שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Chullin, Derekh Chayim (10/16)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit l'exigence de ne pas interrompre par Tehilim entre le lavage et Al Netilat Yadayim : du moment que tu peux être bon ne sois pas appelé mauvais, on attend un court moment pour bénir avec l'ordre des berakhot. Selon le Chla, le chalia'h tsibour bénit pour lui-même, puis redit à voix haute les berakhot de Cha'harit pour acquitter les ignorants ; à voix basse, elles sont en vain. Il ne dit pas Al Netilat Yadayim seule. Chez lui, il enchaîne Acher Yatsar et les louanges jusqu'à Parachat haTamid : le Roch a institué cette berakha pour Keriat Chema et la tefila, sans interruption entre la berakha et son sujet.

Aussi : même sorti, on fait sortir, comme pour le chofar et le seder de Pessa'h ; aux seli'hot, Al Netilat Yadayim peut précéder seule, car ce sont des choses de sainteté ; grande est la récompense de la réponse amen.

אם כן הכא נמי, אף על פי שהיה מותר להפסיק בתהילים בין הנטילה לברכת על נטילת ידים זה שאינו, מכל מקום מהיות טוב אל תקרא רע, דהיה ראוי להחמיר ולעמוד שעה קלה קודם התחלת אמירת תהלים שיעור שיכול לברך על נטילת ידים מיד אחר הנטילה בצרוף סדר הברכות, הואיל ולאו מלתא דטריחא כולי האי. ואפילו שליח צבור קבוע שאומר תהילים בקהל לפני העמוד יוכל לעשות כן.

רצה לומר שיברך השליח צבור עם עצמו בביתו או בבית הכנסת ברכת על נטילת ידים בצירוף שאר הברכות קודם התחלת תהילים, כדי שלא יפסיק בין הנטילה וברכתה באמירת תהילים. ואעפ"י שיחזור ויאמר אותם בציבור כנהוג, מכל מקום הברכות שעושה שנייה אינן ברכות לבטלה, מאחר שנוהגים החזנים לומר כל ברכות שחרית בקול כמו ברכת על נטילת ידים כדי להוציא עמי הארץ ידי חובתם באלו הברכות:

S'il en est ainsi ici aussi, même si c'était permis d'interrompre par Tehilim entre le lavage et la berakha Al Netilat Yadayim, ce qui n'est pas, néanmoins du moment que tu peux être bon ne sois pas appelé mauvais, car il était convenable d'être stringent et de se tenir un court moment avant le commencement de l'énonciation de Tehilim, une durée suffisante pour bénir Al Netilat Yadayim aussitôt après le lavage conjointement à l'ordre des berakhot, puisque ce n'est pas une chose si pénible. Et même un chalia'h tsibour fixe qui dit Tehilim en assemblée devant le pupitre pourra faire ainsi.

C'est-à-dire que le chalia'h tsibour bénisse pour lui-même dans sa maison ou à la synagogue la berakha Al Netilat Yadayim conjointement aux autres berakhot avant le commencement de Tehilim, afin qu'il n'interrompe pas entre le lavage et sa berakha par l'énonciation de Tehilim. Et même s'il revient et les dit en public comme il est d'usage, néanmoins les berakhot qu'il fait une seconde fois ne sont pas des berakhot en vain, puisque les chantres ont l'usage de dire toutes les berakhot de Shaharit à voix haute comme la berakha Al Netilat Yadayim afin d'acquitter les ignorants de leur obligation dans ces berakhot.

וכבר היה לעולמים מנהג קדמונים לאמרם בבית הכנסת כדי שישמעו עמי הארצות ויענו אמן ויצאו בברכתו, כמו שהובא לעיל בשם האגור. וכך כתב הטור בסימן מ"ו וזה לשונו, ותקנו לסדר אלו הברכות בבית הכנסת כדי שישמעו עמי הארץ ויענו אמן אחריהם ויצאו ידי חובתן, עד כאן.

