Nous avons appris (Chabbat 34,a) : trois choses l'homme doit dire dans sa maison la veille du Chabbat à la tombée de la nuit : avez-vous prélevé la dîme, avez-vous fait l'erouv, allumez la lampe. Le Maharam de Rotenburg dit « avez-vous séparé la halla » et ne dit pas l'erouv. Selon le Chla, tout homme demandera à sa femme la halla et ordonnera d'allumer, sans avancer avant plag haMinha, et il convient d'allumer entre minha et arvit, à l'huile. Sur les lampes de cire, de poix ou de suif, il tient que le Rif et le Rambam interdisent, et ainsi il faut se conduire.
Aussi : une seule berakha si plusieurs femmes allument, les autres répondent amen ; lampes assez longues jusqu'à la nuit en été, dîner au lieu de la lampe ; le mari allume au premier Chabbat d'un accouchement, prière de Rabbenou Béhayé, haftara de Hanna
תנן (שבת לד, א) ג' דברים צריך אדם לומר בתוך ביתו ערב שבת עם חשיכה, עשרתם, ערבתם, הדליקו את הנר. ומהר"ם מרוטנבורג לא היה אומר עשרתם, מאחר שאין מעשר האידנא, אלא היה אומר להם הפרשתם חלה.
וגם ערבתם לא היה אומר, כי היה מערב בעצמו, כך כתב הטור בשמו. על כן ישאל כל איש לאשתו על החלה שהיא מצוה שנוהגת בנשים, וכשמגיע זמן הדלקה יצוה להדליק את הנרות:
Nous avons appris (Chabbat 34,a) : 3 choses l'homme doit dire dans sa maison la veille du Chabbat à la tombée de la nuit : avez-vous prélevé la dîme, avez-vous fait l'erouv, allumez la lampe. Et le Maharam de Rotenburg (notre maître Rabbi Meir) ne disait pas avez-vous prélevé la dîme, puisque l'on ne prélève plus la dîme de nos jours, mais il leur disait : avez-vous séparé la halla.
Et aussi avez-vous fait l'erouv il ne disait pas, car il faisait l'erouv lui-même, ainsi a écrit le Tour en son nom. C'est pourquoi tout homme demandera à sa femme au sujet de la halla qui est une mitsva qui s'applique aux femmes, et lorsque arrive le temps de l'allumage il ordonnera d'allumer les lampes.
ולענין זמן הדלקה, איתא בפרק במה מדליקין (שבת כג, ב), דביתהו דרב יוסף הוה מאחרה ומדלקת, אמר רב יוסף תנינא (שמות יג, כב) לא ימיש עמוד הענן יומם ועמוד האש לילה, מגיד שעמוד הענן משלים לעמוד האש, ועמוד האש משלים לעמוד הענן. סברה לאקדומי, אמר לה ההוא סבא תנינא ובלבד שלא יקדים ושלא יאחר, עד כאן:
Et quant au temps de l'allumage, il est au chapitre BaMéh Madlikin (Chabbat 23,b) : la femme de Rav Yossef retardait et allumait, Rav Yossef dit : nous avons appris (Exode 13,22) la colonne de nuée ne s'écarterait pas le jour et la colonne de feu la nuit, cela enseigne que la colonne de nuée complète la colonne de feu, et la colonne de feu complète la colonne de nuée. Elle pensa à avancer, cet ancien lui dit : nous avons appris pourvu que l'on n'avance pas et que l'on ne retarde pas, jusqu-ici.
