seulement le premier groupe s'attarde avec leurs Pessa'h sur le mont du Temple. Et le deuxième groupe s'assied pour lui dans le hel (enceinte).

Et le troisième demeure à sa place. Il a fait sombre, ils sont sortis et ont rôti leurs Pessa'h, car en 3 groupes le Pessa'h est égorgé, et il n'y a pas de groupe de moins de 30 hommes.

Est entré le premier groupe, le parvis s'est rempli, on les enferme. Et tandis qu'ils égorgent et offrent, les Lévites lisent le Hallel, s'ils l'ont achevé avant qu'ils aient tous offert, ils le répètent.

Et s'ils l'ont répété, ils le feront une troisième fois. Et sur chaque lecture on sonne 3 tekiot, tekia, teroua, tekia.

Ils ont achevé d'offrir, on ouvre le parvis. Est sorti le groupe 1, entré le groupe 2, on ferme les portes du parvis.

Ils ont achevé, on ouvre, sort le groupe 2, est entré le groupe 3, et l'acte de tous est égal :

ואחר שיצאו כולן רוחצין העזרה, ואפילו בשבת, מפני לכלוך הדם שהיה בה. וכיצד היתה הרחיצה, אמת המים היתה עוברת בעזרה, והיו לה מקום לצאת ממנה.

וכשרוצין להדיח את הרצפה, סותמין מקום יציאתה והיא מתמלאת על כל גדותיה מפה ומפה עד שהמים עולין וצפין מכאן ומכאן, ומקבץ אליה כל דם וכל לכלוך שהיה בעזרה, ואח"כ פותחין מקום יציאתה והכל יוצא עד שנשאר הרצפה מנוקה ומשופה, זהו כבוד הבית. ואם הפסח נמצא טריפה, לא עלה לו עד שמביא אחר, זהו הענין בקיצור:

Et après qu'ils sont tous sortis, on lave le parvis, et même le Chabbat, à cause de la souillure du sang qui y était. Et comment était le lavage : un canal d'eau passait dans le parvis, et il avait un lieu pour en sortir.

Et lorsqu'ils veulent rincer le dallage, ils bouchent le lieu de sa sortie et il se remplit par-dessus toutes ses rives d'ici et d'ici jusqu'à ce que les eaux montent et flottent de ça et de là, et il rassemble vers lui tout sang et toute souillure qui était dans le parvis, et ensuite on ouvre le lieu de sa sortie et le tout sort jusqu'à ce que le dallage reste nettoyé et poli, c'est l'honneur de la Maison. Et si le Pessa'h est trouvé terefah, cela ne lui a pas compté jusqu'à ce qu'il en apporte un autre, tel est le sujet en bref :

וצריך האדם הירא וחרד על דבר ה' לקרוא אותו בזמנו, שתעלה קריאתו במקום הקרבתו. וידאג דאגה על חורבן הבית, ויתחנן לפני בורא עולם, יהי רצון שיבנה אותו במהרה בימינו, עד כאן לשונו.

ואם ירצה להאריך יותר בחקיו ומשפטיו מה טוב ומה נעים, וכל המרבה הרי זה משובח:

Et il faut que l'homme qui craint et tremble sur la parole de ה' le lise en son temps, afin que sa lecture monte à la place de son offrande. Et qu'il s'inquiète d'une inquiétude sur la destruction de la Maison, et qu'il supplie devant le Créateur du monde : que ce soit volonté qu'Il la bâtisse bientôt de nos jours, jusqu-ici son langage.