והואיל וכן, אעפ"י שברך כל ברכות שחרית עם עצמו מקודם בביתו או בבית הכנסת, יכול לחזור ולברך אותם בצבור כדי להוציא עמי הארץ כדלעילהגה"הודוקא אם יאמרו אותן בקול כדי שיוכל לענות אמן אחריהם, אמרינן הכי דבזה מקיימו תקנות הקדמונים שתקנו כן כדי שישמעו עמי הארצות ויענו אמן אחריהם כדלעיל בפנים. אבל אם יאמרו אותם בלחש וקולם לא נשמע ברמה לאנשי בית הכנסת כשיאמרו אותם בצבור, אין כאן דעת שומע ומשמיע להוציא אחרים ידי חובתן באלו הברכות, רק כדי להוציא את עצמם, והם כבר יצאו כשאמרו בתחלה עם עצמם תכף לברכות על נטילת ידים קודם שהתחילו לומר תהילים, ואם כן הוי אלו ברכות כולם לבטלה::

Et déjà de tout temps il y avait un usage des anciens de les dire à la synagogue afin que les ignorants entendent et répondent amen et sortent par sa berakha, comme il a été apporté plus haut au nom de l'Agour. Et ainsi a écrit le Tour au siman 46 et voici son langage : et ils ont institué d'ordonner ces berakhot a la synagogue afin que les ignorants entendent et répondent amen après elles et sortent quittes de leur obligation, jusqu-ici.

Et puisqu'il en est ainsi, même s'il a béni toutes les berakhot de Shaharit pour lui-même auparavant dans sa maison ou à la synagogue, il peut revenir et les bénir en public afin d'acquitter les ignorants comme ci-dessus. Glose : précisément s'ils les disent à voix haute afin qu'on puisse répondre amen après elles, nous disons ainsi, car en ceci ils accomplissent les institutions des anciens qui ont institué ainsi afin que les ignorants entendent et répondent amen après elles comme ci-dessus dans le corps.

Mais s'ils les disent à voix basse et que leur voix n'est pas entendue hautement par les gens de la synagogue lorsqu'ils les disent en public, il n'y a pas ici d'intention d'entendant et de faisant entendre pour acquitter les autres de leur obligation dans ces berakhot, seulement afin de s'acquitter eux-mêmes, et eux sont déjà sortis lorsqu'ils les ont dites d'abord pour eux-mêmes aussitôt avec les berakhot Al Netilat Yadayim avant qu'ils commencent à dire Tehilim, et s'il en est ainsi toutes ces berakhot sont en vain.

ואין זה מנגד למה שהובא לעיל בשם האגור וזה לשונו, ולי המחבר נראה מי שמברך על נטילת ידים בשעת נטילה ואח"כ בבית הכנסת לא יברך, יפה עושה, עד כאן. דיכול להיות דאינו מיירי בלהוציא אחרים.

אבל בלהוציא אחרים, אעפ"י שיצא מוציא, דכל המצות אעפ"י שיצא מוציא. (פירש רש"י הטעם בסוף פרק ראוהו בית דין (ר"ה כט, א) וזה לשונו, שהרי כל ישראל ערבים זה בזה למצות, עד כאן.

פירוש לפירושו, וכיון שלא יצא חבירו כמי שלא יצא הוא דמי). דעל זה חוזר ומשמיע הש"ץ התפלה בקול כדי להוציא מי שאינו בקי, כמו שכתב הטור.

וכך כתב מורי בשלחן ערוך שלו (או"ח) סימן תקפ"ה גבי שופר, שכתוב בפנים (סעיף ב) קודם שיתקע יברך לשמוע קול שופר, ויברך שהחיינו. וכתב שם בהגה"ה זה לשונו, ואין חילוק בין אם יברך לעצמו, או שכבר יצא ומברך להוציא אחרים, אפילו הכי מברך התוקע שתי ברכות הנזכרות, עד כאן.

וכן בסדר הפסח שעושה הסדר בכמה בתים אע"פ שהוא יצא כבר מהחובה, כמו שכתב הטור בסימן תפ"ט בשם הרי"ף. אם כן גם שם הוא אומר בכל הבתים כמה פעמים אשר קדשנו במצותיו וצונו על אכילת מצה ועל אכילת מרור, והוא אינו מצווה ואינו אוכל שכבר יצא, אם כן איך יאמר וצונו וכו'.