כתב הבית יוסף סימן רס"ג, כתבו התוס' (ברכות כז, א ד"ה דרב צלי) והרא"ש וה"ר יונה ומרדכי בריש פרק תפלת השחר עלה כ"ח (כז, א כנ"ל) אהא דרב צלי של שבת בערב שבת מפלג מנחה ולמעלה, והיה מדליק הנר ומקבל עליו שבת מבעוד יום, והא דאמרינן בפרק במה מדליקין (שבת כג, ב) גבי הדלקת הנר ובלבד שלא יקדים, אין זו הקדמה, כיון שהיה מקבל עליו שבת באותה שעה, כי יכול לקבל עליו שבת מבעוד יום ובלבד מפלג המנחה ולמעלה. וכך כתב הטור סימן רס"ז וזה לשונו, ופירשו התוספות שמפלג המנחה ולמעלה יכול להדליק הנר ולקבל שבת בתפילת ערבית, רק שימתין לקרות שמע עד עונתה שהוא צאת הכוכבים, ואין בזה משום ובלבד שלא יקדים, שאין זה הקדמה כיון שמקבל עליו השבת באותה שעה, עד כאן לשונו:
A écrit le Beit Yossef au siman 263, ont écrit les Tossefot (Berakhot 27,a aux paroles commençant Rav priait) et le Roch (Rabbenou Acher) et Rabbenou Yona et le Mordekhai au début du chapitre Tefilat haShahar folio 28 (27,a comme plus haut) au sujet de ce que Rav priait celle du Chabbat la veille du Chabbat depuis plag haMinha et au-delà, et il allumait la lampe et acceptait sur lui le Chabbat encore de jour, et ce que nous disons au chapitre BaMéh Madlikin (Chabbat 23,b) au sujet de l'allumage de la lampe pourvu que l'on n'avance pas, ceci n'est pas un avancement, puisqu'il acceptait sur lui le Chabbat à cette heure-là, car il peut accepter sur lui le Chabbat encore de jour pourvu que ce soit depuis plag haMinha et au-delà. Et ainsi a écrit le Tour au siman 267 et voici son langage : et les Tossefot ont expliqué que depuis plag haMinha et au-delà il peut allumer la lampe et accepter le Chabbat par la tefila d'Arvit, seulement qu'il attende de lire le Chema jusqu'à son temps qui est la sortie des étoiles, et il n'y a pas en ceci à cause de pourvu que l'on n'avance pas, car ceci n'est pas un avancement puisqu'il accepte sur lui le Chabbat à cette heure-là, jusqu-ici son langage.
נשמע מכל זה, שעל כל פנים לא יקדים יותר בהדלקת הנרות מפלג המנחה שהוא שעה ורביע קודם הלילה. ותמיהני על קהילות שבחוצה לארץ הנוהגים להדליק בערב שבת שתי שעות קודם הלילה, בפרט בימי הקיץ שקוראים לבית הכנסת בעוד היום גדול במאוד.
על כן ראוי לכל בעל נפש להחמיר ולתקן בכל מה דאפשר, ויצוה לאשתו להדליק בין מנחה למעריב לאחר שהתפללו הקהל מנחה, ואז הכל מוכנים לקבלת שבת ונראה שמדליק לכבוד שבת. כי הטעם שלא יקדים הוא משום שאינו ניכר שמדליק לשם שבת, אבל בזה האופן ניכר וניכר:
On entend de tout ceci, qu'en tout cas il n'avancera pas davantage dans l'allumage des lampes que plag haMinha qui est une heure et un quart avant la nuit. Et je m'étonne des communautés de la diaspora qui ont l'usage d'allumer la veille du Chabbat deux heures avant la nuit, en particulier aux jours d'été où l'on appelle à la synagogue alors que le jour est encore très grand.
C'est pourquoi il convient à tout homme scrupuleux d'être strict et de corriger en tout ce qui est possible, et il ordonnera à sa femme d'allumer entre minha et arvit après que la communauté a prié minha, et alors tous sont prêts à l'accueil du Chabbat et il paraît qu'il allume pour l'honneur du Chabbat. Car la raison de ne pas avancer est parce qu'il n'est pas reconnaissable qu'il allume pour le nom du Chabbat, mais de cette manière c'est reconnaissable et reconnaissable.
ונראה בעיני להדליק הנרות בשמן דווקא, ולא כמו שנהגו בקצת מקומות להדליק בנרות שעוה או חלב. ורמז לדבר, (שמות כז, כ) ואתה תצוה ויקחו אליך שמן, ת' תצוה יתירה, כתב בעל הטורים בגימטריא נשים, ואמר ויקחו שמן:
Et il paraît à mes yeux d'allumer les lampes à l'huile précisément, et non comme l'on a l'usage en quelques lieux d'allumer avec des lampes de cire ou de suif. Et une allusion à la chose : (Exode 27,20) et toi tu commanderas et ils prendront vers toi de l'huile, le tav extra de tetsavéh (תצוה), a écrit le Baal haTourim en guematria nachim (נשים), et il a dit : et ils prendront de l'huile.