Et s'il veut s'étendre davantage dans ses statuts et ses jugements, que c'est bon et que c'est agréable, et quiconque multiplie, voici celui-ci est loué :

ואח"כ ילבש מלבושיו הנקיים והמכובדים כדי לקבל שמחת הרגל בשמחה ובששון מהודר ומסולסל, וכן נאה לו לעשות ולהחזיק טובה וחנות למי שעשה לאבותינו ולנו כל הניסים והנפלאות במצרים, והוציאנו מעבדות לחרות, ועל כן צריכין אנו להראות בעצמינו הענין ההוא ולשמוח בישועת אלקינו להכיר ולידע את החסד הגדול שעשה א-להי אבותינו עמנו להוציאנו מכור הברזל, ולקח אותנו מטיט היון שהיינו מוטבעים בו עובדי עבודה זרה, וכמעט שכחנו ברית אבותינו, ויחד אותנו לעם סגולה ועטרנו בתורתו ומצותיו, אשרי העם שככה לו אשרי העם שה' א-להיו (תהלים קמד, טו). ומי הוא אשר יבין את זאת, ולא יודה וישבח לאדון הכל כפי יכלתו והשגתו מלב ומנפש הפיצה על הטובה אשר עשה לישראל עמו.

ויעשה המצוה לשמה בדעת שלימה וכוונה ראויה, ולא דרך עראי מצות אנשים מלומדה:

Ensuite il vêtira ses habits propres et honorés afin de recevoir la joie de la fête dans la joie et dans l'allégresse, paré et orné, et ainsi il lui sied de faire et de reconnaître le bien et la faveur à Celui qui a fait à nos pères et à nous tous les miracles et les merveilles en Égypte, et nous a fait sortir de l'esclavage à la liberté, et c'est pourquoi nous devons montrer en nous-mêmes cette affaire et nous réjouir du salut de notre Elokim, pour reconnaître et savoir la grande bonté qu'a faite l'Elokim de nos pères avec nous pour nous faire sortir du creuset de fer, et Il nous a pris de la fange du bourbier où nous étions enfoncés, servants d'idolâtrie, et peu s'en fallait que nous eussions oublié l'alliance de nos pères, et Il nous a unis pour peuple de prédilection et nous a couronnés de Sa Torah et de Ses mitsvot, heureux le peuple à qui il en est ainsi, heureux le peuple dont ה' est son Elokim (Psaumes 144,15). Et qui est celui qui comprendra cela, et ne reconnaîtra et ne louera pas le Maître de tout selon sa capacité et sa saisie, d'un cœur et d'une âme désireuse, pour le bien qu'Il a fait à Israël Son peuple.

Et qu'il fasse la mitsva pour elle-même dans une connaissance entière et une intention convenable, et non par voie occasionnelle, commandements d'hommes appris (Isaie 29,13) :

אח"כ כשמקבל יום טוב ומתפלל ערבית, יתפלל בכוונה שלימה ובשמחה לזה היום עשה ה' נגילה ונשמחה בו, בפרט במקומות שמזכיר יציאת מצרים, יתעורר בכוונה שלימה ולהודות ולהלל ולשבח את השם יתברך:

Ensuite lorsqu'il reçoit le Yom Tov et prie arvit, qu'il prie dans une intention entière et dans la joie : ce jour, ה' l'a fait, nous nous réjouirons et nous serons dans la joie en lui (Psaumes 118,24), en particulier aux endroits où il mentionne la sortie d'Égypte, qu'il s'éveille dans une intention entière et à reconnaître et à louer et à célébrer le Nom, béni soit-Il :

ויחזור לביתו ויתנהגו הוא ואשתו כמלך וכמלכה ובני ביתו כבני מלכים, ויכינו כלי כסף וזהב ובגדי משי ורקמה מכל מה שחננם הש"י, והכל כדי להראות לכל שמחת לבו בחסדו של מקום. וקדושת הלילה הזו וכל הדינים הנוהגים היא קדושה רבה במאוד, כי אז בחר בנו הש"י מכל העמים וקדשנו במצותיו, על כן ראוי לאדם להיותו נזהר שלא ידבר בלילה זו שום שיחה משיחת חולין, ויזהירו בני ביתו על זה, ולא יהיו נפרדים מדביקות הש"י רגע כמימרא.