אלא ודאי דיכול לברך כך אע"פ שהוא אינו מצווה ועושה זאת המצוה, בשביל אחרים, שהוא כמו שבח והודאה להש"י שקדשנו כל ישראל ביחד וציונו על זאת המצוה:

Et ceci n'est pas contraire à ce qui a été apporté plus haut au nom de l'Agour et voici son langage : et à moi, l'auteur, il paraît que celui qui bénit Al Netilat Yadayim à l'heure du lavage et ensuite à la synagogue ne bénit pas, il fait bien, jusqu-ici. Car il se peut qu'il ne traite pas de faire sortir les autres.

Mais pour faire sortir les autres, même s'il est sorti il fait sortir, car toutes les mitsvot, même s'il est sorti, il fait sortir. (Rachi a expliqué la raison à la fin du chapitre Raouhou Beit Din (Roch Hachana 29a) et voici son langage : car voici tout Israël sont garants les uns des autres pour les mitsvot, jusqu-ici.

Explication de son explication : et puisque son compagnon n'est pas sorti, c'est comme s'il n'était pas sorti lui-même.) Car pour ceci le chalia'h tsibour revient et fait entendre la tefila à voix haute afin de faire sortir celui qui n'est pas versé, comme l'a écrit le Tour. Et ainsi a écrit mon maître dans son Choulhan Aroukh (Orah 'Hayim) siman 585 au sujet du chofar, qu'il est écrit dans le corps (alinéa 2) : avant qu'il sonne, qu'il bénisse 'entendre la voix du chofar', et qu'il bénisse Cheheheyanou.

Et il a écrit là dans la glose, voici son langage : et il n'y a pas de différence entre s'il bénit pour lui-même, ou qu'il est déjà sorti et bénit pour faire sortir les autres, même ainsi le sonneur bénit les deux berakhot mentionnées, jusqu-ici. Et de même dans le seder de Pessa'h, qu'il fait le seder dans plusieurs maisons même s'il est déjà sorti de l'obligation, comme l'a écrit le Tour au siman 489 au nom du Rif.

S'il en est ainsi, là aussi il dit dans toutes les maisons plusieurs fois 'Qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot et nous a commandés concernant la consommation de matsa et concernant la consommation de maror', et lui n'est pas commandé et ne mange pas car il est déjà sorti, s'il en est ainsi comment dira-t-il 'et Il nous a commandés' etc. Seulement, certainement il peut bénir ainsi même s'il n'est pas commandé et ne fait pas cette mitsva, à cause des autres, car c'est comme une louange et une action de grâce au Nom, béni soit-Il, Qui nous a sanctifiés, tout Israël ensemble, et nous a commandés concernant cette mitsva.

אבל על כל פנים לא יאמר הש"ץ ברכת על נטילת ידים לבדה (בלי צירוף גם שאר הברכות אליה) עם עצמו תכף אחר הנטילה כדי לסמכה לנטילה קודם שיתחיל לומר תהילים בקהל, דאי הכי הוי ברכת על נטילת ידים כמו ברכה לבטלה, הואיל והפסיק בינה ובין שאר ברכות אשר בעדם נתקנה, כמו שיבא זה לקמן בשלימות בסימן ח' בס"ד:

Mais en tout cas que le chalia'h tsibour ne dise pas la berakha Al Netilat Yadayim seule (sans y joindre aussi les autres berakhot) pour lui-même aussitôt après le lavage afin de la rapprocher du lavage avant qu'il commence à dire Tehilim en assemblée, car s'il en était ainsi la berakha Al Netilat Yadayim serait comme une berakha en vain, puisqu'il a interrompu entre elle et les autres berakhot pour lesquelles elle a été instituée, comme ceci viendra plus bas en entier au siman 8, avec l'aide du Ciel.