והנה יש בזה מחלוקת גדול בין אבות העולם כמוזכר בתוס' וברא"ש באורך, והובא בטור סימן רס"ד. וזה לשון הבית יוסף שם, ואם כרך שעוה סביב הפתילה ועשה ממנו נר וכו', שם בריש פירקין תנא (שבת כ, ב) עד כאן פיסול פתילות, מכאן ואילך פיסול שמנים.
פשיטא, שעוה איצטריכא ליה, מהו דתימא לפתילה נמי לא חזיא, קא משמע לן. ופירש רש"י, שעוה איצטריכא ליה, לפי שרגילין לעשות כמין פתילה ארוכה והפתילה לתוכה כמו שאנו עושין.
וכן דעת התוס' (שבת שם ד"ה עד כאן) והרא"ש, ודחו דברי בני נרבונא שאוסרין נר של שעוה שלנו. ומפרשים, מהו דתימא לפתילה נמי לא, שאם שם נר שעוה בנר שמן יהא אסור, קמשמע לן.
מכאן ואילך פיסול שמנים, כיון שיש בו שמן כשר מותר. אבל נר שעוה בלא שמן, אסור.
וכתב עוד הרא"ש, דהרי"ף גורס מהו דתימא נגזור פתילות אטו שמנים, קמשמע לן, והיינו כדברי רש"י, וכן נוהגין באשכנז וצרפת להדליק נרות של שעוה. וכתב הר"ן, וכן דעת הר"ר יונה.
וכן דעת סמ"ג וסמ"ק והתרומות והגהות פ"ה. וכתב המרדכי ורבינו ירוחם בח"ב וסמ"ג והתרומות והגהות, דהוא הדין בשל זפת או חלב שרי לדעת רש"י, וכן נראה מדברי הרא"ש והר"ן אחר שכתבו לסתור בני נרבונא כתבו, אבל נמצא בתשובות רב שרירא גאון והרי"ף דנר של שעוה אסור להדליק בו, וכן דעת הרמב"ן.
וכבר הזכיר הרא"ש תשובות אלו, ונראה שלא סומך עליהם:
Et voici il y a en ceci une grande divergence entre les pères du monde comme mentionné dans les Tossefot et dans le Roch en longueur, et cela a été apporté dans le Tour au siman 264. Et voici le langage du Beit Yossef la : et s'il a enveloppé de la cire autour de la mèche et en a fait une lampe etc., là au début du chapitre on a enseigné (Chabbat 20,b) jusqu'ici disqualification des mèches, de ici et ensuite disqualification des huiles.
C'est évident, la cire lui était nécessaire, tu aurais pu dire que pour une mèche aussi elle n'est pas propre, cela vient nous enseigner. Et Rachi a expliqué : la cire lui était nécessaire, parce que l'on a l'habitude de faire une sorte de longue mèche et la mèche est à l'intérieur comme nous faisons.
Et ainsi l'avis des Tossefot (Chabbat là, aux paroles commençant Jusqu'ici) et du Roch, et ils ont écarté les paroles des sages de Narbonne qui interdisent notre lampe de cire. Et ils expliquent : tu aurais pu dire que pour une mèche aussi non, que s'il a mis une lampe de cire dans une lampe d'huile ce soit interdit, cela vient nous enseigner.
De ici et ensuite disqualification des huiles : puisqu'il y a en elle de l'huile propre, c'est permis. Mais une lampe de cire sans huile, c'est interdit.
Et le Roch a encore écrit que le Rif (Rabbenou Yitshak Alfasi) a la version : tu aurais pu dire que l'on décrète les mèches à cause des huiles, cela vient nous enseigner, et c'est comme les paroles de Rachi, et ainsi l'on use en Achkenaz et en France d'allumer des lampes de cire. Et le Ran (Rabbenou Nissim) a écrit, et ainsi l'avis de Rabbenou Yona.
Et ainsi l'avis du Sémag (Sefer Mitsvot Gadol) et du Sémak (Sefer Mitsvot Katan) et des Teroumot et des Hagahot chapitre 5. Et le Mordekhai et Rabbenou Yeroham dans la deuxième partie et le Sémag et les Teroumot et les Hagahot ont écrit, que de même pour celles de poix ou de suif c'est permis selon l'avis de Rachi, et ainsi il paraît des paroles du Roch et du Ran : après qu'ils ont écrit pour réfuter les sages de Narbonne ils ont écrit, mais l'on trouve dans les téshouvot de Rav Shérira Gaon et du Rif qu'une lampe de cire il est interdit d'y allumer, et ainsi l'avis du Ramban.