רק יתעסקו הכל במצות הלילה הזה ובסיפורי ניסי מצרים ולפרסמם לבני ביתו. ואם הקב"ה חלק לו חלק בבינה ויודע סודות הענינים, יעסוק בהם:

Et il retournera à sa maison et ils se conduiront, lui et sa femme, comme un roi et comme une reine, et les gens de sa maison comme des fils de rois, et ils prépareront des ustensiles d'argent et d'or et des habits de soie et de broderie de tout ce dont le Nom, béni soit-Il, les a gratifiés, et le tout afin de montrer à tous la joie de son cœur dans la bonté du Lieu. Et la sainteté de cette nuit et toutes les lois qui y ont cours est une sainteté très grande, car alors le Nom, béni soit-Il, nous a choisis de tous les peuples et nous a sanctifiés par Ses mitsvot, c'est pourquoi il convient à l'homme d'être attentif à ne parler en cette nuit aucune conversation des conversations profanes, et qu'ils avertissent les gens de sa maison sur ceci, et qu'ils ne soient pas séparés de l'attachement au Nom, béni soit-Il, un instant comme une parole.

Seulement que tous s'occupent des mitsvot de cette nuit et des récits des miracles d'Égypte et à les publier aux gens de sa maison. Et si le Saint béni soit-Il lui a départi une part dans l'intelligence et qu'il connaît les secrets des sujets, qu'il s'en occupe :

ועוד מטעם אחר שלא ישיח שום שיחה עד אחר אכילת אפיקומן, כי ברכת פרי האדמה שמברך על הכרפס קאי גם כן על אכילת מרור כמו שכתב רשב"ם וכן הסכים הרא"ש, ושעל כן אין לברך בורא נפשות רבות אחר אכילת כרפס אף אם היה אוכל כזית, כדי שיהיה פוטר בורא פרי האדמה הזה גם על המרורהגה"האבל הגאון רש"ל ז"ל כתב בסדר שלו, לקח פחות מכזית כדי להוציא נפשו מפלוגתא. כי ר"י סבירא ליה שחייב לברך ברכה אחרונה על הכרפס, ולרשב"ם אין צריך:, וא"כ איך ישיח ויפסיק ביניהם במה שאינו מענינים של הסדר:

Et encore d'une autre raison, qu'il ne converse aucune conversation jusqu'après la consommation de l'afikoman, car la berakha Bore péri haAdama qu'il bénit sur le karpas porte aussi sur la consommation du maror comme a écrit le Rashbam (Rabbenou Shemuel ben Meir) et ainsi a consenti le Roch (Rabbenou Acher), et c'est pourquoi il n'y a pas à bénir Bore nefachot rabot après la consommation du karpas même s'il avait mangé un kezayit (olive), afin que cette Bore péri haAdama acquitte aussi le maror. Glose : mais le gaon Maharshal (Rabbi Chelomo Louria), de mémoire bénie, a écrit dans son ordre, il prenait moins d'un kezayit afin de sortir son âme de la divergence.

Car le Ri (Rabbenou Yitshak) tient qu'il est tenu de bénir une berakha dernière sur le karpas, et pour le Rashbam il n'est pas besoin. Et s'il en est ainsi, comment conversait-il et interromprait-il entre eux par ce qui n'est pas des sujets du seder :

כשמברך אמצה ומרור, יכוין בברכתם ג"כ על הכריכה. גם מן הראוי כשמברך על אכילת מצה, שיהיה במחשבתו ג"כ אכילת אפיקומן שיאכל בסוף, וכשהוא כך איך יפסיק:

Lorsqu'il bénit sur la matsa et le maror, qu'il ait l'intention dans leur berakha aussi sur la kerikha (enveloppement). Aussi il convient, lorsqu'il bénit sur la consommation de matsa, qu'il y ait dans sa pensée aussi la consommation de l'afikoman qu'il mangera à la fin, et lorsqu'il en est ainsi comment interromprait-il :

ובר מן דין, יחשוב האדם המצוה הבאה לו פעם אחת בשנה, ואח"כ כל השנה אלו מצות עוברות ממנו, על כן בשעתם יכבדם ויאהבם וידבק בהם לא יפרד מחשבתו מהם. וראיתי מבני עליה המחבבים מצות, היו מנשקין המצות והמרור וכל המצוות בעת מצוותן.