על כן אומר אני, דנכון וראוי לפי זה שכשיאמרו החזנים בבקר השכם ברכות שחרית בבית הכנסת, יאמרו אותן בקול רם בפני הקהל ועדה ברכת על נטילת ידים עד לפחות אחר יהי רצון הראשון שחותם בה ברוך אתה י' גומל חסדים טובים וכו', שהיא סוף ברכות שבחות של שחרית, בניגון יענו אותם כולם כמו ברכת על נטילת ידים, ובזה ינצלו מברכות לבטלה כדלעיל:

C'est pourquoi je dis, qu'il est juste et convenable selon ceci que lorsque les chantres disent de grand matin les berakhot de Shaharit à la synagogue, ils les disent à voix haute devant le public et l'assemblée, la berakha Al Netilat Yadayim jusqu'au moins après le premier 'qu'il soit Ta volonté' qui se clôt par Béni sois-Tu ה' Qui accorde de bonnes bontés etc., qui est la fin des berakhot de louanges de Shaharit, sur un air, que tous les répondent comme la berakha Al Netilat Yadayim, et par ceci ils seront sauvés des berakhot en vain comme ci-dessus.

ובלאו האי טעמא מנהג כשר הוא שיאמר הש"ץ כל ברכות שחרית בקול, כדי לזכות את הרבים בעניית אמן, כי גדול שכר עניית אמןהגה"הוהא דכתיב לעיל בפנים בסמוך דלא יאמר הש"ץ ברכת על נטילת ידים עם עצמו לבדה, כי אם כשצירף כל ברכות שחרית עמה מיד, הוא דוקא כשמפסיק הש"ץ בין ברכת על נטילת ידים ובין שאר ברכות שחרית באמירת תהילים או בשאר הפסקות אמרינן הכי דלא יוכל הש"ץ לברך ברכת על נטילת ידים בלבד תכף אחר הנטילה דהוי כמו ברכה לבטלה הואיל והפסיק באמירת תהילים בינה ובין שאר ברכת שחרית אשר בעדם נתקנה כנזכר בפנים בסמוך. אבל בימי הסליחות בימים נוראים, נראה לי דיכול הש"ץ לברך ברכת על נטילת ידים עם עצמו מיד אחר הנטילה קודם שיתחיל לומר סליחות, ואף על גב דאינו מצרף אליה מיד שאר ברכות שחרית, דכדאי הם פסוקי הסליחות שאומרים אותם קודם היום לברך בעדם ברכת על נטילת ידים כמו לקריאת שמע ותפלה או ברכת שחרית, הואיל והם פסוקי דרחמי רבו כמו רבו אזכרות, מתחלת לך ה' הצדקה עד סיום הסליחות וכל הפסוקים כולם שמותיו של הקב"ה הם, ותוכן רצוף אהבה שלש עשרה מדות שאינן חוזרות ריקם קדושים הם, ולפי שהם דברים שבקדושה סוברים קצת שאין נאמרים ביחיד:וזה לשון שבולי לקט ח"א סימן ר"ב, מצאתי בשם ר' נתן גאון וזה לשונו, ושאר חכמים אין מנהג לומר שלש עשרה מדות אלא בצבור וכו', וכן השיב הרב ר' אביגדור כ"ץ וזה לשונו, שאין לאומרם בפחות מעשרה לא בסליחות ולא בתחנונים, שהן דברים של קדושה ולא יהיה פחות מעשרה מדלג ואומר וכו'.

וגם אנו אומרים הוידויים אשמנו כו' ג' פעמים, והזכרות אבות העולם אברהם יצחק ויעקב משה ואהרן דוד ושלמה ושבטים ואמהות, ואומרים ג"כ ענינת ופזמון, וקדיש בתחילה וקדיש בסוף, ואם כן הואיל ואנו מזכירים בסליחות דברים קדושים כל כך ראוי מפני זה להיותם נחשבים כקריאת שמע ותפילה עצמה לענין לברך על נטילה זו ברכת על נטילת ידים:ואף גם זאת דקריאת שמע ותפילה עצמה נזכרים ברמז בסליחות, והוא מה שאנו אומרים בסוף שומר ישראל כו' עד האומרים שמע ישראל, ואחר כך אומרים שומר גוי אחד וכו' עד המיחדים שמך ה' א-להינו ה' אחד, וזהו קריאת שמע של רבי יהודא הנשיא, ואחר כך אומרים שומר גוי קדוש כו' עד המשלשים בשילוש קדושות לקדוש כמו שאנו אומרים בתפילה ג' פעמים קדוש. וכמו שאחר התפילה אנו נופלים על פנינו לומר תחינה, כך אחר הסליחות אומרים תחנון, ומסיימים ואנחנו לא נדע.

