שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Shabbat, Ner Mitzva (10/10)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit l'examen des paroles du Mordekhai. Le Chla y oppose Bame Madlikin : Chelomo envoie que son père est mort et gît au soleil ; on répond de poser sur lui un pain ou un enfant et de le déplacer. David mourut vêtu, un degré se brisa, son âme se reposa ; il ne marchait pas nu. On ne peut dire qu'on le porta, qu'on lui ôta ses vêtements pour l'oindre et qu'il mourut nu, car comment a-t-on laissé au soleil un roi comme lui. Il mourut quand le degré se brisa, l'escalier au lieu du soleil : il faut précisément un pain ou un enfant.

Aussi : le tri de deux espèces de poissons selon le Rema ; le calcul des sommes, de la mesure et du nombre ; une femme et la bague à sceau sans erouv

ובעיני אין נראין כלל דברי המרדכי, ויש לי תשובה ניצחת על דבריו מהא דאיתא בפרק במה מדליקין (שבת דף ל') (א) ששלח שלמה לבי מדרשא, אבא מת ומוטל בחמה. השיבו, אביך הנח עליו ככר או תינוק וטלטלו.

ודוד המלך כשמת היה בכסותו, כמו דאיתא שם, הוי סליק בדרגא איפחת דרגא מתותיה, אשתיק, ונח נפשיה. ובודאי לא היה הולך ערום על הדרגא ח"ו, הא ודאי קושיא גדולה היא על המרדכי.

ואין לומר שדוד המלך ע"ה אף שאשתיק לא היה מת באותו פעם, רק נשאוהו וחלצו בגדיו והניחוהו במטה ערום כדי לסוך אותו באיזה סיכה לרפואה ומת ערום. דאם כן היה קשה, מלך כמותו איך הניחוהו בחמה, שהרי אמר אבא מת ומוטל בחמה.

אלא על כרחך צריך לומר דמת ברגע דאפחת דרגא, ודרגא היה במקום החמה, א"כ הדרא קושיין לדוכתיה. על כן ליתא להא מילתא, וצריך דוקא ככר או תינוק:

Et à mes yeux les paroles du Mordekhai n'apparaissent pas du tout, et j'ai une réponse décisive à ses paroles de ce qui est au chapitre Bame Madlikin (Chabbat folio 30) (a) que Chelomo envoya à la maison d'étude : mon père est mort et gît au soleil. Ils répondirent : ton père, pose sur lui un pain ou un enfant et déplace-le.

Et David le roi, lorsqu'il mourut, était dans son vêtement, comme il est là : il montait l'escalier, un degré se brisa sous lui, il se tut, et son âme se reposa. Et certainement il ne marchait pas nu sur l'escalier, à D.ieu ne plaise, voici certainement c'est une grande difficulté contre le Mordekhai.

Et l'on ne peut dire que David le roi, que la paix soit sur lui, même s'il se tut n'était pas mort à ce moment-là, seulement on le porta et on lui ôta ses vêtements et on le coucha nu au lit afin de l'oindre de quelque onguent pour guérison et il mourut nu. Car s'il en était ainsi ce serait difficile : un roi comme lui, comment l'a-t-on laissé au soleil, puisqu'il a dit mon père est mort et gît au soleil.

Mais force est de dire qu'il mourut à l'instant où le degré se brisa, et l'escalier était au lieu du soleil, si ainsi notre difficulté revient à sa place. C'est pourquoi cette chose n'est pas, et il faut précisément un pain ou un enfant :

בענין ברירה, כתב רמ"א סימן שי"ט (סעיף ג), ושני מיני דגים מקרי שני מיני אוכלים ואסור לברור אחד מחבירו אלא כדי לאוכלן מיד, אע"פ שהחתיכות גדולות וכל אחת ניכרת בפני עצמה. אבל כל שהוא מין אחד, אע"פ שבורר חתיכות גדולות מתוך קטנות, לא מיקרי ברירה.