Et déjà le Roch a mentionné ces téshouvot, et il paraît qu'il ne s'appuie pas sur elles.
והרב המגיד כתב בפ"ה תשובות אלו, וכתב שנראה לו שכן דעת הרמב"ם. ואני בעיני איני רואה שום הכרע בדברי הרמב"ם, דאי משום שלא כתב דין זה להתירה מאחר שלא נזכר בהדיא בגמרא, אין כאן הכרע, שהרי אין דרכו לכתוב מה שלא הוזכר בגמרא בהדיא.
ולא פירש הרב המגיד לדעת הגאונים כפי חכמי נרבונא, כדי להנצל מקושיות הרא"ש. אלא פירש שמהשעוה עצמה לבד עושין פתילה כשמניחין אותו בנר מלא שמן, כעין שעושין מפשתן או צמר יהיה להם איזה אימון לעשות מהשעוה פתילה בענין זה, והוא ז"ל הסכים לדברי הגאונים.
ומיהו מאחר שהרא"ש וכמה גדולים אחרונים התירו, וגזרה דרבנן הוא, יש לסמוך עליהם. וגם דעת הרי"ף בהלכותיו להתיר, כמבואר בדברי הרא"ש, עליו יש לסמוך יותר מעל התשובה שכתב בשם הרי"ף, וכן עמא דבר, עד כאן לשונו:
Et le Rav haMaguid a écrit au chapitre 5 ces techouvot, et il a écrit qu'il lui paraît que tel est l'avis du Rambam. Et moi à mes yeux je ne vois aucune décision dans les paroles du Rambam, car si c'est parce qu'il n'a pas écrit cette loi pour la permettre puisque cela n'a pas été mentionné explicitement dans la Guemara, il n'y a pas ici de décision, car ce n'est pas sa voie d'écrire ce qui n'a pas été mentionné dans la Guemara explicitement.
Et le Rav haMaguid n'a pas expliqué selon l'avis des Géonim comme les sages de Narbonne, afin de se sauver des difficultés du Roch. Mais il a expliqué que de la cire elle-même seule on fait une mèche lorsqu'on la place dans une lampe pleine d'huile, comme l'on fait de lin ou de laine, ils auraient quelque pratique de faire de la cire une mèche de cette manière, et lui de mémoire bénie a souscrit aux paroles des Géonim.
Cependant puisque le Roch et plusieurs grands derniers ont permis, et c'est un décret de nos maîtres, on peut s'appuyer sur eux. Et aussi l'avis du Rif dans ses Halakhot est de permettre, comme il est clarifié dans les paroles du Roch, sur lui on s'appuiera davantage que sur la techouva qu'il a écrite au nom du Rif, et ainsi le peuple se conduit, jusqu-ici son langage.
הנה הבית יוסף הלך לשטתו (עי' בהקדמתו) לפסוק כתרי מינייהו מן שלשה מורי הוראה הרי"ף והרמב"ם והרא"ש, וסבירא ליה להבית יוסף דגם הרי"ף בספרו סבירא ליה כהרא"ש דמתיר. אבל כי מעיינת שפיר, דבר זה ליתא, ואף שהרא"ש כתב כן, הוא משום שלא ראה תשובת הרי"ף שאוסר, ואלו ראה תשובת הרי"ף בודאי לא היה מפרש דברי רי"ף כן:
Voici le Beit Yossef est allé selon sa méthode (vois dans son introduction) de décider comme deux d'entre eux parmi les trois maîtres de décision : le Rif et le Rambam et le Roch, et le Beit Yossef tient que aussi le Rif dans son sefer tient comme le Roch qui permet. Mais lorsque tu examines bien, cette chose n'est pas, et même que le Roch ait écrit ainsi, c'est parce qu'il n'a pas vu la techouva du Rif qui interdit, et s'il avait vu la techouva du Rif certainement il n'aurait pas expliqué les paroles du Rif ainsi.