וכן הסוכה בכניסתו וביציאתו, וכן ארבעה מינים שבלולב, והכל לחבב המצוה. ויש ללמוד זה ממה שכתב רמ"א (או"ח) בסימן כ"ד (ד) יש נוהגין לנשק הציצית בשעה שרואה בם והכל משום חיבוב מצוה, ואשרי מי שעובד את ה' בשמחה ובטוב לבב ובדביקה וחשיקה וחפיצה:

Et hors de ceci, que l'homme pense à la mitsva qui lui vient une fois dans l'année, et ensuite toute l'année ces mitsvot passent de lui, c'est pourquoi en leur temps qu'il les honore et les aime et s'attache à elles, que sa pensée ne se sépare pas d'elles. Et j'ai vu parmi les hommes de montée qui chérissent les mitsvot, ils baisaient les matsot et le maror et toutes les mitsvot au temps de leur mitsva.

Et de même la soucca à son entrée et à sa sortie, et de même les quatre espèces qui sont au loulav, et le tout pour rendre chère la mitsva. Et il y a à apprendre ceci de ce qu'a écrit le Rema (Rabbi Moche Isserlès) (Orah 'Hayim) au siman 24 (4) : il y en a qui ont l'usage de baiser les tsitsit à l'heure où il les voit et le tout à cause de l'affection de la mitsva, et heureux celui qui sert ה' dans la joie et dans le bien du cœur et dans l'attachement et le désir et la volonté :

דין ארבע כוסות, שיעור הכוס רביעית לאחר שימזגנו. וכתב הטור סימן תע"ב, ואין צריך לשתות כולו, אלא רובו.

וזה לשון בית יוסף, ומה שכתב ואין צריך כולו אלא רובו, וכן משמע בגמרא. ומיהו התוספות כתבו דלכתחילה צריך לשתות רביעית, וכן משמע מדברי הרא"ש.

וכתב הכל בו, אם היה כוס גדול שיש בו שני רביעיות, שותין בו שנים זה אחר זה ויוצאין. וזה לשון אורחות חיים, אם היה כוס גדול שיש בו ב' רביעיות, שותין בו שנים או יותר לפי הרביעיות ויוצאין.

ואחר ששתה מלא לוגמיו אפי' מכוס קטן שאינו מחזיק רביעית, משקה לבניו ולבני ביתו הקטנים. והרמב"ם כתב שצריך לשתות רוב מכל כוס אפילו מחזיק כמה רביעיות, וכך כתב מו' הרש"ט, עד כאן לשון הבית יוסף:

Loi des quatre coupes : la mesure de la coupe est une reviit (quart de log) après qu'on l'a coupée d'eau. Et a écrit le Tour siman 472, et il n'est pas besoin de boire le tout, seulement sa majeure partie.

Et voici le langage du Beit Yossef : et ce qu'il a écrit, et il n'est pas besoin du tout seulement de sa majeure partie, et ainsi il ressort de la Guemara. Toutefois les Tossefot ont écrit que d'emblée il faut boire une reviit, et ainsi il ressort des paroles du Roch.

Et a écrit le Kol Bo : s'il y avait une grande coupe où il y a deux reviit, deux y boivent l'un après l'autre et s'acquittent. Et voici le langage de Orhot 'Hayim : s'il y avait une grande coupe où il y a 2 reviit, deux y boivent ou plus selon les reviit et s'acquittent.

Et après qu'il a bu le plein de ses gorgées, même d'une petite coupe qui ne contient pas une reviit, il fait boire à ses fils et aux petits de sa maison. Et le Rambam a écrit qu'il faut boire la majeure partie de chaque coupe même si elle contient plusieurs reviit, et ainsi a écrit mon maître haRashat, jusqu-ici le langage du Beit Yossef :

וכשמברך על היין תהיה הפת מכוסה, שלא יראה בושתו. וכשאומר ההגדה, יהיה הפת מגולה כי נקרא (פסחים לו, א) לחם עוני שעונין עליו דברים הרבה.