על כן ראוי שיברך הש"ץ בעד כל זה ברכת על נטילת ידים על הנטילה שעשאה קודם התחלות הסליחות, ואחר שסיים הסליחות חוזר הש"ץ ומברך ברכת על נטילת ידים שנית בצבור בפני העמוד בקול כדי להוציא עמי הארצות, דכל המצות אע"פ שיצא, מוציא, כדלעיל בפנים. הנראה לעניות דעתי כתבתי בזה כוונתי ולשם שמים, ואם אני קטן ודל, השומע ישמע, והחודל יחדל::

Et même sans cette raison, c'est un usage convenable que le chalia'h tsibour dise toutes les berakhot de Shaharit à voix haute, afin de faire mériter les nombreux par la réponse amen, car grande est la récompense de la réponse amen. Glose : et ceci qu'il est écrit plus haut dans le corps tout auprès, que le chalia'h tsibour ne dise pas la berakha Al Netilat Yadayim pour lui-même seule, sinon lorsqu'il y a joint toutes les berakhot de Shaharit aussitôt, c'est précisément lorsque le chalia'h tsibour interrompt entre la berakha Al Netilat Yadayim et les autres berakhot de Shaharit par l'énonciation de Tehilim ou par d'autres interruptions, nous disons ainsi qu'il ne pourra pas bénir la berakha Al Netilat Yadayim seule aussitôt après le lavage, car ce serait comme une berakha en vain puisqu'il a interrompu par l'énonciation de Tehilim entre elle et les autres berakhot de Shaharit pour lesquelles elle a été instituée, comme mentionné dans le corps tout auprès.

Mais aux jours des selihot, aux jours redoutables, il me paraît que le chalia'h tsibour peut bénir la berakha Al Netilat Yadayim pour lui-même aussitôt après le lavage avant qu'il commence à dire les selihot, même s'il n'y joint pas aussitôt les autres berakhot de Shaharit, car ils en valent la peine, les versets des selihot qu'on dit avant le jour, pour bénir pour eux la berakha Al Netilat Yadayim comme pour Keriat Chema et la tefila ou les berakhot de Shaharit, puisqu'ils sont des versets de miséricordes, nombreux comme sont nombreuses les mentions du Nom, depuis le commencement de 'À Toi ה' la justice' (Daniel 9,7) jusqu'à l'achèvement des selihot, et tous les versets entièrement sont des Noms du Saint, béni soit-Il, et leur contenu est ourdi d'amour, les treize attributs qui ne reviennent pas à vide, ils sont saints, et parce que ce sont des choses de sainteté quelques-uns tiennent qu'ils ne se disent pas en particulier. Et voici le langage de Chibolei haLeket, première partie, siman 202 : j'ai trouvé au nom de Rabbi Natan Gaon et voici son langage : et les autres sages, il n'y a pas d'usage de dire les treize attributs sinon en public etc., et ainsi a répondu le rav Rabbi Avigdor Katz (kohen tsedek) et voici son langage : qu'il ne faut pas les dire en moins de dix, ni dans les selihot ni dans les supplications, car ce sont des choses de sainteté, et s'il n'y a pas dix il saute et dit etc.

Et aussi nous disons les confessions Achamnou etc. 3 fois, et les mentions des pères du monde Avraham Yitshak et Yaakov Moche et Aharon David et Chelomo et les tribus et les mères, et nous disons aussi refrains et hymnes, et un Kaddish au commencement et un Kaddish à la fin, et s'il en est ainsi, puisque nous mentionnons dans les selihot des choses si saintes, il est convenable pour cela qu'elles soient comptées comme Keriat Chema et la tefila elle-même quant à bénir sur ce lavage la berakha Al Netilat Yadayim.