וזה לשון שלטי הגבורים ריש פרק במה מדליקין, לפי דברי רש"י והתוספות והסמ"ג והרא"ש והטור, מותר להדליק בשבת באותן נרות של שעוה וזפת וחלב שקורין קנדלי"ש, דהיינו שכורכין השעוה על הפתילה, ואין צריך לומר שמותר לתת אותן קנדלי"ש בתוך נר של שמן דכשר להדליק. וחכמי נרבונא והגאונים אוסרים באותן קנדלי"ש להדליק בהן ממש, אבל מתירין לתת אותן בתוך נר ולתת שמן עליהם ולהדליק.
ולפי הנראה לי מדברי רבינו ותשובתו ושאר הגאונים שהולכים לשיטתו, נראה דלדידהו אסור להדליק בשעוה או חלב וזפת באיזה ענין שיהיה, בין לתת חתיכת שעוה בנר במקום שמן, בין לכרוך השעוה בפתילה כעין קנדלי"ש. ואפילו לתת הקנדלי"ש בנר ולתת שמן עליהם, נמי אסור, דהוה ליה כורך דבר שמדליקין בו על גבי דבר שאין מדליקין בו:
Et voici le langage de Shiltéi haGiborim au début du chapitre BaMeh Madlikin : selon les paroles de Rachi et des Tossefot et du Sémag et du Roch et du Tour, il est permis d'allumer le Chabbat avec ces lampes de cire et de poix et de suif que l'on appelle kandeles (קנדלי"ש), c'est-à-dire que l'on enveloppe la cire sur la mèche, et il n'est pas besoin de dire qu'il est permis de placer ces kandeles dans une lampe d'huile qui est propre à allumer. Et les sages de Narbonne et les Géonim interdisent ces kandeles pour y allumer proprement, mais ils permettent de les placer dans une lampe et de mettre de l'huile sur elles et d'allumer.
Et selon ce qui m'apparaît des paroles de notre maître et de sa techouva et des autres Géonim qui vont selon sa méthode, il paraît que selon eux il est interdit d'allumer avec de la cire ou du suif et de la poix de quelque manière que ce soit, que ce soit pour placer un morceau de cire dans la lampe à la place de l'huile, ou pour envelopper la cire sur la mèche comme des kandeles. Et même pour placer les kandeles dans la lampe et mettre de l'huile sur elles, c'est aussi interdit, car c'est envelopper une chose avec laquelle on allume sur une chose avec laquelle on n'allume pas.
והא דקאמר תלמודא, שעוה איצטרכא ליה, דמשמע דאיכא היתר בנר שעוה, הכי פריש לה, שעוה איצטרכא ליה, רצה לומר שמותר לעשות מהשעוה עצמה פתילה להניח בנר של שמן כשר ולהדליק בה, כי השעוה עצמה אע"פ שהיא אסורה להדליק בה, אין איסורא אלא כשהיא עומדת במקום שמן, כגון שכורכין אותה על גבי פתילת פשתן וכיוצא בה. אבל כשאינה עומדת במקום שמן אלא במקום פתילה, והיכי דמי כגון שמן השעוה עצמה מטוין ממנו פתילה מטוה וחוט, אז מותר להדליק בה, מאחר שהיא עומדת במקום הפתילה לא במקום שמן:
Et ce que le Talmud a dit : la cire lui était nécessaire, ce qui implique qu'il y a une permission dans une lampe de cire, ainsi il l'a expliqué : la cire lui était nécessaire, c'est-à-dire qu'il est permis de faire de la cire elle-même une mèche à placer dans une lampe d'huile propre et d'y allumer, car la cire elle-même bien qu'il soit interdit d'y allumer, il n'y a interdiction que lorsqu'elle se tient à la place de l'huile, comme lorsqu'on l'enveloppe sur une mèche de lin et semblable. Mais lorsqu'elle ne se tient pas à la place de l'huile mais à la place de la mèche, et comment ceci, comme lorsque de la cire elle-même on file d'elle une mèche filée et un fil, alors il est permis d'y allumer, puisqu'elle se tient à la place de la mèche non à la place de l'huile.
ובזה הפירוש תלוי החילוק שיש בין הרא"ש והטור, ובין שאר הפוסקים בדברי רבינו. כי הרא"ש והטור כתבו שדעת רבינו להתיר קנדלי"ש של שעוה כדברי רש"י, ולפי שלא ראו תשובת רבינו פירשו שעוה איצטרכא ליה וכו' כפירוש רש"י.