וכשמגיע ללפיכך, יאחז הכוס בידו ויכסה את הפת. וכשאומר הפיסקא והיא שעמדה לאבותינו כו', יאחז הכוס בידו עד שמסיים הפיסקא והקב"ה מצילנו מידם זה, הוא על דרך הקבלההגה"הוסוד הענין, כי כוס של ברכה רומז על השכינה שבין שתי זרועות ומטה כלפי חסד, על כן מקבלו בימין, והשכינה היא שעמדה לנו בכל מקום שגלו ישראל גלה שכינה עמהם (ויק"ר לב, יא):, רוק"ח, ואז יהיה הפת מכוסה.

אח"כ יעמיד הכוס על השלחן ויגלה הפת עד לפיכך:

Et lorsqu'il bénit sur le vin, que le pain soit couvert, afin qu'il ne voie pas sa honte. Et lorsqu'il dit la Haggada, que le pain soit découvert car il est appelé (Pessahim 36,a) pain de pauvreté, sur lequel on répond beaucoup de paroles.

Et lorsqu'il arrive à Lefikhakh, qu'il tienne la coupe en sa main et qu'il couvre le pain. Et lorsqu'il dit le passage Et elle a tenu pour nos pères etc., qu'il tienne la coupe en sa main jusqu'à ce qu'il achève le passage et le Saint béni soit-Il nous sauve de leur main.

Ceci, c'est selon la voie de la Kabbala. Glose : le fondement du sujet, car la coupe de berakha fait allusion à la Chekhina qui est entre deux bras et penche vers 'Hessed, c'est pourquoi il la reçoit de la droite, et la Chekhina c'est elle qui a tenu pour nous, en tout lieu où Israël ont été exilés la Chekhina s'est exilée avec eux (Vayikra Rabba 32,11).

Le Rokeah. Et alors que le pain soit couvert.

Ensuite il posera la coupe sur la table et découvrira le pain jusqu'à Lefikhakh :

מסירין הקערה מהשלחן כשאומר מה נשתנה עד עבדים היינו, והוא במקום עקירת שלחן שלהם. ובפרק ערבי פסחים (פסחים) דף קט"ו (ב), למה עוקרין את השלחן.

אמרי דבי רבי ינאי, כדי שיכירו התינוקות וישאלו. אביי הוה יתיב קמיה דרבה, חזא דקא מדלי תכא מקמייהו, אמר להו עדיין לא קא אכלינן אתו קא מעקרי תכא מקמן.

אמר ליה רבא, פטרתן ממימר מה נשתנה, עד כאן. פירש רשב"ם, פטרתן מלומר מה נשתנה, דתניא לקמן (קטז, א), חכם בנו, שואלו.

ואם לאו, שואל הוא לעצמו מה נשתנה. וכיון ששאלו בנו מה נשתנה, אין אנו צריכין לומר מה נשתנה, אלא להשיב על דבריו של בנו, לפי שנשתעבדנו במצרים אנו עושין כל הדברים הללו, עד כאן לשונו:

On retire le plat de la table lorsqu'il dit Ma nishtana jusqu'à Avadim hayinu, et cela est à la place de l'enlèvement de leur table. Et au chapitre Arvei Pessahim (Pessahim) folio 115 (b) : pourquoi enlève-t-on la table.

Ont dit ceux de la maison de Rabbi Yanai : afin que les petits enfants reconnaissent et demandent. Abaye était assis devant Rabba, il a vu qu'on enlevait la table de devant eux, il leur a dit : nous n'avons pas encore mangé, et ils viennent enlever la table de devant nous.

Lui a dit Rava : tu nous as acquittés de dire Ma nishtana, jusqu-ici. A expliqué le Rashbam : tu nous as acquittés de dire Ma nishtana, car on a enseigné plus bas (116,a) : si son fils est sage, il l'interroge.

Et sinon, il s'interroge lui-même Ma nishtana. Et puisqu'il l'a interrogé, son fils, Ma nishtana, nous n'avons pas besoin de dire Ma nishtana, seulement de répondre aux paroles de son fils : parce que nous avons été asservis en Égypte nous faisons toutes ces choses, jusqu-ici son langage :

ואיני מבין מה תשובה מספקת הוא זה להתינוק שעוקרין את השלחן לפי שנשתעבדנו במצרים. וזה לשון התוס', כדי שיכיר התינוק וישאל, כלומר ומתוך כך יבא לשאול בשאר דברים.