Et encore ceci, que Keriat Chema et la tefila elles-mêmes sont mentionnées par allusion dans les selihot, et c'est ce que nous disons à la fin de Chomer Israël etc. jusqu'à 'ceux qui disent Chema Israël', et ensuite nous disons Chomer goy ehad etc. jusqu'à 'ceux qui unifient Ton Nom ה' notre Elokim ה' Un', et ceci est la Keriat Chema de Rabbi Yehuda haNassi, et ensuite nous disons Chomer goy kadoch etc. jusqu'à 'ceux qui triplent par un triple de saintetés au Saint' comme nous disons dans la tefila 3 fois kadoch. Et de même qu'après la tefila nous tombons sur nos visages pour dire une supplication, ainsi après les selihot nous disons Tahanoun, et nous achevons 'et nous, nous ne savons pas' (2 Chroniques 20,12).

C'est pourquoi il est convenable que le chalia'h tsibour bénisse pour tout ceci la berakha Al Netilat Yadayim sur le lavage qu'il a fait avant les commencements des selihot, et après qu'il a achevé les selihot le chalia'h tsibour revient et bénit la berakha Al Netilat Yadayim une seconde fois en public devant le pupitre à voix haute afin d'acquitter les ignorants, car toutes les mitsvot, même s'il est sorti, il fait sortir, comme ci-dessus dans le corps. Ce qui paraît selon mon humble avis, j'ai écrit en ceci mon intention et pour le Nom des cieux, et si je suis petit et pauvre, que celui qui entend entende, et que celui qui s'abstient s'abstienne.

ח' ואם אין בדעתו לילך מיד אחר הנטילה לבית הכנסת, ורוצה לברך ברכת על נטילת ידים מיד אחר הנטילה בביתו, אז צריך לברך מיד אחריה ברכת אשר יצר וכל שאר ברכות של שחרית תכף זאת אחר זאת, וכן הוא בספר ברכת אברהם שאין להפסיק בין ברכת על נטילת ידים לסדר הברכות, כמו שאין להפסיק בין ברכת המוציא לאכילה, או בין נטילה לסעודה לטור ולנמשכין אליו (כדכתוב באורח חיים סימן קס"ו). והטעם הוא, דלא תקנו ברכת על נטילת ידים בשחרית רק בשביל קריאת שמע ותפילה, או לפחות בשביל סדר הברכות של שחרית שהם דבר שבקדושה, על כן יזהר כל אדם לכתחילה שבמקום שבירך על נטילת ידים על הנטילה של שחרית, שם יברך כל ברכת השבח בלי הפסק לפחות עד פרשת התמיד, דבלאו הכי הוי ברכת על נטילת ידים לבטלה, דאין להפסיק בין הברכה ובין הענין שאנו מברכין עליו, לא הפסקה בשהייה בזמן ולא הפסקה בשיחה בטילה, ולא הפסקה בשינוי מקום, (כי שינוי מקום חשוב כמו היסח הדעת כמו שכתב הטור בסימן קע"ח אפילו לא יפסיק בשיחה בטילה בנתיים), אשר על זה סובב הולך רוח רצון כוונת רוב הספר ההוא הנזכר, ובפרט החלק הרביעי, ומצאת כי תדרשנו:

8. Et s'il n'a pas l'intention d'aller aussitôt après le lavage à la synagogue, et qu'il veut bénir la berakha Al Netilat Yadayim aussitôt après le lavage dans sa maison, alors il faut bénir aussitôt après elle la berakha Acher Yatsar et toutes les autres berakhot de Shaharit l'une aussitôt après l'autre, et ainsi est-il dans le sefer Birkat Avraham qu'il ne faut pas interrompre entre la berakha Al Netilat Yadayim et l'ordre des berakhot, comme on n'interrompt pas entre la berakha haMotsi et le manger, ou entre le lavage et le repas selon le Tour et ceux qui le suivent (comme il est écrit en Orah 'Hayim siman 166).