אבל לפי מה שאוסר רבינו בהדיא בתשובה אי אפשר לפרש כך, אלא הכי קאמר, מהו דתימא נגזור כשעשה מן השעוה פתילה כעין חוט והדליק בה להוי אסור אע"פ שאינו אלא במקום פתילה אטו כשעומד השעוה במקום שמן, קמ"ל דלא גזרינן ושרי. ולפירוש זה יתישב הכל שפיר, ודעת מיימונ"י כדברי רבינו, עד כאן לשונו:
Et sur cette explication dépend la distinction qu'il y a entre le Roch et le Tour, et entre les autres décideurs dans les paroles de notre maître. Car le Roch et le Tour ont écrit que l'avis de notre maître est de permettre les kandeles de cire comme les paroles de Rachi, et parce qu'ils n'ont pas vu la techouva de notre maître ils ont expliqué la cire lui était nécessaire etc. selon l'explication de Rachi.
Mais selon ce que notre maître interdit explicitement en techouva il est impossible d'expliquer ainsi, mais ainsi il a dit : tu aurais pu dire que l'on décrète lorsque l'on a fait de la cire une mèche comme un fil et que l'on y a allumé que ce soit interdit bien que ce ne soit qu'à la place de la mèche, à cause de lorsque la cire se tient à la place de l'huile, cela vient nous enseigner que l'on ne décrète pas et c'est permis. Et selon cette explication tout s'arrange bien, et l'avis du Maïmoni (le Rambam) est comme les paroles de notre maître, jusqu-ici son langage.
וכן משמע מדברי הרמב"ן בספר מלחמות שחולק אבעל המאור שהוא מהמתירין, שמע מינה דסבירא ליה להרמב"ן שגם הרי"ף מהאוסרין שהוא הולך תמיד בשיטת הרי"ף, וכן סיים דבריו בספר מלחמות וזה לשונו, והוזקקתי להשיב על זה מפני שראיתי שרבינו הגדול ז"ל שכתב בתשובה שאלה שהוא אסור ואין בדבר ספק, עד כאן לשונו. ונראה פשוט, משום שיש לפרש דברי הרי"ף בתרי אנפין, סמך על התשובה שבודאי גם כאן פירש דבריו לאסור, וכן נראה מדברי רב בעל המאור כשכתב דעתו להתיר לא הזכיר דברי הרי"ף משום שיש לפרשו על שני פנים.
אמנם האמת יורה דרכו שפירש דבריו לאיסור, מאחר שגילה דעתו כן בפירוש בתשובה. והרא"ש שלא ראה התשובה, כתב מה שכתב, ונמצא לפי דעת הרי"ף ורמב"ם לאסור, וכן יש לנהוג:
Et ainsi il s'entend des paroles du Ramban dans le sefer Milhamot qui diverge du Baal haMaor qui est parmi ceux qui permettent, apprends de là que le Ramban tient que aussi le Rif est parmi ceux qui interdisent car il va toujours selon la méthode du Rif, et ainsi il a achevé ses paroles dans le sefer Milhamot et voici son langage : et j'ai été contraint de répondre à ceci parce que j'ai vu que notre grand maître, de mémoire bénie, a écrit en techouva à une question qu'il est interdit et qu'il n'y a pas de doute dans la chose, jusqu-ici son langage. Et il paraît simple, parce que l'on peut expliquer les paroles du Rif de deux faces, il s'est appuyé sur la techouva que certainement aussi ici il a expliqué ses paroles pour interdire, et ainsi il paraît des paroles de Rav Baal haMaor : lorsqu'il a écrit son avis pour permettre il n'a pas mentionné les paroles du Rif parce que l'on peut l'expliquer de deux côtés.
Cependant la vérité enseignera son chemin qu'il a expliqué ses paroles vers l'interdiction, puisqu'il a révélé son avis ainsi explicitement en techouva. Et le Roch qui n'a pas vu la techouva, a écrit ce qu'il a écrit, et l'on trouve selon l'avis du Rif et du Rambam pour interdire, et ainsi il faut se conduire.