ואפילו הוי שני מינים, ובורר משניהם ביחד הגדולות מתוך הקטנות או להיפך, שרי, הואיל ואינו בורר מין אחד מתוך חבירו. ובסעודות גדולות שיש בערבוביא מיני דגים, אין השמשים נזהרין בזה, על כן צריך להזהירן:

Au sujet du tri, a écrit le Rema (Rabbi Moche Isserlès) siman 319 (alinéa 3), et deux espèces de poissons sont appelées deux espèces d'aliments et il est interdit d'en trier l'une d'auprès de l'autre sinon afin de les manger aussitôt, bien que les morceaux soient grands et que chacun soit reconnaissable par soi-même. Mais tout ce qui est une seule espèce, bien qu'il trie des morceaux grands d'entre les petits, cela n'est pas appelé tri.

Et même si ce sont deux espèces, et qu'il trie des deux ensemble les grands d'entre les petits ou l'inverse, c'est permis, puisqu'il ne trie pas une espèce d'entre l'autre. Et aux grands repas où il y a en mélange des espèces de poissons, les serviteurs ne sont pas attentifs à ceci, c'est pourquoi il faut les avertir :

איסור סכום דמים וסכום מדה וסכום מנין, מבואר בסימן שכ"ג. אבל באתי כמזכיר ומזהיר על זה, כי העולם אין נזהרין, והם דברים המזכרים במשנה ותלמוד:

L'interdit du calcul des sommes d'argent et du calcul de la mesure et du calcul du nombre est expliqué au siman 323. Mais je suis venu comme un qui rappelle et avertit sur ceci, car le monde n'y est pas attentif, et ce sont des choses mentionnées dans la Michna et le Talmud :

הרא"ש היה נזהר שלא להשתין בשלג (שו"ע או"ח שכ, יד), וכן ראוי להזהר:

Le Roch (Rabbenou Acher) était attentif à ne pas uriner dans la neige (Choulhan Aroukh Orah 'Hayim 320, 14), et ainsi il convient d'être attentif :

כתב בית יוסף סוף סימן ש"ך, כתוב בשבולי הלקט, צריך לשאול על הכרכום אם יש לחוש עליו משום צובע. ולפי דברי בעל היראים דאמר אין דרך צביעה באוכלים, מותר.

וזה לשון היראים, ראוי לכל בר ישראל שאוכל תותים או שאר פירות הצובעים, שיזהר שלא יגע בידיו צבועות בבגדיו או במפה, דהוי ליה תולדות צובע. ואם יצא דם מן המכה, אסור לתת עליה בגד.

אבל אם צובע פתו במשקה הפירות, לית לן בה, דאין צביעה באוכלין, עד כאן לשונו:

A écrit le Beit Yossef à la fin du siman 320, il est écrit dans Shibolei haLeket, il faut interroger au sujet du safran s'il y a à craindre pour lui à cause de la teinture. Et selon les paroles de l'auteur du Yereim qui a dit il n'y a pas de voie de teinture dans les aliments, c'est permis.

Et ceci est le langage du Yereim, il convient à tout fils d'Israël qui mange des baies ou d'autres fruits qui teignent, qu'il prenne garde à ne pas toucher de ses mains teintes à ses vêtements ou à la nappe, car ce seraient des dérivés de teindre. Et si du sang est sorti de la plaie, il est interdit d'y mettre un vêtement.

Mais s'il teint son pain du jus des fruits, nous n'y avons rien, car il n'y a pas de teinture dans les aliments, jusqu-ici son langage :

בענין תכשיטי נשים בשבת, נשאר במסקנא כמבואר בסימן ש"א (עי' שג, י) שלא תצא אשה בטבעת שיש עליה חותם בחצר שאינה מעורבת, על כן צריך להזהיר את הנשים על זה כשאין עירוב:

Au sujet des parures des femmes le Chabbat, il est resté en conclusion comme expliqué au siman 301 (vois 303, 10) qu'une femme ne sortira pas avec une bague qui a sur elle un sceau dans une cour qui n'est pas mêlée, c'est pourquoi il faut avertir les femmes sur ceci lorsqu'il n'y a pas d'erouv :

כתב הבית יוסף סימן רמ"ד, גרסינן בריש פרק מי שהחשיך (צ"ל מי שהפך, מו"ק יב, א) מר זוטרא בריה דרב נחמן בנו ליה אפדנא מקבלי קיבולת חוץ לתחום. איקלע רב ספרא ורב הונא בר חנינא ולא עאלו לגוייה.

ואיכא דאמרי, הוא נמי לא על בגויה. והא אמר שמואל מקבלי קבולת בתוך התחום אסור, חוץ לתחום מותר.