Et la raison est qu'ils n'ont institué la berakha Al Netilat Yadayim le matin que pour Keriat Chema et la tefila, ou du moins pour l'ordre des berakhot de Shaharit qui sont une chose de sainteté, c'est pourquoi que tout homme prenne garde d'emblée qu'au lieu où il a béni Al Netilat Yadayim sur le lavage du matin, là il bénisse toutes les berakhot de louange sans interruption au moins jusqu'à Parachat haTamid (section de l'offrande perpétuelle), car sinon la berakha Al Netilat Yadayim serait en vain, car il ne faut pas interrompre entre la berakha et le sujet sur lequel nous bénissons, ni interruption par un délai de temps, ni interruption par une conversation oiseuse, ni interruption par un changement de lieu (car le changement de lieu est compté comme un détournement de l'esprit comme l'a écrit le Tour au siman 178, même s'il n'interrompt pas par une conversation oiseuse entre-temps), et c'est autour de ceci que tourne l'esprit de volonté de l'intention de la plupart de ce sefer mentionné, et en particulier la quatrième partie, et tu trouveras si tu le cherches.

ונראה שמקור דין זה נובע ממה שכתב הרא"ש ז"ל בפסקיו (בפרק הרואה) זה לשונו שם, כי מתער לימא א-להי נשמה וכו', עד כי משי ידיה אומר ברוך אתה י' אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על נטילת ידים, לפי שידיו של אדם עסקניות הן ואי אפשר שלא ליגע בבשר המטונף בלילה, תקנו ברכה קודם שיקרא קריאת שמע ויתפלל וכו'. עד ונראה שאם אין לו מים, מנקה את ידיו בצרור ועפר שמברך על נקיות ידים, דחייב אדם לנקות ידיו בשעת התפילה כדאמר לעיל דכתיב (תהלים כו, ו) ארחץ בנקיון כפי.

מזה יש ללמוד דהוא הדין בתפלת המנחה ובתפילת הערבית, אם עשה צרכיו ונוטל ידיו מברך על נטילת ידים, אבל כל היום כשעושה צרכיו אין צריך לברך כי אם אשר יצר, דלא נתקנה ברכת על נטילת ידים כי אם לסעודה ולתפלה כי הך דהכא כי משי אפיה אומר ברוך המעביר שינה מעיני ותנומה מעפעפי יהי רצון מלפניך י' אלקינו ואלקי אבותי שתרגילנו בתורתיך וכו', עד ברוך אתה י' גומל חסדים טובים לעמו ישראל כו', עד והאידנא נהגו לברך כל הברכות אחר שנטל ידיו, דכל זמן שאין ידיו נקיות אין לברכן על הסדר:

Et il paraît que la source de cette loi découle de ce qu'a écrit le Roch, que sa mémoire soit une bénédiction, dans ses décisions (au chapitre HaRoe) voici son langage là : lorsqu'il s'éveille, qu'il dise Elohai Nechama etc., jusqu'à : lorsqu'il se lave les mains il dit Béni sois-Tu ה' notre Elokim Roi du monde Qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot et nous a commandés concernant le lavage des mains, parce que les mains de l'homme sont affairées et il est impossible de ne pas toucher à de la chair souillée dans la nuit, ils ont institué une berakha avant qu'il lise Keriat Chema et prie etc. Jusqu'à : et il paraît que s'il n'a pas d'eau, il nettoie ses mains avec un caillou et de la poussière, qu'il bénit 'sur la netteté des mains', car l'homme est tenu de nettoyer ses mains à l'heure de la tefila comme on a dit plus haut, car il est écrit (Psaumes 26,6) je laverai dans la netteté mes paumes.