הבית יוסף סימן רס"ג כתב וזה לשונו, מצאתי בתשובה אשכנזית, ב' וג' בעלי בתים אוכלים במקום אחד, כל אחד מברך על מנורה שלו אף על פי שכבר יש אורה מרובה, אף על גב דא"ז גמגם בזה, מכל מקום יש שנוהגים כך. ובעניותי נראה לי לישב כך, דכל מה דמתוסיף אורה אית ביה שלום בבית טפי ושמחה יתירה להנאות אורה בכל זויות, עד כאן לשונו.
ובשלחן ערוך (או"ח רסג, ח) סיים הבית יוסף וכתב, ונכון ליזהר בספק ברכות, ולא יברך אלא אחד, עד כאן לשונו. ורמ"א כתב בהגה"ה (שם), אבל אנו אין נוהגין כן.
ונראה לי דעל כל פנים במנורה אחת שיש לה הרבה פיות לא ינהגו כלל לברך כל אשה בפני עצמה, ואף רמ"א לא כתב כן אלא כשלכל אחד מנורה בפני עצמה בזוית אחד, וכדי שיהיו מאירים כל הזויות, ואפילו בזה יותר מסתברא דברי בית יוסף להוציא נפשיה מספק ברכה לבטלה, יעמדו כל הנשים ביחד ואחת מברכת והשאר עונות אמן, כי עשרה שעושין מצוה אחת מברכת לכולן:
Le Beit Yossef au siman 263 a écrit et voici son langage : j'ai trouvé dans une techouva achkenaze, 2 ou 3 maîtres de maison mangent en un seul lieu, chacun bénit sur sa lampe même s'il y a déjà une lumière abondante, bien que l'Or Zaroua ait balbutié en ceci, néanmoins il y en a qui usent ainsi. Et dans ma pauvreté il m'apparaît de résoudre ainsi : que tout ce que la lumière s'ajoute, il y a en cela davantage de paix dans la maison et une joie extra de jouir de la lumière dans tous les coins, jusqu-ici son langage.
Et dans le Choulhan Aroukh (Orah 'Hayim 263,8) le Beit Yossef a achevé et a écrit : et il est correct de prendre garde dans un doute de berakhot, et un seul seulement bénira, jusqu-ici son langage. Et le Rema (Rabbi Moche Isserlès) a écrit dans la glose (là) : mais nous n'avons pas cet usage.
Et il m'apparaît qu'en tout cas pour une lampe qui a beaucoup de becs l'on n'usera pas du tout que chaque femme bénisse à part, et même le Rema n'a écrit ainsi que lorsque chacun a une lampe à part dans un coin, et afin que tous les coins soient éclairés, et même en ceci les paroles du Beit Yossef sont plus raisonnables pour se sortir d'un doute de berakha en vain : toutes les femmes se tiendront ensemble et l'une bénit et les autres répondent amen, car dix qui font une seule mitsva, sa berakha est pour toutes.
בקיץ יש לעשות נרות ארוכות שידליקו עד הלילה, ואי לא, הוי ברכה לבטלה, (שאין עיקר הנר אלא עד שיאותו לאורו דהיינו משתחשך, דשרגא בטיהרא מאי אהני (חולין ס, ב)), מהרי"ל. וכך כתב מהרי"ל בשם אגודה, וכן הוא באגור סימן שס"א.
וזה לשון השלחן ערוך בסימן רס"ג (ט), המדליקין בזויות הבית ואוכלין בחצר, אם אין הנרות ארוכות שדולקות עד הלילה, הוי ברכה לבטלה, עד כאן לשונו. והתוספות (ד"ה הדלקת נר) כתבו בפרק במה מדליקין (שבת כה, ב) דחובה לסעוד במקום הנר משום עונג שבת, עד כאן:
En été il faut faire des lampes longues qui brûleront jusqu'à la nuit, et sinon, c'est une berakha en vain (car l'essentiel de la lampe n'est que jusqu'à ce qu'ils jouissent de sa lumière, c'est-à-dire depuis qu'il fait sombre, car une lampe en plein midi à quoi sert-elle (Houlin 60,b)), Maharil (Moreinu haRav Rabbi Yaakov haLevi). Et ainsi a écrit le Maharil au nom de l'Agouda, et ainsi est-il dans l'Agour au siman 361.