אדם חשוב שאני. ואיכא דאמרי, סיועי סייע בתיבנא בהדייהו.

וכתב רבינו ירוחם בחי"ב, מוכח במועד קטן דאם הוא אדם חשוב ובנו לו חוץ לתחום שלא יכנס שם מההוא עובדא דמר זוטרא בנו ליה אפדנא. והראב"ד פירש ההוא עובדא דלא היתה קבלנות גמורה, אלא היו לוקחין תבן ממקום של מר זוטרא שהיו מערבין בטיט הלבנים כי כך התקינה אפילו שהיה לדבר ידוע שכירותם, ובנו בה ביום טוב שלא מידיעת מר זוטרא, ולפיכך לא היה רוצה ליכנס לאותו בית.

אבל אם היה קבלנות גמורה מבית חוץ לתחום כמו שכתבתי, נראה כי אפילו אדם חשוב מותר, עד כאן לשונו:

A écrit le Beit Yossef siman 244, nous lisons au début du chapitre Mi sheHechshikh (il faut lire : Mi sheHafakh, Moed Katan 12,a) Mar Zoutra fils de Rav Nahman, on lui bâtit un palais par des entrepreneurs à forfait hors du tehoum (limite). Rav Safra et Rav Huna bar Hanina y arrivèrent et n'y entrèrent pas.

Et il y a qui disent, lui non plus n'y entra pas. Et voici que Chemouel a dit : des entrepreneurs à forfait dans le tehoum c'est interdit, hors du tehoum c'est permis.

Un homme important est différent. Et il y a qui disent : il aida avec de la paille avec eux.

Et a écrit Rabbenou Yerouham dans la voie 12, il est prouvé dans Moed Katan que s'il est un homme important et qu'on lui a bâti hors du tehoum, qu'il n'y entre pas, de cet incident de Mar Zoutra on lui bâtit un palais. Et le Raavad (Rabbi Avraham ben David) a expliqué cet incident, que ce n'était pas une entreprise à forfait complète, seulement ils prenaient de la paille du lieu de Mar Zoutra qu'ils mélangeaient dans l'argile des briques, car ainsi c'était disposé même que leur louage était une chose connue, et ils bâtirent en elle à Yom Tov sans la connaissance de Mar Zoutra, et c'est pourquoi il ne voulait pas entrer dans cette maison.

Mais si c'était une entreprise à forfait complète d'une maison hors du tehoum comme je l'ai écrit, il apparaît que même un homme important est permis, jusqu-ici son langage :

ורבינו לא כתב כאן כלום לענין שבת, ובסימן תקמ"ג בענין חול המועד כתב, שאם נבנה באיסור על ידי עכו"ם נכון להחמיר שלא יכנסו בו, ושם יתבאר בס"ד. וכתבו רבינו גבי חול המועד, משום דמשם נלמד להיכא דנבנה באיסור בשבת דנכון להחמיר, דכל שכן הוא.

וכך כתב בשלחן ערוך (רמד, ג), אם בנו לישראל עכו"ם בית בשבת באיסור, נכון להחמיר שלא יכנסו בו. וכן הוא הדין לענין שאר דברים הבאים בעבירה שלא להנות מהם, וכמו שכתב הרמב"ם בפ"ה (ב) מהלכות גזילה, והובא בטור חושן משפט סימן שס"ט:

Et notre maître (le Tour) n'a rien écrit ici au sujet du Chabbat, et au siman 543 au sujet des jours intermédiaires il a écrit, que si elle a été bâtie en interdit par des gentils il convient d'être strict de n'y pas entrer, et là cela sera expliqué avec l'aide du Ciel. Et notre maître l'a écrit au sujet des jours intermédiaires, parce que de là l'on apprend pour le cas où elle a été bâtie en interdit le Chabbat qu'il convient d'être strict, car c'est un à plus forte raison.

Et ainsi il a écrit dans le Choulhan Aroukh (244, 3), si des gentils ont bâti à un Israël une maison le Chabbat en interdit, il convient d'être strict de n'y pas entrer. Et ainsi est la loi au sujet des autres choses qui viennent par transgression de n'en pas jouir, et comme a écrit le Rambam au chapitre 5 (2) des lois du vol, et cela a été apporté dans le Tour Hochen Michpat siman 369 :

נשלם פרק נר מצוה

Achevé le chapitre Ner Mitsva

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