De ceci il y a à apprendre que la même loi s'applique à la tefila de Minha et à la tefila d'Arvit : s'il a fait ses besoins et lavé ses mains, il bénit Al Netilat Yadayim, mais tout le jour lorsqu'il fait ses besoins il n'a pas besoin de bénir sinon Acher Yatsar, car la berakha Al Netilat Yadayim n'a été instituée que pour le repas et pour la tefila. Comme ceci ici : lorsqu'il se lave le visage il dit Béni Celui qui écarte le sommeil de mes yeux et l'assoupissement de mes paupières, qu'il soit Ta volonté devant Toi ה' notre Elokim et Elokim de mes pères que Tu nous habitues à Ta Torah etc., jusqu'à Béni sois-Tu ה' Qui accorde de bonnes bontés à Son peuple Israël etc., jusqu'à : et de nos jours on a l'usage de bénir toutes les berakhot après qu'il a lavé ses mains, car tout le temps que ses mains ne sont pas nettes on ne doit pas les bénir dans l'ordre.

והא דאמרינן (פסחים ז, ב) כל המצות כולן מברכין עליהן עובר לעשייתן, היינו ברכת מצוה שאומר בהן וצונו צריך לברך להקב"ה תחילה על מה שציונו וקרבנו לעבודתו, אבל ברכה של הודאה ושבח כגון אלו יכול לברך אחר כך. מיהו מלשון שסדרום בגמרא משמע שיכול לברך כל אלו הברכות קודם נטילת ידים, וזהו סעד לדברי שלא תקנו נטילת ידים אלא לקריאת שמע ולתפילה, עד כאן לשונו:

Et ceci que nous disons (Pessahim 7b) toutes les mitsvot, on bénit sur elles avant leur exécution, cela vise la berakha de mitsva dans laquelle on dit 'et Il nous a commandés' : il faut bénir le Saint, béni soit-Il, d'abord sur ce qu'Il nous a commandés et nous a rapprochés de Son service, mais une berakha de reconnaissance et de louange comme celles-ci, on peut bénir ensuite. Toutefois du langage par lequel on les a ordonnées dans la Guemara, il s'entend qu'on peut bénir toutes ces berakhot avant le lavage des mains, et ceci est un soutien à mes paroles qu'ils n'ont institué le lavage des mains que pour Keriat Chema et pour la tefila, jusqu-ici son langage.

והבאתי כל זה מדברי הרא"ש דצרכינן להו לקמן, מדכתב הרא"ש בתחילת דבריו דלעיל לפי שידיו של אדם עסקניות הן כו' תקנו ברכה (רצה לומר ברכת על נטילת ידים) קודם שיקרא קריאת שמע ויתפלל, משמע בהדיא דסבירא ליה דאין להפסיק בין ברכת הנטילה לקריאת שמע ותפילה הואיל והיא נתקנה בשבילם, דלעולם אין להפסיק בין הברכה ובין הענין אשר בשבילו ברכנו הברכה. וכך כתב הבית יוסף בטור אורח חיים סימן נ"ט גבי עניית אמן אחר הבוחר בעמו ישראל באהבה וזה לשונו שם, אבל הר"ר יונה כתב בשם ר"מ שאין לו להפסיק בין הברכה ובין הדבר שמברכין עליו, וכן הסכמת דעת הרמ"ה והרמב"ן ז"ל, עד כאן לשון בית יוסף:

Et j'ai apporté tout ceci des paroles du Roch, car nous en avons besoin plus bas, du fait que le Roch a écrit au début de ses paroles ci-dessus : parce que les mains de l'homme sont affairées etc., ils ont institué une berakha (c'est-à-dire la berakha Al Netilat Yadayim) avant qu'il lise Keriat Chema et prie, il s'entend explicitement qu'il tient qu'il ne faut pas interrompre entre la berakha du lavage et Keriat Chema et la tefila puisqu'elle a été instituée pour eux, car jamais il ne faut interrompre entre la berakha et le sujet pour lequel nous avons béni la berakha. Et ainsi a écrit le Beit Yossef sur le Tour Orah 'Hayim siman 59 au sujet de la réponse amen après 'Qui choisit Son peuple Israël avec amour', et voici son langage là : mais Rabbenou Yona a écrit au nom de Rabbi Meir qu'il n'a pas à interrompre entre la berakha et la chose sur laquelle on bénit, et ainsi est l'accord de l'avis du Rama (Rabbenou Meir haLevi) et du Ramban, que leur mémoire soit une bénédiction, jusqu-ici le langage du Beit Yossef.

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