אבל במה ששאל למה אנו עוקרין השלחן לא יפטר ממה נשתנה. וההוא דאביי לא פירש התלמוד אלא תחילת שאלתו, עד כאן לשונם.

וגם זה קצת דוחק:

Et je ne comprends pas quelle réponse suffisante c'est cela pour le petit enfant, qu'on enlève la table parce que nous avons été asservis en Égypte. Et voici le langage des Tossefot : afin que le petit enfant reconnaisse et demande, c'est-à-dire et de là il viendra à demander sur le reste des choses.

Mais par ce qu'il a demandé pourquoi nous enlevons la table, il ne s'acquittera pas de Ma nishtana. Et celui d'Abaye, le Talmud n'a expliqué que le commencement de sa demande, jusqu-ici leur langage.

Et ceci aussi est un peu forcé :

על כן נראה כפי מה שקבלתי, כששואל התינוק למה עוקרין הקערה, משיבין לו כי לא נאכל עתה ולא נאכל עד דברנו דברינו שבח והודאה להש"י. ואומר התינוק, מה יום מיומים.

ואז משיבין לו, עבדים היינו, ממילא פטורין לומר מה נשתנה. (אח"כ מצאתי כן במהרי"ל בשם ר' שמחה).

וכן כל מה ששואל התינוק כגון בטיבול ראשון מה עניינו, וכן בכוס שני לפני הסעודה ומוזגין כוס שני בבא לומר מה נשתנה. משיבין לו, כן עושין המלכים והשרים כדי שיהיו תאבים לאכילה, ודבר זה מגריר גריר.

ואז אומר התינוק מה זה ענין החירות היום מיומים. ואז משיבין לו ומספרים מניסי מצרים שיצאנו לחרות ביד חזקה ובזרוע נטויה:

C'est pourquoi il paraît selon ce que j'ai reçu : lorsque le petit enfant demande pourquoi on enlève le plat, on lui répond que nous ne mangerons pas maintenant et nous ne mangerons pas jusqu'à ce que nous ayons dit nos paroles de louange et de reconnaissance au Nom, béni soit-Il. Et le petit enfant dit : en quoi ce jour diffère-t-il des jours.

Et alors on lui répond : nous étions esclaves, de soi-même ils sont acquittés de dire Ma nishtana. (Ensuite j'ai trouvé ainsi dans le Maharil (Moreinu haRav Rabbi Yaakov haLevi) au nom de Rabbi Simha).

Et de même tout ce que demande le petit enfant, comme au premier trempage quel est son sujet, et de même à la deuxième coupe avant le repas, et l'on coupe la deuxième coupe lorsqu'on vient à dire Ma nishtana. On lui répond : ainsi font les rois et les princes afin qu'ils soient avides de manger, et cette chose attire et attire.

Et alors le petit enfant dit : quel est ce sujet de la liberté, ce jour plus que les jours. Et alors on lui répond et l'on raconte des miracles d'Égypte, que nous sommes sortis à la liberté d'une main forte et d'un bras étendu :

ויבצע מצה אמצעית לשנים, דאם יבצע הראשונה יהיה המוציא על השניה ואסור משום דאין מעבירין על המצות (פסחים סד, ב). אבל עתה יהיה המוציא על הראשונה.

ואין מצוה בשבירת מצה לשנים. והא דלא מבצעים השלישית ויברך ברכת המוציא על הראשונה, ואכילת מצה על השניה, דצריך לברך אכילת מצה על הפרוסה כדרכו של עני.

ואי היה בוצע השלישית, היה מברך אכילת מצה על השלימה דאין מעבירין על המצות, וק"ל:

Et il rompra la matsa du milieu en deux, car s'il rompait la première, le hamotsi serait sur la deuxième et c'est interdit parce qu'on ne passe pas outre les mitsvot (Pessahim 64,b). Mais maintenant le hamotsi sera sur la première.

Et il n'y a pas de mitsva à briser une matsa en deux. Et ce qu'on ne rompt pas la troisième et qu'il bénirait la berakha de hamotsi sur la première, et Akhilat matsa sur la deuxième, c'est qu'il faut bénir Akhilat matsa sur la prusa (morceau rompu) selon l'usage du pauvre.