Et voici le langage du Choulhan Aroukh au siman 263 (9) : ceux qui allument dans les coins de la maison et mangent dans la cour, si les lampes ne sont pas longues qu'elles brûlent jusqu'à la nuit, c'est une berakha en vain, jusqu-ici son langage. Et les Tossefot (aux paroles commençant L'allumage de la lampe) ont écrit au chapitre BaMeh Madlikin (Chabbat 25,b) qu'il y a obligation de dîner au lieu de la lampe à cause du délice du Chabbat, jusqu-ici.
כשאשה יולדת, בשבת ראשונה מדליק הבעל את הנרות ומברך. מחידושים מצאתי, כתב רבינו בחיי פרשת יתרו, ראויה האשה להתפלל לשם יתברך בשעת הדלקת נר של שבת, שהיא מצוה מוטלת עליה, שיתן לה י"י בנים מאירים בתורה, כי התפלה יותר נשמעת בשעת עשיית מצוה, ובזכות נר שבת שהוא אור תזכה לבנים בעלי תורה שנקראת אור, שנאמר (משלי ו, כג) כי נר מצוה ותורה אור.
וכן דרשו רז"ל (שבת כג, ב) האי מאן דרגיל בשרגא, הויין ליה בנים זכרים תלמידי חכמים, עד כאן לשונו. ואני קבלתי שתקרא האשה בזאת הפעם ההפטרה דראש השנה של חנה עד (שמ"א ב, י) וירם קרן משיחו:
Lorsqu'une femme accouche, au premier Chabbat le mari allume les lampes et bénit. Parmi des hidoushim j'ai trouvé, à écrit Rabbenou Béhayé paracha Yitro : il convient à la femme de prier vers le Nom, béni soit-Il, à l'heure de l'allumage de la lampe de Chabbat, qui est une mitsva qui lui incombe, que ה' lui donne des fils qui illuminent dans la Torah, car la tefila est davantage écoutée à l'heure de l'accomplissement d'une mitsva, et par le mérite de la lampe de Chabbat qui est lumière elle méritera des fils maîtres de Torah qui est appelée lumière, il est écrit (Proverbes 6,23) car une lampe est mitsva et Torah est lumière.
Et ainsi ont expliqué nos Sages (Chabbat 23,b) : celui qui a l'habitude de la lampe, il aura des fils mâles disciples des sages, jusqu-ici son langage. Et moi j'ai reçu que la femme lise à cette fois la haftara de Roch Hachana de Hanna jusqu'à (1 Samuel 2,10) et Il élèvera la corne de Son oint.
בענין הטמנה, כתב אבא מורי זלה"ה בצואת יש נוחלין, והזהירו ג"כ נשותיכם שיסתמו התנור שמניחין בו החמין לצורך מחר קודם קריאת השמש בבית הכנסת, ולא יפתחו אותו עד למחר כדי להוציא החמין ממנו. ולא כמו שעושין קצת נשים, שפותחין תנור של חמין בערב אחר יציאת בית הכנסת על ידי עכו"ם כדי להוציא ממנו התבשיל שהיא לצורך הלילה, וחוזרין וסותמין על ידי עכו"ם לצורך חמין של מחר, וזה לדעתי איסור גמור, משום דגורם בישול.
וכן הוא בשלחן ערוך של מורי ורבי רמ"א (עי' רנג, ה):
Au sujet de la hatmana (ensevelissement des mets pour les garder chauds), a écrit mon père mon maître, de mémoire bénie pour la vie du monde à venir, dans le testament Yech Nohalin : et avertissez aussi vos femmes qu'elles ferment le four où l'on place les mets chauds pour le besoin de demain avant l'appel du chamach à la synagogue, et qu'elles ne l'ouvrent pas jusqu'à demain afin d'en extraire les mets chauds. Et non comme font quelques femmes, qui ouvrent le four des mets chauds le soir après la sortie de la synagogue par l'intermédiaire d'un gentil afin d'en extraire le plat qui est pour le besoin de la nuit, et elles reviennent et ferment par l'intermédiaire d'un gentil pour le besoin des mets chauds de demain, et ceci à mon avis est une interdiction complète, parce que cela cause une cuisson.
Et ainsi est-il dans le Choulhan Aroukh de mon maître et rabbi le Rema (vois 253,5).