Et s'il rompait la troisième, il bénirait Akhilat matsa sur l'entière, car on ne passe pas outre les mitsvot, et c'est facile à comprendre :

נראה לי וישים החציה בין השלימות, וחציה ישים תחת המפה לאפיקומן זכר (שמות יב, לד) למשארותם צרורות בשמלותם על שכמם. וכתב הגאון מהרש"ל ז"ל, שראוי לכורכה בתוך המטפחת ולתנה בין הכרים, ולא להצניע בלבד.

ומהרי"ל כתב, ליקח חלק גדול לאפיקומן, וכן כתב מהרש"ל:

Il m'apparaît, et il posera la moitié entre les entières, et sa moitié il la posera sous la nappe pour l'afikoman, souvenir (Exode 12,34) de leurs pâtées liées dans leurs vêtements sur leur épaule. Et a écrit le gaon Maharshal, de mémoire bénie, qu'il convient de l'envelopper dans le linge et de la mettre entre les coussins, et non de la cacher seulement.

Et le Maharil a écrit, de prendre une grande part pour l'afikoman, et ainsi a écrit le Maharshal :

בדין הלל, כתב בספר תניא וזה לשונו, ומצאתי בשם הר"ר מאיר ז"ל שמצות הלל לקרותו מעומד, והטעם מצאתי בשם החבר ר' בנימן בר אברהם הרופא ז"ל על שם הכתוב (תהלים קלה, א-ב) הללו עבדי ה'. שעומדים.

כלומר, הללו את השם בעמידה, שנאמר (דברים יט, יז) ועמדו [שני] האנשים, ובעדים הכתוב מדבר. וכן היו קורין אותו בעזרה על שחיטת הפסחים בעמידה, שהרי (יומא כה, א) אין ישיבה בעזרה.

ומה שקורין אותו בלילי פסחים בישיבה, מתוך שחולקים אותו ואין קורין אותו כולו ביחד אין מטריחין אותו לעמוד. ועוד שהרי יושב על השלחן וכוס בידו, שמא תטרוף דעתו מתוך סעודתו ויפול הכוס מידו.

ובשם הר"ר מאיר ז"ל מצאתי, לפי שדרך לילי פסחים דרך הסיבה וחירות, אין מטריחין אותו לעמוד, עד כאן לשונו. על כן אע"פ שיושב, ישב באימה וביראה ולא מוטה, ויאמר הלל בכוונה וביראה:

Dans la loi du Hallel, il a écrit dans le sefer Tanya et voici son langage : et j'ai trouvé au nom de haRav Rabbi Meir, de mémoire bénie, que la mitsva du Hallel est de le lire debout, et la raison j'ai trouvée au nom du haver Rabbi Binyamin bar Avraham le médecin, de mémoire bénie, d'après le verset (Psaumes 135,1-2) louez, serviteurs de ה', qui se tiennent. C'est-à-dire, louez le Nom en se tenant debout, il est dit (Deutéronome 19,17) et se tiendront les [deux] hommes, et c'est des témoins que parle le verset.

Et ainsi ils le lisaient dans le parvis sur l'égorgement des Pessa'h debout, car (Yoma 25,a) il n'y a pas d'assise dans le parvis. Et ce qu'on le lit aux nuits de Pessa'h assis, parce qu'on le partage et qu'on ne le lit pas tout entier ensemble, on ne le fatigue pas à se tenir.

Et encore, voici il est assis à la table et une coupe en sa main, de peur que son esprit ne soit troublé du sein de son repas et que la coupe ne tombe de sa main. Et au nom de haRav Rabbi Meir, de mémoire bénie, j'ai trouvé : parce que la voie des nuits de Pessa'h est une voie d'accoudement et de liberté, on ne le fatigue pas à se tenir, jusqu-ici son langage.

C'est pourquoi bien qu'il soit assis, qu'il s'asseye dans la crainte et dans la peur et non penché, et qu'il dise le Hallel dans l'intention et dans la crainte :

💬
✉ Signaler une erreur de traduction